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1 album trié par Date : du plus récent au moins récent et filtré par Extraits d'opéra, 5 de Diapason et Falk Struckmann (Holländer)
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Extraits d'opéra - Paru le 17 novembre 2017 | Orfeo

Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 étoiles de Classica
Il s’agit là d’enregistrements réalisés en direct et sur scène de divers grands moments wagnériens de la grande soprano dramatique suédoise Nina Stemme (née en 1963), réalisés entre 2003 et 2013, donc la période de gloire absolue pour la cantatrice, en pleine possession de tous ses moyens – on rappelle ici qu’une soprano dramatique, à la différence d’une soprano lyrique « normale », entre dans la plénitude de sa voix assez tard dans la vie musicale, eu égard à l’extravagante charge musculaire exigée par ces personnages que sont Isolde, Sieglinde ou Brünnhilde. L’Orchestre de l’Opéra de Vienne est placé sous la direction soit de Seiji Ozawa, soit de Franz Welser-Möst – donc à l’époque où l’un puis l’autre étaient directeurs musicaux de cette vénérable et ô combien traditionaliste institution. On rappellera ici que Nina Stemme fut en 1993 lauréate du Prix Operalia de Placido Domingo, et que la reconnaissance internationale lui vint avec Isolde à Glyndebourne en 2003, l’année des premiers enregistrements ici présentés. Depuis, elle incarne toute les immenses figures féminines que sont Elektra, Turandot, Lady Macbeth de Mzensk, et bien des rôles majeurs à Bayreuth. Une carrière exemplaire à laquelle cet album rend pleinement justice. © SM/Qobuz« Que restera-t-il au disque de Nina Stemme, la wagnérienne de notre époque ? [...] le studio l'aura négligée. Le concert supplée heureusement, et ce portrait capté à l'Opéra de Vienne sur dix ans ne susciterait que des regrets d'intégrales si la vidéo n'en offrait déjà [...] un pendant bienvenu. La Senta de 2003 est somptueuse de fraîcheur, et pourtant d'une vaillance extrême : aigu d'acier, timbre de velours [...] De sa Sieglinde de 2007, Orfeo avait publié l'Acte I, superbe. Voici neuf minutes du II, avec Botha, raffiné. Elle, d'une insolence rare, est la déchirure même. Brünnhilde suivit en 2008. Au finale de Siegfried, elle domine, de toute la subtilité d'un chant pénétré et triomphant tout autant, un Stephen Gould tonitruant. Legato enchanteur, fermeté de la ligne, chaleur du timbre et féminité qui l'emporte sur tout : on n'a pas entendu cela depuis Nilsson. [...] » (Classica, mars 2018 / Pierre Flinois)

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