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Concerts, festivals et tournées

Opéra National du Rhin : quand Rossini revisite Cendrillon

Par Clotilde Maréchal |

L’adaptation du légendaire conte de Perrault par Rossini, La Cenerentola, s’installera à l’Opéra National du Rhin à compter du 25 octobre dans une mise en scène signée Sandrine Anglade.

Opéra en deux actes de Rossini d’après Charles Perrault, La Cenerentola s’installe à l’Opéra National du Rhin à compter du 25 octobre 2013. Mise en scène par Sandrine Anglade, avec Enrique Mazzola à la baguette et, sur scène, Bogdan Mihai, Edwin Crossley-Mercer, Umberto Chiummo, Maite Beaumont, Hendrickje Van Kerckhove, Sophie Pondjiclis et Ugo Guagliardo, la production sera donnée à Strasbourg les 25, 29 et 31 octobre et les 3 et 5 novembre, puis à Mulhouse les 15 et 17 novembre et enfin à Colmar le 28 novembre.

Cendrillon de Charles Perrault, évidemment… Mais aussi de Gioachino Rossini ! En 1817, le compositeur de Pesaro crée sa propre adaptation du célèbre conte : La Cenerentola. Créée le 28 janvier 1817 au Teatro Valle de Rome et écrite en seulement 24 jours, la pièce reprend les ressorts de l’opéra-bouffe pour en faire une œuvre jubilatoire. Rossini apporte toutefois quelques modifications en substituant trois éléments. La marâtre se fait ainsi parâtre, puisque c’est ici la mère de Cendrillon qui se remarie et meurt après la naissance de ses trois filles. Point de bonne fée chez Rossini, mais un philosophe mendiant. Enfin, le prince se voit accompagné d’un valet, avec qui il échangera ses vêtements afin de mieux juger de l’attrait qu’on lui porte…

Gioachino Rossini par Giuseppe De Sanctis pour un timbre célébrant le centenaire de la mort du compositeur en 1968


Né en Espagne dans une famille de musiciens, Enrique Mazzola qui dirige cette Cenerentola est diplômé du Conservatoire Giuseppe Verdi de Milan. Il est directeur musical de l’Orchestre national d’Île de France depuis 2012. Récemment, il a dirigé le London Philharmonic Orchestra, le Royal Scottish National, un concert à l’Opéra de Nuremberg, l’orchestre de la radio de Suède, les orchestres d’Oslo, de Bruxelles, un concert avec l’Orchestre national d’Île de France Salle Pleyel, La Cenerentola et L’Elisir d’amore au festival de Glyndebourne, L’Italiana in Algeri au Mai musical de Florence et à l’Opéra de Nice, Don Giovanni à Tokyo, Don Pasquale au Théâtre des Champs-Élysées et à la Scala de Milan. En 2012-2013, il dirige Il Barbiere di Siviglia et Le Vaisseau fantôme au Deutsche Oper Berlin, La Sonnambula au Bolchoï et Don Pasquale au festival de Glyndebourne. D’autres engagements le mèneront à diriger l’orchestre philharmonique de Prague, l’Orchestre national de Lyon, le New Japan Philharmonic et au Deutsche Oper Berlin ainsi qu’au Théâtre des Champs-Élysées. À l’OnR il a dirigé Macbeth en 2010…

Enrique Mazzola - © Ondif / Martin Sigmund


En 2012, Sandrine Anglade avait déjà signé une mise en scène de Rossini à l’OnR : L’Occasione fa il ladro. Après avoir été l’assistante d’Andrei Serban et de Jean-Pierre Miquel (1995-2001), elle mène une carrière tant au théâtre qu’à l’opéra. Elle met en scène Le Viol de Lucrèce de Britten à Nantes (1999) et Roméo et Juliette de Gounod à Bordeaux (2000). En 2003, elle fonde la Compagnie Sandrine Anglade. Du théâtre à l’opéra, fédérant des collaborateurs fidèles, elle alterne productions déléguées et commandes : Tamerlano de Haendel à Lille, Caen et Bordeaux, Monsieur de Pourceaugnac de Molière et Lully à Limoges, La Fabula Di Orfeo de Poliziano à Royaumont, L’Italienne à Alger à Lille, Le Voyage de Pinocchio d’après Collodi, Le Médecin malgré lui de Gounod-Molière à Amiens et Royaumont, L’Amour des trois oranges à Dijon, L’Oiseau vert de Carlo Gozzi à Dijon, Le Roi du Bois de Pierre Michon à Malakoff, et, en 2013, Le Cid de Corneille à Nevers. Pour 2014, elle devrait s’attaquer à Tailleur pour dames de Feydeau.

Sandrine Anglade


Enfin, une rencontre avec Enrique Mazzola et Sandrine Anglade, sera organisée à Strasbourg, salle Paul Bastide, jeudi 24 octobre à 18h30.

Le site de l’OnR