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Le jazz futuriste de Jeff Parker

Avec son groupe the New Breed, le guitariste de Tortoise façonne un jazz expérimental toujours très mélodique et souvent émouvant, dédié cette fois à sa mère Maxine Brown...

Par Max Dembo | Vidéo du jour | 26 janvier 2020
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L’art de Jeff Parker a toujours dépassé les frontières de la musique de Tortoise dont il reste LE guitariste mythique. Du post rock au jazz, il n’y a qu’un pas que le Chicagoan qui a joué notamment avec Joshua Redman, Brian Blade, Meshell Ndegeocello et Makaya McCraven n’a cessé de franchir. « J’étais attiré par le jazz quand j’étais enfant. C’est le premier genre musical qui ait vraiment résonné en moi quand je me suis sérieusement intéressé à la musique. Quand j’ai eu 9 ou 10 ans, j’ai jeté mon dévolu dessus parce qu’on pouvait y trouver des choses inattendues. C’est le jazz qui m’a conduit vers l’improvisation qui m’a mené à l’expérimentation dans un sens plus large. »

Avec Suite For Max Brown qui vient de paraître sur l'excellent label International Anthem, Jeff Parker offre une suite à son album The New Breed publié en 2016. Un hommage à sa mère Maxine Brown (elle est âgée de 19 ans sur la pochette de l’album) réunissant neuf compositions originales ainsi qu'une relecture de Black Narcissus de Joe Henderson (baptisée Gnarciss) et d’After the Rain de John Coltrane.



Entouré du pianiste et saxophoniste Josh Johnson, du bassiste Paul Bryan, du joueur de trompette piccolo Rob Mazurek, du trompettiste Nate Walcott, des batteurs Jamire Williams, Makaya McCraven et Jay Bellerose, de la violoncelliste Katinka Klejin et même de sa fille de 17 ans Ruby Parker (qui prête sa voix pour le morceau d’ouverture Build A Nest), Parker a construit la base de son projet à partir de beats et de samples, et composé avec une guitare, des claviers, une basse, des percussions et enregistré sporadiquement sa voix avant d’inviter ses amis musiciens à jouer et improviser sur ses mélodies.

Le résultat, plus hybride que jamais, est un patchwork de jazz filtré au répétitif. Et l’équilibre, assez parfait entre explorations numériques et excursions dans le jazz plus classique, donne à l’ensemble de cette Suite For Max Brown une saveur originale difficilement étiquetable.

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