Votre panier est vide

Rubriques :
News

Billy Gibbons, l'artillerie lourde

Par Marc Zisman |

Pour son 3e album solo, le leader de ZZ Top rappelle qu'il reste le maître du blues rock texan à l'ancienne...

Le proverbe texan « c’est dans les vieux verres qu’on fait les meilleures frozen margaritas » colle parfaitement au troisième album solo de Billy Gibbons. Après avoir slalomé entre les genres sur The Big Bad Blues (2018) et Perfectamundo (2015) sans pour autant sonner l’heure de la révolution stylistique, le cerveau de ZZ Top revient totalement à ses fondamentaux avec Hardware conçu comme un jukebox personnel.

Une rutilante machine qui vient de paraître où se carambolent tout ce qui nourrit sa musique depuis les débuts de son mythique trio barbu en 1971 : blues, hard rock, country rock et même surf music. Que des compos originales – à l’exception de la reprise d’Hey Baby, Que Paso des Texas Tornados – écrites avec de vieux complices comme l’ex-batteur de Guns N’Roses Matt Sorum, le guitariste Austin Hanks, Mike Fiorentino, Chad Shlosser et, sur Stackin’ Bones, les jeunes sœurs Rebecca et Megan Lovell du duo Larkin Poe

Dès les premiers riffs de My Lucky Card, le Gibbons pur jus est de sorti avec un son XXL de blues rock typiquement texan bien sale comme il faut, aussi implacable que le soleil du désert californien près de Palm Springs où a été enregistré Hardware. Même l’impeccable solo de Telecaster sur la ballade Vagabond Man prouve l’efficacité de ce son entendu mille fois mais que Billy Gibbons rend plus humain que les autres. Et qu’on soit fan de l’hymne boogie La Grange (1973) ou du tubesque et FM Gimme All Your Lovin’ (1983), le leader de ZZ Top cajole ici tous ceux qui depuis des lustres ne jurent que par ses conceptions bien typées du rock’n’roll éternel. Classique, solide, indéboulonnable.

ÉCOUTEZ "HARDWARE" DE BILLY F GIBBONS SUR QOBUZ

 Lire aussi

À découvrir autour de l'article