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Anouar Brahem

Maître incontesté du oud, aussi bien techniquement qu’esthétiquement, Anouar Brahem reste une grande référence dans le monde musical arabo-musulman. Né à Tunis, Anouar Brahem apprend le oud au Conservatoire National de Musique de Tunis avec le maître Ali Sriti. Rapidement, il est appelé à jouer dans divers orchestres puis se retourne finalement vers son maître, qui le reçoit quotidiennement chez lui pendant 4 ans et continue à lui transmettre l’art du maqam, ce système de modes de la musique savante arabe, et du taqsim, cette improvisation complexe. Il commence alors à écouter d’autres musiques, méditerranéennes notamment, puis autour de l’Inde, de l’Iran… et se tourne aussi vers le jazz. « Je me suis plu au dépaysement et ai découvert les liens étroits entre toutes ces musiques ». Anouar Brahem se met à la composition, fait des concerts au début dans des maisons de la culture, et effectue son premier enregistrement avec le percussionniste Lassaad Hosni.



Dans les années 1980, le tunisien collabore avec Maurice Béjart pour son ballet Thalassa Mare Nostrum, puis avec Costa Gavras pour composer la musique de son film Hanna K. En 1985, le projet Liqua 85 réunit de grandes figures de la musique tunisienne, turque, et du jazz français. Anouar Brahem se voit obtenir le Grand Prix National de Musique, et dirige alors l’Ensemble Musical de la ville de Tunis. Il s’implique énormément avec cet ensemble et va jusqu’à faire varier la formation, lui faire prendre de nouvelles orientations.



Mais la carrière de l’oudiste se poursuit avec une belle signature sur le label ECM, et un premier album avec le producteur Manfred Eicher, Barzakh, avec Béchir Selmi et Lassad Hosni, puis suivra Conte de l’incroyable amour où il place l’improvisation au centre de son jeu. En 1993, enfin, Anouar Brahem rend hommage à son maître Ali Sriti en le faisant monter sur scène, lors d’un concert de musique traditionnelle instrumentale et chantée, trente ans après ses dernières prestations publiques. L’album Madar est le fruit de la rencontre heureuse avec le saxophoniste norvégien Jan Garbarek, et la collaboration du maître pakistanais des tablas Shaukat Hussain. Anouar Brahem poursuit sa route avec 5 autres albums qui reçoivent chacun un succès notable jusqu’en 2005. L’année suivante, le tunisien réalise et co-produit son premier film documentaire Mots d’après la guerre, qui recueille des entretiens auprès d’intellectuels libanais juste après la guerre entre Israël et le Hezbollah. The Astounding Eyes Of Rita, dédié à l’écrivain palestinien Mahmoud Darwish, emprunte quant à lui autant au jazz nordique qu’aux traditions méditatives orientales.



Nommé au grade de Chevalier des Arts et des Lettres par Frédéric Mitterrand en 2009 puis membre à vie de l’Académie Tunisienne des Sciences des Arts et des Lettres, Anouar Brahem revient en 2014 avec Souvenance, une œuvre ambitieuse proposant une sorte de synthèse des multiples chemins empruntés par sa musique depuis la fin des années 90 dans sa quête d’un territoire commun entre traditions occidentales et orientales. Il forme son tout nouveau quartet : avec François Couturier au piano, Björn Meyer à la basse électrique et Klaus Gesing à la clarinette basse. Profondément imprégné de son héritage musical arabe mais aussi résolument moderne dans ses goûts et ses orientations esthétiques, Anouar Brahem est tourné vers l’avenir et ouvert aux grandes mutations du monde. Interrogé sur son inspiration, Anouar Brahem évoque l’image de « l’arbre qui, tout en s’élevant du sol et en élargissant son espace, continue à développer et à approfondir ses racines » référence à Tunis, enracinée dans sa culture arabo-musulmane et nourrie des multiples influences africaines et méditerranéennes. © LR/Qobuz

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