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Classique - Paru le 6 avril 2018 | BIS

Hi-Res Livret
Certes, les œuvres pour cor et orchestre de Mozart sont les plus remarquables du répertoire jusqu’à l’époque romantique. Cela dit, ils furent composés pour le prédécesseur du cor moderne, qui possédait une sonorité totalement différente et ne disposait pas d’autant de possibilités techniques que le cor chromatique d’aujourd’hui. Mozart n’a cependant pas été le premier à composer des concertos pour cor soliste ; plus tôt au dix-huitième siècle, Telemann et d’autres s’y étaient frottés, et Bach a écrit quelques superbes parties de cor dans un Brandebourgeois et plusieurs cantates. Cet album donne un aperçu de certains de ces premiers concertos dans lesquels l’instrument sort de son simple rôle de colorant cynégétique. Car le cor de chasse avait fait son entrée sur scène au cours du dix-septième siècle, mais sa sonorité était limitée à illustrer les scènes de chasse. La véritable intégration de l’instrument au sein de la musique « savante » n’est véritablement survenue que dans la sphère germanophone au siècle suivant. Christoph Förster (1693–1745) a composé deux concertos pour cor, dont celui-ci des années 1740, vraisemblablement été écrit tout spécialement pour un soliste d’une virtuosité exceptionnelle. Le Concerto de Telemann a sans doute été composé entre les années 1708 et 1715. Ici aussi, l’aspect « cor de chasse » semble bien loin de l’esprit, autrement plus galant du discours. Le Concerto de Johann Baptiste Georg Neruda (1708-1780) évolue avec truculence à la limite des possibilités techniques de n’importe quel corniste, y compris d’aujourd’hui, en particulier dans le registre le plus aigu. On est déjà dans un traitement soliste sans concession. La Sinfonie de Leopold Mozart a été présentée comme un concerto pour cor et orchestre à cordes, mais elle est cependant plus convaincante lorsqu’exécutée avec un seul musicien par partie, comme c’est ici le cas : l’œuvre fait en effet appel à un violon soliste, un cor soliste, deux altos et une basse, sans partie de second violon. Le corniste Alec Frank-Gemmill, premier cor solo du Scottish Chamber Orchestra, partage sa carrière entre concertos, récitals, musique de chambre et musique pour orchestre. On a pu l’entendre en soliste avec le Concertgebouw d’Amsterdam, l’Orchestre symphonique de Londres ou encore le Chamber Orchestra of Europe, autant sur cor moderne que sur cor naturel. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 7 avril 2017 | BIS

Hi-Res Livret
Le corniste Alec Frank-Gemmill et le pianiste Alasdair Beatson ayant décidé de consacrer cet album à des œuvres pour cor écrites tout au long d’un siècle et demi, du début du XIXe au milieu du XXe, il est naturel qu’ils aient choisi des instruments très différents selon l’époque et le compositeur. Pour la Sonate de Beethoven, écrite en 1800, c’est donc un « cor d’orchestre », naturel, sans pistons – d’où certains chromatismes qui sonnent « pincés » puisqu’il faut les générer artificiellement avec les lèvres et la main plongée dans le pavillon – et un fortepiano viennois de 1815 ; Schumann et Strauss (Franz Josef, pas Richard ni Johann), pour leurs pièces du milieu du siècle, ont droit à un cor viennois à piston de la seconde moitié du XIXe et un fortepiano de 1847 ; à Rossini et Saint-Saëns, un cor naturel français du type « cor solo » – d’une facture plus évoluée que le cor naturel habituel – de 1823 et un Blüthner de 1867 (que l’on ne s’étonne pas que Saint-Saëns ait droit à un instrument conçu alors que le compositeur ne l’était pas encore lui-même : sa Romance date de 1866 et se prête fort bien à cette sonorité de velours) ; Dukas, Vinter et Glazounov sont donnés sur un cor à pistons belge du début XXe et un Bechstein de 1898. Ainsi qu’on le voit, beaucoup de variété dans le programme, beaucoup de variété dans les sonorités. D’autant qu’il est très vrai que, pour le cor et particulier, les compositeurs écrivaient en fonction des possibilités de leur temps, ce qui a un effet considérable sur le discours musical qu’il convient d’adapter. Et, en particulier sur le cor naturel, les chromatismes et autres notes étrangères à la gamme naturelle de l’instrument offrent une sonorité bien plus diversifiée que le cor chromatique moderne. Préparez-vous à nombre de surprises. Alec Frank-Gemmill est actuellement premier cor solo du Scottish Chamber Orchestra, mais il est souvent invité à titre de premier corniste solo au Concertgebouw d’Amsterdam, au London Symphony Orchestra et au Chamber Orchestra of Europe. Ainsi qu’on le voit, il aime explorer le répertoire soliste qu’il défend sur des instruments du dix-neuvième siècle. Au piano(forte), l'un des pianistes les plus formidablement musiciens de l'archipel britannique. Un album à ne pas manquer. © SM/Qobuz