Catégories :

Les albums

CD13,99 €

R&B - Paru le 8 février 2010 | XL Recordings

Distinctions Pitchfork: Best New Music - Stereophile: Record To Die For - Sélectionné par Ecoutez Voir
I'm New Here met une claque. L’opus est bourré de grands méchants beats, de tout un éventail d’atmosphères sonores et de plus d’intimité autobiographique (parfois involontairement) que n’en avait jamais livré Gil Scott-Heron. Sa production le pousse vigoureusement dans ses derniers retranchements, et Scott-Heron s’y prête sans une once de nostalgie. Sorti 40 ans après son premier album, I'm New Here contient l’immédiateté qui porte l'art de Scott-Heron à son apogée. La production moderne ajoute à cette qualité une incommensurabilité, souligne sa pertinence actuelle en reflétant le temps écoulé et ouvre son travail à une nouvelle génération d’auditeurs tout en offrant aux moins jeunes une secousse justifiée. © Thom Jurek /TiVo
CD13,99 €

R&B - Paru le 7 février 2020 | XL Recordings

Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Un an avant de passer l’arme à gauche, au printemps 2011, Gil Scott-Heron signait un album ovni, l’un des plus beaux de sa discographie, sorte de blues futuriste et testamentaire, alors que même ses fans les plus hardcore n’attendaient plus vraiment grand-chose de leur idole usée par la vie, la dope et la paranoïa. Surtout, avec I’m New Here, le poète, chanteur, écrivain et jazzman le plus extraterrestre de sa génération, celui que beaucoup considèrent comme le parrain du hip-hop, promenait comme jamais sa prose engagée sur une instrumentation dépouillée produite par Richard Russell, patron du label XL Recordings, venu le chercher dans la prison de Rickers Island à New York pour travailler avec lui. Un an plus tard, avec We’re New Here, Jamie xx du groupe The xx remixait avec intelligence l’intégralité du disque qui devenait un fascinant traité d’électro minimaliste…Pour fêter les 10 ans d’I’m New Here, Russell a proposé cette fois à l’un des jazzmen les plus hype du moment, le batteur Makaya McCraven, de le « réimaginer » à sa manière. Le résultat, assez étonnant, apporte encore un nouvel éclairage à l’œuvre. Ciao la nudité d’origine ! Place à l’orgie improvisée purement jazz, adossée contre un groove maousse. Makaya trouve le jeu juste pour coller au flow crépusculaire de Gil Scott-Heron. Avec respect tout en affirmant sa voix, il s’est sans doute rappelé le rapport que le défunt soul brother entretenait avec les percussions. Small Talk at 125th and Lenox, son tout premier album publié en 1970, n’était en effet composé que de sa voix et de quelques percussions. Reste à espérer que ce beau projet We’re New Again incitera les plus jeunes à redécouvrir l’œuvre de Gil Scott-Heron, sans doute l’une des plus sous-estimées du XXe siècle. © Marc Zisman/Qobuz
CD10,99 €

R&B - Paru le 1 janvier 1973 | Polydor

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Qobuz Référence
En juin 73, James Brown a beau perdre son fils Teddy dans un accident de voiture, la cadence de sa production ne ralentit pas. Même la qualité suit comme sur les deux bandes originales qu'il signe avec Fred Wesley : Black Caesar et Slaughter's Big Rip-Off. Des superbes enregistrements funk qui annoncent ce mythologique et archi-samplé The Payback qui parait en décembre 1973. A l'origine, les compositions de cet opus devaient servir à la bande originale du film Hell Up In Harlem, mais elles seront rejetées par les producteurs déclarant qu'il s'agit "toujours de ce même vieux son James Brown. Pas assez funky"... Au final, The Payback sera certifié disque d'or. Avec le recul, les spécialistes le considèrent comme un album clef de la période la plus funky du Godfather. Son groove répétitif et lancinant, transe hypnotique slalomant entre soul et funk, est même devenu une signature propre à la star. Quelques années plus tard, on ne comptera plus les rappeurs ayant pillé The Payback pour trouver le sample qui fait mouche... © MD/Qobuz
CD16,99 €

R&B - Paru le 17 mai 2010 | Bad Boy - Wondaland

Distinctions Pitchfork: Best New Music - Sélection Les Inrocks
Il y a encore deux ans, Janelle Monae était une débutante faisant ses gammes R&B avec Big Boi. C'est même cette moitié d'OutKast qui lui donna la possibilité d'enregistrer son premier et ambitieux EP Metropolis: The Chase Suite basé sur une fiction issue de son imagination.En 2010, The ArchAndroid voit Janelle Monae se transformer en princesse neo-soul de premier plan, accouchant d'une fresque incluant des éléments aussi divers que de la musique de cabaret style Broadway (« Oh, Maker »), de l'easy listening (« Sir Greendown »), du glam rock incendiaire (« Come Alive (The War of Roses) »), du funk (« Locked Inside »), du hip-hop (« Dance or Die », « Tightrope ») et bien évidemment de la soul de la meilleure eau (« Wondaland »). Mais ce qui aurait pu n'être qu'un catalogue au savoir-faire factice et fait de cet opus gargantuesque un chef d'oeuvre de l'époque est la facilité avec laquelle Janelle Monae alias Cyndi Mayweather se glisse dans chaque genre, entourée d'orchestrations sur mesure et boostée par des rythmiques bondissantes. La production panoramique ajoute à cette impression de luxe permanent.The ArchAndroid est assurément le meilleur album provenant de la planète noire cette année. © Loïc Picaud / Music-Story
CD14,49 €

R&B - Paru le 1 mars 2013 | RCA Records Label

Distinctions 5/6 de Magic - Sélection du Mercury Prize
Pour un premier album, c'est un coup de maître que nous propose cette jeune anglaise de Birmingham. Une combinaison magique entre soul, jazz, gospel et r'n'b, forgée par des années de conservatoire et une éducation religieuse. La presse outre Atlantique la présente comme un mélange entre Billie Holiday et les Beach Boys. La BBC l'a carrément annoncée « Voix de l'année 2013 ». « Sing To The Moon » est tout simplement captivant et élégant, constitué de douze chansons magiques et sophistiquées.
CD19,49 €

R&B - Paru le 17 juin 2011 | Blues Babe Records

Distinctions 4F de Télérama - Sélection Les Inrocks
Loin des divas (trop) sucrées de la soul contemporaine, Jill Scott confirme ici que sa voix comme ses textes sont bien au dessus de ceux de ses consœurs. Offrant le terrain rocailleux de l’amour, la nostalgie et la déception, The Light Of The Sun est une merveille de groove racé, à l’instrumentarium léché, et portée par des compositions dignes des perles de la soul cinq étoiles des 70’s.
CD18,99 €

R&B - Paru le 1 mars 2013 | RCA Records Label

Distinctions 5/6 de Magic - Sélection du Mercury Prize
Pour un premier album, c'est un coup de maître que nous propose cette jeune anglaise de Birmingham. Une combinaison magique entre soul, jazz, gospel et r'n'b, forgée par des années de conservatoire et une éducation religieuse. La presse outre Atlantique la présente comme un mélange entre Billie Holiday et les Beach Boys. La BBC l'a carrément annoncée « Voix de l'année 2013 ». « Sing To The Moon » est tout simplement captivant et élégant, constitué de douze chansons magiques et sophistiquées.
CD16,99 €

R&B - Paru le 18 janvier 2005 | Rhino Atlantic

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Qobuz Référence
Le 28 mai 1959, soit moins d’un an après son fabuleux Live At Newport, l’orchestre de Ray Charles se produit au Herndon Stadium d’Atlanta, ce qui constitue pour le presque trentenaire un émouvant retour aux sources. La prestation s’articule sur la redécouverte de certains standards de grand orchestre : « Yes Indeed ! » en souvenir de l’ensemble de Tommy Dorsey, « Frenesi » la bien nommée, empruntée au répertoire d’Artie Shaw. Mais, parallèlement à une nouvelle version de « The Night Time Is The Right Time », ou un sublime voyage au pays de « Drowned In My Own Tears » (qui reste absolument comme l’une des chansons d’amour les plus désespérées, et déjantées, de l’histoire de la musique populaire), Ray Charles emporte en effet l’adhésion grâce à ses propres classiques, et en particulier une version ébouriffante de « What’d I Say », tendue et sensuelle comme un arc d’amour. Ce jour-là, personne au monde ne peut sonner, et enthousiasmer, à l’instar de Ray Charles. Signe des temps, et de la mutation en devenir de la carrière de « Brother Ray », Ray Charles In Person entrera dans le Top Ten du classement Pop des albums. © ©Copyright Music Story Christian Larrède 2015
HI-RES13,49 €
CD9,49 €

R&B - Paru le 1 novembre 2019 | Stones Throw

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Plus de 10 000 kilomètres séparent Khartoum de Cleveland. Une distance gommée en deux coups d’archets par Brittney Parks alias Sudan Archives sur son splendide premier album, Athena. À 24 ans, cette Américaine autodidacte ayant grandi dans l’Ohio tend de solides et improbables ponts entre les sons et les continents. Et sa soul contemporaine, langoureuse et onirique, ne ressemble à aucune autre… Le violon, prédominant dans la musique soudanaise qu’elle aime tant, est son arme de prédilection. Un son qu’elle embarque dans des mailles électroniques et des beats vaguement hip-hop. En 2016, Sudan Archives s’était d’ailleurs amusée à revisiter le King Kunta de Kendrick Lamar (rebaptisé Queen Kunta) avec juste sa voix, ce violon et une petite pédale d’effet. Ses fusions atypiques sont en fait nées d’une révélation que la musicienne désormais basée à Los Angeles eut en écoutant les enregistrements du Camerounais Francis Bebey, extraterrestre disparu en 2001 qui mêlait musique africaine et électro minimaliste. Sur Athena paru sur Stones Throw, l’excellent label californien de Peanut Butter Wolf spécialisé en rap underground et en funk azimuté, Sudan Archives lorgne surtout l’héritage des reines de la soul underground (Erykah Badu, Solange) tout en conservant son originalité. Et son R&B afrofuturiste, mille-feuille de couches sonores, renferme assez de textures avant-gardistes pour se démarquer de la concurrence. Un doux choc mais un vrai choc. © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES95,99 €
CD83,99 €

R&B - Paru le 29 novembre 2019 | Warner Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Reissue
Trente-sept ans après sa sortie, que reste-t-il de 1999 de Prince ? Avec ce cinquième album studio, Rogers Nelson voit double ! Onze titres sur deux disques publiés en octobre 1982 : ciao le funk électro épuré, Prince entre dans l'ère de la démesure ! Ses pièces sobres et efficaces sont désormais des mini-opéras festifs et décadents. Son funk s'est épaissi et regorge d'éléments ouvertement pop, rock’n’roll voire new wave. Sa voix est enveloppée dans un écho fascinant, la rythmique avant-gardiste est dictée par les sonorités les plus électroniques, les parties de guitare venues d'une autre planète ; bref, le son Prince est né et influencera une bonne partie de la production discographique des années 80. Avec ce chef-d’œuvre qui n’a pas pris une ride, il plastronnera enfin au sommet des charts grâce aux tubesques 1999, Little Red Corvette et Delirious. Cette Super Deluxe Edition de 1999 qui paraît en 2019 propose l’album original entièrement remastérisé mais surtout une avalanche de bonus déments. Deux disques compilent 23 inédits avec des démos, versions promo, singles et live (un concert du 30 novembre 1982 à Detroit). Au milieu de ces trésors pour fans (mais pas que), une version XXL de Possessed, une autre brute de Delirious ou des live en studio d’International Lover sans falsetto ! Cette réédition 5 étoiles comprend surtout des chansons totalement inédites de Prince. Qui plus est de son âge d’or du début des années 80 ! Avec Money Don’t Grow on Trees, Rearrange, Bold Generation, Purple Music, You’re All I Want ou Vagina, qui ne sonnent jamais comme des fonds de tiroir, son génie ne fait que se confirmer… Deux ans plus tard, avec Purple Rain, le Kid de Minneapolis sera sacré Prince de la planète entière. © Marc Zisman/Qobuz
CD14,49 €

R&B - Paru le 23 août 2019 | Columbia

Distinctions 4F de Télérama
Après avoir nagé durant des heures, des mois et des années dans l’océan de la soul néovintage, Raphael Saadiq revient à des considérations plus « modernes » et surtout plus personnelles. Le titre de son cinquième album (son premier après huit ans de silence) porte le nom de son défunt frère, Jimmy Lee, mort d’une overdose dans les années 90 après avoir contracté le virus du sida. La mort, le Californien d’Oakland, grand gourou de la nu soul des 90's, danse avec depuis l’enfance, lui qui a vu ses autres frères et sœurs s’éclipser prématurément. L’aîné Alvie est assassiné en 1973, Desmond se suicide en 1987 avant que Sarah ne soit renversée par une voiture de police en pleine course-poursuite en 1990…À 53 ans passés, Raphael Saadiq signe ici une sorte de bilan tant introspectif que musical. Un disque de soul à 360° pour enfin éradiquer, espérons-le, une certaine injustice qui l’entoure – il n’a jamais ramassé autant de lauriers qu’un D’Angelo – même si son emploi du temps a toujours explosé grâce à ses nombreuses productions pour Solange, Miguel, Joss Stone, Mary J. Blige, Snoop Dogg, Rick Ross, Kelis, Whitney Houston, John Legend ou encore Trombone Shorty. Aussi, l’ex-membre de Tony! Toni! Toné! et de Lucy Pearl propose ce qu’il sait faire le mieux. Du rhythm’n’blues à la Marvin Gaye/Curtis Mayfield filtré aux sonorités contemporaines, le tout dans un esprit post-nu soul, avec des rythmiques très 90's. Saadiq fusionne alors les décennies et les différentes formes du groove pour accoucher d’une musique bien à lui. Il a même la bonne idée de ne pas abuser des featurings (Kendrick Lamar sur Rearview et Ali Shaheed Muhammad d’A Tribe Called Quest sur Rikers Island), histoire de rendre ce Jimmy Lee encore plus personnel… © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES21,49 €
CD14,99 €

R&B - Paru le 28 août 2015 | Universal Republic Records

Hi-Res Distinctions Grammy Awards
Ça n’est pas avec Beauty Behind The Madness que le phénomène risque de s’atténuer, mais dès que la voix d’Abel Tesfaye alias The Weeknd retentit, difficile de ne pas penser à celle d’un certain Michael Jackson… Avec ce deuxième vrai album studio, le R’n’B du jeune Canadien conserve cette filiation avec le Roi de la Pop. Un roi, The Weeknd en est devenu un récemment en se retrouvant sur la bande originale du film Fifty Shades Of Grey avec le single Earned It, présent d’ailleurs sur ce Beauty Behind The Madness. De figure culte et montante de l’underground soul, le jeune musicien de Toronto s’est retrouvé au sommet des charts… Jamais trop sucré, sa soul contemporaine touche au cœur et vise toujours juste, dans son approche du groove feutré et épuré comme dans sa manière bien à lui de sculpter des rythmiques langoureuses. On se laisse porter par cette musique mi-urbaine, mi-rêveuse, à laquelle il a convié quelques invités comme Labrinth, Ed Sheeran, Kanye West et Lana Del Rey. © CM/Qobuz
CD13,99 €

R&B - Paru le 1 janvier 1997 | Universal Records

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Dès son premier album, Erykah Badu accumule les comparaisons flatteuses : Lauryn Hill texane, Billie Holiday nu soul, Diana Ross sous tranquillisants ou Gil Scott-Heron féminin, l’affaire est sérieuse sous ses airs désinvoltes et langoureux. Cette soul d’inspiration jazz – smooth de préférence – avance sur des rythmes à peine hip-hop qui épousent les contours d’une voix magnifique. Treize ans plus tôt, Sade livra une sensualité similaire, que Badu rend plus captivante dans la forme. Chuchoté d’un bout à l’autre, Baduizm est le vent de fraicheur que la soul attendait à la fin des 90’s. © MZ/Qobuz
CD14,99 €

R&B - Paru le 25 mars 1986 | Warner Records

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Avec les royalties de son succès, Prince avait entamé l'année 1985 par la construction de son studio, Paisley Park. Il prenait son public à contre-pied en enregistrant un album éloigné de son naked funk : le pop et psychédélique Around The World In A Day, moins sexuel et plus spirituel. Un claqument de doigt plus tard, il passe au projet suivant : un autre long métrage ! A l'opposé de Purple Rain, Under The Cherry Moon joue la carte du classieux et n'est pas soutenu par une véritable bande originale. Prince préfère en effet publier un nouvel album (incluant les titres du film) en mars 1986. Intitulé Parade, il est surtout tracté par un infernal et tubesque single de funk minimaliste : Kiss. L’ensemble de l’opus, toujours aussi puissamment produit par son altesse princière, slalome comme à l’accoutumée entre les styles (funk pur, jazz fusion, pop psychée et soul moderne) et les ambiances (groovy ou langoureuses). Parade a beau être sorti au beau milieu des années 80, décennie aux sonorités et aux productions bien typées, il passe pourtant brillement l’épreuve du temps grâce à un son toujours aussi moderne. © MD/Qobuz
HI-RES15,49 €
CD10,99 €

R&B - Paru le 1 janvier 1977 | Motown

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Après s’être bâti une forte réputation à l’aide de titres énergiques riches en funk et en soul fortement inspirés par la Motown, les Commodores entament un léger virage en 1977 avec ce cinquième album éponyme qui les voit prendrer une direction pop avec des chansons plus légères mettant grandement en valeur les voix de Lionel Richie et de Walter Orange. Brick House contient tout ce que le funk peut offrir de meilleur et la ballade Easy retentit comme les prémices de la carrière solo de Lionel Richie. L’album de la consécration pour les Commodores. © LG/Qobuz
HI-RES16,99 €
CD14,49 €

R&B - Paru le 2 juin 1987 | Arista - Legacy

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Si Whitney Houston ne se renouvelle pas énormément avec ce second album, elle occupe fort bien le double registre pop énergique/ballades soul dans lequel elle s’était imposée avec son premier opus. Le hit imparable de cette année « I Wanna Dance With Somebody (Who Loves Me) » domine l’album auquel elle apporte un charme typiquement années 1980. Les autres titres sont moins marquants, et certains se répètent un peu au niveau de l’instrumental. Mais le succès enfle et les millions d’exemplaires s’écoulent rapidement grâce à la voix phénoménale de la chanteuse, alors sur les traces de Diana Ross. © Nikita Malliarakis / Music-Story
HI-RES16,99 €
CD14,49 €
4

R&B - Paru le 29 mars 2013 | Parkwood Entertainment - Columbia

Hi-Res Distinctions Hi-Res Audio
Numéroter un album est un moyen facile et usité de marquer une borne, c’est donc ici le 4ème album de la diva irréprochable du R&B moderne, plus L’Oréal que jamais sur la photo de pochette de son album nouveau. Mais au delà de cet absence d’imagination, on remarquera que dans ces territoires d’artiste de masses planétaires, les chiffres ont tendance à remplacer tout le reste, à commencer par l’inspiration. On ne s’appesantira donc pas sur les records détenus par la Usain Bolt du beat mélodieux, en matière de disques vendus, de Grammy Awards obtenus, de cachets soutirés à Kadhafi et autres billevesées. Pour ne mettre le focus que sur les chansons, orchestrées dans ce long hiatus (I Am Sasha Fierce date déjà de 2008) par divers intervenants (Chad Hugo de The Neptunes, Babyface ou Kanye West étant les plus visibles). D’entrée, on constate que la belle tombe dans le piège de « l’album de la maturité », et pour soigner son public, qui a supposément vieilli, elle livre un disque essentiellement constitué de ballades, et pas de club bangers (plutôt Babyface ou Diane Warren que David Getta). « 1+1 » ou « I Care », en préliminaires romantiques, calibrés pour le marché « adult oriented », comme l’étiquettent si bien les ricains friands de catégories archi précises, montrent encore, s’il en était besoin, que Beyoncé n’est pas qu’un physique affolant et une créature de clip, mais bien une chanteuse noire munie du bagage de rigueur en matière de soul et de vulnérabilité puissante. Mais ça se gâte dès « Best Thing I Never Had », qu’on croirait tombé de la gorge d’une Céline Dion en plein exercice démonstratif pompier, en direct du Caesar Palace. Rare invité vocal, André 3000 rappe de façon nasale et cartoonesque sur le poisseux « Party », lui donnant, quand il est là, un peu de nerf. A 30 ans, mariée et chantant des odes à la monogamie, Beyoncé semble avoir fait ce choix (définitif ?) d’une musique adulte, mid-tempo plutôt qu’eurodisco, pour continuer de vendre des disques (à un public lui aussi trentenaire, qui a grandi avec elle, et qui, lui, passe encore à la caisse avec des albums complets). Avec une instrumentation classique plutôt que digitale, des clins d’oeil appuyés aux Jacksons (« Love on Top ») ou aux Boyz II Men (le sample de « Countdown »), Beyoncé se déclare officiellement hors course dans la compétition des Rihanna ou Lady Gaga. Elle leur laisse les débauches d’effets electro, les gimmicks pour teenagers, le surf sur les vagues initiées par Black Eyed Peas. Du début à la fin de 4, elle ne dit pas autre chose que « je suis une grande fille, et une vraie chanteuse, pas juste une créature calibrée pour les clips ». Pour aboutir à cette douzaine de chansons, elle en aurait enregistré entre 60 et 70, ce qui fait un peu peur, quand on subit un gros gâteau écœurant comme « I Was Here », la scie signée Diane Warren (pourvoyeuse en slows qui collent aux doigts depuis le début des années 1980 pour Céline Dion, Gloria Estefan, Elton John, Barbra Streisand, Aretha Franklin, Whitney Houston, etc). Il faut attendre l’ultime titre, « Run the World (Girls) » pour retrouver un peu d’énergie dansante, avec chœurs joyeux, beats de fanfares et un peu d’effets sonores dans le sens du temps. Plutôt une bonne chanson, en outre, mais offerte à cet endroit juste pour rappeler les flamboyances passées. L’heure du jour est à l’introspection, la démonstration d’une grande voix sur des morceaux aux rythmes paisibles. De quoi convaincre ceux qui doutaient encore que B savait aussi le faire. Mais pour la pétillance sexy, on attendra une autre livraison, ou bien on se repenchera sur les hymnes passés. © ©Copyright Music Story Jean-Eric Perrin 2016
HI-RES16,99 €
CD14,49 €

R&B - Paru le 30 août 2013 | G.O.O.D. Music - Columbia

Hi-Res Distinctions Hi-Res Audio
La production musicale d'un artiste est souvent - et logiquement - liée à sa vie personnelle. Pour John Legend tout baigne, à commencer par son union avec le mannequin américain Chrissy Teigen célébrée en décembre 2011 sous le ciel forcément bleu des îles Maldives. Love in the Future est le disque d'un homme comblé par l'amour et par la vie en général, et qui éprouve le besoin de nous faire partager son bonheur.De là peut être la présence de tempos R&B un peu plus sucrés qu'à l'habitude, la félicité ayant trop sollicité les endorphines du chanteur et pianiste. Ce léger bémol exprimé, il faut convenir que Love in the Future est sans doute l'album le mieux abouti de John Legend. En produisant l'album avec Kanye West et Dave Tozer, il s'est offert la possibilité d'avoir un son percutant qui met idéalement en valeur les chansons.Et quelles chansons ! « Made to Love » possède le côté félin des grands morceaux de soul, pleins d'énergie sexuelle et de rage de vivre. « Who Do We Think We Are » avec Rick Ross donne une vision de la ballade rhythm 'n' blues telle que pouvait la concevoir James Brown. La surenchère d'échos et de cordes porte le morceau jusqu'au sublime. Pour « Tomorrow » John Legend enfile à nouveau son costume cintré de Sam Cooke moderne. C'est d'ailleurs la seule fois, sur un disque beaucoup moins axé sur la nostalgie que ses devanciers.L'amour est la meilleure des valeurs refuges, la seule voie pour atteindre le nirvana. John Legend l'a bien compris qui en offre une pleine brassée avec un disque à emmener sur un atoll tropical avec la personne de ses rêves. © Francois Alvarez / Music-Story
CD14,99 €

R&B - Paru le 1 janvier 1995 | Geffen*

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
En 1992, Mary J. Blige devenait la diva du ghetto avec son premier album What's the 411?, produit par Puff Daddy. Première place dans les charts R&B et hip-hop et triple disque de platine : carton plein ! Un titre comme celui-ci, ça ne se lâche pas. Une fois devenu diva, on le reste ! Quoi de mieux qu’un second opus pour le prouver ? My Life est certainement la sortie la plus brillante et convaincante de cette femme du Bronx. Avec Sean Combs (Puff Daddy) et Chucky Thompson à la production, pas d’inquiétude. Ça touche. Les deux hommes épaulent Blige dans la composition des titres mais mettent aussi la chanteuse en lumière. My Life est une fusion accomplie des valeurs hip-hop et R&B. Assez morne et douloureux, exposant les peines de cœur, les moments de up and down, la solitude, le mensonge et la séparation, Mary J. Blige parvient cependant à créer une harmonie rayonnante. Aidée par une voix chaude et puissante, elle cache également d’autres armes redoutables. Le groove. Un esprit gorgé de ces sons souful. Les onomatopées : sa langue maternelle. Puis le choix judicieux de ses samples. Barry White pour You Bring Me Joy, Curtis Mayfield, Marvin Gaye, Isaac Hayes ou encore Al Green (No One Else)… Un débordement de soul, de gospel et de R&B qui donne de l’ampleur à ce patchwork d’émotions. © Clara Bismuth/Qobuz
HI-RES16,99 €
CD14,49 €

R&B - Paru le 20 octobre 2017 | MBK Entertainment - RCA Records

Hi-Res Distinctions Grammy Awards

Le genre

R&B dans le magazine