Votre panier est vide

Rubriques :
Qibuz Lundi

QIBUZ / Lundi 14 mai 2012

Chaque lundi, QIBUZ soulève les cartes et interroge l’actualité musicale. Indiscrétions et confidences, décryptages et relectures, révélations et révolution : voici la rubrique coquine de Qobuz.com. la vérité est toujours bonne à lire !






Duck Dunn, disparition d’un géant de la basse

Donald "Duck" Dunn, bassiste mythique de Booker T. & The MG’s, est mort à Tokyo à l'âge de 70 ans, a annoncé dimanche son ami guitariste Steve Cropper sur sa page Facebook. Cropper a précisé que Dunn s'était éteint dans son sommeil… Miho Harasawa, porte-parole du club Tokyo Blue Note où les deux musiciens venaient de jouer cette semaine en compagnie d'une autre légende de la soul, Eddie Floyd, a confirmé qu'il était décédé tôt dimanche, sans donner plus de détails… Né à Memphis dans le Tennessee en 1941, Duck Dunn a joué sur un nombre incroyable d’albums (Eric Clapton, Muddy Waters, Wilson Pickett, Bob Dylan, Sam & Dave, Neil Young, etc.). Mais c’est- évidemment sur la planète soul que sa basse résonnera le plus. Une basse à déguster sur les enregistrements phares de maîtres tels qu’Otis Redding, Wilson Pickett, les Mar-Keys, Eddie Floyd, Isaac Hayes, William Bell, les Staples Singers, etc. Cet amateur de blues, gospel et soul avait participé avec Steve Cropper aux Blues Brothers. Pilier du label Stax, il avait reçu un Grammy en 2007 pour l'ensemble de son œuvre au sein de Booker T. & The MGs, groupe devenu célèbre pour son tube instrumental Green Onions. La formation, en pleine Amérique ségrégationniste, offrait un visage multiracial des plus précurseurs… Sur son site, Booker T. Jones s’est exprimé sur la mort de son ami : « Je ne peux pas penser que je ne vais plus entendre Duck rire et jurer, mais je suis reconnaissant d'avoir pu passer du temps et faire de la musique avec lui… » Lorsqu’on lui demandait pourquoi avoir choisi la basse dès l’âge de 16 ans, Duck Dunn aimait à répondre : « La guitare avait deux cordes de trop, c'était juste trop compliqué. En plus, j'ai grandi avec Steve Cropper. Il y avait tellement de bons guitaristes qu'on n'avait pas besoin d'un autre. Ce qu'il fallait, c'était un bassiste. »







Yo-Yo Ma et Paul Simon repartent avec le Polar Music Prize

Le violoncelliste Yo-Yo Ma et le songwriteur Paul Simon ont été récompensés par le Polar Music Prize. Né à Paris de parents chinois et ayant grandi aux États-Unis, «Yo-Yo Ma a consacré sa virtuosité et son cœur à des voyages d'exploration musicale et de découverte tout autour du monde», relève le jury suédois en soulignant qu'«avec un violoncelle et de la curiosité» le violoncelliste de 56 ans avait «réuni des gens sur tous les continents». «Yo-Yo Ma est la preuve vivante que la musique est communication, passion et représente un moyen de partager une expérience», conclut le jury. Agé de 70 ans, Paul Simon est récompensé parce que «personne plus que lui ne mérite l'épithète de compositeur de classe mondiale». Depuis cinq décennies, celui qui a formé un légendaire tandem avec Art Garfunkel avant de poursuivre une carrière solo, «a construit des ponts non seulement au-dessus des eaux troubles (Bridge over Troubled Water comme il le chantait dans une chanson avec Garfunkel) mais au-dessus d'océans entiers en réunissant les continents avec sa musique». Avec «des arrangements innovants et des paroles provocatrices qui ne manquent jamais de saisir les courants de son époque, Paul Simon a constitué une bibliothèque de chansons qui resteront ouvertes aux générations futures», selon le jury. Décerné pour la première fois en 1992 avec des fonds réunis par l'ex-manager du groupe suédois ABBA, Stig Anderson, le Polar Music Prize a notamment déjà récompensé le maestro russe Valery Gergiev et la soprano américaine Renée Fleming, ainsi que Bruce Springsteen et Pink Floyd.









Quand le classique aide les greffes…

Selon une étude menée par des chercheurs japonais, les greffes d'organes seraient mieux tolérées et moins rejetées par l'organisme lorsqu'on fait écouter de la musique classique au patient ! C'est ce qui ressort d'expériences menées à l'Université Juntendo, au Japon, sur des souris greffées du cœur. Les scientifiques en ont conclu que la musique pourrait avoir un effet sur le système immunitaire. Pour parvenir à ces conclusions, les auteurs de ces travaux ont fait écouter La Traviata de Verdi, des concertos de Mozart et de la musique new age à trois groupes de souris qui avaient reçu une transplantation cardiaque. Les premières ont survécu près de vingt-sept jours, les secondes vingt jours, et les troisièmes onze jours ! Les souris qui n'avaient pas écouté de musique ont vécu entre sept à neuf jours après l'opération. Des prises de sang ont permis de constater que les souris qui ont écouté l'opéra présentent un taux plus faible de substances créant une réaction inflammatoire, ainsi qu'un taux plus élevé de substances générant l'effet inverse. Les mécanismes de cet effet sur le système immunitaire ne sont pas encore bien compris par les scientifiques et d'autres recherches devront être menées .Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue scientifique Journal of Cardiothoracic Surgery.



Fini de jouer pour Beyoncé

Un juge new-yorkais a donné son autorisation à la tenue d’un procès intenté contre Beyoncé par un concepteur de jeux vidéo. Gate Five affirme que la star du R’n’B a renié une entente de vingt millions de dollars pour un jeu intitulé Starpower : Beyoncé. Les avocats de la chanteuse affirment pour leur part que leur cliente avait le droit de se retirer du projet car Gate Five n’avait pas le financement nécessaire à sa création… De son côté, le concepteur de jeux vidéo avance que Beyoncé savait qu’il était sur le point de signer un contrat avec son bailleur de fonds le 6 décembre 2010 lorsqu’elle s’est retirée du projet, trois jours auparavant. Selon le New York Post, le juge a déterminé que Beyoncé aurait dû donner un préavis avant de se désister. Ses avocats n’ont pas voulu commenter…





Vous aimez QIBUZ ? Vous pouvez nous adresser vos tuyaux pas percés, informations, commentaires ! Écrivez-nous à : qibuz@qobuz.com