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Les albums

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Jazz - Paru le 13 septembre 2019 | Jazz Village

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
A 89 ans, Ahmad Jamal enregistre toujours. Il n’a plus rien à prouver. Guère besoin non plus d’étoffer sa discographie déjà pantagruélique de plus de 70 albums. Mais il grave dans la cire, régulièrement, la musique de son piano plus ample que jamais. Une petite musique inouïe, épurée et rythmée, qui a influencé des hordes de jazzmen. Comme son titre l’indique, le ton de Ballades (en français) est sans équivoque. Avec son fidèle bassiste James Cammack sur trois titres, Jamal réunit ici 10 pièces qu’il interprète en solitaire. Certaines sont même liées à son ADN comme le fameux Poinciana, qui ouvrait en 1958 son non moins fameux Live at the Pershing, et sur lequel il trouve toujours et encore de belles choses à raconter. Avec l’âge (dont aucun stigmate n’orne ses doigts), cette beauté est de plus en plus directe. Et sur Emily de Johnny Mandel, un thème cher à Bill Evans, le pianiste de Pittsburgh atteint de nouveaux sommets d’épure ; et de justesse. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 27 septembre 2019 | Mi'ster

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Ibrahim Maalouf est un hyperactif polymorphe. En septembre 2018, il sortait son ambitieuse Levantine Symphony n° 1, et deux mois plus tard, il lançait sur le marché l’enregistrement de son live de fin 2016 à l’AccorHotels Arena. L’été suivant, il présentait sur les routes de France une création balkanique avec l’Haïdouti Orkestar. À l’automne 2019, son 14e album en douze ans, S3NS, s’aventure notamment en terre cubaine. La fameuse trompette quart de ton d’Ibrahim Maalouf ne connaît pas de frontières ni n’a le temps de refroidir. Au début de S3NS, le piano d’Harold Lopez-Nussa la précède d’une poignée d’accords tempérés avant qu’elle ne dessine le thème d’Una Rosa Blanca qui, au cours de son déroulement, laisse aux deux instruments le temps de s’envoler en un dialogue fébrile sur une rythmique caliente. La suite immédiate Happy Face pourrait se faufiler au centre d’une BO de film d’action signé par le compositeur argentin Lalo Schifrin (Bullitt, Mission Impossible, Starsky & Hutch…). Le morceau-titre est assez typique du lyrisme romantique du Libanais et se déploie de la saudade vers l’euphorie. Retour à Cuba sur Harlem, où le protégé de Chucho Valdès Irving Calao s’installe derrière le piano pour un latin-jazz pur jus. Le pianiste cède ensuite sa place de guest à la violoniste Yilian Canizares sur le joyeux Na Na Na où, au final, elle n’occupe pas beaucoup de place. Un nouveau pianiste de La Havane, Alfredo Rodriguez, vient ensuite imprimer son swing sur N.E.G.U. Gebrayel bénéficie de la présence du pianiste cubain Roberto Fonseca, mais aussi du pianiste belge Eric Legnini et de ses compatriotes François Delporte (guitare) et Stéphane Galland (batterie). Après cette effusion de latino, retour au calme avec le suave duo trompette-piano All I Can't Say, relevé juste à la fin d’une guitare acoustique. Piano et trompette se tiennent aussi la main au début de Radio Magallanes, une radio chilienne qui a soutenu la politique socialiste de Salvador Allende. Le morceau démarre sur une pointe de tristesse avant de reprendre de l’emphase au centre d’un torrent de guitares, cuivres et basse batterie et de laisser entendre la voix de l’ancien président renversé par le dictateur Augusto Pinochet. Tout au long de S3NS, la trompette d’Ibrahim Maalouf aura glorieusement fait résonner ses accents inimitables et sa verve reconnaissable entre toutes. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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53

Jazz - Paru le 27 septembre 2019 | Blue Note

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Son 15e sera 53 ! « Pourquoi ce titre ? Tout simplement parce que j’ai conçu et enregistré cette musique au cours de ma 53e année et qu’à cette occasion, j’ai voulu faire un disque qui me ressemble vraiment. C’est un âge pour un homme où l’on se sent dans une forme de maturité, en pleine possession de ses moyens, avec en plus un léger recul sur la vie qui permet une certaine lucidité. Avec ce disque, j’ai eu envie de me livrer totalement, de prendre des risques, tout en assumant mon parcours, mes choix artistiques, ma vie… et mon âge ! » Une feuille de route parfaitement suivie par Jacky Terrasson sur ce 15e disque en leader en quelque trente ans de carrière…Mais cette fois, ce maître de la reprise opte pour ses propres compositions (« Cette façon que j’ai de totalement m’accaparer un morceau en le faisant passer dans un processus de déconstruction formel et stylistique qui renouvelle la perception qu’on peut en avoir, j’ai toujours pris un malin plaisir à me livrer à ce genre de transformation, c’est ma griffe en quelque sorte. »). Seize plages aux formes volontairement ramassées à la manière de chansons et magnifiées par des arrangements denses et précis. Capable de flamboyances pyrotechniques comme de susurrements touchants au creux de l’oreille, le brillant Terrasson assume l’influence de ses grands maîtres comme Keith Jarrett dans le bien nommé Kiss Jannett for Me, ou Ahmad Jamal dès le The Call d’ouverture. Comme il alterne entre le groovy sur le très pop This Is Mine (d’après le thème de Charlie Chaplin Smile) et le lyrique avec la ballade La Part des anges. Mieux encore, Jacky Terrasson cite Mozart sur Lacrimosa d’après un extrait du Requiem. Quel éclectisme !Pour mieux souligner cette richesse kaléidoscopique, il s’offre plusieurs sections rythmiques : Géraud Portal/Ali Jackson, Sylvain Romano/Gregory Hutchinson et Thomas Bramerie/Lukmil Perez. Un besoin de diversité sans doute, pour donner corps concrètement aux différentes facettes de ses compositions. A se demander si Jacky Terrasson n’aurait tout simplement pas signé l’un de ses plus grands disques… © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 11 octobre 2019 | Warner (France)

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Impossible d’être déçu par un album d’Erik Truffaz tant chaque enregistrement du trompettiste est un périple sensoriel toujours dense, riche et surtout dépaysant. Et Lune rouge ne déroge pas à la règle, conçu avec ses fidèles Benoît Corboz, Marcello Giuliani et le batteur Arthur Hnatek. Sur les murs du studio d’enregistrement, ils ont accroché les vinyles du quartet depuis vingt ans. Pas comme des trophées mais plutôt les fragments d’une mosaïque en cours. « Pour ce disque, nous avions envie de choses nouvelles. Nous avons confié les clés à Arthur Hnatek et lui avons demandé de composer le matériel de base sur lequel le quartet a pu travailler le son, arranger puis déranger les éléments… Nous avons improvisé tout un tas de petites chroniques qui servent de charnières entre les compositions. » Le matériau final est trituré, étendu, coupé, remonté, jusqu’à obtenir cette envoûtante BO atmosphérique ponctuée de rock ici, de dub là ou d’ambient un peu plus loin. Une séquence répétitive s’éclipse pour un passage lyrique et Truffaz n’oublie jamais de faire rentrer beaucoup d’air et d’espace dans cette musique au ralenti qui déforme le temps, l’espace et les conventions stylistiques. Même son jeu se déconnecte du plancher des vaches pour toper le soleil. Et la filiation avec Miles Davis s’estompe encore plus qu’à l’accoutumée. Magique. © Max Dembo/Qobuz
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Jazz - Paru le 4 octobre 2019 | Blue Note Records

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Le label Blue Note a accueilli tant de musiciens précurseurs, géniaux et révolutionnaires, que l’arrivée de Bill Frisell dans la maison fondée en 1939 par Alfred Lion et Max Margulis n’a rien de vraiment surprenant. À 68 ans, le guitariste américain reste non seulement le plus passionnant de sa génération mais sans doute l’un des plus novateurs et influents. Au point que depuis plusieurs années, Frisell a ressenti le besoin naturel d’abattre les frontières stylistiques qui le cantonnaient au rayon jazz. Son répertoire mêle désormais tradition jazz et folk et il s’autorise des escapades en terres country voire rock. Ce premier album Blue Note est on ne peut plus à l’image de ce Frisell insaisissable, se laissant porter au gré des rencontres et surtout des envies. Avec son vieil ami violoncelliste Hank Roberts (ils étaient ensemble à la Berklee School of Music de Boston en 1975 !), la chanteuse Petra Haden, fille de Charlie avec qui il collabore depuis le début des années 2000, et le guitariste, bassiste et chanteur Luke Bergman, Bill Frisell a conçu cet Harmony comme un assemblage singulier de jazz folk chambriste porté par les harmonies vocales. Une lecture atypique et intime des musiques classiques américaines symbolisée notamment par la présence du traditional Red River Valley et du standard Lush Life de Billy Strayhorn. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 13 septembre 2019 | Jazz Village

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Depuis 2014, les amateurs de jazz s’intéressent un peu plus à l’Azerbaïdjan. Cette année-là, Shahin Novrasli publiait l’album Bayati avec Nathan Peck et Ari Hoenig. Pianiste et compositeur jouant le Concerto n° 2 de Rachmaninoff à seulement 18 ans, le virtuose de Bakou mélangeait son éducation classique au jazz et surtout au mugham, genre traditionnel et savant de la musique azérie laissant une place prépondérante à l’improvisation. Avec sa façon bien à lui de tendre des ponts entre Orient et Occident, Novrasli fut adoubé par un certain Ahmad Jamal. Comme un signe divin pour n’importe quel pianiste de jazz… Après le superbe Emanation publié en 2017, l’année de ses 40 ans, Shahin Novrasli se met encore plus à nu avec le bien nommé From Baku to New York City.Le maître Ahmad, producteur du disque, lui a même prêté sa rythmique (James Cammack à la contrebasse et Herlin Riley à la batterie) pour un disque ayant les traits du récit musical de toute une vie, la sienne, de Bakou à New York, où il a désormais jeté l’ancre. Entre un standard comme Salt Peanuts de Dizzy Gillepsie ou 52nd Street Theme de Thelonious Monk, et une reprise d’une chanson de Joni Mitchell (Both Side Now) ou de Michael Jackson (She's out of My Life), Novrasli offre aussi avec Memories une porte d’entrée à l’univers musical de son auteur, Vagif Mustafazadeh, le grand gourour de ce mugham dont la mélancolie possède les cambrures d’un blues caucasien… Comme souvent avec Novrasli, impossible de ne pas voir apparaître et disparaître les ombres d’Ahmad Jamal, de Bill Evans et surtout de Keith Jarrett. Pourtant, From Baku to New York City impose un peu plus ce voile de mélancolie dont il est l’unique artisan et qui drape son jeu poétique. Superbe. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 4 octobre 2019 | Stardown

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Depuis presque deux décennies, Electro Deluxe prouve que le funk made in France n’est ni une aberration, ni une vague copie de celui des maîtres d’outre-Atlantique… Et sans chercher à réinventer la roue et en gardant l’essence et l’ADN du genre, le bouillant gang gaulois aligne des compositions imparables et un savoir-faire dont l’unique objectif est d’enflammer les corps. Sauf que pour son sixième album, Electro Deluxe s’aventure en terres nettement plus électroniques. Comme si le groove des seventies rencontrait la French Touch… Leur son pur et acoustique s’enrichit grâce à la chaleur des claviers mythiques tels le Juno et le Moog. La mythique boîte à rythmes Linndrum des débuts de Prince côtoie la talk-box de Roger Troutman de Zapp, le vocoder de Daft Punk ou le Fender Rhodes d’Herbie Hancock. Une orgie sonore qui fait qu’Apollo, en plus d’enflammer les corps, les expédie au septième ciel ! © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 4 octobre 2019 | Blue Note

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Sorti en 1982, le documentaire Koyaanisqatsi du réalisateur Godfrey Reggio est devenu culte en partie pour sa fameuse BO signée Philip Glass. Un compositeur et une œuvre qui ont marqué comme jamais le pianiste Chris Illingworth, le bassiste Nick Blacka et le batteur Rob Turner au point que le trio britannique s'est lancé, en 2015, dans sa propre partition du film de Reggio qu’il a interprétée exclusivement sur scène aux quatre coins du monde. Une aventure à l’origine de ce Ocean in a Drop: Music for Film, EP de cinq titres s’inspirant de ce travail live sur Koyaanisqatsi.Au départ pourtant, Illingworth n’envisageait nullement de graver cette BO dans la cire. « Les gens n’arrêtaient pas de nous demander si cette musique allait sortir un jour sur disque. Mais pour nous, ça n’avait aucun sens. Le film possède déjà une BO grandiose. En même temps, on avait pris beaucoup de plaisir à composer sur des images. C’est ce qui a inspiré Ocean in a Drop… Jouer cette musique de film en direct nécessitait une grande exigence, physiquement et mentalement. L'enregistrement n'a pas été différent. On a tout capté live, comme on l’avait fait pour nos albums précédents, sans overdub ni superposer les parties individuelles. » L’influence de Philip Glass déjà présente dans l’ADN de GoGo Penguin est ici décuplée mais n’asphyxie jamais les improvisations ni surtout les envolées lyriques et atmosphériques de ces cinq thèmes à forte résonance émotionnelle. © Max Dembo/Qobuz
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Jazz - Paru le 20 septembre 2019 | ECM

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Jazz contemporain - Paru le 4 octobre 2019 | Gondwana Records

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« Pour le pire ou le meilleur », précise Duncan Bellamy, batteur de Portico Quartet, « nous avons toujours été un groupe plutôt isolé des autres. Nous ne nous sommes jamais vraiment sentis liés à aucune scène depuis le premier jour où nous avons commencé à faire de la musique. » Depuis sa naissance vers 2005, la formation britannique a toujours occupé une place à part dans la « nouvelle scène anglaise », appellation marketing un peu fourre-tout. Repéré d’entrée par Peter Gabriel qui l’a signé sur son label Real World, le groupe a attiré les projecteurs avec son jazz lardé de post-rock et de sonorités ethniques ou sérielles, embrassant l’évolution technologique comme l’un des moteurs essentiels de son projet. De Radiohead au label ECM, d’E.S.T. à Steve Reich en passant par le dubstep de Burial ou l’ambient de Brian Eno, Portico Quartet n’a jamais eu froid aux yeux, ni aux oreilles.En cela, Memory Streams reste enraciné dans ces valeurs et ces influences sans pour autant faire du surplace. Pour le saxophoniste Jacky Wyllie, ce cinquième album « représente, plus que n’importe quel autre album avant lui, l’identité du groupe et incarne la mémoire de la trajectoire prise depuis douze ans. » Une identité attachée à l’association fascinante du saxophone et du hang, cet instrument percussif acoustique né en Suisse en 2000. Le chant mystérieux de leur union génère un lyrisme canalisé par une rythmique solide comme jamais. Avec ce Memory Streams qui paraît sur l’excellent label mancunien Gondwana Records, les virtuoses inspirés de Portico Quartet maintiennent le cap pour mieux peaufiner un son et une identité musicale dont ils sont les uniques dépositaires. © Max Dembo/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 4 octobre 2019 | Blue Note

Sorti en 1982, le documentaire Koyaanisqatsi du réalisateur Godfrey Reggio est devenu culte en partie pour sa fameuse BO signée Philip Glass. Un compositeur et une œuvre qui ont marqué comme jamais le pianiste Chris Illingworth, le bassiste Nick Blacka et le batteur Rob Turner au point que le trio britannique s'est lancé, en 2015, dans sa propre partition du film de Reggio qu’il a interprétée exclusivement sur scène aux quatre coins du monde. Une aventure à l’origine de ce Ocean in a Drop: Music for Film, EP de cinq titres s’inspirant de ce travail live sur Koyaanisqatsi.Au départ pourtant, Illingworth n’envisageait nullement de graver cette BO dans la cire. « Les gens n’arrêtaient pas de nous demander si cette musique allait sortir un jour sur disque. Mais pour nous, ça n’avait aucun sens. Le film possède déjà une BO grandiose. En même temps, on avait pris beaucoup de plaisir à composer sur des images. C’est ce qui a inspiré Ocean in a Drop… Jouer cette musique de film en direct nécessitait une grande exigence, physiquement et mentalement. L'enregistrement n'a pas été différent. On a tout capté live, comme on l’avait fait pour nos albums précédents, sans overdub ni superposer les parties individuelles. » L’influence de Philip Glass déjà présente dans l’ADN de GoGo Penguin est ici décuplée mais n’asphyxie jamais les improvisations ni surtout les envolées lyriques et atmosphériques de ces cinq thèmes à forte résonance émotionnelle. © Max Dembo/Qobuz
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Jazz - Paru le 27 septembre 2019 | Jazzline

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Jazz fusion & Jazz rock - Paru le 20 septembre 2019 | Brownswood Recordings

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Depuis Starting Today, son premier album solo de 2018, on savait que Joe Armon-Jones avait trouvé sa place sur l’échiquier de la jeune scène jazz britannique dans le rôle du savant fou des claviers qui connaît son Herbie Hancock sur le bout des doigts. Repéré notamment sur la compilation We Out Here (un disque Qobuzissime !) publiée par le label de Gilles Peterson, Brownswood Recordings, le cofondateur d'Ezra Collective enchaîne avec Turn to Clear View, un opus tout aussi éclectique que son prédécesseur avec des invités comme Oscar Jerome, Moses Boyd, Georgia Anne Muldrow et Nubya Garcia. A l’instar de ses congénères, JAJ a été biberonné à mille sons. Jazz donc mais aussi fusion, musique de club, afrobeat, hip-hop, nu-soul, acid jazz, dub et funk qu’il emboîte comme des Lego avec beaucoup de dextérité.Comme son prédécesseur, ce deuxième album en tant que leader fait écho à la fin des 70's et au début des 80's, lorsque la soul et le funk infiltraient le genre, pour le meilleur comme parfois pour le pire. JAJ marchent ainsi sur les brisées de Roy Ayers, Bernard Wright, Ramsey Lewis, Ronnie Laws, Ronnie Foster, les Blackbirds, les Headhunters, Alphonse Mouzon et quelques autres. Mais sur un titre comme The Leo & Aquarius, il rappelle – avec l’aide du rappeur Jehst – qu’il vit bien au XXIe siècle et non dans un passé fantasmé. Idem lorsque Georgia Anne Muldrow fait de Yellow Dandelion un tube soul’n’jazz aux sonorités bien actuelles. Derrière ses claviers, JAJ ne pense pas exclusivement à lui et n’abuse jamais de sa pyrotechnique virtuosité. Là réside la force de son très plaisant Turn to Clear View. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 20 septembre 2019 | Magriff

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Chaque album de Sylvain Rifflet est réellement pensé en tant que tel. Et le saxophoniste s’applique à créer des entités à part entière et non à simplement coller bout à bout de récentes compositions. Ce fut le cas notamment sur Mechanics en 2015 et encore plus sur ReFocus en 2017, sur lequel il revisitait le fameux Focus de Stan Getz et Eddie Sauter. Cette fois, le titre dit tout ; ou presque. Avec Troubadours, Rifflet ambitionne d'intégrer des influences de musique médiévale essentiellement profane et la musique répétitive à un projet de musique modale, avec deux instruments à vent, un bourdon et quelques percussions. Il s'est inspiré des enregistrements de pièces de musique médiévale profane (souvent d'auteur inconnu) d'ensembles comme Alla Francesca, dirigé par Brigitte Lesne, ou Capella de Ministrers, pour s'approcher au plus près de l'idée qu'il se faisait de la musique des troubadours. « Je n'ai jamais fait de disque "modal" et j'avais envie de tenter cette aventure tout en m'assurant de rester aussi éloigné que possible des clichés du saxophoniste qui se lance dans la musique modale. Dans ce cas, la référence à Coltrane est assez complexe à éluder. En me tournant vers un son hybride, musique modale et bourdons indiens, j'avais des possibilités musicales plus larges et plus intéressantes pour ce projet. »Pour réaliser ce bourdon, harmonium et shruti-box trouvent leur place. En 2017, Rifflet retrouvait avec amour les sons de la musique indienne qu'il avait abordés au conservatoire avec Patrick Moutal. Il joue avec des musiciens indiens à Mumbai et s'achète une petite shruti-box dans une boutique de New Delhi. « Depuis, j'en jouais régulièrement, en faisant des improvisations et je me suis dit qu'il serait idéal de mélanger ces sons avec ceux de mes instruments, de la trompette de Verneri Pohjola et des percussions de Benjamin Flament. Lorsque j'ai trouvé ce système qui me permet de les actionner au pied tout en jouant du saxophone, il est devenu évident que je possédais là des objets sonores et poétiques fantastiques pour ce programme autour de ces premiers poètes de l'amour. » Le résultat est un disque bluffant qui déstabilise un certain classicisme jazz. Un album qui confirme le statut d’éternel empêcheur de tourner en rond de Sylvain Rifflet. © Max Dembo/Qobuz
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Jazz - Paru le 27 septembre 2019 | ACT Music

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Jazz - Paru le 20 septembre 2019 | ECM

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Jazz contemporain - Paru le 3 octobre 2019 | Loma Vista Recordings

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Il n’en est pas à son premier dynamitage stylistique. Non, pas vraiment. Robert Glasper en a même fait sa raison d’être et de jouer. Passant son temps à arracher l’étiquette « pianiste de jazz » collée dans son dos, l’Américain a ouvert la voie à toute une génération de musiciens décidés à embarquer le jazz sur le terrain de la soul, du rap et de tous les sons possibles. Rien de préfabriqué dans cette démarche comme dans ce Fuck Yo Feelings, plus une mixtape qu’un véritable album. Le fruit de quelques heures passées aux Henson Studios d’Hollywood avec une bande d’amis triés sur le volet, sans feuille de route, ni mode d’emploi. Dans les oreilles coule un torrent improvisé de plus de 70 minutes, réparties sur 19 titres avec un casting assez hallucinant comprenant notamment Yassin Bey/Mos Def, Bilal, Denzel Curry, Rapsody, Mick Jenkins, Terrace Martin, SiR, sans oublier l’immense Herbie Hancock, idole presque octogénaire de Glasper et justement pionnier des fusions de genres. Ecouter Fuck Yo Feelings, c’est être la petite souris invitée à cette jam-session informelle. Un exercice qui fait que les instants excitants et inspirés côtoient ceux plus anecdotiques ou sentant l’inachevé. Mais Robert Glasper est doué et a su agencer et monter ces heures de bandes pour rendre cette expérience de jazz, de soul et de hip-hop totalement enivrante. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 27 septembre 2019 | ACT Music

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Jazz - Paru le 4 octobre 2019 | Concord Jazz

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Jazz - Paru le 27 septembre 2019 | Impulse!

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