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Extraits d'opéra - Paru le 25 octobre 2019 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Les larmes, les plaintes et les tourments d’amour sont, depuis ses débuts, la constante de l’opéra et de ses malheureuses héroïnes. C’est autour de ces thèmes récurrents et si touchants que la soprano Katherine Watson a conçu son premier récital, à travers l’opéra français du Grand Siècle. Largement soutenu par le Centre de musique baroque de Versailles, ce projet dépasse le simple programme discographique par sa conception ambitieuse rejoignant à la fois l’organologie (emploi des instruments, des effectifs et des modes de jeu propres à l’époque baroque) et une musicologie inventive créant une sorte de pasticcio dont ce siècle était friand. Ce magnifique programme mêle subtilement airs d’opéras et pièces instrumentales en présentant les œuvres les plus significatives du règne du Roi Soleil, de Lully (père et fils) à Marin Marais avec la découverte de plusieurs ouvrages oubliés, notamment des morceaux de… Jean-Baptiste Stuck. Contemporain transalpin de Bach né à Livourne, ce virtuose du violoncelle fit partie de « l’ordinaire de la musique du roi » dès 1715, année de la mort de Louis XIV. On apprécie la souplesse et la sensualité de la voix de Katherine Watson, soprano anglaise parfaitement à l’aise dans la langue et le style français, accompagnée avec volupté par l’ensemble Les Ambassadeurs mené avec panache par Alexis Kossenko, épousant les moindres intentions d’une musique basée sur l’affect et les états d'âmes troublées et inquiètes. © François Hudry/QobuzLes fastes de Versailles reprennent vie dans ce programme opératique construit autour de la jeune soprano Katherine Watson et portés par le flûtiste et chef Alexis Kossenko, sous l’égide du Centre de Musique Baroque de Versailles. Combinant airs d’opéra et pièces instrumentales, ce florilège baroque met en avant les œuvres phares du règne du Roi Soleil, d’André Campra à Marin Marais, et redécouvre à l’occasion plusieurs ouvrages oubliés, à l’image d'Orphée de Louis de Lully. Il permet également d’entrevoir la prégnance dramatique des rôles des premières amoureuses, alors reines de la tragédie lyrique, desquelles Katherine Watson se révèle l’interprète idéale. Magnifiés par le velouté de son timbre et la clarté de jeu des Ambassadeurs, ces airs français explorent les tréfonds de l’âme humaine, souvent malmenée par des dieux cupides, tourmentée par les affres amoureuses, mais toujours empreinte de noblesse. © Aparté
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Classique - Paru le 27 mars 2020 | Aparté

Hi-Res Livret
Voilà un album passionnant par le répertoire rare qu’il nous propose et inattendu par la présence de deux flûtistes, Alexis Kossenko et Magali Mosnier, qui viennent rendre hommage au remarquable hautboïste que fut, entre autres, Jean-Claude Malgoire dont le public se souvient peut-être d’abord pour ses enregistrements de musique baroque. Il faut dire que Malgoire, disparu en 2018, était un musicien complet et éclectique jouant de plusieurs instruments et sautant avec facilité d’un répertoire à l’autre. Le présent projet a été initié par les sopranos Anna Rheinhold et Sabine Devieilhe, le pianiste Emmanuel Olivier et le flûtiste Alexis Kossenko, qui ont tous travaillé dans le cadre de l’Atelier Lyrique de Tourcoing avec le musicien disparu, notamment pour ce Pelléas et Mélisande qu’il a dirigé avec les deux chanteuses susnommées à la fin de sa vie, accomplissant ainsi un vieux rêve. À la fin du XIXe siècle, la flûte magique du faune debussyste semble avoir suscité en France une série d’œuvres dans lesquelles tous ses sortilèges sont exploités. C’est ce que nous raconte ce programme admirable avec des œuvres peu connues de Philippe Gaubert, Jacques Ibert, André Caplet, Maurice Emmanuel, Albert Roussel, Charles Koechlin et Soir païen de Georges Hüe qui donne son titre à cet enregistrement. Une illustration précieuse de l’École française de flûte qui ne se résume donc pas à la Sonate pour flûte, alto et harpe de Debussy et aux Chansons madécasses de Ravel. Dommage toutefois que la Danse de la chèvre d’Arthur Honegger manque à l’appel. © François Hudry/Qobuz