Catégories :

Le Vertigo de Rondeau

Rameau et Royer au menu du 2e album du claveciniste Jean Rondeau...

Par SM | Vidéo du jour | 22 février 2016
Réagir

Non, ce n’est pas ici jouée au clavecin la partition du Vertigo de Hitchcock mais tout bonnement la sensation de vertige qu’a ressenti le claveciniste Jean Rondeau devant l’immensité des nouveautés qu’ont développé Jean-Philippe Rameau et son contemporain Joseph-Nicolas-Pancrace Royer, deux défricheurs de génie à qui l’on doit d’avoir balayé, en quelque sorte, l’art antique français de Lully et ses héritiers. Deux compositeurs qui s’illustrent sur la scène de l’opéra en un duel au sommet, comme en 1739 : Zaïde pour Royer contre Dardanus pour Rameau. Ces deux magiciens, architectes magistraux parmi les plus brillants et les plus fous de leur époque, ont aussi tenté de saisir dans la palette de leur clavier les échos du grand théâtre. Jean Rondeau, à la tête du célèbre clavecin historique du Château d’Assas – celui-là même sur lequel Scott Ross enregistra ses intégrales Rameau, Couperin et Scarlatti ; le claveciniste états-unien y est même décédé… –, un monumental instrument français Donzelague du tout début des années 1700, d’une richesse sonore épatante. Il fallait bien un tel clavecin (et un tel claveciniste !) pour nous faire découvrir les beautés de cette musique moderne française de la première moitié de ce XVIIIe siècle sur ce deuxième album qui parait chez Erato et qui fait suite à son Bach - Imagine de 2015, un disque Qobuzissime.







Pour suivre tout ce qui se passe sur Qobuz, rejoignez-nous sur Facebook !

 Lire aussi

À découvrir autour de l'article

Vos lectures


Inscrivez-vous à nos newsletters