Les albums

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Jazz fusion & Jazz rock - Paru le 19 janvier 2017 | Stretch Records

Hi-Res Livret
Avec ces retrouvailles, Chick Corea et Steve Gadd ne gravent pas juste dans le marbre une solide amitié mais ils ravivent la flamme du jazz fusion aux cambrures funky des années 70. Lorsque le genre était alors régnant ; pour le meilleur comme pour le pire d’ailleurs… Pour l’occasion, le pianiste et le batteur ont réuni un casting costaud avec le guitariste et chanteur Lionel Loueke, le saxophoniste et flûtiste Steve Wilson, le bassiste Carlitos Del Puerto et le percussionniste Luisito Quintero. La première fois que les routes de Corea et Gadd se sont croisées, c’était en 1965 lorsque le premier rejoignit brièvement le groupe de Chuck Mangione où officiait le second. Au cours des dix années qui suivront, Corea devint l’un des claviéristes et compositeurs les plus influents de sa génération. Parallèlement, Gadd fut rapidement reconnu comme une pointure de la batterie, épaulant les Paul Simon et autres Steely Dan. En 1972, Chick Corea décida de transformer son groupe Return To Forever, avec laquelle il avait jusqu’alors exploré la richesse des musiques brésiliennes et latines, en un groupe de jazz rock dont Steve Gadd devint le premier batteur. Ses innombrables engagements en tant que musicien de studio s’avérèrent incompatibles avec l’importante tournée prévue par le groupe, ce qui ne l’empêcha pas de participer par la suite à l’enregistrement de plusieurs albums de Corea comme The Leprechaun sorti en 1976, My Spanish Heart, savant mélange de jazz électrique et de rythmes latins (dont l’écho se fait entendre tout au long de Chinese Butterfly) et Three Quartets en 1981, véritable tournant dans la carrière de compositeur de Corea. Quand les deux musiciens se retrouvent enfin au studio de Chick Corea en Floride début 2017, l’alchimie fut une nouvelle fois immédiate, plongeant le compositeur dans une frénésie créatrice qui donna rapidement naissance à deux morceaux, Like I Was Sayin’ et Gadd-zooks. « J’ai toujours aimé écrire pour un groupe et voir comment Steve s’empare de mes morceaux, précise Chick Corea. Lorsqu’on s’est mis à jouer ces compositions ensemble, on a pris tellement de plaisir qu’on a immédiatement évoqué l’idée de monter un groupe ». S’il est crédité comme l’unique compositeur de la plupart des huit thèmes de l’album, Corea assure que le disque est le fruit d’un travail de groupe et qu’il n’aurait jamais vu le jour sans la sensibilité rythmique de Gadd. « Il s’agit d’une co-création, insiste le pianiste. J’écris les morceaux puis Steve leur apporte une ossature en travaillant sur les parties rythmiques. Dans ma musique, le rythme c’est tout – sans la bonne émotion et le bon rythme, elle ne peut pas vivre. » Une complicité sincère qui donne naissance à un album fait d’émotion et de virtuosité. A noter que Phil Bailey, falsetto magique de la première mouture Earth, Wind & Fire, fait une apparition remarquée sur ce disque en phase avec sa pochette où les instruments des membres du groupes sont disposés de manière à représenter un papillon : deux pianos en forment les ailes, la batterie la tête et le thorax. © CM/Qobuz
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Jazz fusion & Jazz rock - Paru le 22 mai 2012 | Epic - Legacy

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Hi-Res Audio
Avec trois albums au compteur, Stanley Clarke est déjà célébré comme LE grand bassiste électrique des seventies lorsque parait School Days en 1976. Mais c’est tout de même ce disque que ses aficionados chérissent le plus. Véritable traité de quatre-cordes, le virtuose originaire de Philadelphie offre ici tout l’éventail de sa technique. Le groove est évidemment au cœur des débats et même lorsqu’il déballe son impressionnante pyrotechnie, la musicalité et l’inspiration restent toujours de mise. John McLaughlin, David Sancious, George Duke, Steve Gadd et Billy Cobham notamment comptent parmi les monstres qui ont fait déplacement pour épauler Stanley Clarke dans ce trip de jazz fusion renversant et furibard. Un classique du genre. © CM/Qobuz
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Jazz fusion & Jazz rock - Paru le 1 juillet 1997 | Columbia - Legacy

Hi-Res Distinctions Discothèque Insolite Qobuz - Qobuz Référence - Hi-Res Audio
On The Corner est l’album de Miles Davis le plus en phase avec les canons du funk. Et pas seulement pour la pochette groovy du dessinateur Corky McCoy… Pour la première fois, le trompettiste est en studio avec plus de quinze musiciens ! Un robuste casting représentatif de l’effervescence de cette musique enregistrée à New York durant l’été 1972. En guise d’épine dorsale, la basse hypnotique de Michael Henderson, un ex-stakhanoviste de chez Motown. Tout autour, des couches jetées en vrac par un Miles Davis qu’on entend finalement très peu : bruits blancs assassins (Miles flanque une wah wah à sa trompette !), percussions aux saveurs ethniques, batterie funk marathon (Cold Sweat de James Brown cité ça-et-là par les fûts de Billy Hart et Jack DeJohnette), implosion totale des règles d’écriture, harmonie et mélodie reléguées au second rang.On The Corner est un trésor à redécouvrir d’urgence, une mine de sonorités dorées comme ce redoutable effet wah wah filtré quand Michael Henderson branche sa basse dans une pédale Mu-Tron sur One And One. Le psychédélisme des improvisations collé à l’ampleur de la rythmique funk est une subversion de génie qu’on ne trouve que dans la musique funk. La vraie ! Se retrouver à terre, sonné voire inconscient, en plein On The Corner est logique car cette basse d’Henderson est là pour faire la voiture-balais et remettre sur pied les victimes. Dans son autobiographie, Miles ajoute aux influences de James Brown et Sly Stone, celles d’Ornette Coleman et surtout du compositeur Karlheinz Stockhausen qui lui aurait indirectement transmis l’utilisation des ajouts et des éliminations comme processus de création musical. Une règle alors majeure dans l’art davisien qui née tant devant les micros que derrière la console de mixage. Râteau commercial et critique, On The Corner et ses facettes répétitives et étirées ne trouveront malheureusement lors de sa sortie que peu d’échos. Comme à l’accoutumé, Miles Davis avait plusieurs métros d’avance… © MZ/Qobuz

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Jazz fusion & Jazz rock dans le magazine