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Opéra - Paru le 15 mars 2019 | CPO

Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Victime des circonstances – des jalousies, des fielleries, des coups bas – l’opéra Flavio Crispo de Johann David Heinichen ne fut pas donné du vivant du compositeur ; au cours des répétitions à Dresde, les mots d’oiseaux fusèrent entre lui et certains chanteurs italiens, de sorte que l’ouvrage dut être retiré de la programmation, et pas même achevé. Même s’il ne manque, en vérité, que quelques pages de musique, si l’on se réfère au livret intégral… C’est donc l’intégralité de la musique effectivement conçue en 1720 pour cet opéra que voici en première discographique mondiale. On y découvre un compositeur à la fois à l’aise dans le langage tiré à quatre épingles de la tradition germanique, et dans la liberté formelle et vocale de l’opéra italien – que Heinichen avait étudié de près lors d’un long séjour à Venise. C’est d’ailleurs à Venise qu’il rencontra l’Électeur de Saxe (sous le nom de Frédéric-Auguste II de Saxe) et futur roi de Pologne (sous le nom d’Auguste III de Pologne), qui l’engagea à sa cour de Dresde, alors un des grands centres de la culture européenne. Heinichen reprit bientôt le flambeau d’Antonio Lotti qui avait composé des opéras italiens pour la cour de Dresde pendant quelques années, et son Flavio Crispo était sa contribution au genre. Mais à la différence de Lotti, Heinichen fait appel à un orchestre hautement parfumé : cors, hautbois, flûtes, en plus des cordes et du continuo, des vents auxquels il confie un bon nombre de moments de grande virtuosité. Hélas pour le compositeur, il n’eut jamais loisir d’entendre son chef-d’œuvre, puisque le roi de Pologne congédia les quelques chanteurs italiens qui s’étaient élevés contre la partition, sous un prétexte futile ; il ne restait plus personne pour chanter les rôles, et la partition sombra dans l’oubli. Jusqu’à être enfin redécouverte et remise à l’honneur par l’ensemble Il Gusto Barocco, son directeur musical Jörg Halubek, dans un enregistrement réalisé en concert en 2015. Bienvenue dans la cour des grands, Herr Heinichen ! © SM/Qobuz
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Opéra - Paru le 8 mars 2019 | Oehms Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Extraits d'opéra - Paru le 23 novembre 2018 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or / Arte - 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Cet album marque un double anniversaire, celui des trente années de l’étroite collaboration entre Cecilia Bartoli et le célèbre label anglais Decca, et les 20 ans d’un premier opus vivaldien qui avait fait fureur lors de sa parution. Délaissant cette fois Giovanni Antonini et son ensemble Il Giardino Armonico, Cecilia Bartoli a choisi des musiciens français rompus à la musique de Vivaldi, comme pour montrer, si besoin était, l’universalité de la musique du Prêtre roux. Jean-Christophe Spinosi et son Ensemble Matheus se sont en effet distingués dès leurs débuts dans la musique instrumentale de Vivaldi. Leur collaboration a commencé avec cinq concerts, bien sûr dédiés au compositeur vénitien, à Munich, Prague, Baden-Baden et Versailles. Pour leur premier enregistrement en commun, ils ont choisi une dizaine d’airs extraits d’opéras dont neuf ne figuraient pas sur l’album de 1999. La profusion des opéras de Vivaldi offre un puits sans fond aux récitalistes qui peuvent aisément composer, comme ici, un programme extrêmement vivant et qui réunit les plus belles perles d’un compositeur d’une extraordinaire prolixité, dont la verve mélodique est un constant sujet d’émerveillement. Une parution qui est aussi un bel objet (consultable sur votre Qobuz), avec un cahier de photos contenant de beaux portraits de Cecilia Bartoli réalisés par la photographe romaine Vivianne Purdom, qui a voué sa vie à photographier avec talent les grands musiciens de la planète classique. Joyeux anniversaire ! © François Hudry/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 31 août 2018 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik - Preis der deutschen Schallplattenkritik
Voilà de quoi définitivement ridiculiser la stupide jalousie que l’on colle sur le dos du pauvre Salieri vis-à-vis de Mozart. À l’écoute de son opéra Les Horaces de 1786 – l’année des Noces de Figaro – on conçoit que Salieri suit le sillage de Gluck, et non point de son excellent ami et collègue. En cette époque le compositeur n’en est certes pas à son coup d’essai sur la scène lyrique française. Deux ans plus tôt, l’Académie Royale avait créé Les Danaïdes avec grand succès. Salieri y avait révélé non seulement un tempérament dramatique et une audace d’écriture musicale vraiment avant-gardistes, mais surtout une capacité extraordinaire à se plier aux règles de l’opéra français. La déclamation, l’orchestration, la composition des chœurs et des ballets, tout y dénotait une parfaite connaissance des us et coutumes parisiens. Les Horaces sont donc attendus avec impatience, mais la création, prévue à Fontainebleau en novembre 1786, devant toute la Cour, n’eut pas lieu. Selon les Mémoires secrets dits « de Bachaumont » de cette année, la dernière répétition « avait tellement déplu que la reine n’en avait pas voulu ». L’opéra est finalement représenté devant la Cour un mois plus tard à Versailles, mais sans succès, les Mémoires secrets assurant que « l’on ne [pouvait] guère éprouver un sort plus humiliant pour une tragédie de ce genre, qui, au lieu de faire pleurer la cour, l’a fait rire ». Les Horaces, sous cette même forme, sont pourtant représentés à l’Académie Royale de Musique quelques jours plus tard. L’échec est plus cuisant encore : la musique est à peine écoutée, et le poème excite « des réclamations vives de la part du parterre. Lorsque la toile a été baissée, il s’est même élevé des huées générales assez soutenues », toujours selon les Mémoires secrets. L’ouvrage est immédiatement retiré de l’affiche pour permettre de remanier les passages les plus décriés. Toujours sans succès... Une troisième représentation a encore lieu, cette fois dans une indifférence polie : l’œuvre quitte définitivement l’affiche et n’est pas même imprimée. Aujourd’hui, seuls des manuscrits permettent un accès à l’ouvrage. Outre les cabales qui agitaient alors le milieu parisien, la raison du mauvais accueil des Horaces est à chercher du côté du (fort tarabiscoté et fade) livret d’après Racine, et non pas de la musique qui est d’excellente tenue : fresques chorales, récitatifs tendus, accents pathétiques, jamais Salieri ne peut être pris en défaut d’originalité ou d’inspiration. Saluons donc l’entreprise des Talens Lyriques de Christophe Rousset de nous servir, en première discographique mondiale, ce superbe opéra. © SM/Qobuz « [...] À peine une heure et demie de musique : d’une concentration remarquable, l’œuvre ne trahit pas le moindre temps mort. Par sa puissance dramatique, elle annonce Cherubini ou Spontini, Salieri exploitant avec maestria toutes les ressources de l’orchestre. C’est bien ainsi que la conçoit Christophe Rousset, incendiaire comme on ne l’entend pas toujours, qui nous tient en haleine [...] Distribution de haut vol [...] L’orchestre et le chœur sont au sommet. » (Diapason, octobre 2018 / Didier Van Moere)
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Intégrales d'opéra - Paru le 29 juin 2018 | Nonesuch

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik - Preis der deutschen Schallplattenkritik
« On connaît l'objet du livret de Peter Sellars : les premiers essais nucléaires menés en 1945 dans le désert de Los Alamos. [...] C'est toute une série de questions éthiques qui sont soulevées au cours de l'opéra [...] qui continue à faire débat : beaucoup le jugent plus faible que Nixon in China et The Death of Klinghoffer [...] Néanmoins, on a affaire à une version d'exception qui exalte le meilleur de l'œuvre. [...] (Classica, septembre 2018 / Sarah Léon)
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Intégrales d'opéra - Paru le 22 juin 2018 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica - Qobuzissime - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Eh oui, il est encore possible de découvrir une partition de Bernstein, ou plutôt la version de chambre de A Quiet Place, adaptée par Garth Edwin Sunderland et pour la première fois dirigée et enregistrée par le chef d’orchestre Kent Nagano, à la Maison Symphonique de Montréal. Ultime partition scénique du compositeur américain créée au Houston Grand Opera, en 1983, elle fut révisée par le librettiste Stephen Wadsworth et le compositeur qui y ajouta plusieurs fragments de l’ouvrage en un acte Trouble in Tahiti, de 1951, donnant lieu à deux nouvelles créations (Scala de Milan et Washington). Une nouvelle mouture – définitive – fut créée à l’Opéra de Vienne, sous la direction du compositeur en 1986. Fascinante à plus d’un titre, sorte d’Intermezzo de Strauss contemporain, l’œuvre dépeint la société américaine à travers la solitude et la crise existentielle d’un couple (Trouble in Tahiti) puis d’une famille. Bernstein citait Mahler pour la structure, avec un mouvement final d’une « noblesse grave » rappelant ceux des Troisième et Neuvième Symphonies de son modèle vénéré. Comme souvent chez lui, le mélange des styles (jazz, chœur antique, Broadway, Mahler, Berg, Britten, Copland…) provoque un cocktail détonant, qui lorgne du côté d’une conversation en musique plutôt que du grand opéra – ce qui paradoxalement rend cet ouvrage si particulier… et attachant. À redécouvrir, sous la baguette de l’ancien élève et fidèle Kent Nagano, à la tête de chanteurs solistes de haut vol, pour comprendre quel est cet « endroit tranquille » où « l’amour nous enseignera l’harmonie et la grâce ». © Franck Mallet / Qobuz « [...] Le projet initial a été profondément retaillé. La suppression de Trouble in Tahiti — décision lourde s'il en est, mais qui instaure une unité de temps —, l'allègement de l'orchestration resserrent sans conteste la tension dramatique, mettant à nu les caractères. Et le travail de réduction est viscéralement bernsteinien. Kent Nagano, lui, avait assisté le compositeur lors de la production viennoise de 1986. Enregistré en public, il entretient sans effort la tension interne, et maintient une nostalgie amère en accord étroit avec une distribution vocale très cohérente. [...] A Quiet Place est un chef-d'œuvre américain, tout simplement. Souhaitons que cette nouvelle mouture très réussie lui ouvre les portes d'une nouvelle carrière.» (Diapason, septembre 2018 / Rémy Louis)
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Opéra - Paru le 15 juin 2018 | Oehms Classics

Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 étoiles de Classica
Un compositeur allemand – Aribert Reimann (né en 1936), une création à L’Opéra allemand de Berlin – Deutsche Oper Berlin –, et pourtant L’intruse est un ouvrage composé sur un livret chanté en français, quand bien même Reimann en a simultanément conçu une version à chanter en allemand. Mais le livret repose sur trois courtes pièces de Maurice Maeterlinck, écrites en français bien sûr, que sont L’Intruse, Intérieur et La mort de Tintagiles, une trilogie rassemblée sous le titre de L’Invisible. Entre le réalisme bourgeois fébrile et la mythologie de contes de fées, Maeterlinck déroule un monde inquiétant, traversé de part en part par la mort, la fatalité, l’impuissance humaine et la vanité de toutes choses. Le lien entre les trois pièces, s’il n’est pas textuel ni dramatique, est réalisé par l’utilisation des mêmes chanteurs, ainsi quand même que l’apparition dans les trois volets de trois serviteurs – trois contreténors dans l’opéra, un effet sonore des plus saisissants d’autant qu’ils représentent quand même les messagers de la mort. Le discours musical de Reimann, à la fois âpre et profond, émouvant et dur, prend l’auditeur par la main dès la première minute et ne le lâche qu’après quatre-vingt-dix minutes lourdes de sens. Il s’agit ici de l’enregistrement réalisé en public lors de la création en octobre 1997, avec quelques « sparadraps » enregistrés après coup pour compenser des moments où les bruits scéniques venaient gêner l’écoute. S’il est un seul petit bémol, on regrettera un brin la prononciation française par trop germanique de la plupart des solistes… Mais l’album offre le livret français complet. © SM/Qobuz
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Opéra - Paru le 18 mai 2018 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
Il ne faut pas confondre le présent opéra de chambre La Descente d'Orphée aux enfers H. 488, que composa Marc-Antoine Charpentier en 1686, avec la cantate Orphée descendant aux enfers H. 471 du même Marc-Antoine Charpentier, écrit trois ans plus tôt. C’est bien ici de La Descente d’Orphée H. 488. On hésite un peu quant à la forme de l’ouvrage : ce n’est pas d’une tragédie lyrique – qui exigerait un prologue et cinq actes, alors que La Descente n’offre que deux actes. La présence de danses pourrait suggérer un opéra-ballet, mais alors la proportion de ballet devrait de facto l’emporter sur les parties chantées. Une comédie-ballet ? Pas vraiment… les modèles de Molière traitent tous de sujets de la vie de tous les jours : un bourgeois gentilhomme, un mari confondu, mais en aucun cas Orphée, Eurydice ou des figures mythologiques. Serait-ce une pastorale héroïque, genre alors très en vogue en France ? Voire… habituellement, les pastorales héroïques comptaient trois actes et débutaient par un prologue allégorique. On en est réduit à se demander si La Descente n’est pas une œuvre inachevée, ou qui nous serait parvenue sous forme tronquée – dont l’hypothétique troisième acte est désormais perdu, soit qu’il n’a jamais été achevé, ou même jamais écrit. La Descente fut conçue pour les menus plaisirs de sa protectrice Mademoiselle de Guise, au service de laquelle Charpentier resta de 1670 à 1687. Autour d’elle gravitait tout une cour dévote, savante et artiste qui constituait un somptueux creuset intellectuel, quand bien même ces personnages étaient au mieux des sortes de laquais de luxe logés, nourris, blanchis, servis, peut-être même parfois payés. Ils avaient droit de vivre dans un grand luxe mais en contrepartie ils « appartenaient » plus ou moins à Mademoiselle. Ainsi Charpentier devait-il composer en flux tendu des motets et ses fameuses Histoires sacrées, le tout en latin, permettant d’adoucir en musique les exercices spirituels inspirés de jésuitisme de la princesse. Mais c’est pour les récréations plus profanes de Mademoiselle qu’il développa de petites formes lyriques – chantées en français, cette fois –, de véritables opéras miniatures, qui occupent une place singulière dans le paysage musical de la fin du XVIIe siècle français, en marge de la grande tragédie en musique cultivée par Lully – une forme sur laquelle le Florentin, cupide, inflexible et jaloux, imposait une exorbitante exclusivité. Par son ampleur dramatique et sa densité musicale, La Descente d’Orphée aux Enfers de 1686 reste un des plus grands bijoux de l’art lyrique français de son temps. Au chant d’Orphée, il associe deux ensembles de sonorités bien distinctes : d’abord deux violons tant que le personnage évolue dans ce monde. Puis le timbre profond de trois basses de viole dans les Enfers, évoquant ainsi la lyre dont s’accompagnait le berger ; Charpentier y fait même usage de sourdines dans l’un des plus plaintifs trios, une stupéfiante modernité de conception. Eurydice, quant à elle, est toujours accompagnée de deux flûtes : une flûte à bec et un traverso, comme quoi les deux instruments n’étaient alors pas exclusifs l’un de l’autre. Quel dommage que cet absolu chef-d’œuvre, dont le niveau musical repousse dans l’ombre bien des ouvrages de Lully, nous soit sans doute parvenu tronqué. Réjouissons-nous toutefois de ces deux actes, tellement différents l’un de l’autre que l’on pourrait croire qu’ils n’appartiennent pas à la même œuvre : le compositeur aurait-il délibérément refusé d’établir des liens musicaux organiques entre les deux volets ? © SM/Qobuz
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Extraits d'opéra - Paru le 4 mai 2018 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Un enregistrement exclusivement composé de prologues d’opéras et d’oratorios baroques, voilà qui ne manque pas de piquant. Sachant que les prologues n’ont rien de commun avec les ouvertures – purement orchestrales – des opéras plus tardifs, car à l’époque baroque, après une courte introduction instrumentale, l’on entrait directement dans le vif du sujet, souvent avec une sorte de présentation allégorique chantée de la situation et de l’action. Ce sont ces allégories que rassemblent la soprano Francesca Aspromonte et Enrico Onofri à la tête de l’ensemble il pomo d’oro (sans majuscules, dans le graphisme choisi par l’ensemble), empruntées à la fin du XVIe siècle de Monteverdi et Caccini jusqu’au premier quart du XVIIIe d’Alessandro Scarlatti, en passant par le beau milieu et si riche XVIIe de Cavalli, Rossi, Stradella ou Cesti. À l’auditeur de se faire à l’idée que jamais l’opéra ne commencera vraiment, puisque ce ne sont là que les prémisses, les frémissements, les titillations destinées à captiver le public ; car n’oublions pas qu’à ces époques, on n’avait pas l’habitude de faire grand silence au spectacle, et qu’il fallait bien tout le talent de l’allégorie pour enfin amener les aficionados à un rien d’attention. Gageons que Francesca Aspromonte saura captiver son auditoire d’emblée. © SM/Qobuz
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Opéra - Paru le 6 avril 2018 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Créée en 1749 pour saluer le Traité d’Aix-la-Chapelle signé entre George II et Louis XV qui met fin à la guerre de Succession d’Autriche, la pastorale héroïque Naïs de Rameau consacre le triomphe de la virtuosité sur la scène de l’Académie Royale de Musique, alors qu’en Angleterre, Haendel écrit sa célèbre Musique pour les feux d’artifice royaux pour la même occasion. Lassé des sombres tragédies et de leur lot de passions noires et oppressantes, le public accueille avec enthousiasme les ouvrages plus légers – ballets et pastorales – dans lesquels la soprano Marie Fel et le ténor Pierre Jélyotte se font applaudir pour leurs tours de gosier prodigieux. Avec Naïs, Rameau signe certaines de ses pages les plus impressionnantes, parmi lesquelles l’ouverture et le prologue descriptif, retraçant le combat entre les Titans et la cour céleste pour gouverner l’Olympe. Échanges galants, évolution d’athlètes, prophétie, fête pastorale, combat naval et noces sous-marines ponctuent l’ouvrage et accompagnent l’éclosion des sentiments tendres qui unissent Naïs et Neptune. Cette coproduction entre le Centre de Musique Baroque de Versailles (CMBV) et le Müpa Budapest Early Music Festival vient confirmer la place prise désormais par György Vashegyi dans le domaine de la musique baroque et de la musique française en particulier. Après le succès des Fêtes de Polymnie du même Rameau en 2015 ou encore la révélation d’Isbé de Mondonville, voilà que le chef hongrois récidive à la tête d’excellents chanteurs et de ses deux ensembles, le Budapest Orfeo Orchestra et le Purcell Chorus qu’il a fondé à Budapest, à la fin de ses études à l’Académie Franz Liszt complétées par des masterclasses avec Sir John Eliot Gardiner et Helmut Rilling. Cette production franco-hongroise autour de Rameau va se prolonger avec la parution prochaine des Indes Galantes. © François Hudry/Qobuz
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Extraits d'opéra - Paru le 2 mars 2018 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Diapason d'or / Arte - Qobuzissime - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Resté célèbre pour avoir formé les superstars Farinelli et Caffarelli, Porpora fut aussi l’un des plus hauts stylistes de l’opéra baroque — titre que lui emprunte aujourd’hui Emanuel Cencic au firmament. [...] Cencic, dont la voix aux coloris pleins, inimitables, s’épanouit plus librement que dans le récent Germanico in Germania, est absolument l’homme qu’il fallait à cet hommage surplombant la carrière de Porpora entre la péninsule, Londres et Dresde [...] ...la pertinence du ton n’a guère de rivales parmi les contre-ténors actuels, par la manière ferme et déliée de soutenir la phrase, et plus encore par une noble fierté (pour parler comme chez Racine) qui dissipe l’impression pénible, ailleurs, d’excitations en basse-cour. [...] Le programme [...] captive d’un bout à l’autre, couronné par la prière merveilleuse de Thésée à Neptune (Arianna in Nasso). [...] L'orchestre de George Petrou est justement partie prenante de la réussite, non pas accompagnateur, mais acteur du corps organique de ces airs, avec une acuité et une imagination sensationnelles, en accord avec l’esprit du chanteur [...] Un disque magnifique, destiné à rejoindre les grands classiques dans ce répertoire » (Diapason, avril 2018 / Jean-Philippe Grosperrin)
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Extraits d'opéra - Paru le 23 février 2018 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Gramophone Editor's Choice - Diamant d'Opéra Magazine - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Avec son ensemble Pygmalion, Raphaël Pichon a conçu le programme de cet album sous la forme d’une messe des morts « pastiche », tel un Requiem à la fois sacré et profane. Loin d’en avoir tous les traits rigoureux, il en possède pourtant les contours : Introït, Kyrie, Graduel, Séquence, Offertoire, In Paradisum... L’idée est née après la découverte récente à la Bibliothèque Nationale d’une messe de requiem anonyme du XVIIIe siècle, dans laquelle le rédacteur échafaudait une « parodie » sur des musiques extraites de Castor et Pollux et des Fêtes de Paphos de Jean-Philippe Rameau. Pour mémoire, le terme « parodie » n’implique ni satire ni moquerie : c’est un procédé consistant à reprendre des musiques antérieures et leur donner un nouveau texte. Cette fusion entre musique sacrée (la messe) et musique profane (la tragédie lyrique), chose courante à l’époque des Lumières, était un procédé qu’a souhaité suivre Pichon. Dans une société française où la religion catholique est alors la norme, où le système politique est une monarchie de droit divin, la représentation des Enfers païens antiques sur les scènes de théâtre semble trahir une fascination pour les croyances des Anciens. Ce programme mêle donc le fabuleux païen à l’imaginaire sacré, où les Enfers se parent ainsi de divers visages. Ils sont le lieu de l’injuste malheur éternel, lieu de privation qui a séparé un couple et qui garde en son sein l’une de ses moitiés. Mais, dans la tragédie lyrique, les Enfers sont également représentés comme lieu de perdition : les forces obscures se déchaînent en des rituels sabbatiques, un imaginaire satanique qui révèle les tréfonds les plus noirs de l’âme humaine… Stéphane Degout fait ici office de tragédien, rassemblant autour de lui divers personnages tels que Phèdre, Pluton, les Parques. Les compositeurs mis à contribution sont Rameau et Gluck, avec un seul et unique emprunt à Rebel dont il aurait été dommage, en effet, de ne pas citer le si singulier Chaos (tiré des Éléments) qui commence avec un accord dissonant comportant les sept notes de la gamme de ré mineur. © SM/Qobuz « [...] Conçu comme un requiem imaginaire, Enfers suit l’organisation liturgique de la messe des morts, mais se montre très peu catholique dans sa façon de faire coexister le profane et le sacré autour de la figure d’un Tragédien, incarné au plein sens du terme par le baryton Stéphane Degout. On ne saurait rêver meilleur guide pour cette descente en outre-monde : la voix possède autant de puissance que de relief, le timbre mêle ténèbres et lumière, la diction et la prononciation frôlent la perfection. Son engagement musical et dramatique n’a d’égal que celui de l’orchestre et du chœur de Pygmalion, homogènes et très investis dans l’évocation des brumes méphitiques, brasiers menaçants, créatures impitoyables (superbe Danse des Furies gluckienne) et autres traits charmants qui font des Enfers un lieu aussi infréquentable que fascinant.» (Télérama, mars 2018 / Sophie Bourdais) « [...] Comment trouver des mots pour qualifier les musiques choisies, venues de Rameau et de Gluck ? Pichon et ses complices confèrent à chaque air ses contrastes et ses couleurs, à chaque phrasé ses tensions, des angoisses et terreurs du début — évoquées, entre autres, par le « Chaos » des Élémens, de Jean-Féry Rebel — à l’apaisement final, apporté par le « Ballet des Ombres heureuses » d’Orphée et Eurydice et l’« Entrée de Polymnie » des Boréades. Des pages sombres, dramatiques, magnifiées par une vision théâtrale qui empoigne l’auditeur pour ne plus le lâcher (le chœur est un modèle de finesse et d’homogénéité). Faut-il encore vanter les qualités de Stéphane Degout ? La beauté de la voix, le métal somptueux du timbre, la souplesse de l’élocution, la clarté de la diction, la noblesse de la déclamation, la musicalité qui illumine chaque mot : n’est-on pas là près de la perfection ? [...] (Opéra Magazine, mars 2018 / Michel Parouty)
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Opéra - Paru le 1 décembre 2017 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Dorilla in Tempe, créé à Venise en 1726, dégage une délicieuse ambiance agreste. Le livret propose une intrigue pastorale ayant pour cadre une vallée de Thessalie. Entre péripéties amoureuses et sacrifice monstrueux, les mésaventures de cette Dorilla offrent à Vivaldi l’occasion de déployer une palette lumineuse où les cors de chasse et les flûtes soutiennent souvent chœurs et solistes. Il reprendra l’œuvre en 1728, toujours à Venise, puis en 1732 à Prague, et une dernière fois, en 1734, à « son » théâtre Sant’Angelo. Seule cette version de 1734 nous est parvenue, et elle sert donc de base au présent enregistrement. Il s’agit d’un « pasticcio », pour lequel Vivaldi a eu recours à différents compositeurs – en l’occurrence Hasse, Giacomelli, Sarri et Leo – dont les airs remplacent certains de ses propres airs ; environ un tiers des airs sont empruntés aux collègues. Loin de Vivaldi l’idée de pratiquer du recyclage en douce ou de faire dans la facilité : le principe du « pasticcio » était des plus répandus alors, et fort goûté du public. On remarquera l’effectif vocal particulièrement rare : presque exclusivement des voix graves, dont trois mezzos, un baryton et – du moins à l’époque de Vivaldi – deux castrats graves, remplacés de nos jours par des contraltos, nettement plus faciles à dégoter. Toute la partition dégage une énergie folle ; une délicieuse particularité vient orner l’une des parties de l’ouverture, dans laquelle Vivaldi a repris l’un des mouvements de ses Quatre saisons, avec ajout de chœur – preuve que cette musique, pourtant si riche à la base, pouvait encore être enrichie, pour peu que l’on s’appelle Vivaldi et qu’on soit un génie. Diego Fasolis et son ensemble I Barrochisti nous donnent l’une des très, trop rares interprétations discographiques de ce chef-d’œuvre négligé. © SM/Qobuz
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Extraits d'opéra - Paru le 20 octobre 2017 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
À maintenant cinquante-deux ans, la soprano Angela Georghiu n’a rien perdu de son mordant, de son caractère – et surtout de sa voix, ainsi qu’en témoigne cet album d’airs du répertoire vériste italien. Ce sont pour une grande part de grands tubes : Vissi d’arte de Tosca, des moments saillants de Cavalleria rustincana, de La Joconde de Ponchielli, mais aussi des perles plus négligées comme La Bohème … mais pas celle de Puccini : celle, non moins fascinante et beaucoup plus proche du livre de Murger, composée par Leoncavallo ; ou encore Siberia de Giordano que l’on ne donne plus, et tant d’autres. Après une carrière planétaire faite d’éclats, de superbes réussites, de revirements, de virages et de virevoltages, la soprano serait-elle arrivée à un stade de quiétude qui lui offre précisément l’occasion de se replonger dans ce répertoire avec un regard nouveau ? À l’auditeur d’en juger, mais quoi qu’il en soit, il ne sera sans doute pas déçu. Pour deux grands duos, elle a fait appel au ténor Joseph Calleja et à la basse Richard Novak. © SM/Qobuz
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Extraits d'opéra - Paru le 3 février 2017 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
La soprano bulgare Sonya Yoncheva poursuit son ascension fulgurante avec ce nouvel album d’héroïnes de Haendel, des airs tirés d’opéras majeurs tels que Giulio Cesare, Rinaldo, Alcina et quelques autres – car une partie considérable de sa carrière se développe encore et toujours dans le domaine baroque, en particulier avec Les Arts Florissants de William Christie, ce qui ne l’empêche pas de se retrouver aussi dans Rossini, Offenbach, Bizet ou Janáček quand l’occasion se présente. Accompagnée de l’Academia Montis Regalis, elle termine l’album avec un air qui n’a rien d’italien ni de haendelien, puisqu’il s’agit du déchirant lamento de Didon dans Didon et Enée de Purcell, preuve que sa voix lui permet aussi d’aborder des répertoires habituellement confiés à des mezzo-sopranos. © SM/Qobuz
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Extraits d'opéra - Paru le 3 février 2017 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
La délicieuse soprano suédoise Camilla Tilling nous propose un choix d’airs d’opéras de Mozart et de Gluck : Idomeneo, Les Noces de Figaro, Cosi fan tutte du premier, Orfeo ed Euridice, Armide et Iphigénie en Tauride du second. On notera que si les airs de Mozart appartiennent tous à son répertoire italien, ceux de Gluck sont en majorité chantés dans les versions françaises originales. Camilla Tilling, une habituée de Covent Garden, d’Aix-en-Provence, de Glyndebourne, du Metropolitan Opera de New York ou la Monnaie de Bruxelles, avec des chefs tels que Gardiner, Herreweghe, Christie, Paavo Järvi pour n’en citer que quelques-uns, surfe allègrement dans une carrière qui la mène du baroque jusqu’au répertoire contemporain, puisqu’on a même pu l’entendre voici peu dans le rôle de l’Ange de Saint François d’Assise de Messiaen. © SM/Qobuz
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Opéra - Paru le 13 janvier 2017 | Naxos

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Opéra - Paru le 22 septembre 2014 | Warner Classics

Hi-Res Livrets Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - Choc Classica de l'année - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Les bandes mères EMI de Maria Callas — rapidement numérisées pour les besoins du CD, il y a plus de 25 ans, avec force applications de filtres pour camoufler les défauts sonores (distorsions ou autres) — sont passées dans les mains expertes des ingénieurs du son Allan Ramsey et Simon Gibson d’Abbey Road, pour nous rendre aujourd’hui, sous étiquette Warner Classics, des enregistrements au plus proche de leur son originel. Le gain sonore est indéniable, que ce soit par la suppression des bruits parasites ou le traitement des sons saturés sans pour autant altérer les sons harmoniques naturels. De plus, cette décision de remastériser tout Callas a permis de retrouver des masters qu’on croyait disparus — perte désastreuse ayant entraîné des copies de copies… Mais qui dit plus grande définition et propreté du son dit meilleure perception des détails, en bonne ou mauvaise part. Si l’on discerne plus nettement les nuances, les écarts de dynamique, les plans sonores et que l’on gagne plus de fidélité dans les timbres, on entend davantage tous les défauts ; pour la Callas, si sa voix semble plus dramatique, plus lumineuse, plus présente, et son phrasé plus magnifique encore, elle se dévoile en même temps dans sa vérité, avec son acidité, ses fêlures. Grâce à un son fidèlement rajeuni, des enregistrements comme La Tosca, Madame Butterfly, Le Trouvère, Le Barbier de Séville…, entre autres, apparaissent comme jamais irremplaçables. (GG)
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Opéra - Paru le 19 mai 2015 | Ediciones Singulares

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
En voilà un beau tonneau ! Les Danaïdes de Salieri, goulûment ouvert pour nous par Christophe Rousset et ses Talens lyriques, fut en effet l’objet d’un imbroglio sans fond lors de sa création en 1784. Car l’œuvre, initialement commandée pour l’Académie royale à Gluck qui transmit le bébé à son élève Salieri après le cuisant échec de son dernier opéra à Paris L’Echo et Narcisse, fut quand même présentée sous le nom de Gluck « avec la collaboration de Salieri » mais bientôt Gluck admit publiquement que la partition n’était pas de lui. De son côté, Salieri rendit hommage à son maître et mentor en déclarant qu’il s’était placé sous la puissance tutélaire de Gluck… toujours est-il que c’est bien du Salieri pur jus. Aux détracteurs de ce malheureux compositeur injustement vilipendé par une pièce de théâtre puis par un film qui en fut tiré, on fera remarquer qu’il jouissait d’une immense renommée à Vienne depuis des décennies déjà, et que la présence de Mozart dans les parages ne lui fut en rien un obstacle. D’autant que Les Danaïdes fut conçu pour Paris, en français, et nullement pour Vienne ! Découvrez ce petit bijou d’opéra italo-viennois qui replace Salieri à sa juste place, dans le sillage du grand Gluck, tragique et dramatique, bien plus que celui de Mozart. Berlioz, découvrant l’ouvrage en 1820 à son arrivée à Paris, lui attribue même sa conversion de l’état d’étudiant-médecin à celui d’aspirant compositeur ! © SM/Qobuz
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Opéra - Paru le 22 septembre 2014 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Diamant d'Opéra Magazine - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Christophe Rousset poursuit son exhumation des tragédies lyriques de Lully et du Grand Siècle. Ce nouvel enregistrement a été réalisé en 2013, lors d'un concert donné à l'Opéra Royal de Versailles où l'ouvrage fut présenté en 1685, après le décès de la reine. Il resta à l'affiche dans tout le royaume jusqu'en 1772. C'est une des œuvres les plus abouties de Lully, sur un sujet choisi par Louis XIV en personne. Le livret de Quinault est une nouveauté, car l'histoire délaisse l'Antiquité pour raconter l'épopée d'Amadis de Gaule, d'après le roman de chevalerie espagnol écrit par Garci Rodriguez de Montalvo. Une fresque qui est prétexte à un opéra à grand spectacle (le cinéma de l'époque) se terminant d'une manière particulièrement spectaculaire par la destruction du palais de l'infortunée héroïne de l'opéra. La musique de Lully est superbe, alternant des airs chargés de sentiments variés et des passages instrumentaux avec timbales et trompettes. La traditionnelle chaconne finale est sans doute une des plus belles de tout l'opéra français. FH

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