Rubriques :
Vidéo du jour

Fakear, son monde d'après

Par Smaël Bouaici |

Avec "Everything Will Grow Again", le beatmaker caennais se remet en question et signe un album assez éclectique...

Fakear en a eu marre. Tête de gondole de l’électro chill française aux côtés d’artistes comme Petit Biscuit, Møme ou Thylacine, le musicien normand a voulu couper les ponts avec cette scène qu’il juge trop influencée par l’EDM américaine.

Il s’est donc tourné vers l’Angleterre pour trouver un nouveau souffle, et a confié la production de son nouvel album, Everything Will Grow Again, à Alex Metric, lauréat d’un Grammy avec Silk City (Diplo et Mark Ronson) en 2019, et auteur de nombreux remix pour La Roux ou Daft Punk, avec pour objectif de “casser tout ce qui a fait la patte Fakear ces dernières années”.



Alors évidemment, on ne se refait pas à 100 % simplement en le décidant, en témoignent les très chill Kaishi ou Sekoia, mais force est de constater que les kicks sont ici plus appuyés et les mélodies moins consensuelles. Fakear, qui cite en vrac les influences de Bonobo et Jon Hopkins, lâche un titre UK house à la Biceps (Tadlo), tisse des arabesques ambient à la Four Tet (Linked), et adresse un clin d’œil appuyé aux programmeurs de club et festival sur Structurized, un des titres le plus dancefloor de sa discographie.



Alors que tant d’artistes se complaisent dans leur zone de confort, Fakear prend le risque d’évoluer, et peut-être de perdre les fans du début. Et comme il paraît qu’il travaille à des morceaux techno, il n’a sans doute pas fini de surprendre.

En 2016, Qobuz rencontrait Fakear qui publiait son premier album Animal avec en bonus live, son single Ankara :



ÉCOUTEZ "EVERYTHING WILL GROW AGAIN" DE FAKEAR SUR QOBUZ



Pour suivre tout ce qui se passe sur Qobuz, rejoignez-nous sur Facebook !

 Lire aussi

À découvrir autour de l'article