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Victoires de la Musique Classique 2010 : les 6 révélations !

Le 17 décembre à la Maison de la Radio se produiront les six révélations des Victoires de la Musique Classique 2010.

Par Max Dembo | Nominations et Prix | 10 décembre 2009
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Jeudi 17 décembre se déroulera le Concert des Révélations des Victoires de la Musique Classique 2010, Salle Olivier Messiaen (studio 104) de la Maison de la Radio. Lors de cet événement, les six révélations de l’année des catégories artiste lyrique et soliste instrumental se produiront afin d’enregistrer un CD qui permettra au public de faire son choix pour voter.

Les six révélations de cette cuvée 2010 sont Emmanuel Ceysson (harpe), David Kadouch (piano) et Raphaël Sévère (clarinette) dans la catégorie « soliste instrumental » et Isabelle Druet (mezzo soprano), Anna Kasyan (soprano) et Marc Mauillon (baryton) dans la catégorie « artiste lyrique ».

TOUT SUR LES SIX REVELATIONS !

EMMANUEL CEYSSON

A 25 ans, dont 18 années passées avec sa harpe, Emmanuel Ceysson poursuit un parcours qui fait de lui l’un des artistes les plus prometteurs de sa génération. Premier harpiste à avoir obtenu trois consécrations internationales majeures, il remporte successivement la Médaille d'Or et le Prix d'Interprétation du Concours International de Harpe des Etats-Unis en 2004, un Premier Prix et 6 Prix Spéciaux lors des auditions Young Concert Artists de New York en 2006 et enfin tout récemment en Septembre 2009 le Premier Prix du prestigieux Concours de l’ARD à Munich.

Admis Première Harpe Solo au sein de l’Orchestre de l’Opéra National de Paris à 22 ans, après de brillantes études auprès d’Isabelle Moretti au CNSMD de Paris, Ceysson y a la chance de s’enrichir d’un répertoire varié aux côtés d’excellents musiciens et de jouer sous la direction des plus grands chefs tels que Prêtre ou Gergiev. Virtuose de son instrument, il poursuit par ailleurs une carrière de soliste et de chambriste sur les grandes scènes internationales : Wigmore Hall, Salle Gaveau, Carnegie Hall, Alice Tully Hall, Kennedy Center, PrinzregentenTheater et se produit en concerto avec l’Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise, l’Orchestre Symphonique de Bogota ou encore l’Orchestre de Saint-Luk. Invité aux festivals d’Auvers sur Oise, de l’Epau et de Carthagène en Colombie, il y partage le répertoire méconnu de la harpe et se produit régulièrement aux côtés des quatuors Parisii et Psophos ainsi que du flutiste Frédéric Chatoux. Il enregistre chez Clavès un premier disque de concerto aux côtés du harpiste Xavier de Maistre en 2006 et plus récemment en 2009 chez XXI un disque hommage à l’Opéra et au Ballet, en duo avec l'altiste Laurent Verney.

Emmanuel Ceysson met son talent au service d’un instrument dont il a toujours aimé la diversité et la richesse des sonorités et couleurs. C’est - avec sa passion de la musique - ce qu’il désire faire partager aux étudiants de la Royal Academy of Music de Londres où il donne des Masterclass annuelles depuis 2006 en tant que Visiting Professor, mais aussi auprès d’un jeune public scolarisé à Paris dans des conditions difficiles grâce au programme « 10 mois d’école et d’opéra ». Il participera en 2010 aux dix ans des Sommets Musicaux de Gstaad, aux 30 ans du festival d’Auvers-sur-Oise, et a été réinvité par l’Orchestre Symphonique de Bogota pour interpréter l’été prochain le concerto pour harpe de Ginastera...

DAVID KADOUCH

Né en décembre 1985, David Kadouch débute le piano au C.N.R.de Nice dans la classe d'Odile Poisson. Il entre à l’âge de 14 ans au CNSM de Paris où il est reçu à l’unanimité dans la classe de Jacques Rouvier. Après un Premier prix obtenu avec la mention Très Bien en juin 2003, il rejoint la classe de Dimitri Bashkirov à l’Ecole Reina Sofia de Madrid où il poursuit actuellement sa formation.

Remarqué par ltzhak Perlman, il joue, à l’âge de 13 ans, sous la direction du Maestro au Metropolitan Hall de New York. A 14 ans, il est invité à se produire dans la salle Bolchoï du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou. En 2008, il joue avec Perlman, le quintette de Schumann, au Carnegie Hall de New York.

David Kadouch fait partie de la famille musicale illustre des Académies de Salzburg et de Verbier (dont il est Prix d’Honneur en 2009). Grâce à cette nomination, il participera de nouveau au festival de Verbier en 2010.

En décembre 2005, il est finaliste de la Beethoven Bonn Competition, et en 2009, finaliste de la Leeds International Piano Competition. Depuis janvier 2007, Kadouch est lauréat de l’ADAMI et de la Fondation Natexis Banques Populaires

David Kadouch participe à de nombreuses séries parmi lesquelles le Festival de musique contemporaine de Lucerne sous la direction de Pierre Boulez, le Klavier-Festival Ruhr, le Festival de Gstaad, le Festival de Montreux, le Festival de Santander, le festival de Jérusalem, le Festival de Montreux, les Flâneries Musicales de Reims, la série de musique de chambre à Gstaadt, le festival de la Roque d’Anthéron, la Tonhalle de Zurich, le Louvre à Paris... Il fera également une tournée en Chine.

David Kadouch est invité par Gaëlle le Gallic pour son émission Dans la Cour des Grands sur France Musique en juin et en novembre 2006, et par Alain Duault dans Toute la musique qu’ils aiment sur France 3.

Parallèlement à ses études auprès de Dimitri Bashkirov, Kadouch se perfectionne auprès de grands maîtres tels que Murray Perahia, Vitaly Margulis, Elisso Virsaladze, Emanuel Krasovsly, Maurizio Pollini, Maria-Joao Pires, Itzhak Perlman et Daniel Barenboim. De plus, il se produit en musique de chambre avec des musiciens tels que le Quatuor Quiroga, le Quatuor Ebène, le Quatuor Ardeo, Radovan Vlatkovic, Frans Helmerson, Nikolaj Snaider, Antoine Tamestit, Renaud Capuçon, etc.

Daniel Barenboïm le choisit pour participer à l’enregistrement du DVD Barenboim on Beethoven au Symphony Center de Chicago. Il invitera Kadouch à remplacer Murray Perahia, à Jérusalem, puis à être le seul artiste invité à jouer lors de l'émission que France 2 lui consacre (Thé ou Café). Le 12 novembre dernier, Barenboim l’invite à nouveau à remplacer Lang Lang à Ramallah, en Palestine.

Arte l’a suivi et réalisé un documentaire diffusé à la sortie du DVD, en février 2007, dans son émission hebdomadaire Maestro.

En juin 2007, David Kadouch enregistre pour Naxos le Concerto « Empereur » nº5 de Beethoven lors d’un concert dans la Philharmonie de Cologne. En janvier 2010, il sortira, pour TransartLive, l’intégrale des Préludes de Chostakovitch.

RAPHAËL SEVERE

Raphaël Sévère est né le 15 septembre 1994 à Rennes dans une famille de musiciens. Sa mère, pianiste hongroise, et son père, clarinettiste français, l’initient très tôt au piano, au violon et au violoncelle. À l’âge de 8 ans, il commence la clarinette au conservatoire de Nantes dans la classe de son père et montre pour cet instrument un talent exceptionnel. Après un an de cours, il saute huit niveaux et entre directement en 3ème cycle en jouant la sonate de Francis Poulenc et Ascèses d'André Jolivet.

A 10 ans, Raphaël Sévère remporte le 1er Prix et le Prix spécial du jury au concours national du jeune musicien à Lempdes. Deux ans plus tard, il est lauréat de cinq concours internationaux pour les moins de vingt ans, dont celui de Tokyo où il remporte le 1er Prix et le Prix spécial du jury. A 14 ans, Sévère vient d'être admis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris à l'unanimité du jury.

C'est en Chine qu’il donne son premier concert en soliste, après seulement trois ans de clarinette. Le 27 janvier 2006, jour anniversaire des 250 ans de la naissance de Mozart, il interprète le Concerto pour clarinette KV 622 sous la direction de Yu Feng, directeur musical de l’Opéra de Pékin, lors d’un concert télévisé donné à Macao devant 1200 personnes. Sa prestation révèle une maturité musicale hors du commun.

Dans la même saison il se produit à la radio de Hong Kong à la clarinette et au piano ainsi qu’à l'Atheneum Hall de Bucarest où il fait sensation lors d'un concert télévisé donné devant la famille royale de Roumanie. En février 2007, à douze ans il est le plus jeune soliste invité à La Folle Journée de Nantes ; il s’y produit en tant que pianiste et clarinettiste. Réinvité en 2008, il participe également à la Folle journée de Tokyo et au French May de Hong Kong où il joue les concertos de Weber, Rossini et Mendelssohn.

Raphaël Sévère s’est produit avec différents orchestres : Nouvel Ensemble Orchestral de Nantes, Ensemble Instrumental de l’Ouest, Orchestre de Bretagne, Symphonistes d'Aquitaine, Württembergisches Kammerorchester Heilbronn, Hong Kong Wind Kamerata, Macau Youth Symphony Orchestra.

Sévère a participé à plusieurs émissions sur France Musique (Dans la cour des grands, A do dièse, Un mardi idéal), sur France 2 (Toute une histoire) et France 3. Son premier CD, Récital de musique française, enregistré en concert le 23 juin 2007, est paru chez Hortus.

ISABELLE DRUET

Née en 1979, la mezzo-soprano Isabelle Druet obtient, en juin 2007, un premier prix de chant à l’unanimité avec les félicitations du jury dans la classe d'Isabelle Guillaud au CNSM de Paris. Au cours de ses études, elle bénéficie de l’enseignement de René Jacobs, Hartmut Höll, Yvonne Minton, Rudolf Piernay ou encore d’Agnès Mellon lors de Master class. Elle est élue en 2007 « Révélation classique lyrique » de l'Adami et remporte, l'année suivante, le 2ème prix au concours international Reine Elisabeth de Belgique.

Parallèlement au chant, Isabelle Druet s'est formée au métier de comédienne. Elle a même fondé une compagnie à Besançon en 2000 avec laquelle elle a joué nombre de spectacles alliant théâtre, conte, clown et musique. Sa voix de mezzo colorature et son tempérament de comédienne la portent naturellement vers Rossini, Mozart et Haendel mais lui offrent également un large répertoire allant de la musique ancienne aux compositions contemporaines.

Titulaire d'une maîtrise sur La Construction du personnage à l'opéra, elle est particulièrement attirée par cette fusion des arts que propose la scène lyrique.

De nombreuses scènes l'accueillent cette saison : du Théâtre des Champs-Elysées (Xerse de Cavalli) à Pleyel (où, après la Philharmonie de Berlin, elle est la 3ème Dame de La Flûte Enchantée donnée au Festival d'Aix-en-Provence et enregistrée chez Harmonia Mundi) ; de l'Opéra Comique (Sancho Pança avec la Simphonie du Marais) aux opéras d'Avignon et de Massy (Arcabonne dans Amadis de Lully).

Sur scène, Isabelle Druet est Zaïde dans L'Europe Galante de Campra dirigée par Christie, l'Enchanteresse (Didon et Enée), Dorabella, Cherubin et Rosine (Les Faux précédents d’après Mozart). Elle chante dans La Clémence de Titus, interprète Mme Larina dans Eugène Onéguine et Ruggiero dans Alcina de Haendel, dans des productions du CNSMDP et de la Cité de la Musique. Elle est aussi Angelina dans une adaptation de Cenerentola à Paris, La Périchole à Pau et La Sagesse, Sidonie et Mélisse dans Armide de Lully au Théâtre des Champs-Elysées dirigé par Christie et mis en scène par Carsen. En 2009, elle crée le spectacle La Valse Perdue d'Offenbach au Théâtre Musical de Besançon.

Sous la direction de Vincent Dumestre, Druet est La Colpa et L’Aurora dans La Vita Humana, Calliope dans l’Orfeo Dolente, Charite et Mélisse dans Cadmus et Hermione à l’Opéra Comique et à l'Opéra de Rouen et cette saison en concert à travers la France et en enregistrement pour un programme Monteverdi/Marazoli.

Isabelle Druet donne des récitals accompagnée notamment des pianistes Johanne Ralambondrainy et Stéphane Jamin. On peut ainsi l'entendre à l'Opéra de Lille, au Palazetto Bru Zane à Venise, à l'Opéra Comique, au Petit Palais. Elle est régulièrement invitée par Jean-François Zygel à participer aux Leçons de musique au Théâtre du Châtelet et au Cabaret classique sur France Musique.

Isabelle Druet chante sous la direction de F.X. Roth Das Lied von der Erde à Tokyo, et les Maeterlinck lieder de Zemlinsky avec l’Orchestre de Liège. Elle est invitée par l'Orchestre de l'Opéra Royal de Wallonie, l'Orchestre de l'Opéra de Flandre et l'Orchestre Philharmonique du Luxembourg ainsi que pour Elias de Mendelssohn avec l'Orchestre National de Belgique au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles.

En musique sacrée, Druet chante notamment dans le Requiem de Mozart à Troyes, Pau et en Normandie et des Motets de Charpentier et Lully avec les Arts Florissants au Carnegie Hall de New York. Avec le BBC National Orchestra of Wales, elle interprète la Messe Nelson de Haydn.

Avec le Poème Harmonique, Isabelle Druet enregistre Plaisir d'amour et Firenze 1616 chez Alpha.

ANNA KASYAN

Née en Géorgie, Anna Kasyan fait partie des jeunes artistes sur lesquels se fondent de grandes espérances dans le domaine de l’art Lyrique. Elle commence très tôt sa formation musicale par l’étude du piano et violon à l’École de musique centrale de Tbilissi Géorgie pour enfants doués … voire surdoués. Dès son plus jeune âge, elle participe à de nombreux récitals comme soliste et à l’âge de neuf ans elle fait ses débuts avec orchestre. En 1999, elle rentre au Conservatoire d’État de Tbilissi en classe de violon. C’est à cette époque qu’elle est attirée par le chant et à partir de 2001, elle poursuit ses études de chant dans le même Conservatoire.

Après avoir reçu cette éducation musicale complète, donc piano, violon, art scénique et chant dans sa ville natale Tbilissi, Anna Kasyan s’installe à Paris en 2003. Elle se perfectionne et à l’École Normale de Musique de Paris, Alfred Cortot où elle obtient trois diplômes d’études supérieures; d'Art Lyrique en 2004, d'Exécution en 2006 et de Concertiste en 2008. Elle suit les masters classes de Tom Krause, Raina Kabaivanska, Viorica Cortez, Janine Reiss et en musique baroque avec Nicolau de Figueiredo et Jory Vinikour.

Lauréate de nombreuses compétitions, elle remporte notamment en 2005 : un 2e Prix au Concours International Renata Tebaldi, un Premier Prix de Chant au Festival Musical d’Automne de Jeunes Interprètes (FMAJI), Adami, puis un 1er Prix de chant au Concours de Pretoria. Elle fut lauréate de la Fondation Meyer pour l’année 2004-2005. En décembre 2005, elle chante en l’Église St. Eustache à Paris le Requiem de Mozart.

En 2006, Anna Kasyan chante à Paris Rachmaninov, Scarlatti et Haendel, interprète des œuvres du compositeur arménien Aprickian, avant de donner un Concert Mozart à Toulouse. Son talent est à nouveau récompensé en cette même année 2006, puisqu'elle reçoit successivement : le 3e Prix Catégorie Opéra, le Prix Mozart et le Prix du Meilleur Artiste d’Opéra au Concours International de musique de l'ARD à Munich, ainsi que le 1er Prix de Chant au Concours International de Pampelune. Elle a été sélectionnée par l’Adami pour les Révélations Classiques 2006.

L’année 2007, Anna Kasyan a fait ses débuts dans le rôle de Zerlina dans Don Giovanni de Mozart au Festival de Radio France et Montpellier Languedoc Roussillon (mise en scène de Jean-Paul Scarpitta, direction musicale d’Hervé Niquet), ainsi qu’elle a chanté sa première Norina dans Don Pasquale de Donizetti au Théâtre-Opéra de la République de San-Marino (mise en scène de Daniella Uscello, direction musicale de Augusto Ciavatta). La même année, elle a interprété le rôle de Rosina dans Il Barbiere di Siviglia de Rossini dans la production du Festival Opéra en Plein Air (mise en scène de Julia Migenes, direction musicale de Philippe Hui). Ce spectacle a été nommé par la presse française dans la catégorie de Meilleur Spectacle Lyrique de la saison pour la troisième session de « Les Globes de Cristal des Arts et de la Culture».

La même année, Anna Kasyan s'est produite à Bâle où elle a interprété des Lieder de Schubert et airs d’opéra français. Cette artiste a également donné une série de concerts Mozart à Varsovie, Zurich, Osnabrück, Pamplonne et Toulouse et s'est produite en récital au Festival de Musique Sacrée de Nice, puis à l’Opéra de Toulon (Jano dans Jenufa).

En mai 2008, Anna Kasyan participe au concours musical international Reine-Élisabeth-de-Belgique, et passe brillamment les éliminatoires (24 candidats retenus sur 72 admis à concourir). Elle s'est produite en demi-finale le 13 mai 2008. À l'issue de ces demi-finales, elle fait partie des 12 finalistes, puis devient lauréate de cette très prestigieuse compétition organisée tous les quatre ans : classée quatrième derrière le ténor hongrois Szabolcs Brickner, la mezzo-soprano française Isabelle Druet, et la mezzo-soprano polonaise Bernadetta Grabias. Kasyan est la première soprano lauréate du concours 2008.

En janvier et février 2009, elle a incarné le rôle de Zerlina dans Don Giovanni" de Mozart dans la nouvelle production de l'Opéra-théâtre de Metz et en mai elle retrouve le même rôle au Théâtre des Arts de Rouen. Le 12 juin dernier enfin, elle a remporté le Grand Prix du 3e Concours International d'Art Lyrique du Festival de Musique de Strasbourg sous la présidence de Barbara Hendricks.

MARC MAUILLON

Marc Mauillon parcourt avec bonheur l’éventail des styles et des époques. Même s’il est notamment reconnu dans le répertoire baroque (depuis le Jardin des Voix en 2002, il retrouve régulièrement William Christie : Le Jugement de Salomon ou Le Grand Office des Morts / Te Deum chez Virgin Classics, Armide au Théâtre des Champs-Elysées, Dido & Aeneas aux Wiener Festwochen, à l’Opéra Comique, au DNO, au Barbican de Londres (mise en scène de Deborah Warner) ; King Arthur dirigé par Hervé Niquet et mis en scène par Shirley et Dino à Montpellier ; Arcas et la 2ème Parque dans Hippolyte et Aricie de Rameau au Théâtre du Capitole (direction : Emmanuelle Haïm, mise en scène : Ivan Alexandre)), il est présent dans d’autres répertoires.

Ainsi, chez Mozart, il a été Papageno (La Flûte Enchantée) à l'opéra de Massy avec l'Orchestre National d'Ile-de-France (direction : Alain Altinoglu, mise en scène : Lukas Hemleb), au Théâtre Musical de Besançon et à l'esplanade de Saint-Etienne, et Guglielmo (Così Fan Tutte dirigé par François Bazola, en tournée en 2008-2009 et 2009-2010).

En opéra contemporain, on a pu l’entendre dans Roger (Le Balcon d'Eötvös) ou Roméo et Juliette de Dusapin à l’Opéra Comique ; il a également abordé l’opérette, avec Offenbach (La Vie Parisienne), Rosenthal (Rayon des Soieries) ou Ganne (Les Saltimbanques à l'Opéra d'Avignon). Parmi les autres rôles qu’il a tenus sur scène, on retiendra particulièrement le Mari (Les Mamelles de Tirésias), Pelléas au Festival de Meije, ou son rôle dans la création à Besançon de La Valse Perdue d’Offenbach.

En concert et dans sa discographie, Marc Mauillon fait montre du même éclectisme, avec une tendresse particulière pour les musiques anciennes : il travaille régulièrement avec Jordi Savall, les ensembles Alla Francesca et Doulce Mémoire, et a enregistré des œuvres de Guillaume de Machaut, pour la première fois dans leur intégralité, chez Eloquencia : L’Amoureus Tourment (Diapason d'Or et R10 Classica Répertoire) et Le Remède de Fortune (Diapason d'Or de l'année et Choc de Classica), tous deux salués par le public et la critique. Il donne également un programme de musique italienne du XVIIe siècle avec sa sœur Angélique Mauillon à la harpe.

A côté de cela, Mauillon chante dans la Mattheus Passion de Bach sous la direction de Kurt Masur au Théâtre des Champs-Elysées, est invité par l’Orchestre Philharmonique de Berlin pour un concert dirigé par William Christie, crée le conte musical Robert le cochon de Marc-Olivier Dupin et Ivan Grinberg avec l’Orchestre National d’Île de France et a été Bernardino dans Benvenutto Cellini chez EMI avec John Nelson et l’Orchestre National de France.

Cette saison est marquée notamment par le Combatimento de Monterverdi en enregistrement et concert avec le Poème Harmonique, une tournée en Europe et Amérique du Nord sous la direction de Jordi Savall, un programme de Grands Motets français à Metz, Versailles, au Barbican et à la Salle Pleyel avec les Arts Florissants, et les productions de L'Enfant et les Sortilèges et Trouble in Tahiti à l'Opéra National de Lorraine.

Le site officiel des Victoires 2010

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