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Musique symphonique - Paru le 30 août 2019 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Ressuscitée par Rudolf Kempe qui l'a enregistrée à Munich au début des années 1970 sous la supervision du fils du compositeur et qui en a accentué particulièrement le caractère noir, violent et blême (publication Varèse Sarabande), la grande Symphonie en fa dièse majeur de Erich Wolfgang Korngold demeure l'une des symphonies les plus étonnantes composées dans les années 1940-1950. Fin connaisseur des musiques américaines (il propose parallèlement chez Chandos une intégrale de l'orchestre de Aaron Copland), le Britannique John Wilson, qui ressuscite ici l'idée du Sinfonia of London (orchestre de circonstance très actif dans la deuxième moitié des années 1950, il s'agissait souvent du LSO dont le nom ne pouvait être utilisé tel quel pour des raisons juridiques et contractuelles), imagine ici un très beau programme, qui couple donc la Symphonie de Korngold à deux partitions bien plus rares, le Theme & Variations, Op. 42 et Straussiana, paraphrase orchestrale sur de célèbres motifs de Johann Strauss fils. Evidemment, la Symphonie ne cache pas ses liens avec le "cinéma", on croirait entendre dans le Scherzo une mélodie, aux cuivres, directement issue d'un film avec Erroll Flynn, qui n'est pas sans préfigurer un thème très célèbre de John Williams (Star Wars). Mais le premier mouvement (Moderato ma energico) est dans la plus pure tradition symphonique du XIXe siècle. Au centre, un Adagio singulier, bouleversant. Déconcertant, et beau. Voilà que Korngold, partagé dans son cœur "entre" deux cultures, celle de son pays natal, l'Autriche, et l'Amérique, semble assumer parfaitement ici cette dualité. Le choral initial ne fait aucun doute, il vient directement de Bruckner. Dans son ensemble, l'orchestration assez torturée se souvient de Mahler, et un peu de Strauss tout de même. Mais Korngold attache à ces diverses influences son expérience en tant que compositeur à Hollywood, savoir évoquer et raconter en un temps limité : le dessin de ses mélodies est plus net, l'évolution du discours bien plus tranchante (développement). D'esprit plus straussien, le Finale est en son début une petite bourrasque de légèreté, et de générosité, contrastant sans mal avec le mouvement précédent. Le Theme & Variations, Op. 42 et Straussiana sont des pages de pur plaisir, mais remarquablement écrites, comme toujours avec Korngold. Espérons maintenant que Chandos s'intéresse également à une autre œuvre magistrale de l'autre grand compositeur "hollywoodien", la Symphonie (1941) de Bernard Herrmann, inexplicablement oubliée : à quand une gravure moderne qui puisse compléter la gravure Unikorn du compositeur ?, messieurs Gardner, A. Davis, please... © Pierre-Yves Lascar/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 18 janvier 2019 | Ars Produktion

Livret Distinctions 5 de Diapason
Si seulement quatorze années séparent les trios avec piano de Zemlinsky et de Korngold, respectivement écrits en 1896 et 1919, le contraste est des plus saisissant. Là où l’œuvre de Zemlinsky, qu’il a écrite à 22 ans, trahit encore l’influence de Brahms – que dis-je l’influence : l’ombre tutélaire ! –, celui de Korngold, écrit alors que le compositeur affichait fièrement… 13 ans, regarde avec fermeté vers l’avenir, ou du moins le présent le plus brûlant, celui de Strauss ou Mahler, celui aussi du premier Schönberg. La filiation entre Zemlinsky et son disciple Korngold semble à peine perceptible, et ces quatorze années de distance semblent un immense saut temporel. Ces deux fascinants ouvrages sont présentés par le Trio Stefan Zweig, un ensemble aussi viennois que les compositeurs qu’il défend ici, fondé en 2012. © SM/Qobuz
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Opéra - Paru le 16 novembre 2018 | Rondeau

Hi-Res Livret

Le compositeur

Erich Wolfgang Korngold dans le magazine