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Une Légion d'honneur pour Gubisch et Altinoglu

Par Max Dembo |

Lors du Festival de Saint-Denis, la mezzo-soprano Nora Gubisch chantera Ravel et Berlioz, le 9 juin, à la Légion d'Honneur, au Pavillon de musique, accompagnée au piano par son mari le chef d'orchestre Alain Altinoglu.

Le chef d'orchestre mais aussi pianiste Alain Altinoglu accompagné par la mezzo-soprano Nora Gubisch se produiront à la Légion d'Honneur, au Pavillon de musique, samedi 9 juin, à 20h30 dans un programme composé des Nuits d'été de Berlioz et des Histoires naturelles de Ravel entre autres. Un Ravel au cœur de leur nouvel opus de 22 mélodies pour chant et piano à paraître à chez Naïve. Ce concert se déroule dans le cadre de l’édition 2012 du Festival de Saint-Denis.

De prime abord, le point commun entre Jules Massenet, Giuseppe Verdi, Alexandre Tansman, Bernard Herrmann, Pascal Dusapin, Brad Mehldau et Jeff Mills ne saute pas forcément aux yeux… Tous ont pourtant croisé la route d’Alain Altinoglu. A 36 ans, le jeune chef français impose chaque jour un peu plus son nom sur les plus grandes scènes du monde. Et d’abord celles dédiées à l’art lyrique comme le Met Opera de New York, le Staatsoper de Vienne, le Teatro Colon de Buenos Aires ou l’Opéra Bastille. Altinoglu garde surtout les oreilles grandes ouvertes et se lance tant dans le répertoire contemporain que la mélodie et le lied lorsqu’il troque sa baguette pour un piano, le temps de duos avec sa compagne, la mezzo-soprano Nora Gubisch… Enième preuve de cette ouverture d’esprit, la parution, l’an passé, chez Accord des Hauts de Hurlevent qu’il a enregistré à la tête de l’Orchestre National de Montpellier Languedoc Roussillon. Hauts de Hurlevent qui s’avèrent être l’unique opéra de Bernard Herrmann…

Nora Gubisch débute ses études à la Maîtrise de Radio France. Après l’apprentissage du piano dans la classe de Catherine Collard couronnées par une médaille d'or, elle est admise au Conservatoire de Paris en chant, et obtient, à 24 ans, un Premier Prix dans la classe de Christiane Eda-Pierre. Elle rencontre alors Vera Rozsa qui devient son professeur. A l’opéra, Gubisch incarne les grands rôles de Carmen de Bizet, Judith dans Le Château de Barbe-Bleue de Bartók, Waltraute dans Götterdämmerung de Wagner et Brangäne dans Tristan et Isolde, Amnéris dans Aida, Juditha Triumphans de Vivaldi, Salammbô de Fénelon, La Belle Hélène d’Offenbach, Salomé de Mariotte, et joue Lucrece dans Le Viol de Lucrèce de Britten, Sesto dans La Clemenza di Tito, Pénélope du Retour d’Ulysse de Monteverdi, Magdalene dans Les Maîtres Chanteurs, Marguerite dans La Damnation de Faust, Tancrède dans Tancrede de Rossini, Charlotte dans Werther.

Nora Gubisch chante sous la direction de Sir Colin Davis, Georges Prêtre, Lorin Maazel, Nikolaus Harnoncourt, Armin Jordan, James Conlon, Jesus Lopez-Cobos, Gary Bertini, Jean-Claude Malgoire, Marc Minkowski, Michel Plasson, Christoph Eschenbach et collabore avec le New York Philharmonic Orchestra, le Wiener Philharmoniker, la Staatskapelle de Dresde, le Bayerischer Rundfunk, le Berliner Sinfonie-Orchester, le Netherlands Radio Philharmonic Orchestra, le London Symphony Orchestra, l’Orchestre de Paris, l’Orchestre philharmonique de Radio France.

Elle chante à l’Opéra de Paris, à l’Opéra de San Francisco, aux Festivals de Salzbourg, d’Aix-en-Provence, à l'opéra de Berlin, de Montpellier, au Capitole de Toulouse, à l’Opéra de Lyon, au Prom’s de Londres, à la Scala de Milan, à l’Opéra de Rome, au San Carlo de Naples, à l’opéra de Madrid, au Vlaamse opéra, au Semperoper de Dresde, à l’Opéra de Zurich, au Théâtre du Châtelet, au Deutscheoper de Berlin, au Théâtre des Champs-Elysées, au Avery Fisher Hall de New-York, au Musikverein de Vienne, au Konzerthaus de Berlin avec des metteurs en scène tels que Francesca Zambello, Herbert Wernicke, Robert Carsen, André Engel, Jean-Paul Scarpitta, Peter Mussbach, Calixto Bieito et Andrea Breth. Nora Gubisch =consacre également une grande partie de sa carrière à l’oratorio, à la musique de chambre et au récital et forme, bien entendu, depuis plusieurs années un duo avec son mari, Alain Altinoglu.

Ecoutez notre rencontre-podcast avec Alain Altinoglu

Le site d’Alain Altinoglu

Le site du festival de Saint-Denis

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