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Boulez, un certain parcours

Par Max Dembo |

Les 27 et 28 mai, Pierre Boulez à la tête de l’Orchestre de Paris et l’Ensemble intercontemporain racontera son parcours musical. Un certain parcours.

Jeudi 27 et vendredi 28 mai, Pierre Boulez reçoit à Pleyel ! En deux concerts insolites et trois étapes, le grand chef et compositeur présentera son cheminement musical, accompagné par l’Orchestre de Paris et l’Ensemble intercontemporain. Un «certain parcours» jalonné de rencontres avec de grands compositeurs du XXe siècle et les générations actuelles de la création…

Le premier soir, jeudi 27 mai, le programme contiendra les œuvres signées Olivier Messiaen, Béla Bartók, Anton Webern, Alban Berg, Edgar Varèse, Claude Debussy, Arnold Schönberg, Maurice Ravel et Igor Stravinski. Le lendemain, vendredi 28 mai, le public parisien entendra des pièces de Luciano Berio, Elliott Carter, Franco Donatoni, Karlheinz Stockhausen, György Ligeti, György Kurtág, Pierre Boulez, Jean-Baptiste Robin, Helen Grim et Marc-André Dalbavie.

Brahms utilisait le mot Rüblick pour évoquer son regard sur le passé. Liszt, lui, employait l’expression lancer son javelot dans l’espace indéfini de l’avenir, pour parler de la modernité. Aujourd’hui, à 85 ans, Pierre Boulez fait les deux. Un regard historique sur les maîtres d’élections qu’il n’a cessé d’enregistrer ou de jouer (Debussy, Bartók), ceux qu’il a défendu et imposé au public français (la seconde école de Vienne). Mais aussi un regard sur ses contemporains, ses compagnons de route qui justifiaient l’existence du Domaine Musical en 1954…

Depuis quelques années maintenant, Boulez déploie également une attention bienveillante sur la plus jeune génération (Jean-Baptiste Robin ou Marc-André Dalbavie). En tant que Chef d’orchestre ou homme d’institution, Pierre Boulez s’est voulu le passeur d’un siècle vers l’autre.

Avec ses textes ou à la direction de son Ensemble Intercontemporain, le maître en modernité a imposé un engagement nécessaire pour les œuvres essentielles du XXe siècle. Il a montré comment l’harmonie française de Debussy, comment la liberté esthétique de Stravinsky ou l’engagement de Schönberg pouvaient trouver leur justification dans une synthèse musicale.

Mais il a surtout montré que cette quête, aussi complexe soit-elle, se faisait sur la connaissance de jalons historiques et qu’elle devait se poursuivre, au-delà des années 2000, d’où un intérêt vivant pour les jeunes créateurs. À lui seul, Pierre Boulez a ainsi construit une mythologie avec ses Dieux, ses disciples et même ses anges…

Le site de la Salle Pleyel

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