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Avis de tempête sur l’OSR

Par Marc Zisman |

Bertrand de Billy ne succèdera finalement pas à Marek Janowski à la tête de l’Orchestre de la Suisse Romande en 2012.

Depuis quelques semaines, les coulisses de l’Orchestre de la Suisse Romande (OSR) sont au cœur de l’actualité médiatique helvétique. Alors qu’on apprenait, vendredi dernier, le départ avancé de Marek Janowski à la tête de la phalange suisse, c’est l’annulation de l’arrivée de son successeur, Bertrand de Billy, qui fait désormais la une des médias.

Côté musiciens, l’agacement est de mise. Ceux-ci se plaignent régulièrement de décisions prises sans leur concertation. Jusqu’ici leur avis était dit « prépondérant » dans les processus de sélection, mais ils n’étaient consultés qu’après le choix de la fondation, qu’ils avalisaient au final. L’annulation surprise de la nomination de Bertrand de Billy aura donc sans doute des aspects positifs dans l’élargissement de la collaboration entre direction et orchestre.

Motivés par les progrès de l’OSR depuis que Janowski en avait repris les rênes en 2002, les musiciens se sentaient un peu « lâchés » par leur chef annonçant son départ en 2012, alors qu’ils l’avaient soutenu lors du renouvellement de son contrat jusqu’en 2015.

Selon la Tribune de Genève, Bertrand de Billy a, de son côté, tout d’abord déclaré ne pas pouvoir travailler dans de bonnes conditions avec ce climat. Après discussion avec trois représentants des musiciens de l’OSR, il avait alors convenu de suivre la procédure entamée jusqu’au vote des musiciens. S’il obtenait une large majorité, il réfléchirait et se réserverait la possibilité de discuter avec le Grand Théâtre et les autorités genevoises pour obtenir le droit de veto sur l’invitation par Tobias Richter des chefs d’orchestre à l’opéra. Ceci dans le souci déclaré de maintenir le niveau de qualité qu’il désirait.

Cette condition, le président de la fondation, Metin Arditi, et l’administrateur général, Steve Roger, ne l’ont pas acceptée. « Ce serait remettre en cause les relations de confiance dans la collaboration entre les deux institutions musicales ainsi que leur indépendance respective », a déclaré Metin Arditi à la Tribune de Genève. « On n’est pas, à Genève, dans un système de royauté. Mais bien dans une démocratie où chaque intervenant a son mot à dire. C’est une question d’éthique. L’entrée en force dans un système établi n’est pas envisageable. Nous avons donc décidé d’annuler le vote des musiciens ainsi que la nomination de Bertrand de Billy dans ces conditions. »

Le site officiel de l’OSR

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