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Sorry, la bonne excuse

Qobuzissime pour ces jeunes Anglais pas vraiment comme les autres...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 27 mars 2020
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Affirmer qu’un groupe ne ressemble à aucun autre est une manière de dire qu’il ressemble à tous les autres. Et comme l’époque adore flouter les frontières stylistiques et n’écouter qu’en mode aléatoire, Sorry, groupe 100% 2020, est encore plus inétiquetable que ses contemporains…

L’âme viscéralement rock, les idées aussi bien rangées qu’une chambre d’ado, Asha Lorenz et Louis O'Bryen signent l’un des premiers albums les plus étonnant et déroutant du moment. Le temps les a sans doute aidé à peaufiner ce 925 puisque les deux Londoniens se connaissent depuis le collège.

Aucune grande rivalité, juste une intense complicité qui leur fait s’échanger le micro tout au long du disque. Se le partager aussi ; comme Sonic Youth au siècle passé. C’est d’ailleurs à une version soft voire moelleuse de leurs aînés new-yorkais à laquelle on pense parfois. Comme eux, Sorry ne sourit pas beaucoup et affiche une sorte de moue, une espèce de nonchalance paresseuse qui repousse plus qu’elle n’attire. Et pourtant, tout ça reste fascinant. Le quotidien The Guardian a génialement cerné ce sentiment en titrant : Sorry, le groupe qui rend l’ennui sexy. Difficile de viser plus juste…



Au grunge, Sorry a piqué l’attitude slacker, aux Pixies leurs guitares (Perfect), à Garbage la gouaille sexy (Snakes), aux Kills une certaine imagerie junky (More), à la no wave le saxo alcoolo et au courant post-punk la vision ombrageuse.



Il faut surtout écouter et réécouter ce 925 Qobuzissime pour en apprécier l’originalité et finir par être envoûté. Impossible de passer à côté ! Aucune excuse, Sorry.



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