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Nominations et Prix

L’éternelle résurrection de Robert Plant

Par Marc Zisman |

La 51è édition des Grammy Awards a notamment copieusement récompensé l’ancien leader de Led Zeppelin pour son duo avec Alison Krauss.

Décidément, ce Robert Plant ne sera jamais rassasié de lauriers… Non content d’avoir marqué l’histoire du rock’n’roll à la tête de Led Zeppelin, le chanteur vient de décrocher le Grammy Award du meilleur album de l’année avec Raising Sand, un superbe de country impressionniste signé en duo avec la chanteuse Alison Krauss. Quatre autres trophées se sont ajoutés à cette consécration lors de la 51e édition des récompenses musicales américaines, dimanche 8 février à Los Angeles.

Selon l’AFP, « Je voudrais dire que je suis renversé », a affirmé Plant sur scène, ajoutant en plaisantant que « c'est une bonne façon de passer un dimanche ». Auparavant, le chanteur britannique âgé de 60 ans et l'Américaine de 23 ans sa cadette avaient remporté le trophée « single de l'année » pour Please Read The Letter, ainsi que celui de la « meilleure collaboration pop », de la « meilleure collaboration country vocale » et du « meilleur album folk ». Plant et Krauss disputaient le trophée de l'album de l'année au rappeur Lil Wayne pour Tha Carter III, au chanteur R’n'B Ne-Yo pour Year Of The Gentleman et à deux groupes de rock britanniques, Radiohead pour In Rainbows et Coldplay pour Viva La Vida. Cette dernière formation, nommée sept fois, a finalement enlevé trois Grammys : « chanson de l'année » pour Viva La Vida, « meilleur album de rock » et « meilleure performance par un duo ou un groupe ».

Lil Wayne, qui pouvait espérer huit trophées, en a quant à lui reçu quatre : « meilleur album de rap », « meilleure performance de rap en solo », « meilleure performance de rap en duo ou en groupe » et « meilleure chanson de rap ».

Outre Plant et Coldplay, l'Académie des arts et des sciences du disque a distingué une autre Britannique dans la catégorie de la révélation : Adele Adkins, chanteuse soul qui n'a que 20 ans et a notamment été préférée aux idoles des adolescentes américaines Jonas Brothers et à sa compatriote Duffy.

L'Américaine Jennifer Hudson, qui n'avait jamais remporté de Grammy bien qu'elle ait décroché en 2007 l'Oscar du second rôle pour son rôle de chanteuse dans Dreamgirls, a reçu le trophée du « meilleur album R’n’B », quelques mois après le meurtre de sa mère, son frère et son neveu. « Je voudrais remercier (les membres de) ma famille au paradis, et ceux qui sont là aujourd'hui », a affirmé la jeune femme, la voix brisée.

Marquée comme à l'accoutumée par des duos inédits, la cérémonie a vu l'ex-Beatle Paul McCartney chanter le classique I Saw Her Standing There accompagné du leader des Foo Fighters, Dave Grohl, à la batterie.

Autre légende de la musique, le bluesman B.B. King, 83 ans, a enlevé le Grammy de l'« album de blues traditionnel », le 15e trophée de sa longue carrière.

Enfin, les pionniers français de l'électro Daft Punk vont rapporter deux Grammys de Californie : « meilleur album électronique ou dance » pour Alive 2007 et « meilleur single électronique ou dance » pour Harder Better Faster Stronger.

Les Grammy Awards décernent des récompenses dans 110 catégories, du classique au heavy metal en passant par la polka. Cette édition a aussi été marquée par l'absence de la chanteuse vedette Rihanna, dont la performance a été annulée à la dernière minute alors que son petit ami, le chanteur Chris Brown, s'est rendu à la police qui le soupçonne d'agression. La police a refusé de confirmer des informations du Los Angeles Times selon lesquelles la victime était Rihanna. La star barbadienne de 20 ans « va bien » selon sa porte-parole. Brown, 19 ans, a été remis en liberté en soirée après avoir versé 50.000 dollars de caution.

Côté classique, le Grammy du « meilleur album de l’année » est allé à Rise And Fall Of The City Of Mahagonny de Kurt Weill par le Los Angeles Opera Orchestra dirigé par James Conlon (EuroArts).

Les autres lauréats « classiques » sont Bernard Haitink et le Chicago Symphony Orchestra pour la Symphonie n°4 de Chostakovitch (CSO Resound) dans la catégorie « meilleur performance d’orchestre », la Symphonie de psaumes de Stravinsky par Sir Simon Rattle à la tête des Berliner Philharmoniker et Simon Halsey, chef de chœur du Rundfunkchor Berlin (EMI Classics) dans la catégorie « meilleure performance vocale », Gloria Cheng pour Piano Music Of Salonen, Stucky And Lutoslawski (Telarc) dans la catégorie « meilleur performance instrumentale en soliste », le Quatuor Pacifica pour les Quatuors à cordes n°1 à 5 d’Elliott Carter (Naxos) dans la catégorie « meilleure performance en musique de chambre », et John Corigliano pour son Mr. Tambourine Man: Seven Poems Of Bob Dylan (Naxos) dans la catégorie « meilleure composition contemporaine ».

Le site officiel des Grammy Awards

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