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Alexandra Savior, dark side of the pop

Avec son 2e album, "The Archer", la chanteuse de Portland évite le piège de n'être qu'une nouvelle Lana Del Rey...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 10 janvier 2020
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« Cette fille va être énorme ! » Quand Courtney Love parle ainsi d’Alexandra Savior dès 2012, personne ne fait vraiment très attention. Au fil des ans et des sorties, l’idée se répand quand même. Surtout lorsque cette protégée d’Alex Turner des Arctic Monkeys qui pigera aussi sur l’album Everything You've Come to Expect de son side project The Last Shadow Puppets, publie en 2017 son premier opus, Belladonna of Sadness, enregistré en fait entre 2014 et 2015. L'Américaine de Portland est vite cataloguée comme une Lana Del Rey dark.

The Archer, seconde copie qu’elle rend ce 10 janvier 2020, souligne davantage ses différences. Un album publié sur 30th Century Records, le label de Brian Burton alias Danger Mouse, et produit par Sam Cohen, bidouilleur de goût à qui on doit notamment le dernier Kevin Morby, Oh My God



Dark, Alexandra Savior le reste. Surtout envoûtante (cette voix !), jamais déprimante. La pop cinématographique de The Archer s’adosse contre des basses essentielles, tantôt cold wave, tantôt gainsbouriennes.



Cousine éloignée d’Hope Sandoval, Aldous Harding, Fiona Apple, Jessica Pratt et bien entendu Lana Del Rey, elle garde toujours à portée de main une attirance pour des textures vintage, surtout sixties (Can't Help Myself). Surtout, la mélancolie de sa pop sensuelle n’est jamais artificielle. Et sa plume a mûri, les compos de ce deuxième album montant d’un cran. Énorme alors ? Peut-être pas. Mais grandissant, certain !



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