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Seasick Steve débranche tout

Par Marc Zisman |

Avec "Blues in Mono", le barbu abandonne ses guitares salaces, sa rythmique préhistorique et sa voix qui fleure bon l'haleine de chacal pour un bel hommage au blues acoustique des grands anciens...

Lui aussi y va de son album confiné. Comme tant d’autres artistes, Seasick Steve profite, contraint et forcé, de la pandémie pour s’enregistrer. Et comme le bonhomme fait dans le blues le plus viscéral, l’exercice lui va comme un gant.

Surtout que comme son titre l’indique, Blues in Mono qui vient de paraître, met l’accent sur les bases du genre en rendant hommage à ce blues acoustique, le country blues, de la première moitié du XXe siècle en enquillant des reprises des maîtres Mississippi Fred McDowell (Fred's Worried Blues), Charlie Patton (Moon Going Down), Willie Dixon (My Babe), Mississippi Joe Callicott (Laughing to Keep From Crying), K.C. Douglas (Whisky Headed Woman), Lightnin’ Hopkins (Buddy Brown) et, plus près de nous, R.L. Burnside (Goin' Down South et Miss Maybell). Dans le lot, Steve glisse tout de même quatre nouvelles compositions originales assez fortes comme Well, Well, Well, histoire de ravir ses fans…

Dénuement, dépouillement, solitude, aucun artifice ne vient flouter la conversation qu’il a avec sa guitare, portée par sa voix toujours aussi burinée. Un disque back to the roots joliment capté par un vieux micro des années 40, histoire de rendre l’affaire encore plus réelle. Du cru, du brutal, du sans surprise que ce Blues in Mono de Seasick Steve, mais qui a le grand mérite de réchauffer l’âme et le cœur.

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