Les albums

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Latin jazz - Paru le 28 juin 2019 | Concord Jazz

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Chick Corea a toujours embarqué son jazz aux quatre coins du monde, de son Amérique natale au Brésil en passant par l’Europe et notamment l’Espagne. C’est l’héritage musical de cette dernière qu’il célèbre avec son Spanish Heart Band. Tout au long de l’album Antidote, le pianiste slalome en terre latin jazz, épaulé par un casting cinq étoiles de musiciens espagnols, cubains, vénézuéliens et américains, revisitant des pièces piochées dans ses albums My Spanish Heart (1976) et Touchstone (1982). Corea ajoute aussi de nouvelles compositions et des reprises d’œuvres d’Antonio Carlos Jobim, Paco de Lucía et Igor Stravinsky. Au sein de cet octet, il a réuni le guitariste flamenco Niño Josele, le saxophoniste et flûtiste Jorge Pardo (deux ex-complices de feu Paco de Lucía), le bassiste Carlitos Del Puerto, le percussionniste Luisito Quintero, le trompettiste Michael Rodriguez, le tromboniste Steve Davis et le batteur Marcus Gilmore. Son jazz bigarré et hétéroclite tend des ponts avec un grand naturel entre flamenco et bossa, rumba et soul, salsa et musique classique. Un arc-en-ciel qui rappelle l’originalité de la démarche d’un musicien majeur empêchant le jazz de tourner en rond depuis un demi-siècle… © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 7 juin 2019 | Razdaz

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« Cette musique que je vous donne ici vient directement de mon cœur, j'espère qu'elle vous émouvra et élèvera votre âme. » Avec Arvoles, les intentions d’Avishai Cohen sont assez claires. Le contrebassiste israélien les écrit même dans le livret de son album. Après plusieurs enregistrements – parfois pop – mettant en avant sa voix, il revient en terres purement jazz. Avec le pianiste Elchin Shirinov et le batteur Noam David, fidèle trio étoffé sur quatre titres par le tromboniste Björn Samuelsson et le flûtiste Anders Hagberg, Avishai Cohen déroule avec la virtuosité poétique qu’on lui connaît des compositions lyriques au possible. Des thèmes mélodiquement très solides, laissant un espace infini à l’improvisation et jouant brillamment à cache-cache avec les grooves et les rythmes.Une musique, comme toujours avec lui, traversée d’influences venues aussi bien de la musique classique, que du be-bop ou des rythmes afro-caribéens… Avec sa belle pochette signée par sa mère Ora Cohen, Arvoles semble être le disque d’une vie. Celui d’un artiste âgé de 49 ans, désireux de regarder aussi bien derrière que devant lui. En cela, les thèmes avec vents offrent des cambrures de nostalgie de toute beauté. Tout l’album est d’ailleurs empreint de nostalgie comme les titres Childhood, New York 90’s ou carrément Nostalgia le prouvent… Enfin, Arvoles est une énième preuve de ses dons de compositeur. Car encore plus qu’à son habitude, la plume d’Avishai Cohen avait rarement été aussi inspirée. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 21 juin 2019 | Verve

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Cinquante ans après ses débuts avec Earth, Wind & Fire, et dix-sept après la sortie de son dernier album solo Soul on Jazz, Phil Bailey continue d’émerveiller. Certainement une des plus grandes voix du R&B et de la soul du XXe siècle, le chanteur et producteur a su s’entourer des plus grands talents du monde du jazz pour réaliser cet opus : Chick Corea, Robert Glasper, Kamasi Washington mais aussi Tina Weymouth et will.i.am sont de la partie. Les sonorités flirtent parfois avec le smooth jazz à la Dave Koz, sur Sacred Sounds et Love Will Find a Way, où le saxophone se taille une belle part. Cependant, la priorité a été donnée à l’accessibilité de la musique. Sur d’autres titres, cet équilibre change en faveur de sonorités plus modernes : Stairway to the Stars associe la trompette de Christian Scott à des rythmes afro ; Brooklyn Blues (aucun rapport avec le titre de Barry Manilow) introduit un kalimba comme secoué par le vent avant la tempête, en filigrane d’une phrase de piano cyclique. Et puis il y a la reprise de Once in a Lifetime des Talking Heads, où Bailey entreprend une narration à la Gil Scott-Heron sur fond de combo jazz classique. Love Will Find a Way est autant une célébration de l’histoire des musiques noires, une façon de revisiter le riche héritage du jazz, blues, Motown et R&B à travers des reprises, qu’un constat politique. A l’heure où les tensions raciales et clivages en tout genre secouent l’Amérique, son message d’amour est pertinent à souhait. Un album sensuel sans être mielleux, qui réemploie les musiques du passé au service d’une vision méthodique. © Alexis Renaudat/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 janvier 1956 | Blue Note Records

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Au rayon des héros injustement oubliés de l’histoire du jazz, Herbie Nichols occupe une place de choix. Ce virtuose emporté par une leucémie à seulement 44 ans restera comme un pianiste novateur, signant des canevas mélodiques mais aussi rythmiques très originaux pour leur époque. Fasciné par Thelonious Monk, il trouvera sa propre sémantique pianistique en mêlant des influences aussi disparates que celles du Dixieland, de la musique caribéenne mais surtout de compositeurs classiques comme Bartók ou Satie. Son passage chez Blue Note se matérialisera par trois albums en trio : The Prophetic Herbie Nichols Vol. 1 et Vol. 2 (enregistrés en mai 1955 avec Al McKibbon à la contrebasse et Art Blakey à la batterie) et ce Herbie Nichols Trio (enregistré en août 1955 et avril 1956 avec Teddy Kotick et Al McKibbon à la contrebasse et Max Roach à la batterie). En 1957, Herbie Nichols gravera son ultime disque pour Bethlehem Records, Love, Gloom, Cash, Love, avant de tomber dans l’oubli et d’être rongé par la maladie qui aura raison de lui en avril 1963… Par la suite, des musiciens essentiellement avant-gardistes comme Misha Mengelberg, Roswell Rudd ou Steve Lacy aideront à sa réhabilitation. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 26 avril 2019 | ECM

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Jazz - Paru le 15 mars 2019 | ACT Music

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Les 4x4, ça pollue mais ça trace ! Sans doute conscient d’une telle puissance, Nils Landgren a baptisé 4 Wheel Drive son album, dont les trois autres roues se nomment Michael Wollny (piano), Lars Danielsson (basse) et Wolfgang Haffner (batterie). Quatre vraies roues motrices du jazz européen pour souligner surtout l’unité d’une formation dans laquelle le tromboniste (et chanteur) suédois n’est jamais un despote. Face à eux, quatre autres géants, non pas du jazz mais de la pop – Paul McCartney, Billy Joel, Phil Collins et Sting – dont ils revisitent certains tubes, huit sur les douze thèmes du disque. Un répertoire grand public que le quartet habille avec singularité. La force mélodique de ces chansons dans l’inconscient collectif n’empêche surtout jamais de déguster leurs improvisations inspirées. Même le chant intimiste et tout sauf exubérant de Landgren apporte un éclairage inédit. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Jazz - Paru le 12 avril 2019 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Jazz
Deux ans après Small Town, Bill Frisell et Thomas Morgan font à nouveau équipe le temps d’un album toujours aussi intimiste, et au répertoire éclectique allant du Great American Songbook (Kern & Hammerstein, Pomus & Shuman) au jazz pur (Paul Motian, Thelonious Monk) en passant par Hollywood (le thème du James Bond On ne vit que deux fois de John Barry). Au contact du subtil contrebassiste de 30 ans son cadet, le guitariste offre sa face la plus jazz. Bill Frisell a souvent louvoyé entre divers styles mais Epistrophy, enregistré en live sur la scène new-yorkaise du mythique Village Vanguard en mars 2016 comme Small Town, le ramène à une forme de classicisme qui met son jeu unique encore plus en avant qu’à l’accoutumée. Surtout, l’Américain n’abuse jamais de ses effets et quand il s’amuse un peu trop avec la réverbération c’est toujours pour mieux servir la composition ou sa propre improvisation. Grâce à son jeu coloré et impressionniste, ce maître de l’espace et des silences lâche ses notes avec parcimonie et intègre vraiment dans sa musique la ligne de basse de son complice grandement inspiré lui aussi. A l’arrivée, un disque d’une grande beauté. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 31 août 2018 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Jazz
Quinze ans après Changing Places, l’album qui marquait ses débuts sur le label ECM, Tord Gustavsen offre une fois de plus un disque en trio, formation qui semble le mieux convenir à son jeu d’influence jarrettienne. Avec son fidèle batteur Jarle Vespestad et Sigurd Hole à la contrebasse (remplaçant Harald Johnsen disparu en 2011), le pianiste d’Oslo mêle ici des compositions originales à des standards du folklore norvégien et des pièces de Bach. Le lyrisme mais aussi un certain groove bien à lui lient ces thèmes de prime abord disparates. Quant à l’entente parfaite entre les trois musiciens, elle rend cet Other Side encore plus passionnant. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Jazz - Paru le 12 juin 1958 | CM BLUE NOTE (A92)

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Jazz - Paru le 19 juillet 2019 | ECM

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Jazz - Paru le 19 juillet 2019 | ECM

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Jazz - Paru le 13 octobre 2017 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Jazz
Le Tunisien Anouar Brahem est l’un des joueurs de oud contemporains les plus subtils. Evoluant dans la sphère ECM, ses aventures discographiques se déroulent donc sur un territoire international où les musiques issues de traditions ancestrales côtoient le monde contemporain et le jazz. Le virtuose qui fête ses 60 ans avec cet album a voulu se faire plaisir en renouant un dialogue amorcé il y a deux décennies avec le contrebassiste Dave Holland. Cerise sur le gâteau, ce maître du jazz est venu avec un ancien collègue de sa période Miles Davis, le batteur Jack DeJohnette. Brahem voulait aussi mesurer son luth arabe avec un pianiste de haute voltige et Manfred Eicher, monsieur ECM, lui a présenté le talentueux britannique Django Bates. Entre les quatre hommes l’entente est évidente et s’entend dans chaque recoin de ces neuf morceaux. Le jazz est au centre, mais il est loin d’être orthodoxe, forcément métissé en croisant la grammaire savante orientale, les fameux maqams, mais le plus souvent il s’agit d’une musique pure et sans étiquette telle que la respire ces virtuoses sans frontière. © BM/Qobuz
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Jazz - Paru le 25 janvier 2019 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Jazz
Même si son nom apparaît sur de nombreux albums ECM (John Abercrombie, Marc Johnson, Steve Kuhn, Paul Motian, etc.), Joe Lovano n’avait jamais eu jusqu’ici la primeur d’être le leader d’un disque du label de Manfred Eicher. A 66 ans passés, le saxophoniste de Cleveland est enfin le patron sur ce Trio Tapestry conçu avec la pianiste Marilyn Crispell et le batteur Carmen Castaldi. Une formation sans contrebasse offrant la puissance intérieure d’un orchestre.Moins volubile qu’à l’accoutumée, Lovano se lance ici dans des narrations plutôt intimistes. « Ce trio, précise-t-il, est une tapisserie musicale mélodique, harmonique et rythmique qui maintient les moods et les atmosphères. » Ce groupe est surtout l’ambassadeur d’un jazz véritablement habité. La spiritualité comme le calme régnant soulignent chaque improvisation. Une fois de plus, on ne comprend pas pourquoi Crispell n’est pas une musicienne plus reconnue et louée. En digne héritière de Paul Bley et Cecil Taylor, elle promène son piano sur les terres d’une musique contemporaine mouchetée de lyrisme et s’avère un membre essentiel de ce groupe doté d’une force créative renversante. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 29 mars 2019 | Nonesuch

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La dernière fois que Joshua Redman avait embarqué en studio avec lui le pianiste Aaron Goldberg, le contrebassiste Reuben Rogers et le batteur Gregory Hutchinson, c’était en 2001 et l’album s’intitulait Passage of Time. Un disque serré et vif qui faisait suite à Beyond, publié un an plus tôt. Durant les 18 années qui suivront, le saxophoniste américain ne chômera évidemment pas, multipliant les projets, les disques, les formations et les collaborations. A 50 ans passés, le fils de Dewey Redman n’a plus rien à prouver. Le son qu’il s’est forgé comme la langue musicale très personnelle qu’il s’est sculptée restent invariablement au service d’un jazz sans concession. Et le post-bop qui résonne tout au long de ce Come What May en est une énième preuve. Avec ce troisième album ensemble, Redman et ses complices vont droit au but, échangent et débattent sans un mot de trop. C’est cette justesse et cette économie de moyens au service des improvisations et de la force narrative des sept thèmes composés par le saxophoniste qui impressionnent. Come What May est un beau disque car il ne part jamais à la recherche d’une quelconque (fausse) modernité. Et si le quartet en général demeure la formation la plus adéquate pour le jeu de Joshua Redman, celui-ci en particulier permet à son « chant » d’atteindre des cimes de plénitude. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 15 mars 2019 | Impulse!

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Glouton de sons et de fusions, le saxophoniste et clarinettiste Shabaka Hutchings est un explorateur que chaque nouvelle expédition sonore place davantage sur le devant de la scène jazz actuelle… Une naissance à Londres en 1984, une jeunesse sous le soleil de la Barbade, un retour en Angleterre en 1999 où il intègre la prestigieuse Guildhall School of Music, avant d’être repéré par le saxophoniste Soweto Kinch et de fréquenter des pointures comme Courtney Pine ou Jerry Dammers des Specials. En 2011, Shabaka lance Sons Of Kemet, étonnant quartet avec un tuba et deux batteries. Un ovni entre la fanfare de rue et l’orchestre chambriste qui mêle jazz, musique caribéenne et africaine, effluves égyptiens, saveurs de La Nouvelle-Orléans ou même d’Ethiopie.Le bien nommé The Comet Is Coming – sans lien avec Sons Of Kemet – est une autre conjugaison de l’idiome jazz. Mais est-ce encore du jazz ? Peu importe. Tel un Sun Ra du troisième millénaire sous perfusion électro, Shabaka Hutchings – qui se fait appeler ici King Shabaka – est encadré par un tandem composé de Danalogue aux claviers et Betamax à la batterie et aux percussions. Tout un programme avant-gardiste bien calé sur une rythmique percussive surpuissante et des improvisations cuivrées hypnotiques. Sun Ra donc… Difficile de ne pas invoquer celui qui fut vénéré (ou détesté) pour ses compositions à tiroirs et ses performances phénoménales voire psychédéliques autant que pour la bizarroïde philosophie cosmique qu'il prêchait. Deuxième album de The Comet Is Coming, Trust in the Lifeforce of the Deep Mystery reste pourtant bien une œuvre de son temps, sur laquelle Shabaka apporte à sa philosophie des éléments contemporains éloignés de la sémantique du maître Ra, comme lorsqu’il tend le micro à la rappeuse/slameuse Kate Tempest sur Blood of the Past. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 février 2019 | ECM

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Sa contrebasse a longtemps résonné sur les albums de Tord Gustavsen, Trygve Seim, Mathias Eick, Jacob Young et quelques autres. Mais Mats Eilertsen a toujours conservé quelques plages de son emploi du temps de ministre pour ses travaux personnels. Avec Harmen Fraanje au piano et Thomas Strønen à la batterie, le contrebassiste norvégien déroule à nouveau sa poésie feutrée sur ce superbe And Then Comes the Night, troisième album d’un trio de dix ans d’âge. Après Sails Set publié en 2013 par l’excellent label Hubro, ce disque enregistré à Lugano en mai 2018 saisit une formation au sommet de son entente. Les aficionados du travail du producteur Manfred Eicher retrouveront ici tous les ingrédients des opus ECM, surtout lorsqu’ils se localisent en Scandinavie, mais sans avoir l’impression d’avoir déjà vécu cette scène. And Then Comes the Night n’est pas un énième album supplémentaire dans ce catalogue en apesanteur déjà bien dense. Eilertsen et ses complices ne cessent de mettre en avant leurs improvisations. Et en faisant souvent corps avec la trame mélodique, ils atteignent une tonalité et un son qui leur sont propres. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 7 octobre 2003 | CM BLUE NOTE (A92)

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Jazz - Paru le 28 septembre 2018 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions Indispensable JAZZ NEWS - L'album du mois JAZZ NEWS - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Après quatre albums pleins de grâce ayant imposé son nom sur la scène jazz contemporaine, Shai Maestro franchit un cap en intégrant l’écurie ECM. Toujours en trio avec son complice contrebassiste Jorge Roeder et le batteur Ofri Nehemya (remplaçant l’habituel Ziv Ravitz), le pianiste israélien s’engage une fois de plus sur le sentier de sublimes narrations à tiroirs. Des mélodies aussi bien héritées du répertoire jazz que de la musique traditionnelle orientale voire de la musique classique occidentale. Qu’il soit introspectif au possible (My Second Childhood de l’Israélien Matti Caspi) ou ouvertement provocateur (étonnante relecture du standard These Foolish Things), celui qui débuta aux côtés du contrebassiste Avishai Cohen conserve ce même toucher souple et cette même langue épurée. Depuis 2012 et la parution de son premier disque en tant que leader, c’est cette esthétique totalement personnelle qui impressionne. Une grande force narrative qui ne l’empêche pas de garder les pieds ancrés dans son temps comme sur la composition finale, What Else Needs to Happen ?, au cœur de laquelle Shai Maestro immisce, avec beaucoup de subtilité, la voix de Barack Obama prononçant un discours sur le contrôle des armes à feu. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 5 avril 2019 | Blue Note Records

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Quand le trompettiste Terence Blanchard dit que vous êtes le Art Blakey, le Elvin Jones et le Tony Williams de votre génération, la foule accourt, logiquement. Quatre albums plus tard (The Source en 2006, Reverence en 2010, Conviction en 2013 et We Are the Drum en 2015), Kendrick Scott n’a pas encore imposé son nom comme ses trois illustres aînés mais beaucoup considèrent déjà le Texan diplômé du Berklee College de Boston comme l’une des paires de baguettes les plus excitantes de sa génération. Ce qui se confirme avec A Wall Becomes a Bridge, son deuxième disque pour Blue Note. Cette fois, Oracle, son quintet composé de Taylor Eigsti (claviers), Mike Moreno (guitare), John Ellis (saxophone et clarinette basse) et Joe Sanders (basse), accueille même un DJ, Jahi Sundance. Une touche supplémentaire de soul’n’groove dans un post-bop de très bonne facture qui met surtout en exergue l’entente entre ces virtuoses. Et une fois de plus, Kendrick Scott a la bonne idée de ne jamais concentrer, voire attirer exclusivement, l’attention sur son instrument de prédilection. Comme We Are the Drum, cette cuvée 2019 n’est pas un grand disque de batteur. Simplement un grand disque de musique. © Clotilde Maréchal/Qobuz
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Jazz - Paru le 19 janvier 2018 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 3F de Télérama - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Comme tous les grands souffleurs, John Surman possède un son identifiable dès la première respiration. Un son qui s’est aussi bien nourri de la culture de sa terre natale britannique (le folklore local est une des composantes de sa musique) que de celle d’autres contrées. Le saxophoniste et clarinettiste a ainsi croisé la route du pianiste Nelson Ayres – bien connu des fans de jazz brésilien pour son travail avec Airto Moreira et Milton Nascimento – lors d’une tournée en Amérique du Sud. Et c’est à Oslo qu’il a rencontré le vibraphoniste américano-norvégien Rob Waring, expatrié en Scandinavie. Avec Invisible Threads, les trois hommes sont réunis pour jouer un programme composé principalement de pièces originales de Surman, enregistrées à Oslo en juillet 2017, sous la direction artistique de Monsieur ECM, Manfred Eicher. Un programme comme une ode aux mélodies qui transcendent les idiomes. Une fois de plus, John Surman déroule des narrations belles et singulières. Des parcelles de joie intérieure, presque mélancoliques, au cœur desquelles les improvisations se boivent comme de divins élixirs. Ce jazz est évidemment autre. Et comme le saxophoniste est un locataire d'ECM depuis des décennies, il est aussi l’un des artisans du son du label munichois. Et aujourd'hui plus que jamais. © MD/Qobuz« [...] La musique est diaphane, évocatrice de limbes irisés, constamment lyrique, comme issue d'un au-delà dont il connaît seul l'emplacement et avec lequel il tisse de fabuleux "liens invisibles". Et tout semble simple, naturel, coulant de source claire, comme sans préparation, respirant avec aisance, bruissant de souffles loquaces mais sans vertiges, dont l'effet durable n'est pas seulement musical, mais chaleureusement poétique.» (Classica, mars 2018 / Jean-Pierre Jackson)« [...] c’est une musique humble et recueillie qui compose cet album, son vingt-cinquième pour le label ECM. [...] On s’étonne de découvrir tant de verve et d’enfance inentamées chez ce Britannique de 73 ans qui n’a jamais renoncé à affiner sa sensibilité. » (Télérama, janvier 2018 / Louis-Julien Nicolaou)