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Industries

Quand Robin Gibb veut faire baisser la fièvre du piratage

Par Marc Zisman |

Au Sommet mondial du droit d'auteur de Washington, l’ex-Bee Gees, président de la Confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs, a exprimé ses craintes…

Trente ans après le succès mondial de La Fièvre du samedi soir, le chanteur des Bee Gees Robin Gibb s'est fait le chantre de la protection des droits d'auteur à l'heure du piratage informatique, un combat dont il est venu témoigner lors de la deuxième édition du Sommet mondial du droit d'auteur à Washington. « En ce moment, l'atmosphère n'est pas saine pour l'industrie musicale », a dit soir à l'AFP Robin Gibb, président de la Confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs (Cisac), lors de la seconde édition du Sommet mondial du droit d'auteur à Washington, consacrée au piratage sur internet.

« Tout est tellement éclaté, avec le téléchargement, les formats utilisés par les radios et même les chaînes de télévision qui ne montrent plus des clips mais des jeux de questions-réponses » sur la musique, a poursuivi dans un entretien à l'AFP le chanteur de 59 ans.

« Mon rôle, en tant que président de la Cisac est d'attirer le plus possible l'attention sur le problème des droits d'auteur, afin que les artistes puissent mieux bénéficier de leur production intellectuelle face aux nouvelles technologies, » a ajouté le chanteur originaire de l’Ile de Man. « Nous tentons de créer un environnement plus favorable pour les créations des nouveaux chanteurs », a relevé Robin Gibb. Mais c'est loin d'être aussi « florissant qu'à nos débuts », a-t-il estimé…

En 1977, en pleine vague disco, les Bee Gees (Robin Gibb et ses frères Barry et Maurice) avaient vendu plus de 40 millions de copies de la bande originale du film La Fièvre du samedi soir (Saturday Night Fever) avec John Travolta, « un chiffre impensable » aujourd'hui, selon le chanteur. Et les nouvelles « technologies n'aident vraiment pas. Elles n'inspirent pas de nouveaux auteurs, elles ne produisent pas de nouveaux auteurs », a-t-il regretté.

Selon des chiffres du Congrès américain, la piraterie sur internet coûte aux entreprises américaines plus de 25 milliards de dollars chaque année.

Le site officiel du Sommet mondial du droit d'auteur

Le site officiel de Robin Gibb