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Classique - Paru le 20 novembre 2020 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama
Nouvelle livraison de Pierre Hantaï qui s'éloigne momentanément de son cher Scarlatti, nouveau bijou ! Le claveciniste français ouvre ce récital magistralement enregistré en janvier 2020 à Haarlem (Pays-Bas) par l’équipe de Nicolas Bartholomée et dédié à quatre suites de Georg Friedrich Haendel par l'une des moins connues, la HWV 426, la première issue du Livre I de 1720. Immédiatement, ses doigts immergent cet univers hétéroclite, cosmopolite, ou l’Italie voisine sans heurts avec la France, dans un soleil resplendissant. Une nouvelle fois, l’art des phrasés éblouit autant que la science que déploie le digne héritier de Gustav Leonhardt à saisir la diversité des caractères comme à peindre des décors aux éclairages changeants. La Suite en fa majeur, HWV 427 est ici un miracle. Bouleversant Adagio initial, d’une plénitude mélancolique inouïe, où « l’art de toucher le clavecin », de chanter, de faire resplendir la polyphonie est porté haut. À tel point que le mouvement perpétuel de l’Allegro qui suit pourra initialement vous faire sursauter, Pierre Hantaï y est étonnant de régularité métrique, même dans les reprises, plus ornementées. Pourtant, les lignes ne sonnent jamais strictes, et à force regardent du côté de la chorégraphie, reproduisant sans doute les lignes d’une Gavotte imaginaire : sensation inoubliable ! Le second Adagio est une sorte de prélude, avant une Fugue claironnante, pas si lointaine ici des fugues les plus joyeuses du Clavier bien tempéré de J. S. Bach. Le centre du récital présente l’ample et plutôt sombre Suite en ré mineur, HWV 428 ; au début, les traditionnels Präludium, Allemande, Courante, puis soudain un Air long, au thème déployé avec tendresse, et se transformant en un monde étrange de divagations « harmoniques », comme improvisées, lancées telles des fusées par le claveciniste - une œuvre à part entière que cet Air et Variations. À tous niveaux, un récital enchanteur, à thésauriser, qui donnera à beaucoup l'occasion d'aimer à nouveau les Suites pour clavecin de Haendel. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz
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Classique - Paru le 1 janvier 2014 | Archiv Produktion

Hi-Res Livret Distinctions Choc de Classica - Qobuzissime - Hi-Res Audio
Un premier essai qui est un coup de maître. C'est le premier enregistrement du jeune B'Rock Orchestra de Gand qui se hisse d'emblée parmi les meilleurs du genre. Non, René Jacobs ne quitte pas son label historique Harmonia Mundi, mais cet enregistrement, écho d'une production très remarquée à La Monnaie de Bruxelles en 2012, paraît exceptionnellement sous l'étiquette argentée d'Archiv Produktion à l'occasion de l'anniversaire de ce prestigieux sous-label de DG. Sous la baguette théâtrale fiévreuse et enjouée de René Jacobs, ce Handel est gorgé de sève, d'originalité et de sortilèges inspirés de l'Arioste, avec un orchestre aux fortes couleurs, pas toujours prévues par le compositeur et qui risquent bien de faire tousser certains puristes. Mais qu'importe, c'est l'esprit inventif et exubérant du baroque qui est bien là, avec des chanteurs fabuleux. Sophie Karthäuser est une éblouissante magicienne Angelica et on se demande bien qui pourra maintenant arriver à la cheville de Bejun Mehta qui campe un Orlando paré des mille couleurs de la fantaisie et des tourments, dans une forme vocale exceptionnelle. Un nouvel enregistrement qui est une réussite absolue et une bande son idéale pour que chacun puisse réaliser son propre spectacle mental. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 14 août 2020 | PentaTone

Hi-Res Livret
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Opéra - Paru le 26 juin 2020 | SDG

Hi-Res Livret
Opéra ou oratorio ? La question reste sans réponse depuis la création désastreuse de Semele à Covent Garden en 1744. Attaqué par les pourfendeurs de l’opéra autant que par les dévots l’accusant de transformer les théâtres en temples en y jouant ses oratorios, Haendel n’a plus la cote dans la capitale britannique. Ce faisant, il renoue avec la mythologie grecque à travers Ovide et ses librettistes dans une œuvre destinée à satisfaire les deux camps. Semele renferme de très grandes pages dont, fait rarissime à l’époque, un splendide quatuor au premier acte. Mais l’échec est complet et la nouvelle œuvre tiendra l’affiche pendant quatre petites soirées seulement. John Eliot Gardiner avait réalisé un premier enregistrement de Semele à l’orée des années 1980 pour le label Erato, avec plus ou moins de bonheur. Il a remis l’œuvre sur le métier en 2019 pour une série de concerts donnés à Paris, Barcelone, Milan (Scala), Rome et à Londres où fut enregistrée cette nouvelle version le 2 mai 2019. Gardiner remet en quelque sorte les pendules à l’heure avec cet enregistrement rendant pleinement justice à cette œuvre hybride grâce à d’excellents solistes, à commencer par la soprano Louise Alder dans le rôle-titre. On admire sa grande sensibilité, une riche palette de couleurs vocales et une expressivité touchante. Les protagonistes qui l’entourent, la mezzo-soprano Lucile Richardot, le ténor Hugo Hymas, le contre-ténor Carlo Vistoli, la basse Gianluca Buratto et quelques solistes sortant du chœur, complètent une distribution cohérente et sans faille. Inlassable découvreur de voix nouvelles, Sir John Eliot Gardiner insuffle un bel élan à cette œuvre au destin malheureux. Le Monteverdi Choir et les English Baroque Soloists sont toujours aussi étincelants. © François Hudry/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 15 avril 2008 | Alia Vox

Distinctions Diapason d'or - Discothèque Idéale Qobuz
« D'entrée, la prouesse est là, qu'a priori l'on n'attendait pas : loin de ses rives méditerranéennes, Jordi Savall conduit la barge royale de la Water Music en pilote festif et en chef inventif, à faire rougir d'envie les champions du camp britannique. Parfois, un grain de folie point, tout aussitôt dominé, contrôlé par un Concert des Nations qu'on a rarement connu plus motivé. Couleur des sons, fièvre ou abandon des tempi : Maître Jordi propose ici comme une vitrine de ce que peut offrir aujourd'hui l'école d'interprétation baroque. Et, en complément, la Royal Fireworks Music laisse la même sensation de joie, avec la gloire d'une Ouverture qui tourne à l'hymne et les relances tonifiantes d'un Allegro ivre de rythmes et d'espace.» Roger Tellart (Diapason, novembre 1993)Water Music (Musique sur l’eau) composée en 1717 fut longtemps l’œuvre instrumentale la plus populaire de Haendel, mais nous n’en possédons ni manuscrit autographe, ni première édition, authentique et sanctionnée par le compositeur. […]Jusqu’au milieu du XXe siècle, on entendit surtout Water Music dans les arrangements et réorchestrations de Sir Hamilton Harty. Depuis, la musicologie a permis d’une part de bien distinguer les trois suites, et d’autre part de retrouver l’orchestration originale. L’ordre des morceaux n’est pas fixé pour autant, et il est tout à fait licite de faire s’interpénétrer les trois suites. Jordi Savall a pour sa part disposé l’ensemble en deux suites, l’une centrée sur celles en ré et en sol, l’autre sur celle en fa. On ne peut de toute façon qu’admirer à quel point Haendel, dans Water Music, se révèle musicien international : solides bases germaniques, formation italienne, assimilation du goût français et de la tradition anglaise. Le prétexte de la Music for the Royal Fireworks (Musique pour les feux d’artifice royaux) fut la paix d’Aix-la-Chapelle, qui en 1748 mit fin à la guerre de Succession d’Autriche. Cette guerre avait opposé, entre autres, l’Angleterre et l’Autriche à la France et à la Prusse. Le roi George II, qui personnellement n’était pas un foudre de guerre, ordonna de célébrer l’événement par de grandes festivités couronnées par un immense feu d’artifice, ce dernier sur une immense "machine" de bois construite dans Hyde Park par Giovanni Niccolò Servandoni. Cette machine de 410 pieds de long et de 114 pieds de haut fut terminée le 26 avril 1749, veille du jour prévu pour le feu d’artifice. La musique avait été commandée à Haendel, et pour les musiciens, on construisit une galerie surélevée, au-dessus d’une statue de la Paix entourée d’une statue de Neptune et de Mars ainsi que d’un bas-relief représentant George II offrant la paix à Britannia. Le tout était surplombé d’un soleil qui, la nuit de la célébration, s’enflamma au lieu de s’allumer, éclairant Hyde Park (Green Park) comme en plein jour. […]Il y a cinq parties : une Ouverture (dont il existe d’autres versions, en toute vraisemblance plus tardives), puis une Bourrée, une Sicilienne intitulée "la Paix" (avec parties de cor virtuoses), un Allegro intitulé "la Réjouissance" et destiné a être joué trois fois (par trompettes, bois et cordes, par cors et bois, puis par tous les effectifs), et enfin deux Menuets (Le Menuet I étant repris après le Menuet II). Marc Vignal (Extraits du texte du livret)
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Classique - Paru le 16 octobre 2020 | PentaTone

Hi-Res Livret
Adoré des Anglais depuis sa création, Le Messie de Haendel est resté une pièce maîtresse du répertoire britannique sans jamais connaître d’éclipse. On l’a chanté à toutes les sauces et avec tous les effectifs possibles. Le gigantisme l’a souvent emporté avec des exécutions avoisinant les mille musiciens et chanteurs. C’est en assistant à l’une d’elles que Haydn eut l’idée d’écrire son propre oratorio, Die Schöpfung (« La Création »). Enregistrée en janvier 2020 dans la fameuse église Jesus-Christus de Berlin où ont été réalisés tant d’enregistrements légendaires, cette nouvelle version restitue la taille « raisonnable » de sa création en 1742 à Dublin. Le fabuleux RIAS-Kammerchor et l’Akademie für Alte Musik de Berlin se sont adjoints pour l’occasion un excellent quatuor de chanteurs anglais composé de Julia Doyle (soprano), Tim Mead (contre-ténor), Thomas Hobbs (ténor) et Roderick Williams (basse). Après leurs trois parutions consacrées aux Concerti grossi de Haendel, l’Akademie für Alte Musik de Berlin continue de s’investir dans la musique du plus anglais des compositeurs allemands. Juste retour des choses, c’est le chef de chœur anglais Justin Doyle qui dirige le RIAS-Kammerchor depuis 2016 : il donne ici une lecture intime du Messie, à la tête d’un chœur et d’un orchestre superlatifs qui comptent parmi les meilleurs du monde pour interpréter cette musique. Le public berlinois leur a d’ailleurs réservé un véritable triomphe lors du concert du Nouvel An 2020 à la Philharmonie, quelques jours avant cet enregistrement. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 19 juillet 2019 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
L'Akademie für Alte Musik envisage son interprétation des six premiers concertos de l'Opus 6 de Haendel dans un esprit chambriste, qui rapprochent parfois l'univers de Haendel de celui de son homologue continental, Georg Philipp Telemann, que les musiciens de l'ensemble berlinois ont souvent joué et enregistré (plusieurs albums pour le label français harmonia mundi, tous des indispensables). Pour ce premier volet magnifiquement enregistré de leur trilogie Haendel qui comprendra les deux Opus 3 et 6, capté dans la Nikodemuskirche de Berlin entre septembre 2018 et février 2019, l'Akademie für Alte Musik déploie des couleurs riches et extrêmement séduisantes, déjà présentes dans leur Water Music, tout en restant attentif aux polyphonies, faisant montre de phrasés toujours souples. Un plaisir de tous les instants, peut-être plus convaincant encore que leur récente Water Music. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz
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Classique - Paru le 1 décembre 1991 | harmonia mundi

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Couronné de nombreuses récompenses dans le monde entier, cet enregistrement du chef-d’œuvre de Haendel, réalisé en 1991 par harmonia mundi, bénéficie de la direction très théâtrale de René Jacobs et de sa grande connaissance du chant qu’il a pratiqué longtemps lui-même. Ennemi des « petites voix blanches », trop souvent utilisées pour le chant baroque, Jacobs utilise au contraire des chanteurs d’opéras aguerris au chant rossinien ou mozartien. Lors de sa parution, cet enregistrement faisait figure de pionnier, car René Jacobs y respectait les intentions du compositeur à la fois pour les types de voix utilisées, pour le style et pour l’intégrité de l’œuvre présentée sans transpositions ni coupures et avec des chanteurs incarnant de véritables personnages. Jennifer Larmore, ici à l’orée de sa gloire, est un Jules César frémissant, viril et autoritaire. Bernarda Fink est une Cornelia émouvante et noble. Derek Lee Ragin évoque l’aspect instable de son personnage. Dirigeant du clavecin, Jacobs brille dans cette version enregistrée pour la première fois en italien. À la tête de l’excellent Concerto Köln, il donne vie et précision à cette partition qui reste un des meilleurs ouvrages lyriques de Haendel. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 31 janvier 2020 | Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
Composé par un Haendel de 24 ans lors de ses années passées en Italie avant son installation définitive à Londres, Agrippina est une comédie d’antihéros animés d’une soif inextinguible de pouvoir politique et sexuel, et dont les intrigues immorales, corrompues et décadentes sont montrées comme faisant partie intégrante de la vie quotidienne de la classe dirigeante de la Rome antique. Fasciné par la musique italienne, Haendel compose cet opéra en à peine trois semaines à la demande d’un théâtre de Venise où l’ouvrage fut donné avec un immense succès 27 soirs de suite, asseyant la réputation européenne du jeune compositeur. La partition regorge d’émotions et de rebondissements qui ont provoqué la stupéfaction des Vénitiens pourtant habitués à ce genre d’histoire. Il faut dire que le livret haut en couleur rassemble trahisons, amours feintes, assassinats et mensonges en tous genres, des ingrédients dont le cinéma américain pourrait se délecter aujourd’hui sous la direction d’un Martin Scorsese ou des frères Coen. Le présent enregistrement de studio, réalisé en mai 2019 dans les Dolomites en marge d’une tournée européenne, réunit une distribution éblouissante à la tête de laquelle brille l’ardente Joyce DiDonato (Agrippina) au sommet de son art, multipliant vocalises et fioritures merveilleusement conduites. Elle campe parfaitement un rôle difficile aux multiples facettes, entre intelligence redoutable, art de manipulation, ou encore l’amour d’une mère ou d’une épouse. Autour d’elle, Franco Fagioli (Nerone), Jakub Józef Orliński (Ottone), Marie-Nicole Lemieux (Giunone) ou encore Elsa Benoit (Poppea) complètent une distribution exceptionnelle dans une direction enfiévrée de Maxim Emelyanychev à la tête de l’ensemble Il Pomo d’Oro. Un Haendel grand cru. © François Hudry/Qobuz 2020
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Classique - Paru le 12 mars 2021 | Alpha

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On doit à Barthold Heinrich Brockes la rédaction d’un livret sur la Passion du Christ – inspiré de celle de Saint Matthieu – qui fut mis en musique par de nombreux compositeurs de son temps, comme Reinhard Keiser, Georg Philip Telemann ou Georg Friedrich Haendel. C’est la version de ce dernier que l’ensemble sur instruments historiques Arcangelo a décidé de proposer ici. Conduits par Jonathan Cohen, ces musiciens spécialistes du répertoire baroque sont rejoints par les voix de Sandrine Piau, dont les nombreux enregistrements haendéliens font référence, le ténor Stuart Jackson et le baryton Konstantin Krimmel, récemment révélé par un premier récital pour Alpha (Saga). Ensemble, ils ressuscitent la splendeur opératique d’une oeuvre qui fut représentée pour la première fois en 1719 et aurait influencé de nombreux passages de la Passion selon saint-Jean de J.S. Bach, écrite quelques années plus tard. © Alpha Classics
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Musique chorale (pour chœur) - Paru le 31 octobre 2006 | Naxos

Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles du Monde de la Musique
Le Messie, HWV56 (oratorio en 3 parties) / Henry Jenkinson, Otta Jones, Robert Brooks, sop. - Iestyn Davies, contreténor - Toby Spence, ténor - Eamonn Dougan, basse - Choir of New College Oxford - Academy of Ancient Music, dir. Edward Higginbottom
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Musique vocale sacrée - Paru le 24 octobre 2014 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
Désormais propulsée au statut de star du baroque, la claveciniste devenue chef, Emmanuelle Haïm, enchaîne les succès. Son nouvel enregistrement de l’archi-célèbre et archi-enregistré Messie de Haendel entrera sans doute dans la catégorie des succès en question ; naturellement, de nos jours, on enregistre l’une des versions originales — Dublin 1742 ou Londres 1743 —, et non plus les mammouths concoctés au XIXe siècle avec grand orchestre philharmonique tels que les livraient les orchestres jusque dans les années 50 — les versions les plus explosives étant alors celle de Ebenezer Prout et celle d’Eugene Goossens, carrément berliozienne. Emmanuelle Haïm fait appel non pas à une contralto mais à un contreténor, Tim Mead en l’occurrence, pour les interventions d’alto. Le chœur est maintenu à une taille réservée, le Concert d’Astrée joue sur instruments d’époque selon les techniques du temps, mais avec un swing et une vivacité de tous les instants. Serait-ce là une nouvelle « version de référence » ? (MT)" Tim Mead cumule toutes les qualités du "contre-ténor" anglais" (idiomatisme, voix diaphane) sans en avoir les défauts (manque d'homogénéité des registres, préciosité). Christopher Purves, on s'en serait douté, excelle dans "The trumpet shall sound" : autorité, force de caractère, tout y est. La grande gagnante est bien sûr Emmanuelle Haïm, qui réalise un travail d'orfèvre à la tête de son Concert d'Astrée. " (Classica, décembre 2014 / Jérémie Bigorie)
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Opéra - Paru le 16 octobre 2020 | Aparté

Hi-Res Livret
Élisabeth Duparc, surnommée « La Francesina » – la petite française –, fut l’une des cantatrices phares des dernières œuvres de Haendel. Pour sa voix légère et agile, le maître composa pas moins de douze rôles principaux, aussi prestigieux que Semele, Michal (Saul) ou encore Nitocris (Belshazzar). De sa vie on ne sait rien : ne restent que les œuvres de Haendel pour témoigner de son talent et de son aura. Ils revivent ici par la voix brillante et virtuose de Sophie Junker, accompagnée par Le Concert de l’Hostel Dieu de Franck-Emmanuel Comte : tantôt espiègle ("Myself I shall adore"), tantôt pénétrante ("In sweetest harmony they lived"), la soprano ressuscite son modèle et creuse magnifiquement toutes les nuances du génie handelien. Cet enregistrement rend ainsi hommage à la muse française du plus anglais des compositeurs allemands. © Aparté
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Classique - Paru le 9 mars 2015 | Decca Music Group Ltd.

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Classique - Paru le 19 mai 2015 | Arcana

Livret Distinctions Diapason d'or
Si l’ « accroche » de cet enregistrement est naturellement la justement célèbre Musique pour les feux d’artifices royaux, le véritable intérêt réside dans les trois Concerts à deux chœurs de 1747-48. Il s’agit de pièces instrumentales transcrites par Haendel lui-même à partir de chœurs de ses propres oratorios, mais dans une écriture virtuosissime - des pièces destinées à servir d’intermèdes dans d’autres oratorios. Du recyclage, direz-vous, et nous vous répondrons que oui, en effet, Haendel était un grand auto-recycleur devant l’Eternel et surtout devant le papier à musique, mais en ce temps où le public exigeait de la musique hyper-contemporaine jour après jour, les compositeurs n’avaient pas toujours le temps de créer quelques chose de tout beau, tout neuf ; et qui se souvenait d’ouvrages vieux de cinq, dix, vingt ans ? De plus, Haendel se faisait une joie de réutiliser le matériau en le modifiant très largement, de sorte que l’on dispose de fascinantes doubles versions d’une seule et même musique (re)conçue à des années de distance. L’ensemble Zefiro, dirigé par Alfredo Bernardini, fait des étincelles, et pas seulement lors du feu d’artifice. À ne surtout pas rater ! © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 22 novembre 2019 | Alia Vox

Hi-Res Livret
Inlassable chercheur de musique ancienne et baroque sur tous les continents, Jordi Savall n’avait jamais abordé Le Messie de Haendel avant une série de cinq concerts donnés à Dôle, Besançon, Paris, Barcelone et Versailles en décembre 2017. C’est ce dernier qui est présenté sur ce nouvel album. On y retrouve bien sûr Le Concert des Nations avec Manfredo Kraemer en concertmeister et le noyau de quelques fidèles instrumentistes et de La Capella Reial de Catalunya. Savall a réuni une équipe de solistes avec Rachel Redmond, soprano, Damien Guillon, contre-ténor (qui chante les parties écrites pourtant originellement pour une voix de femme), Nicholas Mulroy, ténor et Matthias Winckler, basse. Ce projet a été rendu possible grâce à une coproduction entre la France et l’Espagne. C’est dans le beau cadre historique et patrimonial de la saline royale d’Arc-et-Senans que le projet a mûri avant de s’étendre pour une tournée dans les deux pays et d’être présenté en guise de cadeau de Noël aux nombreux admirateurs du musicien catalan. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 14 août 2020 | Ricercar

Livret Distinctions 4F de Télérama
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Classique - Paru le 17 janvier 2020 | PentaTone

Hi-Res Livret
Second volume des concerti grossi de l’Opus 6 de Handel enregistrés par l’Akademie für Alte Musik de Berlin dirigée du violon solo par Bernhard Frock, il vient compléter la première partie parue en juillet 2019. On y retrouve les mêmes qualités, dont la première est peut-être la magnificence d’une prise de son naturelle qui restitue admirablement la spatialité du lieu et les timbres corsés des instruments. Parmi les nombreuses qualités de cette trilogie Handel qui commence (une troisième livraison comprendra les Concerti, Op. 3), signalons un jeu d’ensemble parfaitement concerté, sans aucune des duretés et des courses à la vitesse qui sont souvent la signature d’ensembles moins avisés sur le plan stylistique. Si le modèle avéré de Handel est le concerto grosso de Corelli importé à Londres, les musiciens berlinois en offrent une version assagie et sereine, souvent dominée par une certaine mélancolie, fruit de la maturité d’un compositeur ayant absorbé tous les styles musicaux de son temps pour en faire une synthèse absolument personnelle. © François Hudry/Qobuz
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Classique - Paru le 3 octobre 2014 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4 étoiles Classica
La célèbre contralto française Nathalie Stutzmann est depuis quelques temps déjà passé de l’autre côté de la baguette, en fondant son ensemble baroque Orfeo 55. Pour ce nouvel enregistrement, elle reste quand même des deux côtés de ladite baguette puisqu’en plus de diriger, elle chante elle-même tous ces airs de l’ombre. De l’ombre, en effet, puisque sont ici rassemblés des arias d’opéras de Haendel confiés à des personnages mineurs, souvent des grands méchants, ces personnages dont on comprend l’indispensable rôle dans la trame, sans jamais trop savoir qui ils sont réellement. Gloire donc aux « petits rôles » dont Stutzmann elle-même déclare avoir eu maintes fois l’occasion de les incarner pendant sa longue carrière de diva. En bonus, elle offre ici en écrin à un « concurrent », du moins dans la catégorie vocale, en la personne de Philippe Jaroussky, qu’elle invite dans le poignant duo « Son nato/nata a lagrimar » entre Cornelia et Sesto de Jules César. Etonnante confrontation de deux voix parfaitement égales dans le registre, et si différentes dans le caractère. (MT)
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Classique - Paru le 5 février 2016 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« [...] des idées, oui, partout, parfaitement mises en scène et en œuvre. Comme le geste, le caractère, la texture se renouvellent d’une danse à la suivante ! [...] Partout, quelle précision sous ces jarrets agiles, jamais crispés par l’effort ! Les idées claires du premier violon Georg Kallweit semblent irriguer tout l’orchestre sans la moindre inertie. Et quelle discipline, quelle respiration vive unit les quinze archets et les vents ! Peu d’ensembles ont pris le risque d’une Watermusic sans «chef» au sens traditionnel du terme. Les grands paysages sonores y gagneraient-ils plus de visions et d’ampleur ? C’est possible, mais ce n’est pas vraiment le propos d’une lecture quasi da camera, qui chérit la danse sans pour autant renoncer à quelques effets spectaculaires.» (Diapason, avril 2016 / Jean-Luc Macia)

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