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Mannequin Pussy, punk mais pas trop

Avec son 3e album "Patience", le gang de Philadelphie étoffe sa palette sonore sans vendre son âme au diable...

Par Alexis Renaudat | Vidéo du jour | 5 août 2019
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Mannequin Pussy, c’est Marisa Dabice au chant et à la guitare, Thanasi Paul à la guitare et au clavier, Bear Regisford à la basse et Kaleen Reading à la batterie. Patience, leur troisième album studio, dure 25 minutes, ce qui fait déjà long quand on se prend des claques dans la figure.

En effet, le groupe de indie-punk originaire de Philadelphie n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle, comme peuvent en témoigner leurs précédents disques d’une grande violence sonique. Ce dernier opus qui paraît chez Epitaph Records, réalisé en tandem avec le producteur Will Yip (Quicksand, The Menzingers), est visiblement le fruit d’une approche plus nuancée.



Ne vous attendez toutefois pas à des berceuses ! Des titres comme Drunk I ou Clams sont brefs (moins d’une minute chacun) pour une raison bien précise : l’assaut auditif ne peut durer qu’un certain temps avant de devenir trop pesant.



Leçon qui porte ses fruits ; le quatuor a relevé le pied de la pédale d’accélérateur pour accentuer le contraste entre moments de poésie et de rage brute. A la clé, des sonorités nouvelles, comme l’instrumentation allégée sur High Horse, un vrai morceau d’indie pop ; du shoegaze et même quelques notes de piano sur In Love Again. La voix de Dabice y est tantôt douce et mélancolique, tantôt furieuse. Patience porte bien son titre : on sent un disque réfléchi, pour lequel les Mannequin Pussy ont canalisé leur énergie sans perdre en authenticité. Court et efficace.



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