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Les albums

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Opéra - Paru le 6 septembre 2019 | BIS

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La musique russe du XIXe siècle est encore dominée par les répertoires italien et français mais les jeunes compositeurs ne l’entendent pas de cette oreille. À rebours de cette occidentalisation, ils s’emploient à recréer une continuité musicale propre à la Russie en valorisant les mélodies populaires. Modest Moussorgski opère ainsi une synthèse entre le folklore plusieurs fois centenaire de son pays et le langage romantique. Son opéra Boris Godounov est exemplaire de cette démarche : chaque personnage a son épithète thématique, à la manière des leitmotive wagnériens, et le discours exploite l’idiome populaire russe. L’écriture et l’harmonie impressionnent par un hiératisme qu’on identifie immédiatement comme russe. L’orchestration – on pense notamment à l’usage des cloches dans la deuxième partie du prologue, autrement dit la scène du couronnement – corrobore cette identité. Enfin, et c’est particulièrement saillant dans cette version, la vocalité de cette grande partition, proche de la prosodie de la langue, est éminemment lyrique. Le caractère choral de l’œuvre – de la chanson de Varlaam à l’auberge, par exemple, aux chœurs qui scandent la partition – la pare d’un réalisme grandiose jamais pittoresque. Kent Nagano et l’orchestre symphonique de Gothenburg ont choisi la version originelle, découpée en en sept grands tableaux, de Boris Godounov, dont le livret se refuse de sacrifier aux conventions du genre. D’où la longue censure de l’œuvre et la réorchestration de Rimski-Korsakov. C’est grâce à ce remaniement que Boris peut être représenté et, accédant aux scènes lyriques, gagner sa notoriété. Et être joué aujourd’hui dans sa version originelle de 1869 par un le jeune Alexander Tsymbalyuk, touchant de remords mais peut-être pas assez fou. On goûtera aussi l’excellent Pimène de Mika Kares. © Elsa Siffert/Qobuz
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Opéra - Paru le 1 septembre 2017 | Glossa

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Sébastien d’Hérin et son ensemble Les Nouveaux Caractères ont souhaité redonner à The Fairy Queen, ce magistral semi-opéra (un genre bien anglais, assez proche de la comédie-ballet française d’alors) de 1692, toute sa variété et son exubérance, son impériale stature aussi, qui devaient alors régner. Car la luxuriance, l’opulence, la générosité, voilà bien tout le génie de Purcell. Dans ces conditions, on peut bien évidemment qualifier cet enregistrement de « baroque », dans le sens premier du mot : irrégulier, inattendu, mais c’est précisément ce lot de surprises et de couleurs que revendique haut et fort d’Hérin. Les instruments d’époque idoines, les cordes en boyaux, deux clavecins et un orgue, quelques hautbois champêtres, un basson, deux trompettes et un serpent, un cornet à bouquin, une viole de gambe, un théorbe, une harpe aussi, de nombreuses flûtes, tous ces instruments sont tenus, comme « à l’époque » – par des instrumentistes polyvalents... On entendra bon nombre de percussions, plus ou moins improvisées – encore une fois, comme c’était alors l’usage – puisque la partition initiale reste assez muette sur bien des détails instrumentaux et que l’on sait qu’il était de mise de faire jouer les instrumentistes disponibles à l’instant. Quoi qu’il en soit, cette lecture des Nouveaux Caractères fait la part belle à la spontanéité, à la vivacité, à la (bonne) surprise autant du côté instrumental que du côté des voix, et la pièce de Shakespeare qui sert vaguement d’argument – Le Songe d’une nuit d’été, même si Purcell n’a pas repris un mot de la pièce en question – s’en trouve génialement illustrée. © SM/Qobuz
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Opéra - Paru le 10 novembre 2017 | Delos

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Opéra - Paru le 12 juillet 2019 | Oehms Classics

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Opéra - Paru le 16 février 2018 | Orfeo

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Opéra - Paru le 14 juin 2019 | Oehms Classics

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Opéra - Paru le 21 septembre 2018 | Dynamic

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Opéra - Paru le 10 mai 2019 | Dynamic

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Opéra - Paru le 19 mai 2017 | Dynamic

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Tiens, l’on aura laissé passer sans s’en apercevoir cet enregistrement d’un rare opéra de Donizetti, Rosmonda d’Inghilterra, tellement rare qu’il s’agit d’une première discographique mondiale ! Erreur donc ici réparée. L’ouvrage, écrit en 1834 à une période particulièrement féconde dans la vie créatrice du compositeur qui venait d’éblouir la Scala avec Maria Stuarda deux mois plus tôt et après le triomphe de L’elisir d’amore en 1832, traite de personnages certes historiques mais dans des rôles quelque peu aménagés par la légende. Henri II Plantagenêt, second mari de la fougueuse Aliénor d’Aquitaine, avait – historiquement – pour maîtresse favorite Rosemonde Clifford ; selon l’opéra, la belle Rosemonde ignorait que l’amant fût le roi et lorsqu’elle l’apprend, elle refuse vertueusement de le laisser quitter son épouse Aliénor – Aliénor qui, malgré ce noble renoncement, jalouse comme un pou, assassine la belle Rosemonde à la fin de l’opéra. Un des premiers cas où le meurtre se produit directement sur scène, qui plus est de la part d’une dame, d’une reine ! Et lorsque l’on sait qu’Aliénor fut, de son côté, une invraisemblable chaude lapine… Quoi qu’il en soit, Donizetti brosse là une ample partition, pleine d’airs mémorables (il s’en souviendra lui-même lorsqu’il s’agira de recycler certains airs dans des opéras plus tardifs), de moments puissamment tragiques ; l’enregistrement, réalisé sur le vif, rassemble Jessica Pratt dans le rôle-titre, Eva Mei dans celui de la vilaine Aliénor (italianisée en Leonora) et Dario Schmunck dans celui d’Enrico – Henri II – autour de l’Orchestre Donizetti Opera. © SM/Qobuz
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Opéra - Paru le 8 mars 2019 | Oehms Classics

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Opéra - Paru le 18 octobre 2019 | SOMM Recordings

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Opéra - Paru le 3 août 2018 | Orfeo

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
1959 fût une année très spéciale pour le « Nouveau Bayreuth », car Wieland Wagner y avait présenté dix ouvrages dans sa propre mise en scène, inspirée des travaux d’Adolphe Appia qui apportaient un jeu très vivant et une nouvelle utilisation de la lumière, dans une recherche de naturel que Wieland Wagner décrivait comme un « réalisme magique ». De jeunes chefs et une nouvelle génération de chanteurs venaient contribuer à ce renouveau destiné à oublier les vénéneuses années où la famille Wagner était sous l’emprise de Hitler. Parmi cette nouvelle génération d’artistes, on trouvait Wolfgang Sawallisch dont le dynamisme allait mettre le feu aux poudres à l’abîme mystique. Si son live du Vaisseau fantôme du Festival de 1961 est depuis longtemps un classique autrefois publié par Philips, certains éditeurs ont exhumé d’autres spectacles dirigés par Sawallisch en 1959. Celui capté le 23 juillet est déjà connu, mais Orfeo publie ici un enregistrement, d’excellente qualité sonore, du 5 août 1959. Marquée par une baguette ardente chauffée à blanc dès les premières notes de l’ouverture, cette version inédite propose un exceptionnel ensemble de chanteurs dont une Leonie Rysanek de trente-trois ans qui chante Senta pour la première fois, et en Hollandais, George London, qui fut un des barytons les plus recherchés des années 1950-1960 dans la musique de Wagner. Ce Vaisseau fantôme incandescent et romantique souligne avec éloquence la filiation Weber-Wagner. © François Hudry/Qobuz
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Opéra - Paru le 17 août 2018 | Dynamic

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Opéra - Paru le 20 avril 2018 | Dynamic

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Opéra - Paru le 15 juin 2018 | Dynamic

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La fanciulla del West – en bon français « La Fille du Far-West¬ » – n’est pas, de nos jours, l’œuvre de maturité de Puccini la plus souvent donnée. Est-ce parce que les westerns hollywoodiens nous ont familiarisés avec des cow-boys et des filles de saloon s’exprimant en anglais du cru plutôt qu’en italien ? Pourtant, des brouettes de westerns-spaghetti auraient pu nous y habituer, même si l’on n’a pas l’habitude de les voir en italien, il est vrai. Quoi qu’il en soit, cette histoire vériste, se déroulant en Californie et dans une thématique musicale proto-hollywoodienne (et un brin post-debussyste par moment) ne manque pas de charmes, et ses personnages sont bien campés. Ce nouvel enregistrement, réalisé en spectacle au Théâtre San Carlo de Naples, rassemble l’États-Unienne Emily Magee dans le rôle de la tendre Minnie, le ténor italien Roberto Aronica dans celui de Johnson, le bandit repenti qui partira à la fin de l’œuvre avec la belle – échappant à la corde de peu – et, dans la peau du shérif, le baryton Claudio Sgura. Une belle distribution, soutenue par de solides seconds rôles. © SM/Qobuz
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Opéra - Paru le 18 octobre 2019 | Dynamic

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Opéra - Paru le 6 juillet 2018 | Orfeo

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Opéra - Paru le 10 mai 2019 | Dynamic

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Opéra - Paru le 27 juillet 2018 | Dynamic

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Opéra - Paru le 16 mars 2018 | Orfeo

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Le sujet de l’opéra de Gottfried von Einem La Visite de la vielle dame, d’après la pièce éponyme de Dürrenmatt, est rien moins que sinistre et cynique. Dans une petite ville économiquement et socialement ruinée, oubliée de tous, « revient » une dame millionnaire originaire de ladite ville, qu’elle a quittée misérable et engrossée. Elle souhaite en redorer le blason, mais à une condition qui ne manque pas de piquant : qu’un quelconque habitant accepte, pour la venger, d’assassiner son ancien amant qui avait produit deux faux témoins – désormais les laquais de la dame, les yeux crevés et le reste dûment castré. La ville se drape dans sa dignité, refuse d’abord, puis hésite, vacille, atermoie, ne sait plus que faire… Finalement c’est l’ancien amant qui meurt « tout seul » d’un infarctus. Pour ce fantastique et génial opéra de 1971, dont voici l’enregistrement de la création mondiale, l’Opéra de Vienne n’avait pas lésiné sur les stars : Christa Ludwig faisait la vielle dame – alors qu’elle était encore bien jeune, la quarantaine à peine entamée ! –, Eberhard Waechter l’ancien amant incriminé, et on trouvait également dans la distribution Hans Hotter, Kurt Equiluz et tant d’autres, le tout sous la direction du vieux (alors jeune) briscard Horst Stein. La musique de Gottfried von Einem, dans la lignée de Strauss mais avec un je-ne-sais-quoi de moderniste et de « méchant », offre un écrin de tout premier choix à cette perle lyrique, qu’on aimerait bien entendre sur scène en France quand les directeurs voudront bien cesser de nous noyer dans l’incessant cocktail fait de Puccini, Verdi, Mozart, Donizetti ou Bizet… © SM/Qobuz

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