Les albums

11,99 €

Électronique ou concrète - Paru le 7 juin 2019 | Bella Union

Distinctions Songlines Five-star review
13,49 €

Classique - Paru le 26 avril 2018 | MVKA

Distinctions Songlines Five-star review
15,99 €
11,49 €

Classique - Paru le 9 juin 2017 | Rubicon Classics

Hi-Res Livret Distinctions Songlines Five-star review
Depuis des siècles, le célèbre pub anglais a été une sorte de second toit pour les sujets de sa Gracieuse Majesté. On y mangeait, buvait (beaucoup !), dormait et plus si affinités, et – en particulier après les sombres années de l’ultra-puritanisme de Cromwell, après 1660 donc – on y tenait des meetings politiques, on y pariait et on y jouait énormément de musique. Avant 1660, ce seraient plutôt des chansons à boire, des catch (une sorte de canon) grivois, des ballades sentimentales, et des pièces instrumentales rudimentaires grattées par des violoneux et soufflées par des flûtistes. Dès le début de la Guerre civile en 1648, les maîtres de musique des églises et cours londoniennes furent abandonnés à leur destin ; certains s’exilèrent à la campagne pour servir de musicien privé à quelque aristocrate, d’autres s’enrôlèrent dans l’armée, et ceux qui entendaient garder leurs abattis en un seul morceau devinrent professeurs loqueteux. Mais à la fermeture de tous les théâtres sous Cromwell, la plupart des musiciens s’enfoncèrent dans une vie de misère proche de la mendicité. Avec tous ces instrumentistes, chanteurs et théâtreux professionnels lancés dans la nature, on vit la croissance fulgurante de la qualité des « concerts » dans les pubs où ils étaient tolérés, de sorte que ces « sessions de pub » devinrent de plus en plus populaires parmi toutes les classes de la société anglaise. Et même avec la réouverture des théâtres puis la constructions d’opéras un peu partout après la Restauration post-cromwellienne, les « sessions de pubs » gardèrent toute leur renommée. La musique devint rapidement une forme d’art immensément populaire à Londres à la fin du XVIIe et tout au long du XVIIIe siècle, même s’il fallut attendre encore quelques décennies avant que des orchestres permanents s’installent. Par conséquent, la ville débordait de musiciens freelance, qui l’après-midi jouaient parmi les chopes de bière au pub, puis couraient à un de ces nombreux concerts de charité avant de se précipiter au King’s Theatre pour y jouer l’opéra vespéral. L’ensemble Alehouse Sessions a lancé son projet en 2007, une forme de concert proposant la musique qui se pouvait jouer dans les pubs pendant et après le Commonwealth de Cromwell. Il s’agit d’un extravagant mélange de pièces composées, de mélodies populaires et d’arrangements de chansons folkloriques. La musique « savante » – à commencer par Purcell puis tous ceux qui le suivirent – devenait ainsi de la musique folklorique, tandis que la musique folklorique devenait en quelque sorte « savante ». Les pièces proposées par Alehouse Sessions s’inscrit dans le cadre historique du pub anglais, même si l’auditeur peut parfois avoir l’impression d’entendre des pièces de folk-pop anglo-saxonnes. Par ailleurs, plusieurs pièces proviennent de loin : l’Amérique du Nord, la Scandinavie, l’Ecosse, l’Irlande et les Shetlands. L’on ne saura jamais vraiment, bien sûr, à quoi pouvait réellement ressembler la musique de troquet voici trois ou quatre siècles, mais Alehouse Sessions se fait un point d’honneur à explorer toutes les pistes. © SM/Qobuz
12,49 €
8,49 €

Classique - Paru le 17 février 2017 | Alia Vox

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles de Classica - Songlines Five-star review
Enregistré en concert le 17 juillet 2015 à l’abbaye de Fontfroide près de Narbonne, ce nouvel opus discographique de Jordi Savall explore, musicalement et textuellement, plus de quatre siècles de musiques, de chants et de danses nées de l’une des plus affreuses abominations inventées par l’esprit humain : l’esclavage. Non pas que l’esclavage n’ait pas existé avant 1444 et se soit arrêté comme par enchantement en 1888 – Grecs, Romains, Egyptiens, et toutes les civilisations qui les ont précédés s’y adonnaient à tout va – mais 1444 est la date du premier document décrivant par le menu une expédition de capture en masse. Autour de son ensemble Hespèrion XXI et La Capella Reial de Catalunya, Savall a rassemblé des musiciens et narrateurs de tous les horizons dans lesquels perdurent les traces des peuples déracinés concernés, originaires d’Afrique occidentales, et que l’on retrouve au Brésil, au Mexique, dans les Caraïbes, en Colombie ; ainsi que quelques traditions conservées au Mali. Les musiciens et narrateurs invités brésiliens, colombiens, mexicains, marocains, malgaches, seront en dialogue avec les formes musicales hispaniques inspirées elles-mêmes des chants et danses des esclaves, basées sur des traditions africaines ou métisses : ce sont les pièces de l’espace liturgique catholique dans lequel ont été plus ou moins forcés les esclaves, qui ont apporté leur propre conception de la divinité. Europe, Afrique et Amérique Latine, la grande triangulation est de retour, mais sans que personne ne soit dorénavant déraciné, enfermé en fond de cale et vendu à deux mille lieues de chez lui... © SM/Qobuz

Le genre

Opéra dans le magazine