Qobuzissime ? C’est la distinction décernée par Qobuz pour un premier ou second album.

Pop ou reggae, metal ou classique, jazz ou blues, aucun genre n’est mis de côté.

Artiste découverte, le plus souvent. Confirmé parfois, mais pour un disque ovni, un projet crossover ou décalé dans une discographie.

Seuls comptent la singularité, la sincérité et la qualité. Celle de l’enregistrement, du projet musical et de son identité.





Les albums

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Jazz vocal - Paru le 4 mai 2018 | Silvertone

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Elle aime Madeleine Peyroux et Melody Gardot et ne s’en cache pas. Pourtant, Hailey Tuck possède déjà ce petit truc bien à elle. Cette touche personnelle qui fait de la jeune Texane ayant jeté l’ancre à Paris une voix attachante et non une suiveuse de seconde zone. Larry Klein qui a produit ses deux idoles, a même daigné réaliser le premier album de la demoiselle qui a le même coiffeur que Louise Brooks et la garde-robe de Joséphine Baker. Klein a même trouvé l’écrin parfait, jamais surproduit, le son pur et épuré qu’il fallait, épaulé dans son entreprise par quelques musiciens de studio cinq étoiles comme le batteur Jay Ballerose (Elton John, Robert Plant) et le guitariste Dean Parks (Joe Cocker, Steely Dan)… Côté répertoire, l’éclectisme et la qualité des reprises montrent aussi le bon goût ambiant. Et qu’elle revisite That Don't Make It Junk de Leonard Cohen, Cry to Me popularisé par Solomon Burke, Cactus Tree de Joni Mitchell, Some Other Time de Leonard Bernstein, Underwear de Pulp, Alcohol des Kinks, Junk de Paul McCartney, I Don’t Care Much de la BO de Cabaret ou encore le merveilleux Say You Don’t Mind de Colin Blunstone, Hailey Tuck plaque toujours avec intelligence son organe espiègle et un brin rétro sur chaque mot, sur chaque phrase. Reste à se laisser porter et bercer par ce beau Qobuzissime qui ne se soucie guère de l’air du temps… © Max Dembo/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 19 octobre 2018 | Communion Group Ltd

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Dommage de réduire Tamino-Amir Moharam Fouad à un simple héritier de Jeff Buckley entouré du Radiohead des débuts. Surtout que le songwriter belge âgé de seulement 21 ans offre plus que cela sur son premier album ; et ce même si Colin Greenwood, bassiste du groupe britannique, participe au disque… Tamino, natif d’Anvers fasciné par John Lennon, a toujours gardé dans un coin de sa tête, sous sa crinière noire de jais, ses origines égyptiennes. Et la musique arabe que sa mère passait à la maison avait même encore plus d’intensité lorsqu’elle était l’œuvre de Muharram Fouad, son grand-père chanteur-acteur, star dans Le Caire des sixties… Cet éclectisme est au cœur de la musique de Tamino qui doit tant au folk de Buckley, qu’à la pop des Beatles voire à la mélancolie nonchalante de Leonard Cohen, une autre de ses idoles. Mais pour souder ces influences disparates, le jeune ténébreux possède une arme fatale : sa voix. Un organe lui aussi pluriel, capable de s’étirer dans la lenteur comme de se transformer en falsetto renversant, technique impressionnante dont il n’abuse d’ailleurs jamais. C’est ce chant qui transforme Amir en un long roman poignant. Un récit d’apprentissage alternant entre le rêveur (le folk épuré de Verses) et le lyrique comme sur So It Goes, Each Time et Intervals conçus autour d’une section de cordes arabisantes. Un disque Qobuzissime qui, au fil des écoutes, impose sa poésie originale et touchante. © Marc Zisman/Qobuz
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Classique - Paru le 11 mai 2018 | Arts & Crafts Productions Inc.

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Canadien âgé de trente-et-un ans, Jean-Michel Blais n’est pas un inconnu de la scène contemporaine néo-classique. Après un premier album sobrement intitulé II, il propose ici une collection de titres d’un irrépressible lyrisme. De son piano transformé en boîte à musiques, il voyage au gré du zéphyr, sur des rivages où le conduit son insatiable créativité. Au centre, Blind, le titre le plus séduisant des quarante-cinq minutes peut-être (encore que sourdine…), nous plonge dans l’idéal d’une musique mêlant l’acoustique et les machines, apaisante et velouteuse. god(s) nous transportera ailleurs, à l’église peut-être, mais le retour des nappes indique que les vrais dieux de Jean-Michel Blais ne sont peut-être pas ceux que l’on a cru. igloo aurait pu être un titre spatial et tout à fait panthéiste, mais Blais, qui sait être caustique, y est bien urbain : l’ « igloo » en question, ce sont ces villes contemporaines, pleine de « cavernes », où tout se superpose. Le nom de Blais saura désormais évoquer chez vous des saveurs sonores singulières. Il y a quelque chose de cette mélancolie âpre, fraternelle, douce et sensuelle pourtant, qui traverse une grande part de la création musicale nord-américaine, celle-là même qui imprègne aussi bien les grands espaces sonores d’un Copland (Quiet City) ou d’un Bernard Herrmann (Les Neiges du Kilimandjaro) que les figures obstinées d’un Steve Reich (The Four Sections) ou les volutes aériennes d’un des représentants les plus imaginatifs de la scène pop canadienne comme Patrick Watson ― on pense à Lighthouse de ce dernier, où l’on retrouve cette même vision de l’instrument, comme débarrassé de ses marteaux. Jean-Michel Blais suspend son temps, d’une manière discrète qui, sous le masque de l’élégance, sait être tenace : ses citations (de l’envoûtante mélodie du mouvement lent du Second Concerto de Rachmaninov par exemple, dans le titre roses) ouvrent sur de salutaires et apaisantes échappés. Blais vous tend la main. La courtoisie vous incite à ne pas refuser l’invitation. © Pierre-Yves Lascar/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 6 avril 2018 | Transgressive

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Un voyageur. Un conteur. Un bricoleur. Un collectionneur. Et surtout, un auteur. Cosmo Sheldrake est tout ça. Et plus encore ! Homme-orchestre virtuose, maîtrisant un nombre indécent d’instruments, le jeune Britannique est l’artisan de petites symphonies magiques et apatrides. Des chansons qui évoquent aussi bien l’esprit de fanfare cher à Beirut (auquel on pense d’ailleurs souvent) que la musique répétitive et minimaliste, les musiques du monde, la pop baroque comme les Kinks de Village Green Preservation Society la concevaient à la fin des sixties, l’univers de l’iconoclaste Moondog et mille autres sons. Des sons que Cosmo Sheldrake s’amuse à collecter aux quatre coins du monde, un petit enregistreur toujours à portée de main. Mais la force de The Much Much How How and I est de ne jamais sombrer dans le bavardage expérimental. Bien au contraire ! La chanson, la vraie, avec un début, un milieu et une fin – refrain et mélodie inclus – reste son graal. Son album est touchant et beau car conçu avec ce but unique en tête. Avec le producteur électronique Matthew Herbert derrière la console, lui aussi habitué des collages ovnis, The Much Much How How and I a l’imagination foisonnante d’un texte de Lewis Carroll et toutes les couleurs sonores de l’arc-en-ciel. A coup sûr, le plus Cosmo-polite des Qobuzissimes ! © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 6 avril 2018 | Okeh

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Ce superbe ovni ne s’appelle pas Nordub pour rien. Nor pour North, le Nord, incarné ici par Nils Petter Molvaer. En 1997, lorsque le label ECM publia l’étonnant album Khmer, ce trompettiste norvégien ébranla la planète jazz en intégrant de l’électronique à son univers sonore assez climatique. Nor, c’est aussi son compatriote le guitariste Eivind Aarset et le bidouilleur et DJ finlandais Vladislav Delay. Quant aux trois lettres de Dub, elles sont ici représentées par le duo le plus emblématique du genre : le batteur Sly Dunbar et le bassiste Robbie Shakespeare. En 2015, cette association on ne peut plus atypique entre le tandem jamaïcain et Nils Petter Molvaer s’est produite sur scène. De quoi s’échauffer avant d’entrer tous ensemble en studio, à Oslo. Par essence, l’univers de Molvaer a toujours été hybride, accueillant des textures jamais exclusivement jazz. Son jeu manipule différents leviers atmosphériques sans jamais délaisser la force créative de ses improvisations ou de ses compositions. Ici, le trompettiste laisse même entrer le son unique de Sly & Robbie avec beaucoup de naturel. Là réside sans doute la force de Nordub. Personne ne prend le dessus, ni ne cherche à étouffer l’autre. La fusion est totale et sincère. On sent même nos deux vieux routiers sexagénaires jamaïcains sortir de leur habituelle zone de confort pour participer activement à la musique qui prend forme. Tout comme le travail d’Aarset et Delay est lui aussi essentiel dans le résultat final. Ensemble, nos cinq aventuriers du son accouchent d’une belle symphonie planante de dub’n’jazz vraiment singulière. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 2 mars 2018 | Domino Recording Co

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Brouillage de pistes garanti ! Ils sont Australiens, Japonais, Néo-Zélandais, Anglais, Coréens et ont jeté l’ancre dans la capitale britannique. Aiment autant la pop d’hier que celle d’aujourd’hui. Et font du collage musical comme d’autres respirent. Et si Superorganism était LE groupe encapsulant le mieux l’ère du temps ? Ce jeune collectif de musiciens internationaux qui se sont rencontrés via YouTube, tous accros à la culture pop, a composé, enregistré et produit son premier album dans un studio de l’Est londonien, là même où ils vivent ensemble ! Et là même où est né leur disque solaire, arc-en-ciel d’indie pop minimaliste, synthétique et sautillante, aussi extravagante que kaléidoscopique et qui a séduit Frank Ocean et Ezra Koenig de Vampire Weekend. Certains penseront vite à des cousins éloignés de The Avalanches, The Go ! Team ou de I’m From Barcelona mais il y a chez Superorganism un lâcher-prise et une sensation onirique et apaisante qui leur sont propres et qui transforment ce premier album en Qobuzissime qui fait du bien. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 8 juin 2018 | Easy Eye Sound

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Après avoir écumé la côte ouest avec ses Clams, Shannon Shaw est partie à Nashville comme Dusty Springfield en 1968. Clin d’œil assuré à Dusty in Memphis, ce premier chapitre en solitaire marque le début d’une émancipation. Shannon & The Clams, c’est ce groupe d’Oakland, Californie, autant influencé par Primus que Devo, Missing Person ou Roy Orbison, maîtrisant l’art du déguisement, tournant des courts-métrages absurdes, invitant des journalistes dans leurs piaules exiguës et signés chez Burger Records. C’est une poésie écrite de punk, rockabilly, doo-wop et garage. Plus punk, plus débraillé, elle a aussi rejoint Hunx and His Punx à la demande de Seth Bogart. Seule, Shannon s’offre un autre décor. Sa voix éraillée épouse la soul doo-wop des grands girl bands, Ronettes, Shirelles ou Shangri-Las, déjà en germe dans Onion des Clams produit par Dan Auerbach. Et si Shannon tient encore la basse, elle prend la place centrale. Fan des Clams, le chanteur des Black Keys a invité Shannon en un coup de fil dans son studio Easy Eye Sound. La blonde plantureuse s’est envolée, six morceaux en poche, rejoindre une clique de musiciens surdiplômés, histoire de réaliser le destin qui lui était promis. Les vieux ont enregistré avec Aretha, Elvis ou Dusty... De quoi la faire rougir. De quoi, surtout, rugir ses amours brisées et mélancoliques, faire péter les coutures de sa voix féline et son charisme de grande chanteuse. Mélodies scintillantes des sixties, arrangements cinétiques d’un bon James Bond, Auerbach a sculpté un album sur mesure. Classe et classique. Avec des touches légères de glockenspiel, vibraphones, carillons et une odeur douce de renfermé rétro. Dan a fait son Phil Spector, mis à profit le génie de Shaw et révélé la diva. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Folk - Paru le 15 février 2019 | Verve Forecast

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
L’American dream est un sujet inépuisable. On l’aborde frontalement, de biais, par-derrière, dessus ou dessous, c’est le carburant ultime de hordes de songwriters ; même lorsqu’ils ne sont pas nés là-bas, aux Amériques. Comme J.S. Ondara. Ce jeune Kenyan que son label qualifie de « trait d'union entre Tracy Chapman et Michael Kiwanuka » (facile mais pas faux) y va donc de son petit essai personnel. En 2013, Ondara jette l’ancre chez sa tante à Minneapolis. Les bars, les clubs et même la rue, celui qui n’avait jusqu’ici connu que son Nairobi natal promène ses chansons portées par une simple guitare acoustique dans l’espoir de devenir un Bob Dylan du troisième millénaire peut-être. Le Dylan de The Freewheelin’, son disque fétiche ; avec Nebraska de Springsteen… Mais se limiter à cloner de tels géants n’aurait pas grand intérêt. Et Tales of America évite cela. Déjà, J.S. Ondara a sa propre voix. Ce ton plaintif un brin androgyne qui marque sa différence. Côté instrumentarium, il ose quelques ajouts de goût avec l’aide notamment du grand Andrew Bird, de Griffin Goldsmith de Dawes ou encore de Joey Ryan du duo Milk Carton Kids. Dans une Amérique divisée et un monde secoué comme jamais, les chansons de J.S. Ondara sont plus que de simples pansements. Plutôt de puissants baumes qui pénètrent la peau et réchauffent le cœur. Un Qobuzissime nécessaire en quelque sorte… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 6 octobre 2014 | Play It Again Sam

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Avec Aventine, Agnes Obel étoffe un peu plus l’univers intimiste, climatique et on ne peut plus onirique qui suintait de son premier album, le grandiose Philharmonics. Derrière un piano épuré emprunté à Erik Satie, la Danoise installée à Berlin étire ses miniatures vers davantage de grandeur. Comme d’immenses espaces sonores que sa voix réverbérée vient magnifier. On se laisse donc flotter dans cette sublime matière sonore. Dans ce rêve éveillé encore plus subtil que sur son prédécesseur. Moucheté par quelques violons ici. Ou par un violoncelle là. Un disque qui confirme le talent d’une musicienne hors du temps. Cette édition Deluxe comprend onze titres inédits dont des versions live de ses classiques tels que Fuel To Fire ou Words Are Dead, deux remix signés David Lynch et David Matz ainsi que trois titres inédits : Arches, Under Giant Trees et September Song. De quoi prolonger un peu plus la magie… © MD/Qobuz

Rap - Paru le 1 décembre 2017 | Pineale Prod - Grand Musique Management

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Les roues d’un skate griffant le bitume, un son synthétique étrange, un beat lancinant et ce flow mélancolique : FLIP décolle en moins de quarante secondes ! Cinq ans après avoir pointé le bout de son mic pour la première fois sur Le Singe fume sa cigarette en 2012 avec Hologram Lo’ et Caballero, Lomepal entre dans la cour des grands avec un premier album là pour chahuter le rap français. Est-ce d’ailleurs du rap ? Oui ; et non… Sur ses quatre premiers EP, le MC skateur parisien avait déjà conjugué à tous les temps la singularité de sa plume et de ses rimes. Très introspectif ou très azimuté, dans l’abstrait ou dans le concret, Lomepal confirme ici un style à 360° dont il a confié la mise en son à Superpoze, Stwo, Jean Jass, The Shoes et VM The Don. Et c’est cette association entre ses puissants mots décalés – souvent bien barrés – et leurs belles productions épurées qui fait des étincelles. Parfois, Lomepal chante plus qu’il ne rappe (Ray Liotta, Avion et Bécane), prouvant ainsi la porosité entre les genres. Dans ce no man’s land difficilement étiquetable, il ne ressemble à aucun de ses contemporains. En cela Lomepal est spécial, original et impérial. Cette Deluxe Edition propose douze titres bonus dont le single Club. © MZ/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 22 mars 2013 | ACT Music

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Les afficionados l'ont repérée dès son premier album français - il y en eu un avant, Reflet, mais il n'est jamais sorti en France -, Light For The People, en 2002, un album que l'on a entendu d'emblée en playlist sur TSF - je m'en souviens très nettement, car à l'époque, je dirigeais les programmes de cette radio -. Mais c'est son deuxième disque pour le label ACT (Harmonia Mundi) - son septième si on les additionne tous -, Same Girl, en 2010, qui l'a totalement révélée au grand public. Pas moins de 50 000 exemplaires se sont vendus dans le monde, une consécration pour cette « chanteuse coréenne made in France » comme elle aime à se présenter. Lento confirme l'originalité et la singularité de cette chanteuse qui a entrevu sa voie/voix le jour où un ami, le chanteur Thierry Peala, lui a fait écouter la chanteuse britannique Norma Winstone. Plus question d'imiter Ella, Sarah ou Billie ni de se lancer dans des scats improbables, mais une approche toute en délicatesse, en légèreté, presqu'en fragilité. Cette manière, pourtant très européenne, You Sun Nah l'a faite sienne pour arriver à un style unique, magique, qu'elle décrit ainsi : « Je ne différencie pas la mélodie, les paroles et l'improvisation. Pour moi, c'est la même chose ». Ajouter à sa forte personnalité - entre temps, la chanteuse a gagné en puissance et en dynamique - une équipe fidèle depuis sa rencontre avec le guitariste suédois Ulf Wakenius (Oscar Peterson, Keith Jarrett, etc.), mais aussi avec Lars Danielsson à la contrebasse, Xavier Desandre-Navarre aux percussions qui la suivent depuis trois disques (les trois pour le label ACT) et, le petit dernier, Vincent Peirani à l'accordéon, et la chanteuse porte un projet qui emporte l'adhésion générale. Lento est un chef d’œuvre, qui dépasse nettement les frontières du seul jazz pour porter un chant universel, fort et émouvant, nuancé et subtil. Jean-Michel Proust (Qobuz - mars 2013)
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Soul - Paru le 15 juillet 2016 | Polydor Records

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Grâce au brillant Home Again qu’il publia en 2012, Michael Kiwanuka est devenu en un claquement de doigts l’une des nouvelles merveilles de la soul contemporaine. De cette soul mâtinée de folk à la Terry Callier et fleurant bon les seventies… A 25 ans seulement, le Britannique était alors déjà comparé à Bill Withers, Otis Redding et Marvin Gaye (on pense à Inner City Blues sur Place I Belong et sur Love & Hate), rien que ça ! Pour son second album intitulé Love & Hate et qui illumine l’été 2016, le Londonien offre une face un brin plus rock sans pour autant renier ses influences. Produit par Danger Mouse, le disque comprend d’ambitieuses compositions (la symphonie Cold Little Heart qui ouvre magistralement l’album dure dix minutes !) et intègre des références inattendues comme celle de David Gilmour de Pink Floyd. Mais c’est aussi dans les refrains imparables que Kiwanuka est brillant. Lorsqu’il scande I’m a black man in a white world sur le morceau éponyme ou qu’il fredonne le motif répétitif et entêtant de la chanson Love & Hate qui donne son titre à l’album. Lorsqu’il déballe les cordes, il les utilise avec parcimonie. Et s’il intègre des chœurs à la saveur gospel, il agit avec une délicatesse identique. Bref, un grand disque de soul music d’une rare richesse qui n’a rien à envier à ses illustres ainés. © MZ/Qobuz
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Soul - Paru le 25 janvier 2019 | Decca (UMO)

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Protéiforme, le premier XamVolo étonne. A 23 ans seulement, le Londonien devenu Liverpuldien infuse dans All the Sweetness on the Surface une soul délicate ourlée de jazz et pop, déjà bien distillée dans ses deux EP précédents, Chirality (2016) et A Damn Fine Spectacle (2018). Un grammage savant qui se décline le long de quinze titres hétéroclites. Rien ne se ressemble vraiment, sinon cette voix chaude, bien collée à toutes ces syllabes déroulées nonchalamment. Il faut donc se perdre dans la volupté des courbes R&B dessinées par quelques riffs de guitares, synthés lointains, chœurs ramollis et du tempo alourdi de ce Lose Love, très suave. Apprécier les cuivres jazzy bien découpés de Feel Good qui sample du Thelonious de Thelonious Monk. Rougir de la soul patinée de Old Soul. Derrière ces carreaux ronds fumés, Samuel Akinlolu Folorunsho a tracé le parfait cadre néosoul où se lover. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Folk - Paru le 24 février 2017 | Nonesuch

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T-Bone Burnett n’y va pas par quatre chemins : « Rhiannon est la suivante dans la longue lignée de chanteurs qui inclut Marian Anderson, Odetta, Mahalia Jackson et Rosetta Tharpe. ». Après avoir entendu Tomorrow Is My Turn, son premier album solo paru en 2015 et sur lequel elle revisitait des merveilles signées notamment Elizabeth Cotten, Dolly Parton, Hank Cochran et même Aznavour, l’avis du célèbre producteur résonnait comme une évidence. Le voyage dans l’Amérique éternelle du folk, du jazz, du gospel, du blues, de la soul et de la country se poursuit pour l’ancienne membre du groupe Carolina Chocolate Drops avec ce Freedom Highway dont le titre est celui d’un hymne du mouvement des droits civiques composé par les Staple Singers pour les fameuses marches de Selma à Montgomery en Alabama en mars 1965. Un album bien moins ancré dans le passé qu’il n’y parait, à l’heure où l’Amérique vit justement des instants on ne peut plus chahutés. De sa voix vraiment renversante, Rhiannon Giddens agite donc les fantômes de la lutte pour les droits civiques mais aussi ceux de l’esclavagisme, et les rend plus modernes et vivants que jamais. Même lorsqu’elle entonne Birmingham Sunday de Joan Baez, on jurerait entendre un air de 2017 ! La force de Rhiannon Giddens est de ne jamais faire de la taxidermie. Superbement produit et interprété, Freedom Highway n’est pas un beau joujou sépia juste là pour décorer le salon, la conscience et les esprits. Non ! Voilà un disque fort et magnifique qui perpétue une tradition musicale, spirituelle et idéologique qui ne pourra jamais mourir ; surtout lorsqu’elle est interprétée de la sorte. © MZ/Qobuz
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Extraits d'opéra - Paru le 2 mars 2018 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Diapason d'or / Arte - Qobuzissime - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Resté célèbre pour avoir formé les superstars Farinelli et Caffarelli, Porpora fut aussi l’un des plus hauts stylistes de l’opéra baroque — titre que lui emprunte aujourd’hui Emanuel Cencic au firmament. [...] Cencic, dont la voix aux coloris pleins, inimitables, s’épanouit plus librement que dans le récent Germanico in Germania, est absolument l’homme qu’il fallait à cet hommage surplombant la carrière de Porpora entre la péninsule, Londres et Dresde [...] ...la pertinence du ton n’a guère de rivales parmi les contre-ténors actuels, par la manière ferme et déliée de soutenir la phrase, et plus encore par une noble fierté (pour parler comme chez Racine) qui dissipe l’impression pénible, ailleurs, d’excitations en basse-cour. [...] Le programme [...] captive d’un bout à l’autre, couronné par la prière merveilleuse de Thésée à Neptune (Arianna in Nasso). [...] L'orchestre de George Petrou est justement partie prenante de la réussite, non pas accompagnateur, mais acteur du corps organique de ces airs, avec une acuité et une imagination sensationnelles, en accord avec l’esprit du chanteur [...] Un disque magnifique, destiné à rejoindre les grands classiques dans ce répertoire » (Diapason, avril 2018 / Jean-Philippe Grosperrin)
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Jazz - Paru le 9 février 2018 | Brownswood Recordings

Hi-Res Livret Distinctions Indispensable JAZZ NEWS - Qobuzissime
Et c’est reparti : London Calling ! Mais cette fois l’appel ne vient pas des entrailles affamées du rock’n’roll mais plutôt de celles du jazz. Un jazz aux basques duquel on ne peut que coller un S tant la jeune scène londonienne compilée sur ce We Out Here s’est construite sur des influences bigarrées, aussi bien soul qu’afrobeat, fusion ou électro. Pour zoomer sur cette nouvelle génération, Brownswood Recordings, le label de Gilles Peterson, a confié la direction artistique de l’album au plus médiatisé d’entre eux : le saxophoniste Shabaka Hutchings. Enregistrés sur trois jours, les musiciens et les groupes sélectionnés offrent un esprit jazz plus qu’une forme jazz. Ainsi, le batteur Jake Long et sa formation Maisha jouent aux maîtres vaudou à la manière d’un Pharoah Sanders. L’afrobeat de Fela sert de terreau à l’Ezra Collective du batteur Femi Koleoso mais aussi au collectif Kokoroko. Tandis qu’un autre as des baguettes, le charismatique Moses Boyd, emmitoufle sa rythmique dans une boucle électro savamment hypnotique avant de revenir sur les sentiers d’un jazz libertaire vivifiant. Ce Qobuzissime coloré comme jamais, c’est aussi Theon Cross, impressionnant marathonien du tuba (et par ailleurs complice de Shabaka Hutchings au sein des Sons Of Kemet), Nubya Garcia, une saxophoniste habitée par le lyrisme de Charles Lloyd, ou bien encore Joe Armon-Jones, un savant fou des claviers qui connaît son Herbie Hancock sur le bout des doigts… Avec We Out Here, la nouvelle scène jazz londonienne signe un manifeste aussi dynamique qu’éclectique. © Marc Zisman/Qobuz
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A/B

Alternatif et Indé - Paru le 10 juin 2016 | Elektra (NEK)

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Ouvrir sur No Good ? Sûrement pour faire comprendre aux auditeurs que la suite sera rock’n’roll, inspirée de tout ce qui se faisait durant l’âge d’or des guitares. On comprend mieux pourquoi la série Vinyl a choisi d’intégrer ce morceau à sa BO. Kaleo marque définitivement son territoire et se montre à son aise lorsqu’il faut éclabousser la foule d’un rock gras qui tâche. Ils font aussi des ballades folk leur spécialité et la voix de JJ Julius Son, parfois rocailleuse, souvent cristalline, séduit et transporte instantanément. Des guitares épaisses accompagnent le leader et les fûts frappés lourdement donnent un côté épique à A/B (Way Down We Go). Le travail de production est énorme et le rendu ne souffre d’aucune imperfection. Il faut dire qu’avec Jacquire King (Kings Of Leon) ou Mike Crossey (Arctic Monkeys), Kaleo a assuré ses arrières. L’ensemble de l’équipe a réussi à retranscrire idéalement le large éventail de musique que propose le Sud des Etats-Unis. Automobile et son incitation au voyage, suggérant Kerouac, All The Pretty Girl et sa pure folk, Vor i Vaglaskogi et son chant traditionnel… Rien n’est laissé de côté et Kaleo est impressionnant de maturité pour seulement son deuxième album. L’Islande est en train de devenir un vivier de jeunes talents et a décidément de beaux jours devant elle. Qobuzissime sans l'ombre d'un doute ! © AR/Qobuz
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R&B - Paru le 19 janvier 2015 | Anti - Epitaph

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
La soul moderne, le R&B respectueux d’une certaine tradition bref le groove de qualité se porte plutôt bien ces derniers temps. Et ce premier album de Curtis Harding, le bien nommé Soul Power, fait entrer un nouvel outsider flamboyant dans une famille réunissant déjà Aloe Blacc, Mayer Hawthorne, Jamie Lidell, Myron & E, Nicole Willis, Lady, Nick Waterhouse et quelques autres. Originaire d’Atlanta, ancien choriste pour Cee Lo Green et proche de Cole Alexander des Black Lips, Harding épate dès son premier opus, tant l’éclectisme qu’il offre ici, comme l’aisance qu’il a à passer d’une ballade de lover à un titre nettement plus up tempo et funky voire à de la soul rock sudiste, est bluffante ! Et même si les références comme les clins d’œil sont légions, Harding impose déjà l’originalité de sa voix. Un peu d’Aloe Blacc par ici ou du Curtis Mayfield là (comme sur Keep On Shining et ses intonations héritées de l’ancien leader des Impressions), pas mal de Shuggie Otis un peu plus loin, le jeune soul brother peut joliment durcir le ton comme sur le plus rock Castaway voire Surf qui rappelle étonnamment les Fine Young Cannibals de Roland Gift. Toutes ces nombreuses références ne font pas pour autant de Curtis Harding un suiveur de seconde zone. Bien au contraire. Il écoute du rap, de la country, du rock, de la soul, du blues et 150.000 autres choses, bref le bonhomme sait d’où il vient et, avec Soul Power, montre où il va. On le suit les yeux fermés ! A noter enfin, histoire d'ajouter une touche supplémentaire de glamour et de hype à cette belle affaire, Hedi Slimane a photographié Harding pour la pochette de son album... © MZ/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 22 juin 2018 | Decca Music Group Ltd.

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica - Qobuzissime - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Eh oui, il est encore possible de découvrir une partition de Bernstein, ou plutôt la version de chambre de A Quiet Place, adaptée par Garth Edwin Sunderland et pour la première fois dirigée et enregistrée par le chef d’orchestre Kent Nagano, à la Maison Symphonique de Montréal. Ultime partition scénique du compositeur américain créée au Houston Grand Opera, en 1983, elle fut révisée par le librettiste Stephen Wadsworth et le compositeur qui y ajouta plusieurs fragments de l’ouvrage en un acte Trouble in Tahiti, de 1951, donnant lieu à deux nouvelles créations (Scala de Milan et Washington). Une nouvelle mouture – définitive – fut créée à l’Opéra de Vienne, sous la direction du compositeur en 1986. Fascinante à plus d’un titre, sorte d’Intermezzo de Strauss contemporain, l’œuvre dépeint la société américaine à travers la solitude et la crise existentielle d’un couple (Trouble in Tahiti) puis d’une famille. Bernstein citait Mahler pour la structure, avec un mouvement final d’une « noblesse grave » rappelant ceux des Troisième et Neuvième Symphonies de son modèle vénéré. Comme souvent chez lui, le mélange des styles (jazz, chœur antique, Broadway, Mahler, Berg, Britten, Copland…) provoque un cocktail détonant, qui lorgne du côté d’une conversation en musique plutôt que du grand opéra – ce qui paradoxalement rend cet ouvrage si particulier… et attachant. À redécouvrir, sous la baguette de l’ancien élève et fidèle Kent Nagano, à la tête de chanteurs solistes de haut vol, pour comprendre quel est cet « endroit tranquille » où « l’amour nous enseignera l’harmonie et la grâce ». © Franck Mallet / Qobuz « [...] Le projet initial a été profondément retaillé. La suppression de Trouble in Tahiti — décision lourde s'il en est, mais qui instaure une unité de temps —, l'allègement de l'orchestration resserrent sans conteste la tension dramatique, mettant à nu les caractères. Et le travail de réduction est viscéralement bernsteinien. Kent Nagano, lui, avait assisté le compositeur lors de la production viennoise de 1986. Enregistré en public, il entretient sans effort la tension interne, et maintient une nostalgie amère en accord étroit avec une distribution vocale très cohérente. [...] A Quiet Place est un chef-d'œuvre américain, tout simplement. Souhaitons que cette nouvelle mouture très réussie lui ouvre les portes d'une nouvelle carrière.» (Diapason, septembre 2018 / Rémy Louis)
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Alternatif et Indé - Paru le 1 janvier 2013 | Island Records (The Island Def Jam Music Group / Universal Music)

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
If You Wait est le premier album du trio britannique London Grammar. Coproduit par Tim Bran et Roy Kerr, le disque voit le groupe livrer une recette electro pop intimiste chargée d'émotion et axée sur la voix d'Hannah Reid. A noter la reprise en mode trip-hop du phénomène "Nightcall" de Kavinsky.