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Fleet Foxes, le retour

Par Marc Zisman |

Les papes du folk de Seattle livreront leur second album le 2 mai prochain avec escale parisienne attendue au Bataclan le 20 mai.

Le deuxième album des Fleet Foxes paraitra le 2 mai prochain, trois ans après leur premier disque éponyme. Enregistré durant une année entre Avast Recording, Bear Creek Studios, Dreamland Studios et Reciprocal Recording, et intitulé Helplessness Blues, il a été mixé par Phil Ek, qui l’a coproduit avec le groupe.

La pochette est l’œuvre de Toby Leibowitz, un artiste originaire de Seattle, et de Chris Alderson. Les Fleet Foxes débuteront en mai une tournée nord-américaine et européenne, qui passera par Paris le 30 mai, au Bataclan. Un premier extrait est offert sur le site du groupe : www.fleetfoxes.com

Les Fleet Foxes, des babas made in Seattle, fief pluvieux mais surtout électrique, peu enclin aux feux de camps et harmonies vocales luxuriantes. Et des harmonies vocales luxuriantes, ils en ont un stock complet ! Point de souci métaphysique pour ces chevelus de jouer des coudes afin de s’immiscer entre les Beach Boys et Crosby Stills Nash & Young. Leur premier opus éponyme avait beau chlinguer le folk d’un temps révolu – un folk juste baroque comme il faut pour laisser entrevoir un don pour la composition bien au dessus de la moyenne – qu’on adopta sur le champ l’époustouflante beauté de son écriture.

Dans son halo de réverbération mystique, ce premier bel essai associait réellement le bien être physique que peut procurer une production de Brian Wilson et la subtilité de chansons à tiroirs harmoniques comme David Crosby en enregistra sur son démentiel, culte et oublié If I Could Only Remember My Name. A se demander d’ailleurs si Hear Them Stirring n’est pas un inédit du morse poilu…

Mais même s’il était plus que louche de jouer avec ses valeurs 70’s quand on dépasse juste les vingt piges, la bande de Robin Pecknold offrait une telle honnêteté dans sa démarche et des architectures mélodiques tellement parfaites qu’on ne pouvaitt que se laisser pousser les cheveux sur le champ et marcher pieds nus jusqu’à la fin de ses jours… Reste à espérer que cet Helplessness Blues sera à la hauteur des attentes…

Le site des Fleet Foxes

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