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Pas de Justice pour Gaspard Augé

Par Smaël Bouaici |

La moitié du duo Justice sort "Escapades", son premier album solo qui sonne comme...

Une première infidélité au bout de quasi vingt ans, c’est presque long dans un couple. Surtout un couple aussi sollicité que Justice, dont le dernier disque Woman Worldwide s’est vu gratifier du Grammy Award du meilleur album de musique électronique en 2019. Il aura fallu le Covid pour que Gaspard Augé, le barbu du duo, se lance dans ce qu’il appelle “une aventure extraconjugale”.

Le titre, Escapades, est d’abord rassurant pour toute sa fanbase, dont une partie est sans doute encore bouleversée par le split des Daft Punk. Mais il prend aussi un sens physique dans ce disque en forme de bande-son d’une épopée dans des grands espaces. C’est d’ailleurs le thème du clip du second single, Hey!, qui suit “un cavalier mongol jouant du violon dans la steppe”, tandis que le premier, Force majeure, mimait de manière troublante les synthés maximalistes de… Justice.

Gaspard Augé assume d’ailleurs totalement le côté varièt’ de Justice sur cet album à la production grandiloquente mais sans fioritures. Sur Captain, on pense tout de suite à La Serenissima de Rondo Veneziano, que le duo français avait osé placer sur son mix pour le prestigieux label de musique électronique londonien Fabric en 2007 – un mix refusé.

Les clins d’œil aux BO de films des années 70-80 sont évidemment légion, notamment celles de Morricone, Moroder ou Vangelis (Hey!, Vox, Rocambole…). Une époque dont le musicien se dit nostalgique, surtout pour l’innocence qui régnait alors autour de la composition. Dans cette ère plus cynique, les mélodies naïves et rêveuses de Gaspard Augé, sans aucune voix pour brider l’imagination, sont peut-être son meilleur antidote.

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