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Tomorrow's World : interview vidéo Qobuz

Avec Tomorrow’s World, Jean-Benoît Dunckel de Air embarque avec lui la sensuelle Lou Hayter dans un beau road movie cinématographique sophistiqué et synthétique aux cambrures très "lynchiennes". Rencontre avec le tandem franco-londonien.

Par Marc Zisman | Interview | 9 avril 2013
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Derrière le mystérieux sobriquet Tomorrow’s World se cache en fait un duo constitué de Jean-Benoît Dunckel de Air et Lou Hayter, ex-clavier des oubliés New Young Pony Club. Une union musicale entamée par le Parisien et la Londonienne à la fin de l’année 2010 et que le binôme dit aborder comme la B.O. psyché-pop d’un vrai-faux Twin Peaks. Qui dit Twin Peaks dit David Lynch et qui dit David Lynch dit Angelo Badalamenti. Des sensations qui sont palpables tout au long de leur album éponyme, Tomorrow’s World (un disque Qobuzissime !).

Surtout, une embardée qui pourrait ne pas se limiter à n’être qu’un sympathique side project. D’autres influences très très très synthétiques croisent également la route de notre Lee Hazlewood/Serge Gainsbourg et de sa Nancy Sinatra/Jane Birkin du troisième millénaire : le minimalisme agressif de Suicide, les rythmes cliniques de Human League ou Eurythmics, les nappes en apesanteur de Air… Rencontre avec ces Tomorrow’s World qui jonglent brillamment avec les codes des duos mixtes de la pop music. Un vrai faux groupe embarqué dans la vraie fausse bande originale d’un vrai faux film pour un trip vraiment sensuel et savoureux.



Propos recueillis par Marc Zisman

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