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Concerts, festivals et tournées

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Festival d’Automne à Paris : une 42ème édition audacieuse !

Par Alice Contensou |

Pour cette 42ème édition, le Festival d’Automne à Paris nous emmène dans un parcours qui s’attardera notamment sur le patrimoine musical trop souvent oublié de l’Afrique du Sud. A cette occasion, découvrez aussi le podcast de la directrice artistique Joséphine Markovits.

Informations pratiques

Dates : du 13 septembre 2013 au 12 janvier 2014

Région : Île-de-France

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Du 13 septembre au 12 janvier, la région parisienne accueillera le Festival d’Automne à Paris. Pour cette 42ème édition, cap sur l’Afrique du Sud !

Gagnez vos places pour le concert Traditions vocales du Cap au Théâtre de la Ville :
Samedi 5 octobre
17h00

20h30



Car l’Afrique du Sud est le théâtre d’un choc des cultures. Un choc raconté par Kyle Shepherd, à la fois dans son album South African History ! et sur scène lors de ses concerts des 25 et 27 septembre. Des cultures longtemps en conflit, et qui désormais peuvent se renouveler après des années de silence. C’est ainsi que les 8 et 9 octobre se produira le Cape Cultural Collective. Composé d’anciens militants de la lutte anti-apartheid, il permettra aux spectateurs de découvrir la poésie contemporaine en afrikaans et en anglais du Cap, et en musique s’il-vous-plaît : aux arcs uhadi et mbira, Ncebakazi Mnukwana illustrera avec émotion cette littérature poignante.

L’arc, instrument typique, sera en effet à l’honneur. Mantombi Matotiyana fera vibrer le sien, un umrhubhe : en virtuose de cet arc rarement vu en Europe, elle interprétera deux œuvres, l’une commandée à Kyle Shepherd et l’autre à Michael Blake. Leurs compositions font intervenir cet instrument traditionnel dans une formation de jazz pour le premier et au coeur d'une musique électronique pour le second.

Mais ce parcours sudafricain repose également sur la puissance du chant choral. Les polyphonies et la musique vocale déclineront donc d’étonnantes variations. Du 17 au 22 septembre, on entendra notmment les chanteuses du village de Ngono, dirigées par Thoko Mkhize. Reprenant l’héritage des paysans zoulous arrivés dans les villes au tournant du siècle dernier, elles s’approprieront ce genre musical syncrétique, longtemps resté masculin, et l’exporteront pour la toute première fois sur un autre continent.

Du chant toujours les 5 et 6 octobre avec les Cape Traditional Singers (issus du Cap, la ville-mère de l’afrique du sud). Ils donneront une représentation riche et dense de la musique vocale sudafricaine, née du choc de traditions autant que de leur métissage. L’adaptation notamment des mélodies eutopéennes aux pratiques musicales locales aboutit à des résultats inédits que proposeront ces chanteurs conscient de leur héritage historique et culturel.



Au-delà des frontières de ce pays complexe, d’autres concerts encore seront proposés, repoussant toujours plus loin les limites du festival. On pourra donc assister les 22 et 23 novembre à une interprétation de la compositrice de musique électronique Eliane Radigue. Un spectacle qui s’annonce original puisque cette dernière écrit avec les instrumentistes plus qu’elle n’écrit pour eux. Plus qu’une interprétation, il s’agit donc d’une rencontre, cette fois avec des instruments à corde : la harpe de Rhodri Davies, le violoncelle de Charles Curtis, l’alto de Julia Eckhardt

Temps fort du mois de janvier, l’opéra Einstein On The Beach (du 8 au 12) s’attachera à déroger à toutes les règles conventionnelles de l’opéra. Cette pièce en quatre actes de Philip Glass et Robert Wilson écarte l’orchestration traditionnelle au profit de synthétiseurs, bois et voix. Elle sera notamment inteprétée par Helga Davis, Kate Moran, Antoine Silverman et le Philip Glass Ensemble.

Cette saison du festival proposera également plusieurs inédits, comme la création en France de Chutes d’étoile de Matthias Pintscher, qui dirigera lui-même l’Orchestre National de Paris, avec Reinhold Friedrich et Marc Geujon à la trompette. Autre création : celle du Palais du silence d’après Debussy de Lucia Ronchetti, une commande de la Cité de la musique, de l’Ensemble intercontemporain et du Festival d’Automne à Paris. Une pièce servie avec talent pas le piano d’Hidéki Nagano et par l’alto de Grégoire Simon.

La page de notre interview-podcast avec Joséphine Markovits.

Toute la programmation sur le site officiel du festival.

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