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Concerts, festivals et tournées

La saison de rêve de l’Opéra de Dijon

Par Max Dembo |

Une saison 2016-2017 qui sera celle du rêve, de la fable, du conte, du merveilleux, de l’ailleurs pour l’Opéra de Dijon. Demandez le programme !

Avec huit nouvelles productions lyriques, quarante concerts et sept spectacles de danse, l’Opéra de Dijon propose une saison 2016-2017 des plus ébouriffantes ! Depuis huit ans, la maison dirigée par Laurent Joyeux zoome avec intelligence et goût sur les grandes écoles musicales européennes grâce à une politique musicale exigeante et à une large place faite aux artistes et ensembles en résidence. Après l’Italie, la Hongrie, la Russie, la Scandinavie, Paris et Vienne, la République Tchèque et la route de l’Orient Express, Dijon voit encore plus loin avec une saison 2016-2017 qui sera celle du rêve, de la fable, du conte, du merveilleux, de l’ailleurs !

« Pour cette neuvième saison, explique Laurent Joyeux, nous avons exploré l’Europe de Londres à Istanbul, de Venise à la Scandinavie, des capitales de la Mitteleuropa à Moscou… La fable est aux origines de l’opéra. La favola in musica, est une histoire, un récit, qui incite, par le mythe à l’imaginaire : l’Orfeo se voit miroir du monde, microcosme qui doit refléter l’univers tout entier. Et c’est à Orphée qu’il appartient in fine de réenchanter le monde. »

Marc Mauillon - © Jean-Baptiste Millot pour Qobuz.com


La production proposée à Dijon de l’Orfeo de Monteverdi partira à la recherche d’une nouvelle incarnation du mythe, indissociable de la naissance même de l’opéra. Pas moins de 38 œuvres lyriques lui furent consacrées (des années 1600 aux années 2000), et l’Opéra de Dijon rendra aussi hommage à celle de Gluck, dans sa version française de 1774 : Maëlle Poésy, jeune metteuse en scène au talent théâtral confirmé (Candide présenté à Théâtre en mai en 2014, c’était elle !), révélera les subtilités de ce chef d’œuvre aux côtés du chef Iñaki Encina Oyón, assistant régulier d’Emmanuelle Haim… Quant à ce mythe d’Orphée vu par Yves Lenoir, il s’agira de sa première mise en scène d’opéra. Son Orphée, artiste exalté, évoluera dans la chambre d’un Chelsea Hotel peuplé de créatures inspirées par La Factory d’Andy Warhol… Sur scène, Marc Mauillon et Marine Chagnon.



De mythe, la Flûte enchantée de Mozart en est un en soi. Cette année, elle sera proposée intégralement dans sa langue originale, l’allemand, grâce à Christophe Rousset et à ses Talens Lyriques avec, à la mise en scène, David Lescot. Pour cette ultime œuvre lyrique de Mozart, l’ensemble emmènera une distribution de haute volée ou se croiseront Jodie Devos, Siobhan Stagg, Thomas Tatzl et Julian Prégardien. Coproduite avec l’Opéra de Limoges et le Théâtre de Caen, cette nouvelle Flûte enchantée donnera lieu à une représentation spéciale pour les scolaires et sera accompagnée de nombreuses actions à destination de tous les publics.

Magdalena Kožená - © Jean-Baptiste Millot pour Qobuz.com


Autre temps fort de la saison 2016-2017 de l’Opéra de Dijon, Le Retour d’Ulysse dans sa patrie de Monteverdi. Pour révéler la fin du périple d’Ulysse et son retour mouvementé à Ithaque, Mariame Clément à la mise en scène et Emmanuelle Haïm à la tête de son Concert d’Astrée, avec un tandem de choc : Rolando Villazón et Magdalena Kožená ! Deux créations contemporaines (l’une de Moneim Adwan et l’autre de David Chaillou) seront également proposées au public histoire de rappeler que le rêve se conçoit aussi aujourd’hui : Kalîla wa Dimna, inspiré du recueil de fables arabes d’origine indienne éponyme où puisa La Fontaine pour ses fables, et Little Nemo, Back To Slumberland d’après la série hebdomadaire du New York Times qui marque la naissance de la bande dessinée aux États-Unis avec Winsor McCay.

Kronos Quartet - © Jay Blakesberg


Cette même Amérique sera également présente à Dijon cette saison avec notamment le LSO dirigé par John Adams en personne et le Kronos Quartet. Et pour étoffer encore davantage cette dense programmation, d’autres grands noms sont au menu du festin dijonnais : les Dissonances de David Grimal, Jos van Immerseel et Anima Eterna Brugge, le photographe Gilles Abegg, le Ballet du Grand Théâtre de Genève, le Ballet de l’Opéra National de Lyon et les danseurs de Rachid Ouramdane.

Jean Rondeau - © Jean-Baptiste Millot pour Qobuz.com


Les aficionados de piano auront la chance d’entendre à Dijon des récitals de Radu Lupu, Nicholas Angelich et Roger Muraro. D’autres grands noms parmi lesquels l’ensemble Café Zimmermann avec le claveciniste Andreas Staier, le chef Philippe Herreweghe dans le Requiem allemand de Brahms, la Cappella Mediterranea de Leonardo Garcia Alarcon, le pianiste de jazz Thomas Enhco, ou bien encore un duo entre le claveciniste Jean Rondeau et le luthiste Thomas Dunford.



Le site officiel de l’Opéra de Dijon

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