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Wollny et Peirani vraiment unis

Le pianiste allemande et l’accordéoniste français embarquent le jazz vers un bel ailleurs...

Par Clotilde Maréchal | Vidéo du jour | 1 octobre 2016
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Un vrai tandem que ce Tandem. Michael Wollny et Vincent Peirani ont beau avoir chacun un univers musical personnel et singulier, l’enregistrement qu’ils signent ici est une œuvre livrant une rare communion. Le pianiste allemande âgé de 38 ans et l’accordéoniste français de deux ans son cadet se sont rencontrés sur scène au New Morning à Paris en 2012, lors de la soirée anniversaire des 20 ans du label ACT. Avant ce spectacle, ils avaient tout au plus échangé une poignée de main. Mais tous ceux qui ont vécu en direct ce palpitant duo spontané n’oublieront ni cette jam-session, ni les artistes. « C’était comme si on avait joué ensemble depuis toujours. Pas besoin de se concerter ni de se regarder. On jouait et on respirait ensemble », raconte Peirani. Wollny aussi est tout éloge pour son confrère : « Avec Vincent, tu évolues librement et sans retenue sur toute la palette de tonalités et de styles. Tu lui lances n’importe quel truc, il l’intègre, le transforme et te le renvoie. C’est comme du tennis ultrarapide où les balles fusent comme des flèches. » Puis il ajoute, « Le lendemain de notre passage au New Morning, Vincent m’a envoyé un message : ci-joint un enregistrement de cette nuit. Écoute ça. J’aimerais bien que tu joues sur mon prochain disque » Dans Thrill Box, le premier disque de Vincent Peirani sur ACT, Michael Wollny faisait partie du trio avec Michel Benita. Dans Tandem, le pianiste et l’accordéoniste se retrouvent enfin pour un projet musical commun et exploitent avec virtuosité l’éventail de sonorités de leurs instruments. « Quand Vincent joue, j’entends moins un accordéon, mais plutôt un orchestre aux mille possibilités», constate le pianiste allemand. Peirani lui apprécie surtout la grande liberté dans ce duo et dit : « Michael peut écrire un texto et jouer du piano en même temps. Avec lui, rien n’est impossible. Peut-être n’y a-t-il aucune limite chez lui ! »… La palette de styles est de fait très vaste, et du Hunter de Björk au Fourth of July de Sufjan Stevens, en passant par Vignette de Gary Peacock ou l’Adagio de Barber, les deux musiciens se sont fait plaisir. Un plaisir qu’ils communiquent à chaque instant de leur Tandem.



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