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Theophilus London dynamite les genres

Avec "Bebey", son éclectique et jouissif 3e album, le soulman trinidadien mélange funk, hip-hop, reggae, gospel, R&B, pop et sonorités caribéennes...

Par Charlotte Saintoin | Vidéo du jour | 29 janvier 2020
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Même si Theophilus London en égrène les singles depuis 2018, Bebey a de quoi surprendre. D'abord par sa matière, puis par l'éclectisme de ses collaborations. Après quelques EP autoproduits, deux albums encensés par une presse unanime, voici donc un troisième album, six ans tout de même après Vibes (Qobuzissime !).

S'attaquant au tube funk du Nigérian Steve Monite illuminant l'année 1984, Only You, premier single avec Kevin Parker de Tame Impala, sortait en octobre 2018. Puis, en 2019, venait Whiplash, déjà élaboré en 2016, où le New-Yorkais rappait sur les synthés psychés de l'Australien.



Suivaient Seals, le plus R&B Pretty avec Ian Isiah, Cuba et ses effluves caribéennes et même une première version de Whoop Tang Flow sur SoundCloud avec Raekwon du Wu-Tang Clan.



Pour autant, ces treize pistes étalées sur 49 minutes organisent une mixture bien équilibrée, clairement faite pour danser. Qu'il s'agisse des élans reggae avec steel-drum de Bebey, du gospel infusé dans Seals ou de sa version mumble rap avec Lil Yachty, du gangsta rap façon Wu-Tang, jusqu'aux digressions pop excentriques engendrées par le weirdo Ariel Pink sur Revenge, le natif de Trinité-et-Tobago excelle dans le dynamitage des genres comme à la confection de textures méticuleusement choisies et donc réussies. Bien entouré, bien inspiré, Theo fait des ravages avec Bebey.



ÉCOUTEZ "BEBEY" DE THEOPHILUS LONDON SUR QOBUZ



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