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Jazz - Paru le 1 janvier 2007 | Universal Music Division Decca Records France

Distinctions 4F de Télérama
La grande « artiste noire » Abbey Lincoln tire sa révérence, à l’âge de soixante dix-sept ans, avec un ultime album intitulé Abbey Sings Abbey (2007). Ouvrant le dernier tour d’honneur par le « Blue Monk » de Thelonious Monk, Abbey Lincoln enchaîne par ses plus belles compositions. De retour d’un voyage en Afrique avec Miriam Makeba en 1972, la diva, alors rejetée par l’Amérique, s’était raccrochée à cette activité salvatrice pour ne pas sombrer. C’est seulement au début des années 1990 que Jean-Philippe Allard allait lui offrir la possibilité de retrouver un second souffle, occasionnant neuf albums pour le label Verve. Celui-ci clôt l'histoire. Ces poignantes mélodies sont admirablement arrangées, dans des styles blues, country et folk, par Gil Goldstein, qui fait également larmoyer son accordéon avec discrétion (« Throw It Away »). Les accords des guitares et de la mandoline de Larry Campbell s’entrelacent avec quelques solos de violoncelle (« Down Here Below »). Le registre mélancolique est donc ici particulièrement de mise (« Should've Been », « Bird Alone », « Learning How to Listen »), même sur un titre apparemment plus enjoué (« And It’s Supposed to Be Love »), mais, traitant de la violence conjugale, la voix au bord de la fêlure d’Abbey Lincoln ne trompe pas. Néanmoins celle qui avait inventé le cri, repris par le free jazz, lors d’un concert avec Max Roach dans la Freedom Now Suite, en 1960, n'arbore plus le même ton. La rage du désespoir a laissé place à la sagesse, comme au crépuscule d’une vie accomplie. © Sophie Lespiaux / Music-Story

L'interprète

Abbey Lincoln dans le magazine