Deerhunter, attrape-moi si tu peux

La bande de Bradford Cox déstabilise l'indie rock...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 18 janvier 2019
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En 2015, deux ans après Monomania, Bradford Cox et ses hommes signaient Fading Frontier, un septième album étonnant car offrant de nouvelles perspectives pour Deerhunter. Le gang d’Atlanta faisait jusqu’ici dans la pop sonique chloroformée avec une maîtrise mélodique impressionnante. Une musique fascinante héritée du mur du son de My Bloody Valentine. Ce rock onirique sous hypnose était toujours plus ou moins au programme de Fading Frontier mais Cox tendait vers plus d’épure, plus de mélodies, et des envies plus pop à l’image du démentiel et groovy single Snakeskin

Quatre ans plus tard, Why Hasn’t Everything Already Disappeared? prouve que Deerhunter n’a pas bouclé sa mue sans fin. La richesse de ce huitième album, qui s’éloigne encore un peu plus de l’esprit shoegaze des débuts, montre même que le cerveau de Bradford Cox est toujours en ébullition. Du clavecin de Death in Midsummer lorgnant l’héritage des Kinks (comme d’ailleurs No One’s Sleeping, lui aussi fleurant bon l’esprit de Ray Davies) au son futuriste/synthétique de Greenpoint Gothic (on se croirait dans la période berlinoise de David Bowie pilotée par Brian Eno) en passant par la power pop jouissive et catchy de Futurism, ce nouvel album ose à peu près tout.

Impossible pour autant de perdre le fil ou d’être saoulé par tant d’expériences. Bradford Cox, Lockett Pundt, Moses Archuleta, Josh McKay, Javier Morales et, en guest sur trois titres, Cate Le Bon trouvent toujours un plan, une mélodie, une punchline, une atmosphère ou un dérapage inattendu pour impressionner. Étonnant et captivant.



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