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Buzzy Lee, du Spielberg intimiste

Par Marc Zisman |

Produit par Nicolas Jaar, le premier véritable album de la fille de Steven Spielberg joue la carte de la pop classe, chambriste et minimaliste. Une révélation.

On ne pourra pas dire que l’écoute intensive et forcée de la grosse artillerie de John Williams tout au long de son enfance ait traumatisé, voire influencé, Buzzy Lee alias Sasha Spielberg

Spoiled Love, le premier véritable album de la « fille de », avance plutôt à pas très feutrés, lorgnant vers la pop chambriste et intimiste. Un beau disque onirique conçu avec le prodige de l’électro Nicolas Jaar. Ce complice de studio depuis les bancs de la fac a trouvé l’habillage épuré parfait pour mettre en valeur la voix d’elfe de la Californienne trentenaire qui selon les morceaux fait écho à celles de ses contemporaines Lana Del Rey, Agnes Obel ou Este, Danielle et Alana Haim.

Tout est beau léché sur Spoiled Love mais grâce à ses aspérités, l’effet d’envoûtement devient plus fort. Comme lorsqu’au milieu de Strange Town, Jaar fait flotter une nappe synthétique rêveuse, histoire de rendre l’affaire un brin étrange. Ou grâce aussi à l’interlude instrumental répétitif Mendonoma. Des petites touches qui donnent un côté lynchien à cet album féérique.

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