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Cabasse The Pearl Akoya : test d’une mini-enceinte connectée haute-fidélité compatible Qobuz en Hi-Res

L’iconique fabricant français d’enceintes s’est lancé dans les modèles sans fil haut de gamme en 2018 avec la Pearl première du nom, une grosse enceinte pas forcément accessible à toutes les bourses. A l’automne 2019, Cabasse a dévoilé une version miniaturisée qui s’adresse à une cible plus large. L’intégralité des fonctionnalités a été conservée, mais le diamètre des haut-parleurs et l’amplification ont été réduits. Le tout pour un tarif plus doux.

Par Alban Amouroux | Bancs d'essai | 26 mars 2020
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Le constructeur breton, né en 1950, a bâti sa réputation sur des enceintes aux noms évoquant toujours des éléments marins. Des enceintes de haut niveau mais au traitement traditionnel. Jusqu’aux années 90, quand la marque a développé la technologie SCS, pour Source à cohérence spatiale. Les haut-parleurs devenaient coaxiaux, installés dans des sphères ou des demi-sphères afin de positionner précisément chaque membrane l’une derrière l’autre.

Ce principe a été repris tout naturellement pour les enceintes sans fil Hi-Fi Cabasse. La forme ronde a aussi l’avantage de proposer un design loin des cubes sans doute trop classiques. Le format « boule » interroge, attire et facilite l’acceptation de l’enceinte connectée autonome, que l’on a envie de voir et de montrer. Cabasse relève cette esthétique assumée par un cercle chromé, que l’on choisisse la version blanche ou la version noire. Derrière ces finitions brillantes se cache un grand nombre de fonctionnalités qui rendent la Pearl Akoya complètement autonome. L’enceinte est livrée dans une sacoche de transport exclusive épousant ses formes.

Caractéristiques

Prix : 1 499 €
Haut-parleurs : 1x coaxial de 13 cm avec tweeter de 25 mm, 1x woofer de 17 cm
Amplification : 300 W + 300 W + 400 W
Bande passante : 30 - 27,000 Hz
Fonctionnalités : lecture réseau Hi-Fi 192 kHz/24 bits, DAC Asahi Kasei AK4490, services de musique en streaming, webradios, lecture DLNA
Connectivité : Wi-fi, Ethernet, Bluetooth, 1x entrée analogique minijack, 1x entrée numérique optique, 1x port micro-USB
Poids : 8 kg
Dimensions (L x H x P) : 220 x 220 x 220 mm

Présentation générale de The Pearl Akoya

L’enceinte Akoya est une sphère de 22 centimètres de diamètre reposant sur un socle plat intégré. A l’avant, une grille relevée du logo de la marque cache les haut-parleurs médium et aigu. Ceux-ci sont donc placés l’un sur l’autre en mode coaxial afin de proposer une écoute la plus large possible à partir d’une seule enceinte.

Le haut-parleur de grave de 17 cm est aligné sur le même axe que le coaxial, mais il rayonne à l’opposé, vers l’arrière. Il n’est pas protégé. On peut donc admirer sa membrane en carbone et sa large suspension assurant des débattements de 2 cm. Une prouesse permettant de restituer les basses fréquences avec un haut-parleur somme toute assez petit et chargé dans un volume réduit.



La connectique se place juste en dessous du woofer, à la base de l’Akoya. Elle comprend une entrée analogique sur prise mini-jack, une entrée numérique optique et une entrée micro-USB. Cabasse livre deux petits adaptateurs : un mini-jack vers RCA et un micro-USB vers USB-A. Vous avez ainsi le double de choix en termes de connectique. Il y a également une prise RJ45 pour le réseau.

Deux LED permettent de connaître l’état de l’Akoya. A droite, une LED bleue clignote lors de la phase d’installation et s’éteint lorsque la connexion est effective. A gauche, une LED turquoise reste allumée tant que l’enceinte est sous tension. Un petit interrupteur en face arrière permet de couper son alimentation.



Chaque haut-parleur bénéficie de son canal d’amplification. Et Cabasse ne fait pas dans la demi-mesure. Le tweeter et le médium ont 300 watts RMS chacun à leur disposition. Le woofer passe, lui, à 450 watts. Un total de 1 050 watts qui peut même grimper à 2 100 watts en crête. Avec tout ça, l’enceinte atteint 115 dB de pression sonore. Notons la présence d’un DAC Asahi Kasei AK4490, une référence utilisée dans des produits Hi-Fi et nomades de premier plan.

Fonctionnalités de The Pearl Akoya

L’Akoya peut se piloter simplement via sa télécommande Bluetooth à la finition laquée et métallique dans la même veine que l’enceinte : volume, play/pause, précédent/suivant. Bien entendu, on passera plus souvent par l’application mobile Cabasse pour un contrôle complet et la sélection de la musique.



L’installation se déroule assez simplement en suivant les étapes où l’on choisit principalement le type de connexion, Wi-Fi ou Ethernet. Puis, l’application propose de réaliser la calibration audio automatique de l’Akoya. Avec son propre micro intégré et à l’aide de fréquences glissantes, il lui faut 30 secondes pour s’adapter aux spécificités de la pièce d’écoute. A la fin, il ne reste plus qu’à renommer l’enceinte.



L’application liste les enceintes disponibles. Une fois l’Akoya sélectionnée, on trouve la liste des entrées, les favoris directement accessibles et une petite roue crantée pour le paramétrage. La liste est longue avec un premier niveau concernant l’audio, le mode de connexion ou l’association avec un assistant vocal. Un second niveau offre énormément de possibilités à explorer pour personnaliser le fonctionnement de son enceinte.



En haut à gauche, le menu principal liste les sources dématérialisées. Tout d’abord les radios suivies des services de musique : Qobuz est directement intégré en haute résolution. Il y a ensuite la navigation dans une éventuelle clé reliée au port USB ainsi que le contenu stocké dans le smartphone utilisé pour piloter l’enceinte.



La dernière partie de la liste concerne le DLNA. Tous les serveurs trouvés sur le réseau, comme les serveurs NAS ou les dossiers partagés, apparaissent accompagnés de leurs logos. Si vous n’avez pas de solution de partage, Cabasse vous propose de télécharger StriimServer, un logiciel gratuit pour PC et Mac afin de mettre à disposition de votre enceinte toute votre bibliothèque de fichiers audio.

A l’écoute

La réputation des enceintes Pearl n’est pas usurpée. La forte puissance associée à un woofer à grand débattement nous gratifie d’une restitution hyperdynamique, mais sans tomber dans la caricature. Pas de grave “pneumatique” avec l’Akoya, mais un grave articulé avec beaucoup d’impact. La contrebasse sur le morceau Fever de Petra Magoni en Live à FIP prend forme devant nous avec toute l’assise nécessaire, la rondeur et les résonances caractéristiques de l’instrument. C’est impressionnant et surtout, l’Akoya tient la distance : quand on monte le volume, on ne ressent pas la moindre faiblesse.



L’Akoya est une enceinte mono. Cependant, la musique ne demande qu’à sortir de cette boule de nerfs. Quelle que soit la masse orchestrale, la lisibilité reste très bonne, bien au-dessus des petites enceintes sans fil habituelles. L’ambiance est certes limitée, mais tout est là, sans se marcher dessus. L’ambiance des studios Capitol, où a été enregistré le live de Jeff Goldblum et du Mildred Snitzer Orchestra, est parfaitement restituée : les voix restent bien devant, sans être écrasées par tous les instruments. Au final, l’écoute mono n’est vraiment pas gênante. On s’y fait facilement grâce à la qualité de la restitution, très proche d’une paire d’enceintes Hi-Fi que l’on aurait collées l’une à l’autre.



Cette enceinte sans fil Cabasse sait respecter les timbres avec un très beau médium. Le haut-parleur coaxial est une spécialité de la maison dont on profite avec l’Akoya. Grâce à lui, le timing est parfait sur toute l’étendue spectrale des voix et des cuivres, qui offrent une présence convaincante. Le haut grave/bas médium n’est pas en reste avec de la rapidité sur les toms de la batterie. L’écoute du blues de Junior Wells sur le titre Sweet Sixteen permet de prendre toute la mesure des capacités audiophiles de cette enceinte connectée.


LES +
Une enceinte mono très vivante
Un grave puissant et articulé
La connectivité


LES -
Le petit clic au changement de plage
Ni AirPlay, ni Chromecast
Le tarif pas encore démocratique

Conclusion

La Pearl Akoya est la digne déclinaison de sa grande sœur. Ses capacités étonnantes dans le grave sont toujours au rendez-vous, avec moins de niveau sonore et adapté à des pièces plus petites. Ça remue franchement, avec un respect de toutes les fréquences, beaucoup de précision et de définition à tous les étages. On pourrait lui reprocher un équilibre changeant selon le volume sonore, mais dans la plage d’utilisation commune, c’est juste parfait. Comment faire mieux ? En ajoutant une seconde Akoya pour passer en stéréo, ouvrir une scène sonore grand format et développer encore plus la tenue dans les basses fréquences. Il y a alors de quoi se passer définitivement d’une chaîne Hi-Fi.

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