Catégories :

Les albums

1052 albums triés par Date : du plus récent au moins récent
HI-RES14,99 €
CD12,49 €

Jazz - À paraître le 18 octobre 2019 | Wagram Music - 3ème Bureau

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Yesun témoigne de l’épanouissement artistique de l’un des pianistes les plus doués de la planète. Le Cubain Roberto Fonseca construit sa route magique depuis l’enfance, quatre ans pour les percussions, huit pour le piano. Impliqué dans le Buena Vista Social Club, il a pris la relève de Ruben Gonzalez au piano et accompagné Ibrahim Ferrer ou Omara Portuando. Compagnon de route de la Cap-Verdienne Mayra Andrade ou de la Malienne Fatoumata Diawara, ces expériences et sa curiosité naturelle lui ont permis d’assimiler en profondeur l’essence des musiques de son île natale et de leurs sources africaines, mais aussi celles de la musique classique occidentale, du jazz et des musiques urbaines (rock, hip-hop, électro…). Yesun profite de cet universalisme, arbitré par une écriture et une virtuosité élégantes et des amitiés de haut vol. La trompette singulière du Libanais Ibrahim Maalouf enrichit Cachucha, le saxophone savant de l’Américain Joe Lavano (Bill Frisell, John Zorn…) enflamme Vivo, et le chant de la suave rappeuse cubaine Danay Suárez envoûte Cadenas.Caméléon sensible et alerte, Roberto Fonseca passe du grand piano Fazoli aux pianos électriques (Clavinet, Rhodes, Wurlitzer), des synthés (Moog, Prophet) aux percussions, des congas au micro de chant. Il rend hommage à la soul (Motown), aux musiques cubaines (Aggua, Mambo pa la niña, Clave) et à un certain romantisme européen (Por Ti) où son piano se fait tendresse. A chaque fois, soutenu par sa garde rapprochée, le batteur Raúl Herrera et le contrebassiste Yandy Martínez-Rodriguez, Fonseca est précis et lumineux, singulier et inimitable. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
HI-RES14,99 €
CD10,99 €

Électronique - À paraître le 18 octobre 2019 | Crammed Discs

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
HI-RES45,99 €
CD39,49 €

Piano solo - Paru le 4 octobre 2019 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Choc Classica de l'année
Comme de nouveaux virtuoses avant lui, Lucas Debargue enregistre sa propre vision d’un choix de 52 sonates de Domenico Scarlatti. Son affinité avec l’univers si particulier du compositeur italien s’était déjà dévoilée dans son tout premier album, qui présentait quatre de ses sonates à côté de Ravel (splendide version de Gaspard de la nuit), Liszt et Chopin. L’immense corpus des 555 sonates de Scarlatti offre un champ d’imagination pratiquement infini pour les pianistes, tant sur le plan rythmique, que sur la couleur ou l’approche stylistique. Comme on pouvait s’y attendre, la personnalité originale du pianiste français fait entrer un air frais, quelquefois radical, sur cette musique si délicate, souvent aux frontières de l’étrange. Pour ce nouvel enregistrement chez Sony Classical, Lucas Debargue a choisi des sonates souvent peu jouées et un instrument flambant neuf, le déjà mythique 280 VC, appartenant à la dernière génération de la célèbre maison viennoise Bösendorfer, entièrement détenue aujourd’hui par la marque japonaise Yamaha. Debargue l’utilise presque sans pédale et sans souci organologique ou musicologique, tout en déclarant être très influencé par les enregistrements de Scott Ross qui ont bercé sa jeunesse. De quoi mettre en lumière l’écriture subtile de Scarlatti, sans aucun artifice, en bénéficiant de la belle acoustique de l’église Jésus-Christ-de-Dahlem (Berlin) et d’une prise de son aérée et naturelle. Il en résulte une vision intemporelle et fascinante de cette musique qui nous tend la main à travers les siècles. © François Hudry/Qobuz
HI-RES16,49 €
CD10,99 €

Variété francophone - Paru le 27 septembre 2019 | Les Visiteurs Du Soir

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
CD9,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 27 septembre 2019 | Tapete Records

Distinctions 4F de Télérama
HI-RES16,99 €
CD14,49 €

Alternatif et Indé - Paru le 20 septembre 2019 | Columbia

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Tout le monde aime la soul et le funk vintage ! Si des héritiers de Curtis Mayfield, Al Green, Prince et autre Sly Stone naissent chaque jour, souvent, l’intérêt reste limité… Mais en seulement deux albums, le groupe Alabama Shakes a imposé son originale et torride version d’un funk garage sudiste. Sa botte secrète ? Brittany Howard, chanteuse au charisme XXL. Tellement charismatique qu’elle se lance déjà en solitaire avec ce premier opus choc. Un disque qui conserve les valeurs d’Alabama Shakes pour les embarquer sur des sentiers bien plus atypiques et bien moins sages. Howard signe ici un trip funk et psyché assez délirant, aux frontières de l’expérimental, comme sur le History Repeats d’ouverture avec une guitare à vif, une rythmique ivre et une voix chahutée.La native d’Athens s’est entourée d’un gang restreint composé de Zac Cockrell, bassiste d’Alabama Shakes, et de deux jazzmen prisés et eux-mêmes singuliers, le pianiste/clavier Robert Glasper et le batteur Nate Smith. Sur leur impeccable bande-son, riche dans le fond, minimaliste dans la forme, elle mêle autoportrait et étude de ses contemporains. Tout y passe ! L’homosexualité (Georgia), la mort (le titre de l’album, Jaime, est le nom de sa sœur aînée emportée par un cancer à 13 ans, quand elle n’en avait que 8), la religion (He Loves Me) et le racisme qu’elle-même, fille d’une mère blanche et d’un père noir, a souvent côtoyé (Goat Head relate ce matin où sa mère retrouva sa voiture avec les quatre pneus crevés et une tête de chèvre déposée sur la banquette arrière). On sort chamboulé de ce disque solo jamais lisse et très personnel. Ses valeurs, ses références et ses influences (Prince, Curtis et Sly, donc) sont connues – ou semblent l’être – mais le résultat, lui, est d’une très grande originalité. © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES13,49 €
CD8,99 €

Musiques du monde - Paru le 20 septembre 2019 | naïve

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Cet album, quasiment achevé au moment où Rachid Taha passait de l’autre côté du miroir, peut s’entendre comme le flash-back qui traverse l’esprit de celui qui affronte sa dernière heure. Je suis Africain compile les meilleurs moments de sa carrière et présente un inédit qui donne son titre à l’objet. On y retrouve intacts l’esprit, la poésie et les ingrédients stylistiques qui ont nourri l’œuvre de cet artiste unique et indispensable à son temps. Cet album en forme de retour aux sources est le fruit d’une connivence avec Toma Feterman, pilier des formations balkano-punk La Caravane Passe et Soviet Suprem, et accoucheur de ces ultimes chansons. On entend l’écho du leader engagé de Carte de Séjour dans le rythm'n'blues oriental d’ouverture (Ansit), où il pourfend les fachos en arabe dans le texte. Puis Aïta souligne le courage des migrants. On retrouve aussi le gardien de l’esprit de la chanson franco-maghrébine façon Mazouni (Ecoute-moi camarade) avec Minouche, ainsi que le pionnier de l’électro-rock arabe avec les brûlots Andy Whaloou et Like a Dervish.Comme avec Jeanne Added dans Zoom (2013), le rocker féministe pointe le futur en nous faisant découvrir le chant puissant et habité de la Suisse-Algérienne Flèche Love, qui hante le morceau Whadi. Dans le morceau-titre, le militant redessine la carte du panafricanisme en citant les héros de ce mouvement, nés aussi bien dans un des pays du continent premier qu’en Jamaïque, aux Etats-Unis ou en Europe. L’homme sincère à l’humour provocateur se met à nu dans Strip tease et, en éternel amoureux, clôt l’histoire sur un pied-de-nez avec Happy End. Maintenant que sa discographie officielle s’achève avec ce tonique et émouvant Je suis Africain, on peut affirmer que Rachid Taha n’a jamais produit de mauvais disque ni cessé d’évoluer tout au long de son remarquable parcours. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
HI-RES13,49 €
CD8,99 €

Jazz contemporain - Paru le 20 septembre 2019 | Gaya Music Production

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
CD4,99 €

Afrique - Paru le 20 septembre 2019 | Mr Bongo

Distinctions 4F de Télérama
Chanteur et saxophoniste charismatique, Gyedu-Blay Ambolley est un peu le chaînon manquant de l’évolution musicale de son Ghana natal entre le highlife des années 50-60 et l’afrobeat contemporain. Control est la réédition d’un album de 1980 qui témoigne d’une synthèse qui a digéré le swing cuivré des orchestres de highlife, la leçon funk et panafricaine de l’afrobeat, mais aussi assimilé la nonchalance éveillée du reggae et la frivolité festive du disco. Autant d’influences que l’on retrouve aujourd’hui en germe dans les productions d’un Wizkid ou d’un Fuse ODG. Véritable commando d’élite, le groupe Zantoda Mark III avance avec maestria à travers ces esthétiques en assurant le contrôle absolu du dancefloor. Tour à tour reggaeman accompli (Woye Afofo), crooner charmant (Don’t Go) ou prophète convaincant (The Message), Gyedu-Blay Ambolley stimule ses troupes et gagne chaque bataille. Quarante ans après sa mise en orbite, Control ne peut tricher sur la datation de ses artifices électroniques, qui aujourd’hui peuvent prêter à sourire, mais n’a rien perdu de sa densité musicale ni de son efficacité dansante. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
CD7,99 €

Metal - Paru le 19 septembre 2019 | Debemur Morti Productions

Distinctions 4F de Télérama
HI-RES14,99 €
CD10,99 €

Jazz - Paru le 13 septembre 2019 | Jazz Village

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
A 89 ans, Ahmad Jamal enregistre toujours. Il n’a plus rien à prouver. Guère besoin non plus d’étoffer sa discographie déjà pantagruélique de plus de 70 albums. Mais il grave dans la cire, régulièrement, la musique de son piano plus ample que jamais. Une petite musique inouïe, épurée et rythmée, qui a influencé des hordes de jazzmen. Comme son titre l’indique, le ton de Ballades (en français) est sans équivoque. Avec son fidèle bassiste James Cammack sur trois titres, Jamal réunit ici 10 pièces qu’il interprète en solitaire. Certaines sont même liées à son ADN comme le fameux Poinciana, qui ouvrait en 1958 son non moins fameux Live at the Pershing, et sur lequel il trouve toujours et encore de belles choses à raconter. Avec l’âge (dont aucun stigmate n’orne ses doigts), cette beauté est de plus en plus directe. Et sur Emily de Johnny Mandel, un thème cher à Bill Evans, le pianiste de Pittsburgh atteint de nouveaux sommets d’épure ; et de justesse. © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES15,99 €
CD13,49 €
Ma

Alternatif et Indé - Paru le 13 septembre 2019 | Nonesuch

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Le dixième album studio de Devendra Banhart est un paradoxe des plus poétique. Plaisir et peine, lumière et obscurité, envol métaphysique et ancrage physique… Toutes les paires se combinent pour un résultat qui allie la légèreté de Kings Of Convenience à la morosité du Velvet Underground. Comme à son habitude, l’Américano-Vénézuélien maîtrise les ambivalences stylistiques (bossa-nova, soft rock, folk chambriste, dream pop…) et linguistiques (il chante en anglais et en espagnol), au service de rêveries sur le thème de la maternité, de la mort, de l’amitié ou des origines. L’esprit minimaliste de son précédent album Ape in Pink Marble (2016) fait place à des arrangements raffinés, notamment sur le superbe duo de Will I See You Tonight ? avec la grande Vashti Bunyan. La réunion entre cette véritable matriarche du folk et son fils spirituel donne tout son sens au titre du disque : Ma, c’est non seulement une narration intime par un excellent crooner, mais aussi un hommage filial en toute dignité et élégance. © Alexis Renaudat/Qobuz
HI-RES21,49 €
CD14,99 €

Variété francophone - Paru le 13 septembre 2019 | Universal Music Division Polydor

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama
Produit par le compositeur electro Sayem et par Sébastien Berteau (connu pour son travail autour de la danse contemporaine et du théâtre), ce huitième album de La Grande Sophie est une sorte de bilan personnel dans lequel elle dresse un constat optimiste sur tout le chemin parcouru. Même lorsqu’elle s’adonne à une certaine nostalgie comme dans Nous étions, elle conserve contre vents et marées cette robustesse qui la caractérise depuis ses débuts. Portée par des cordes et des cuivres, cette chanson est par ailleurs un très bel hommage aux liens amoureux qui parviennent à durer malgré le temps qui passe.Cet instant a été entièrement composé au piano, qui n’est pourtant pas son instrument de prédilection (c’est la guitare qui avait ses faveurs jusqu’à présent). Néanmoins, l’aspect central du piano ne fait pas de cet album un parangon de la « chanson française », malgré le petit clin d’œil à Barbara dans Où vont les mots ? Dans des titres comme Cet instant et Hier, elle est même à la croisée de la chanson et du hip hop. Telle la sève circulant au milieu de paroles et de musiques fusionnant à la perfection, l’interprétation à la fois déterminée et réconfortante de la Grande Sophie opère une sorte de « grand huit » qui s’achève en beauté avec Sur la pointe des pieds, morceau entièrement a cappella – qui ravira par ailleurs les amateurs de talons hauts ! © Nicolas Magenham/Qobuz
HI-RES14,49 €
CD9,99 €

Opéra - Paru le 13 septembre 2019 | Cypres

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
HI-RES14,49 €
CD9,99 €

Musique concertante - Paru le 13 septembre 2019 | Cypres

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
HI-RES23,49 €
CD16,49 €

Jazz - Paru le 6 septembre 2019 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Les disques de duos piano/trompette sont plutôt rares. En 1928, en enregistrant Weather Bird, Louis Armstrong et Earl Hines ouvraient le bal, suivis bien plus tard par notamment Chet Baker et Paul Bley (Diane en 1985), Tom Harrell et Jacky Terrasson ‎(Moon and Sand en 1991), Martial Solal et Eric Le Lann (Portrait in Black and White en 2000), Martial Solal et Dave Douglas (Rue de Seine en 2006), Uri Caine et Paolo Fresu (Things en 2006), Enrico Rava et Stefano Bollani (Rava Plays Rava en 1999 et The Third Man en 2007), Oscar Peterson sur cinq albums (avec Dizzy Gillespie, Roy Eldridge, Clark Terry, Jon Faddis et Harry "Sweets" Edison), le One on One de Clark Terry en 2000 (avec quatorze pianistes différents !) et, plus près de nous, Vijay Iyer et Wadada Leo Smith (A Cosmic Rhythm With Each Stroke en 2016)…Avishai Cohen et Yonathan Avishai se connaissent depuis leur adolescence à Tel-Aviv. Le pianiste fut même de la partie sur les deux albums ECM du trompettiste, Into the Silence et Cross My Palm With Silver. A l’évidence, leur complicité en béton armé leur permet d’improviser librement, de manière ludique et avec beaucoup d’émotion et d’intensité sur Playing the Room, leur premier opus en duo. Comme l'indique le titre de la merveille, les deux Israéliens invitent également le lieu d'enregistrement, l'Auditorio Stelio Molo RSI de Lugano, à faire partie du son en exploitant pleinement ses propriétés acoustiques résonantes. Chacun signe un thème avant de laisser place à un répertoire éclectique où se croisent John Coltrane (Cresent), Duke Ellington (Azalea), Abdullah Ibrahim (Kofifi Blue), Ornette Coleman (Dee Dee), Milt Jackson (Ralph's New Blues), Alexander Argov (Shir Eres) et Stevie Wonder (Sir Duke). Un matériau hétérogène qu’ils transforment en jazz de chambre émouvant et beau. © Marc Zisman/Qobuz
CD9,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 6 septembre 2019 | 30th Century Records

Distinctions 4F de Télérama
Adam Green, dernier des patriarches de l’anti-folk ? A peine un mois après la mort de David Berman des Silver Jews, autre baryton spécialiste de l’autodérision et des traits d’esprit cinglants, l’ex-Moldy Peaches publie Engine of Paradise, bien plus qu’un simple album. Les neuf pistes ont d’abord la particularité d’avoir été enregistrées dans le studio du célèbre batteur Loren Humphrey (Florence & The Machine, Last Shadow Puppets), conçu comme une copie exacte de celui qui accueillit Gainsbourg pour la réalisation de Melody Nelson en 1971. En parallèle est prévue la publication d’un roman graphique intitulé War and Paradise. Cette combinaison de médiums ne devrait surprendre personne – après tout, Green mène depuis une quinzaine d’années une carrière brillante en tant que réalisateur (The Wrong Ferrari, 2010 ; Aladdin, 2016), peintre et sculpteur, dont les œuvres sont exposées dans des musées prestigieux aux quatre coins du monde. Engine of Paradise vacille entre des moments d’onirisme musical et des récits moroses, sur les méfaits de la technologie, la vieillesse et l’amour qui s’envenime. Si Adam Green est loin d’être aussi pessimiste que le défunt leader des Silver Jews, il se réclame de la même perspective mordante et cynique, débitée d’une voix rocailleuse pince-sans-rire. On notera également la participation du multi-instrumentaliste Jonathan Rado (Foxygen) sur Let’s Get Moving et de Florence Welch (Florence & The Machine) sur Reasonable Man. Des invités d’honneur qui se font malgré tout très discrets ! © Alexis Renaudat/Qobuz
HI-RES17,99 €
CD13,49 €

Jazz - Paru le 30 août 2019 | ACT Music

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
CD14,49 €

Soul - Paru le 23 août 2019 | Columbia

Distinctions 4F de Télérama
Après avoir nagé durant des heures, des mois et des années dans l’océan de la soul néovintage, Raphael Saadiq revient à des considérations plus « modernes » et surtout plus personnelles. Le titre de son cinquième album (son premier après huit ans de silence) porte le nom de son défunt frère, Jimmy Lee, mort d’une overdose dans les années 90 après avoir contracté le virus du sida. La mort, le Californien d’Oakland, grand gourou de la nu soul des 90's, danse avec depuis l’enfance, lui qui a vu ses autres frères et sœurs s’éclipser prématurément. L’aîné Alvie est assassiné en 1973, Desmond se suicide en 1987 avant que Sarah ne soit renversée par une voiture de police en pleine course-poursuite en 1990…A 53 ans passés, Raphael Saadiq signe ici une sorte de bilan tant introspectif que musical. Un disque de soul à 360° pour enfin éradiquer, espérons-le, une certaine injustice qui l’entoure – il n’a jamais ramassé autant de lauriers qu’un D’Angelo – même si son emploi du temps a toujours explosé grâce à ses nombreuses productions pour Solange, Miguel, Joss Stone, Mary J. Blige, Snoop Dogg, Rick Ross, Kelis, Whitney Houston, John Legend ou encore Trombone Shorty. Aussi, l’ex-membre de Tony! Toni! Toné! et de Lucy Pearl propose ce qu’il sait faire le mieux. Du rhythm’n’blues à la Marvin Gaye/Curtis Mayfield filtré aux sonorités contemporaines, le tout dans un esprit post-nu soul, avec des rythmiques très 90's. Saadiq fusionne alors les décennies et les différentes formes du groove pour accoucher d’une musique bien à lui. Il a même la bonne idée de ne pas abuser des featurings (Kendrick Lamar sur Rearview et Ali Shaheed Muhammad d’A Tribe Called Quest sur Rikers Island), histoire de rendre ce Jimmy Lee encore plus personnel… © Marc Zisman/Qobuz
HI-RES17,49 €
CD12,49 €

Classique - Paru le 23 août 2019 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Qu’importe le moyen, pourvu que ça sonne !Quand la viola da gamba se fait viola da braccia… Tiens, Bratsche, en allemand, désigne l’alto. Il n’y avait donc qu’un pas et Antoine Tamestit, coutumier du fait, l’a franchi avec la gourmandise qu’on lui connaît. En effet le musicien est rompu à l’exercice baroque par excellence de la transcription. Un exercice qu’il réussit avec tact et intelligence, comme dans deux des Suites pour violoncelle seul de Jean-Sébastien Bach. Cette fois, accompagné de son complice Masato Suzuki au clavecin, il enregistre les Trois Sonates pour viole de gambe, BWV 1027-1029.Jouer la musique qu’on aime avec son propre instrument, n’est-ce pas l’essence du plaisir musical ? D’ailleurs, il existe plusieurs versions de la Sonate en sol majeur, BWV 1027 : une sonate en trio pour deux flûtes traversières et peut-être même une autre pour orgue. Alors pourquoi pas l’alto !Le disque présente les trois partitions à rebours de leur numéro de catalogue. Quelle plénitude d’entendre le Vivace sous les doigts agiles de l’altiste et dans son phrasé ductile. Le grain de l’instrument, sous l’archet conquérant, est chaleureusement reproduit grâce à une prise de son naturelle. Le dialogue équilibré des deux musiciens est un régal, particulièrement dans l’arrangement de l’aria « Ergiesse dich reichlich » de la cantate Wo soll ich flihen hin, une surprise glissée entre les sonates BWV 1029 et 1028. Le thème y circule sans heurt de l’un à l’autre des protagonistes, émoussant la complexité d’un contrepoint exquis. Certes, la viole offre un ambitus plus large avec ses sept cordes et sa capacité à puiser dans des graves plus profonds. Tamestit et Suzuki parviennent toutefois à un résultat d’une grâce désarmante, non dépourvu de gravité. © Elsa Siffert/Qobuz