Votre panier est vide

Rubriques :
Sur Scène

Janowski et Lugansky à Pleyel

Par Marc Zisman |

Schumann et Strauss au programme du concert parisien du 6 mars, à la Salle Pleyel, de l’Orchestre de la Suisse Romande dirigé par Marek Janowski avec le pianiste Nikolaï Lugansky.

Vendredi 6 mars, l’Orchestre de la Suisse Romande se produira à Paris, Salle Pleyel. Sous la direction de Marek Janowski, la phalange helvète épaulera le grand pianiste Nikolaï Lugansky.

Durant seize ans à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, Janowski a marqué la vie symphonique parisienne, qu’il a notamment dotée de solides repères pour l’interprétation du romantisme germanique. Depuis son départ de Paris en 2000, il a poursuivi ce travail à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo et de l’Orchestre Philharmonique de Dresde ; il en a, à l’occasion, présenté le résultat au public de la Salle Pleyel (Symphonie n°8 de Bruckner avec les musiciens monégasques en 2007, premier acte de La Walkyrie de Wagner avec ceux de Dresde en 2001).

Directeur musical de l’Orchestre de la Suisse Romande depuis 2005, Marek Janowski demeure attaché à son répertoire de prédilection. Œuvre emblématique de la génération romantique de 1810 (Mendelssohn, Chopin, Schumann, Liszt), l’unique Concerto pour piano de Schumann, achevé en 1845, réinvente le genre concertant. Tout en fluidité, il unit dans un même élan soliste et orchestre, tournant ainsi le dos au schéma beethovénien et au hiératisme du Concerto « L’Empereur ». Il laisse, au passage, une plus grande latitude au soliste. En seconde partie de programme, le poème symphonique Une symphonie alpestre pousse le gigantisme orchestral plus que nulle part ailleurs dans l’œuvre de Richard Strauss. Musique atmosphérique plus que descriptive, elle convoque au long de ses vingt et une sections enchaînées l’esprit même du romantisme – celui de Mahler et de Nietzsche...

Brillant héritier de la grande école russe, Nikolaï Lugansky semble surgi d'un autre âge. Sa noblesse innée et son brio incandescent en font l'archétype du virtuose, le vrai. Celui dont la technique à toute épreuve ne sacrifie jamais l'expression, chez qui la profondeur d'âme l'emporte toujours sur la poudre aux yeux. Lumineux, précis et coloré, s'enflammant sans s'abandonner jamais, son chant se tient en équilibre entre l'intime et le sublime. L'art du clavier bien tempéré.

Né à Moscou le 26 avril 1972, fils de deux scientifiques russes, Lugansky commence l'étude du piano à l'âge de 5 ans. Deux ans plus tard, il rentre à l'Ecole centrale de musique de Moscou, où il étudiera pendant cinq ans avec Tatiana Kestner, puis pendant neuf ans avec Tatiana Nikolaïeva. Il finit alors ses études au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou sous la direction de Sergueï Dorenski. En 1988, il remporte la médaille d'argent du 8e Concours international Bach de Leipzig ; puis en 1990, le second prix du Concours Rachmaninov de Moscou. Lors de l'académie d'été du Mozarteum de Salzbourg de 1992, il se voit décerné un prix spécial de « meilleur pianiste ». En 1994, il remporte le second prix du prestigieux Concours international Tchaïkovski de Moscou (cette année-là aucun premier prix n'est accordé).

Lugansky partage ses concerts entre récitals pour piano, musique de chambre (en particulier avec ses compatriotes Boris Berezovsky, Vadim Repin, Mischa Maisky, Alexandre Kniazev et concerti pour piano. Ses compositeurs de chevet sont Rachmaninov (qu'il considère comme son père spirituel) et Chopin. Mais son répertoire comprend également des œuvres de Bach, Mozart, Beethoven, Brahms, Debussy, Liszt, Nikolaïeva (son professeur pendant neuf ans), Prokofiev, Schubert, Schumann, Scriabine et Tchaïkovski.

Le site officiel de Nikolaï Lugansky

Le site officiel de l’Orchestre de la Suisse Romande

Le site officiel de la Salle Pleyel

À découvrir autour de l'article