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Black Mountain, chapitre IV

Par Antoine Roché |

Quand les Américains déballent wah wah, fuzz et delay...

Prénommer son album IV, ou comment assumer un héritage classic rock lourd, manière de rendre hommage au mastodonte zeppelinien. Au long de ses 50 minutes d’écoute, le quatrième album de Black Mountain nous emmène voyager à travers le temps, lentement, assurément. Habitué à faire du stoner, le groupe s’émancipe de cette étiquette grâce à son duo de voix. Assurément, les cordes vocales de la chanteuse viennent adoucir des riffs de guitares nourris sans scrupule à une fuzz boostée. Venant s’engouffrer dans la brèche du rock psychédélique, Black Mountain ravit sur son morceau Space To Bakerfield. Durant neuf minutes, la musique va monter progressivement : batterie accueillante, voix chaude, guitare acoustique, solo de guitare couplée à la wah, fuzz et delay… Un régal qui n’est pas sans rappeler par moment l’épique Maggot Brain de Funkadelic. Pour IV, les synthés sont souvent de sortie et viennent ponctuer doucement le lent tempo, tout en sachant se faire discrets lorsque d’autres instruments doivent être mis en avant. Bien sûr, le rock n’est jamais renié ! En témoignent (Over And Over), qui nous ramène aux portes de l’enfer, ou encore Constellations avec ses gros riffs de guitare.



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