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Les albums

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Jazz contemporain - Paru le 27 septembre 2019 | Mi'ster

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Ibrahim Maalouf est un hyperactif polymorphe. En septembre 2018, il sortait son ambitieuse Levantine Symphony n° 1, et deux mois plus tard, il lançait sur le marché l’enregistrement de son live de fin 2016 à l’AccorHotels Arena. L’été suivant, il présentait sur les routes de France une création balkanique avec l’Haïdouti Orkestar. À l’automne 2019, son 14e album en douze ans, S3NS, s’aventure notamment en terre cubaine. La fameuse trompette quart de ton d’Ibrahim Maalouf ne connaît pas de frontières ni n’a le temps de refroidir. Au début de S3NS, le piano d’Harold Lopez-Nussa la précède d’une poignée d’accords tempérés avant qu’elle ne dessine le thème d’Una Rosa Blanca qui, au cours de son déroulement, laisse aux deux instruments le temps de s’envoler en un dialogue fébrile sur une rythmique caliente. La suite immédiate Happy Face pourrait se faufiler au centre d’une BO de film d’action signé par le compositeur argentin Lalo Schifrin (Bullitt, Mission Impossible, Starsky & Hutch…). Le morceau-titre est assez typique du lyrisme romantique du Libanais et se déploie de la saudade vers l’euphorie. Retour à Cuba sur Harlem, où le protégé de Chucho Valdès Irving Calao s’installe derrière le piano pour un latin-jazz pur jus. Le pianiste cède ensuite sa place de guest à la violoniste Yilian Canizares sur le joyeux Na Na Na où, au final, elle n’occupe pas beaucoup de place. Un nouveau pianiste de La Havane, Alfredo Rodriguez, vient ensuite imprimer son swing sur N.E.G.U. Gebrayel bénéficie de la présence du pianiste cubain Roberto Fonseca, mais aussi du pianiste belge Eric Legnini et de ses compatriotes François Delporte (guitare) et Stéphane Galland (batterie). Après cette effusion de latino, retour au calme avec le suave duo trompette-piano All I Can't Say, relevé juste à la fin d’une guitare acoustique. Piano et trompette se tiennent aussi la main au début de Radio Magallanes, une radio chilienne qui a soutenu la politique socialiste de Salvador Allende. Le morceau démarre sur une pointe de tristesse avant de reprendre de l’emphase au centre d’un torrent de guitares, cuivres et basse batterie et de laisser entendre la voix de l’ancien président renversé par le dictateur Augusto Pinochet. Tout au long de S3NS, la trompette d’Ibrahim Maalouf aura glorieusement fait résonner ses accents inimitables et sa verve reconnaissable entre toutes. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 11 octobre 2019 | Warner (France)

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Impossible d’être déçu par un album d’Erik Truffaz tant chaque enregistrement du trompettiste est un périple sensoriel toujours dense, riche et surtout dépaysant. Et Lune rouge ne déroge pas à la règle, conçu avec ses fidèles Benoît Corboz, Marcello Giuliani et le batteur Arthur Hnatek. Sur les murs du studio d’enregistrement, ils ont accroché les vinyles du quartet depuis vingt ans. Pas comme des trophées mais plutôt les fragments d’une mosaïque en cours. « Pour ce disque, nous avions envie de choses nouvelles. Nous avons confié les clés à Arthur Hnatek et lui avons demandé de composer le matériel de base sur lequel le quartet a pu travailler le son, arranger puis déranger les éléments… Nous avons improvisé tout un tas de petites chroniques qui servent de charnières entre les compositions. » Le matériau final est trituré, étendu, coupé, remonté, jusqu’à obtenir cette envoûtante BO atmosphérique ponctuée de rock ici, de dub là ou d’ambient un peu plus loin. Une séquence répétitive s’éclipse pour un passage lyrique et Truffaz n’oublie jamais de faire rentrer beaucoup d’air et d’espace dans cette musique au ralenti qui déforme le temps, l’espace et les conventions stylistiques. Même son jeu se déconnecte du plancher des vaches pour toper le soleil. Et la filiation avec Miles Davis s’estompe encore plus qu’à l’accoutumée. Magique. © Max Dembo/Qobuz
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53

Jazz - Paru le 27 septembre 2019 | Blue Note

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Son 15e sera 53 ! « Pourquoi ce titre ? Tout simplement parce que j’ai conçu et enregistré cette musique au cours de ma 53e année et qu’à cette occasion, j’ai voulu faire un disque qui me ressemble vraiment. C’est un âge pour un homme où l’on se sent dans une forme de maturité, en pleine possession de ses moyens, avec en plus un léger recul sur la vie qui permet une certaine lucidité. Avec ce disque, j’ai eu envie de me livrer totalement, de prendre des risques, tout en assumant mon parcours, mes choix artistiques, ma vie… et mon âge ! » Une feuille de route parfaitement suivie par Jacky Terrasson sur ce 15e disque en leader en quelque trente ans de carrière…Mais cette fois, ce maître de la reprise opte pour ses propres compositions (« Cette façon que j’ai de totalement m’accaparer un morceau en le faisant passer dans un processus de déconstruction formel et stylistique qui renouvelle la perception qu’on peut en avoir, j’ai toujours pris un malin plaisir à me livrer à ce genre de transformation, c’est ma griffe en quelque sorte. »). Seize plages aux formes volontairement ramassées à la manière de chansons et magnifiées par des arrangements denses et précis. Capable de flamboyances pyrotechniques comme de susurrements touchants au creux de l’oreille, le brillant Terrasson assume l’influence de ses grands maîtres comme Keith Jarrett dans le bien nommé Kiss Jannett for Me, ou Ahmad Jamal dès le The Call d’ouverture. Comme il alterne entre le groovy sur le très pop This Is Mine (d’après le thème de Charlie Chaplin Smile) et le lyrique avec la ballade La Part des anges. Mieux encore, Jacky Terrasson cite Mozart sur Lacrimosa d’après un extrait du Requiem. Quel éclectisme !Pour mieux souligner cette richesse kaléidoscopique, il s’offre plusieurs sections rythmiques : Géraud Portal/Ali Jackson, Sylvain Romano/Gregory Hutchinson et Thomas Bramerie/Lukmil Perez. Un besoin de diversité sans doute, pour donner corps concrètement aux différentes facettes de ses compositions. A se demander si Jacky Terrasson n’aurait tout simplement pas signé l’un de ses plus grands disques… © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Jazz - Paru le 4 octobre 2019 | Blue Note Records

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Le label Blue Note a accueilli tant de musiciens précurseurs, géniaux et révolutionnaires, que l’arrivée de Bill Frisell dans la maison fondée en 1939 par Alfred Lion et Max Margulis n’a rien de vraiment surprenant. À 68 ans, le guitariste américain reste non seulement le plus passionnant de sa génération mais sans doute l’un des plus novateurs et influents. Au point que depuis plusieurs années, Frisell a ressenti le besoin naturel d’abattre les frontières stylistiques qui le cantonnaient au rayon jazz. Son répertoire mêle désormais tradition jazz et folk et il s’autorise des escapades en terres country voire rock. Ce premier album Blue Note est on ne peut plus à l’image de ce Frisell insaisissable, se laissant porter au gré des rencontres et surtout des envies. Avec son vieil ami violoncelliste Hank Roberts (ils étaient ensemble à la Berklee School of Music de Boston en 1975 !), la chanteuse Petra Haden, fille de Charlie avec qui il collabore depuis le début des années 2000, et le guitariste, bassiste et chanteur Luke Bergman, Bill Frisell a conçu cet Harmony comme un assemblage singulier de jazz folk chambriste porté par les harmonies vocales. Une lecture atypique et intime des musiques classiques américaines symbolisée notamment par la présence du traditional Red River Valley et du standard Lush Life de Billy Strayhorn. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 4 octobre 2019 | Blue Note

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Sorti en 1982, le documentaire Koyaanisqatsi du réalisateur Godfrey Reggio est devenu culte en partie pour sa fameuse BO signée Philip Glass. Un compositeur et une œuvre qui ont marqué comme jamais le pianiste Chris Illingworth, le bassiste Nick Blacka et le batteur Rob Turner au point que le trio britannique s'est lancé, en 2015, dans sa propre partition du film de Reggio qu’il a interprétée exclusivement sur scène aux quatre coins du monde. Une aventure à l’origine de ce Ocean in a Drop: Music for Film, EP de cinq titres s’inspirant de ce travail live sur Koyaanisqatsi.Au départ pourtant, Illingworth n’envisageait nullement de graver cette BO dans la cire. « Les gens n’arrêtaient pas de nous demander si cette musique allait sortir un jour sur disque. Mais pour nous, ça n’avait aucun sens. Le film possède déjà une BO grandiose. En même temps, on avait pris beaucoup de plaisir à composer sur des images. C’est ce qui a inspiré Ocean in a Drop… Jouer cette musique de film en direct nécessitait une grande exigence, physiquement et mentalement. L'enregistrement n'a pas été différent. On a tout capté live, comme on l’avait fait pour nos albums précédents, sans overdub ni superposer les parties individuelles. » L’influence de Philip Glass déjà présente dans l’ADN de GoGo Penguin est ici décuplée mais n’asphyxie jamais les improvisations ni surtout les envolées lyriques et atmosphériques de ces cinq thèmes à forte résonance émotionnelle. © Max Dembo/Qobuz
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Jazz - Paru le 20 septembre 2019 | ECM

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Jazz contemporain - Paru le 4 octobre 2019 | Blue Note

Sorti en 1982, le documentaire Koyaanisqatsi du réalisateur Godfrey Reggio est devenu culte en partie pour sa fameuse BO signée Philip Glass. Un compositeur et une œuvre qui ont marqué comme jamais le pianiste Chris Illingworth, le bassiste Nick Blacka et le batteur Rob Turner au point que le trio britannique s'est lancé, en 2015, dans sa propre partition du film de Reggio qu’il a interprétée exclusivement sur scène aux quatre coins du monde. Une aventure à l’origine de ce Ocean in a Drop: Music for Film, EP de cinq titres s’inspirant de ce travail live sur Koyaanisqatsi.Au départ pourtant, Illingworth n’envisageait nullement de graver cette BO dans la cire. « Les gens n’arrêtaient pas de nous demander si cette musique allait sortir un jour sur disque. Mais pour nous, ça n’avait aucun sens. Le film possède déjà une BO grandiose. En même temps, on avait pris beaucoup de plaisir à composer sur des images. C’est ce qui a inspiré Ocean in a Drop… Jouer cette musique de film en direct nécessitait une grande exigence, physiquement et mentalement. L'enregistrement n'a pas été différent. On a tout capté live, comme on l’avait fait pour nos albums précédents, sans overdub ni superposer les parties individuelles. » L’influence de Philip Glass déjà présente dans l’ADN de GoGo Penguin est ici décuplée mais n’asphyxie jamais les improvisations ni surtout les envolées lyriques et atmosphériques de ces cinq thèmes à forte résonance émotionnelle. © Max Dembo/Qobuz
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Jazz - Paru le 20 septembre 2019 | ECM

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Jazz contemporain - Paru le 3 octobre 2019 | Loma Vista Recordings

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Il n’en est pas à son premier dynamitage stylistique. Non, pas vraiment. Robert Glasper en a même fait sa raison d’être et de jouer. Passant son temps à arracher l’étiquette « pianiste de jazz » collée dans son dos, l’Américain a ouvert la voie à toute une génération de musiciens décidés à embarquer le jazz sur le terrain de la soul, du rap et de tous les sons possibles. Rien de préfabriqué dans cette démarche comme dans ce Fuck Yo Feelings, plus une mixtape qu’un véritable album. Le fruit de quelques heures passées aux Henson Studios d’Hollywood avec une bande d’amis triés sur le volet, sans feuille de route, ni mode d’emploi. Dans les oreilles coule un torrent improvisé de plus de 70 minutes, réparties sur 19 titres avec un casting assez hallucinant comprenant notamment Yassin Bey/Mos Def, Bilal, Denzel Curry, Rapsody, Mick Jenkins, Terrace Martin, SiR, sans oublier l’immense Herbie Hancock, idole presque octogénaire de Glasper et justement pionnier des fusions de genres. Ecouter Fuck Yo Feelings, c’est être la petite souris invitée à cette jam-session informelle. Un exercice qui fait que les instants excitants et inspirés côtoient ceux plus anecdotiques ou sentant l’inachevé. Mais Robert Glasper est doué et a su agencer et monter ces heures de bandes pour rendre cette expérience de jazz, de soul et de hip-hop totalement enivrante. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 4 octobre 2019 | Concord Jazz

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Jazz - Paru le 27 septembre 2019 | ACT Music

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Jazz - Paru le 27 septembre 2019 | Impulse!

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Jazz - Paru le 27 septembre 2019 | ACT Music

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Jazz - Paru le 20 septembre 2019 | Concord Picante

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Jazz - Paru le 18 septembre 2019 | Telarc

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Jazz - Paru le 3 octobre 2019 | Loma Vista Recordings

Il n’en est pas à son premier dynamitage stylistique. Non, pas vraiment. Robert Glasper en a même fait sa raison d’être et de jouer. Passant son temps à arracher l’étiquette « pianiste de jazz » collée dans son dos, l’Américain a ouvert la voie à toute une génération de musiciens décidés à embarquer le jazz sur le terrain de la soul, du rap et de tous les sons possibles. Rien de préfabriqué dans cette démarche comme dans ce Fuck Yo Feelings, plus une mixtape qu’un véritable album. Le fruit de quelques heures passées aux Henson Studios d’Hollywood avec une bande d’amis triés sur le volet, sans feuille de route, ni mode d’emploi. Dans les oreilles coule un torrent improvisé de plus de 70 minutes, réparties sur 19 titres avec un casting assez hallucinant comprenant notamment Yassin Bey/Mos Def, Bilal, Denzel Curry, Rapsody, Mick Jenkins, Terrace Martin, SiR, sans oublier l’immense Herbie Hancock, idole presque octogénaire de Glasper et justement pionnier des fusions de genres. Ecouter Fuck Yo Feelings, c’est être la petite souris invitée à cette jam-session informelle. Un exercice qui fait que les instants excitants et inspirés côtoient ceux plus anecdotiques ou sentant l’inachevé. Mais Robert Glasper est doué et a su agencer et monter ces heures de bandes pour rendre cette expérience de jazz, de soul et de hip-hop totalement enivrante. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 20 septembre 2019 | Concord Picante

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Jazz - Paru le 13 septembre 2019 | Omnivore Recordings

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Latin jazz - Paru le 4 octobre 2019 | World Circuit

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Jazz - Paru le 4 octobre 2019 | Justin Time Records

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Le genre

Jazz fusion & Jazz rock dans le magazine