Qobuzissime ? C’est la distinction décernée par Qobuz pour un premier ou second album.

Pop ou reggae, metal ou classique, jazz ou blues, aucun genre n’est mis de côté.

Artiste découverte, le plus souvent. Confirmé parfois, mais pour un disque ovni, un projet crossover ou décalé dans une discographie.

Seuls comptent la singularité, la sincérité et la qualité. Celle de l’enregistrement, du projet musical et de son identité.





Les albums

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Alternatif et Indé - Paru le 26 octobre 2018 | [PIAS] Le Label

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Un dandy anglais à la voix nonchalante, un pionnier de la French Touch, et une riot girl, c’est la collaboration surprise de l’automne entre Baxter Dury, Étienne de Crécy et Delilah Holliday. L’histoire a démarré fin 2017 par le SMS d’un Baxter Dury désœuvré à Paris demandant à la moitié de Motorbass s’il n’avait pas quelques instrus qui traînaient. S’ensuivit un ballet entre Gare du Nord et Saint-Pancras avec l’ajout dans la boucle de la chanteuse du combo punk londonien Skinny Girl Diet, qui a démontré une vraie aptitude pour la soul/R&B sur sa première mixtape Lady Luck Vol.1 au printemps 2018. A chaque moment de libre, le trio se retrouve dans le studio de De Crécy avec comme mantra la simplicité de Sleaford Mods, créant finalement “un enfant mutant des 80’s qui ne se serait pas complètement développé”, selon les termes de Dury. Etienne de Crécy a ainsi enlevé toutes les fioritures, servant quasiment des démos à ses partenaires, des productions synth-pop pour la plupart réduites à une basse qui gigote, une boîte à rythme mixée bien au fond et un piano. Et ça fonctionne : le single White Coats prouve qu’il ne faut pas grand-chose pour faire une bonne chanson, tant qu’on a de bons chanteurs. Tout au long du disque, ce sont les voix qui créent l’ambiance, le timbre grave et indolent de Baxter Dury répondant aux refrains soulful de Delilah Holliday, sans laquelle ce disque aurait semblé un peu terne. “Etienne a créé un fond musical pour cette histoire confessionnelle et Delilah l’a poussée vers quelque chose de plus émotionnel, raconte Dury. C’est un mélange improbable qui marche parce qu’il est court, simple et honnête.” © Smaël Bouaici/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 26 octobre 2018 | CRYBABY

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Francis Mallari, Elliot Berthault, Maxime Gendre, Simon Dubourg, Guillaume Rottier : cinq garçons pour un postpunk beau et violent made in France. Rendez Vous, c'est de la galanterie patinée à la froideur des 80's avec une saveur fraîche, à peine déballée. Qui ne sonne pas français. De Fad Gadget à Soft Moon, le quintet brasse foule d'influences sans jamais tomber dans la copie pâle. Après deux EP, Rendez Vous en 2014 et The Distance en 2016, les Parisiens ont creusé la noirceur d'un punk froid mais doux comme le carrelage, élégant et élimé, jamais graveleux ou vomiteux. C'est un rendez-vous romantique en noir et blanc, qui a la classe, qui claque. La voix rauque et déglinguée de Francis, sa guitare découpée et ses synthés défoncés, surtout cette ligne de basse appuyée (Sentimental Animal, Paralyzed) et bien déroulée pour assurer un rythme martial mais loin d'être poussé à bout, Rendez Vous a su articuler sa colonne vertébrale pour se tenir droit, passer au Superior State. Déjà, dès le premier rencard. Et ceci, pour mieux tout faire gicler sur scène. Excellent. © Charlotte Saintoin/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 octobre 2018 | Kitsune Musique

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
L’histoire de Parcels est à la fois un vrai rêve de gosse et une belle aventure humaine. Fondé il y a seulement quatre ans, pour ce qui est “le premier vrai groupe” de chacun des membres, le quintet, gavé de musique et accro à Steely Dan, a vite affiché complet lors de ses premiers concerts du côté de Byron Bay, un spot de surf situé tout à l’est de l’Australie. Mais même à l’autre bout du monde, le parfum des nuits berlinoises les pousse à venir tenter leur chance en Europe. Bonne pioche : le hub de la musique internationale que constitue la capitale allemande les place sur le chemin du label parisien Kitsuné. Après deux maxis où ils démontrent toute leur osmose, Thomas Bangalter vient les féliciter et leur filer quelques conseils après un concert à Paris, produisant quelques mois plus tard leur single Overnight. Désormais affublés d’un totem “protégés de Daft Punk”, les Australiens présentent leur premier album en insistant sur le collectif – symbolisé par le titre du disque, Parcels –, une vague pop-funk qui ressemble à un album des Beatles avec Nile Rodgers à la gratte. Et au bout des douze pistes (dont trois singles ont déjà fait tourner les têtes, Tieduprightnow, Bemyself et Lightenup), on se rend compte que ce groupe est vraiment un groupe, et que ces types n’aiment rien d’autre que jammer. Les paroles de Lightenup ont ainsi été écrites collectivement, preuve que les Parcels ont envie de faire de la route ensemble (ou au moins que leur chanteur n’est pas trop mégalo). Et tant qu’ils garderont cet état d’esprit, on ne voit pas bien ce qui pourrait les faire dévier de leur autoroute du soleil. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Electro - Paru le 5 octobre 2018 | [PIAS]

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Après une année 2017 de jachère, le producteur allemand d’origine italienne David August a lancé son propre label en 2018, 99CHANTS, sur lequel il a sorti cette année un album ambient DCXXXIX A.C. et donc ce D'ANGELO. Inspiré par le peintre transalpin Caravage, David August utilise tout au long de ces six titres (+ un interlude) la technique du clair-obscur, comme sur les 9 minutes de THE LIFE OF MERISI, qui débute comme un film de science-fiction ou une partie de Wipeout, avec un beat techno/trance des 90’s, un synthé à la Moroder et une voix caverneuse, avant de s’éteindre et de renaître sur les harmonies limpides d’un piano acoustique, son instrument de prédilection. La ballade vaporeuse 33CHANTS et le morceau titre D'ANGELO, qui ouvre une brèche spatio-temporelle vers le Riders on the Storm des Doors, ont été composés dans le même esprit électro/acoustique. Une direction assumée par David August depuis son premier album Times, pour lequel il s’était reconnecté avec son piano après quelques maxis “fonctionnels” sur Diynamic Music, le label de Solomun. Un essai validé par deux live exceptionnels pour Boiler Room en 2014 et 2016 (dont le dernier en compagnie de l'orchestre symphonique de Berlin), et par cet album, qui nous plonge dans une bulle amniotique qu’on n’a pas envie de quitter. Et si l’on devait rester bloqué dedans pour l’éternité, ce ne serait pas si grave. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Extraits d'opéra - Paru le 28 septembre 2018 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Qobuzissime
Premier album en solo du jeune et excellent ténor français Julien Behr, que l’on a déjà pu entendre à l’Opéra de Paris, au Théâtre des Champs-Elysées, à l’Opéra de Bordeaux et de Lyon, à Salzbourg, à Vienne, Londres, Cologne et tant d’autres grandes scènes mondiales ; et au disque dans plusieurs ouvrages lyriques dont L’Enfant et les sortilèges avec la Radio bavaroise. Pour ces débuts discographiques de récital, il a eu le flair de choisir des airs d’opéras français bien moins courus que ceux des sempiternels Don José, Roméo, Faust et autres grands héros, préférant sélectionner dans le répertoire romantique (élargi jusqu’à la Première Guerre, disons) des perles dont la plupart sont bien trop rarement entendues. De Gounod, c’est chez Cinq-Mars qu’il puise ; chez Bizet, dans La Jolie fille de Perth (une des pages les plus exquises de Bizet), chez Thomas dans Mignon ; puis, plus connus mais quand même pas très courus, des airs qu’il va chercher chez Léhar dans La Veuve joyeuse, chez Godard dans Jocelyn, chez Delibes dans Lakmé. Sa diction absolument impeccable, sa voix transparente et aérienne qui n’est pas sans évoquer Heddle Nash ou Jussi Björling, voilà qui sert ce répertoire à la perfection. L’album se referme à quelques encablures au-delà du répertoire romantique, il est vrai, avec Vous qui passez sans me voir de Charles Trenet – enfin, le texte est du Fou chantant, tandis que la musique est signée Johnny Hess et Paul Misraki, une chanson initialement destinée à Jean Sablon – qui témoigne de l’attachement de Behr pour des genres plus légers certes, mais dans des interprétations toujours tirées à quatre épingles. © SM/Qobuz
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House - Paru le 31 août 2018 | Neverbeener Records - Grand Musique Management

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Kiddy Smile veut rendre la house populaire. Alors que la house vintage revient en force depuis quelques années, et que vingt ans se sont écoulés depuis que la French Touch a envahi les charts, l’emblème de la scène ballroom et voguing parisienne ne cache pas ses ambitions avec ce premier album. Après avoir marqué le public avec son titre Let A B!tch Know en 2016, Kiddy Smile, signé sur le médiatique label Defected, vise plus large et convoque les esprits de Robin S, Armand Van Helden ou Mojo, ses références en termes de chansons, rêvant peut-être à un destin à la Sylvester, icône gay américaine auteur du hit planétaire You Make Me Feel (Mighty Real) en 1978. Mais ça ne veut pas dire qu’il lâche la house, qui constitue le substrat de quasiment tous les titres de ce disque, et notamment la vocal house, portée par Ron Trent et surtout Frankie Knuckles, qui envoya le genre dans le mainstream américain durant les 90’s avec ses remix de hits soul/pop. Le modèle est-il transposable en France ? A voir, mais Kiddy Smile, assisté de Julien Galner de Château Marmont à la production, met tous les atouts de son côté, comme sur Be Honest featuring Rouge Mary, superbe titre soulful bien fédérateur, ou One Trick Pony, produit par Boston Bun (Ed Banger), qui aguiche bien dans un crossover pop/R&B. Deux titres à fort potentiel, accompagnés de moult hit de clubs sur lesquels on a déjà envie de danser (House of God, Burn the House Down), et du single Dickmatized, qui rappelle l’efficacité du duo italien de fidget Crookers. Voilà ce qui s’appelle réunir les éléments du succès, ce qui méritait forcément un Qobuzissime. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Electro - Paru le 27 juillet 2018 | Brainfeeder

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
On l’avait compris dès You'll Understand, son second maxi paru en 2016 sur Distant Hawaii, sous-division du label londonien Lobster Theremin (tête de gondole de la house lo-fi) et ce titre mélancolique et exaltant Talk To Me You'll Understand : Ross From Friends a de l’or au bout des doigts et il atteint sa plénitude sur ce premier album travaillé dans ses moindres détails durant deux ans, une cinquantaine de minutes qui combleront ceux qui avaient succombé au charme de sa house soyeuse et devraient lui assurer une nouvelle base de fans invétérés. Car la musique de Ross From Friends a un côté addictif, attestée sur Thank God I’m a Lizard, une house chamanique avec des guitares floydiennes en delay, tandis que Wear Me Down dévoile un aspect plus aquatique, rappelant les productions de l’Argentin Ernesto Ferreyra et les gouttelettes chères à Cadenza, le label de Luciano. À l’aspect hypnotique de ces références de la minimal techno, Ross From Friends ajoute un supplément d’âme, puisé dans son histoire familiale. Ses parents étaient parmi les premiers travelers, ces Anglais qui se baladaient à travers l’Europe dans les 80’s avec un soundsystem pour propager les premiers émois électroniques (hi-NRG, italo-disco…). The Knife, une sorte de synth-pop soulful qui nous replonge d’ailleurs dans ces ambiances 80’s, avant qu’il ne s’essaye avec réussite à des BPM plus élevés sur la techno de Project Cybersyn. “A chaque fois que je commençais à travailler sur un morceau, j’ai tout de suite été happé par l’aspect le plus émotionnel des choses, explique-t-il. C’est sûrement l’une des parties les plus importantes du travail autour de l’album, essayer de puiser dans ces émotions là, dans cette instabilité émotionnelle.” Une démarche qui rappelle celle d’un autre producteur britannique de la nouvelle génération, Leon Vynehall, qui a construit son dernier album Nothing Is Still autour de l’histoire des grands-parents, avec un résultat tout aussi émouvant. Le superbe Parallel Sequence et ses breakbeats montrent aussi que l’Anglais n’est pas fixé sur le kick, et que, à l’inverse de tant d’autres, la boîte à rythme n’est pas au centre de sa musique. On serait d’ailleurs bien en peine de définir un axe rotatif, tant ses chansons (le terme est approprié en ce qui le concerne) semblent émaner d’une idée, d’un concept. Le reste de l’album est tout aussi envoûtant, et on se laisse porter d’un bout à l’autre des douze plages sans forcer, dans cette couverture de ouate dans laquelle Ross From Friends nous a enveloppé. On est seulement à l’été, mais voilà déjà sans doute l’un des albums de l’année et pour sûr un parfait disque Qobuzissime. © Smaël Bouaici/Qobuz
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Maghreb - Paru le 15 juin 2018 | Glitterbeat Records

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Echappé du collectif Bargou 08, le musicien électro tunisien Sofyann Ben Youssef enfile le pseudonyme Ammar 808 et sort un premier album décoiffant. Comme autrefois pour 808 State, pionniers anglais du mouvement acid de Manchester, le nom est une référence à la boîte à rythme de légende TR-808, qui trônait au centre de l’arsenal de tout producteur électro ou hip-hop à la fin des 80's-début des 90's. Si celle-ci s’acoquine à une belle palette d’instruments traditionnels maghrébins (luth gumbri, flûte gasba ou cornemuse zukra), elle n’impose pas pour autant une dominante passéiste à cet album. Le fûté producteur a aussi convié quelques voix parmi les plus remarquables de la jeune scène d’Afrique du Nord, son compatriote Cheb Hassen Tej (Ichki Lel Bey, El Bidha Wessamra) le Marocain Mehdi Nassouli (Boganga & Sandia, Layli), découvert par ici aux côtés de Titi Robin, ou encore l’Algérien Sofiane Saïdi (Zine Ezzine), avec lequel Ammar 808 poursuit un fertile dialogue entamé en compagnie de Mazalda sur le très convaincant album El Ndjoum. Ammar 808 aligne les reprises de morceaux traditionnels mais les habille de combinaisons futuristes. Déjà bien excités par les bonnes surprises du mouvement électro-chaâbi ou celles du collectif Acid Arab, avec ce Maghreb United, les clubbeurs post-printemps arabes n’ont pas fini de danser. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz
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Jazz - Paru le 25 mai 2018 | Edition Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Crochet du droit, direct du gauche et uppercut au menton ! Le premier album d’Enemy s’appréhende aussi radicalement. Derrière ce nom se cache un jeune trio composé du pianiste Kit Downes, du bassiste Frans Petter Eldh et du batteur James Maddren. Trois jeunes acteurs de la scène jazz internationale ayant déjà fait leurs preuves en solo ou aux côtés d’autres pointures. L’union de leur force est avant tout l’envie de laisser libre cours à leurs pulsions créatives et à leur gloutonnerie de liberté. Produit par Eldh lui-même, leur disque, très physique, est un tsunami de jazz contemporain. Une tempête polyrythmique qui ravira les fans de ces power trios à la The Bad Plus… Avec un jeu brassant des influences allant de Keith Jarrett à Oscar Peterson, Kit Downes dessine des improvisations multicolores assez éblouissantes. Mais la force du piano du Britannique est évidemment de rester collé à la rythmique d’Eldh et de Maddren qui fait office du cœur de cette centrale nucléaire jazz. Mais Enemy n’est pas exclusivement synonyme de puissance et de course-poursuite. Car lorsque le trio aborde des ballades, il dégage également une force narrative toute aussi captivante. A l’arrivée, un Enemy bien plus amical qu’il n’y paraît… © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 18 mai 2018 | Marathon Artists

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Le deuxième album studio de Courtney Barnett est aussi génial que simple. Pas simpliste, non. Simple. Le rock’n’roll conçu par la jeune Australienne est même d’une pureté et d’une limpidité presque désarmantes. Pour la bonne raison qu’il y a ici de grandes chansons. Des chansons oui. Cette « chose » qui fait qu’un disque sera bon ; ou pas… Comme sur la compilation de ses deux premiers EP (A Sea of Split Peas), sur son premier album (Sometimes I Sit and Think, and Sometimes I Just Sit) et son disque en duo avec Kurt Vile (Lotta Sea Lice), ce Tell Me How You Really Feel aligne dix trips agençant, à la perfection, humour grinçant et confession sincère. Surtout, Courtney Barnett s’avère bien plus introspective que par le passé. Et comme tout roule pour elle, à la scène (un succès international public et critique impressionnant) comme à la ville (sa love story qui dure avec sa consœur Jen Cloher), on sent que l’Australienne a pris le temps de fignoler chacune de ces dix compositions. D’autant plus impressionnant qu’elle brasse ici d’éternelles thématiques éculées (ses amours, ses angoisses, ses frustrations, ses opinions) sans jamais tomber dans le cliché. Comme à son habitude, Courtney Barnett habille sa prose d’un impeccable indie rock à guitares, jamais surproduit, influencé par ses marottes habituelles (Lou Reed, Kurt Cobain, Neil Young, Jonathan Richman…) et pour lequel elle a invité, sur deux titres, les sœurs Deal, Kim et Kelley des Breeders. Comment Neil Young disait déjà sur son fameux Hey Hey, My My ? Rock’n’roll can never die ? © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 4 mai 2018 | Silvertone

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Elle aime Madeleine Peyroux et Melody Gardot et ne s’en cache pas. Pourtant, Hailey Tuck possède déjà ce petit truc bien à elle. Cette touche personnelle qui fait de la jeune Texane ayant jeté l’ancre à Paris une voix attachante et non une suiveuse de seconde zone. Larry Klein qui a produit ses deux idoles, a même daigné réaliser le premier album de la demoiselle qui a le même coiffeur que Louise Brooks et la garde-robe de Joséphine Baker. Klein a même trouvé l’écrin parfait, jamais surproduit, le son pur et épuré qu’il fallait, épaulé dans son entreprise par quelques musiciens de studio cinq étoiles comme le batteur Jay Ballerose (Elton John, Robert Plant) et le guitariste Dean Parks (Joe Cocker, Steely Dan)… Côté répertoire, l’éclectisme et la qualité des reprises montrent aussi le bon goût ambiant. Et qu’elle revisite That Don't Make It Junk de Leonard Cohen, Cry to Me popularisé par Solomon Burke, Cactus Tree de Joni Mitchell, Some Other Time de Leonard Bernstein, Underwear de Pulp, Alcohol des Kinks, Junk de Paul McCartney, I Don’t Care Much de la BO de Cabaret ou encore le merveilleux Say You Don’t Mind de Colin Blunstone, Hailey Tuck plaque toujours avec intelligence son organe espiègle et un brin rétro sur chaque mot, sur chaque phrase. Reste à se laisser porter et bercer par ce beau Qobuzissime qui ne se soucie guère de l’air du temps… © Max Dembo/Qobuz
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Electro - Paru le 9 mars 2018 | Ed Banger Records

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Trouble de la lecture spécifique et durable qui apparaît durant l'enfance et l’adolescence, la dyslexie est reconnue comme un dysfonctionnement de l'apprentissage. Sans doute que 10LEC6 a juste appris… différemment ? Le collectif afro-post-punk a surtout digéré un nombre d’influences assez impressionnant. Du post-punk funky à souhait comme ESG et Liquid Liquid en faisaient à New York durant les années 80. Mais aussi du disco, de la house, du punk à la Bad Brains, de l’afrobeat, de l’électro hautement perchée et des rythmes tribaux bien solides. Depuis 2004, le groupe à géométrie variable formé autour du street artiste Simon et du producteur et DJ Jess (du duo Jess & Crabbe) fait de la fusion comme nul autre ! Une fusion qui se muscle avec l’arrivée en 2014 d’une nouvelle voix, Nicole, qui chante en bulu, langue bantoue parlée dans le Sud de son Cameroun natal. Avec Bone Bame, le rythme prend le contrôle des corps et du cerveau. Ce troisième album, qui paraît sur Ed Banger, le label de Pedro Winter, est surtout une longue transe percussive et électronique que des basses maousses et l’organe incantatoire de Nicole rendent totalement insaisissable. Reste à s’abandonner avec délectation sur ce dancefloor singulier et cosmopolite qui ne ressemble à aucun autre. Un Qobuzissime à 360° ! © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 2 mars 2018 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Brouillage de pistes garanti ! Ils sont Australiens, Japonais, Néo-Zélandais, Anglais, Coréens et ont jeté l’ancre dans la capitale britannique. Aiment autant la pop d’hier que celle d’aujourd’hui. Et font du collage musical comme d’autres respirent. Et si Superorganism était LE groupe encapsulant le mieux l’ère du temps ? Ce jeune collectif de musiciens internationaux qui se sont rencontrés via YouTube, tous accros à la culture pop, a composé, enregistré et produit son premier album dans un studio de l’Est londonien, là même où ils vivent ensemble ! Et là même où est né leur disque solaire, arc-en-ciel d’indie pop minimaliste, synthétique et sautillante, aussi extravagante que kaléidoscopique et qui a séduit Frank Ocean et Ezra Koenig de Vampire Weekend. Certains penseront vite à des cousins éloignés de The Avalanches, The Go ! Team ou de I’m From Barcelona mais il y a chez Superorganism un lâcher-prise et une sensation onirique et apaisante qui leur sont propres et qui transforment ce premier album en Qobuzissime qui fait du bien. © Marc Zisman/Qobuz
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Jazz - Paru le 9 février 2018 | Brownswood Recordings

Hi-Res Livret Distinctions Indispensable JAZZ NEWS - Qobuzissime
Et c’est reparti : London Calling ! Mais cette fois l’appel ne vient pas des entrailles affamées du rock’n’roll mais plutôt de celles du jazz. Un jazz aux basques duquel on ne peut que coller un S tant la jeune scène londonienne compilée sur ce We Out Here s’est construite sur des influences bigarrées, aussi bien soul qu’afrobeat, fusion ou électro. Pour zoomer sur cette nouvelle génération, Brownswood Recordings, le label de Gilles Peterson, a confié la direction artistique de l’album au plus médiatisé d’entre eux : le saxophoniste Shabaka Hutchings. Enregistrés sur trois jours, les musiciens et les groupes sélectionnés offrent un esprit jazz plus qu’une forme jazz. Ainsi, le batteur Jake Long et sa formation Maisha jouent aux maîtres vaudou à la manière d’un Pharoah Sanders. L’afrobeat de Fela sert de terreau à l’Ezra Collective du batteur Femi Koleoso mais aussi au collectif Kokoroko. Tandis qu’un autre as des baguettes, le charismatique Moses Boyd, emmitoufle sa rythmique dans une boucle électro savamment hypnotique avant de revenir sur les sentiers d’un jazz libertaire vivifiant. Ce Qobuzissime coloré comme jamais, c’est aussi Theon Cross, impressionnant marathonien du tuba (et par ailleurs complice de Shabaka Hutchings au sein des Sons Of Kemet), Nubya Garcia, une saxophoniste habitée par le lyrisme de Charles Lloyd, ou bien encore Joe Armon-Jones, un savant fou des claviers qui connaît son Herbie Hancock sur le bout des doigts… Avec We Out Here, la nouvelle scène jazz londonienne signe un manifeste aussi dynamique qu’éclectique. © Marc Zisman/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 26 janvier 2018 | LasVegas Records

Distinctions Qobuzissime
Depuis la sortie de leur premier album Spanish Disco en 2015, la musique de Leyya tourne en boucle sur les radios autrichiennes. Les deux jeunes Viennois d’adoption, Marco Kleebauer, producteur et compositeur, et la chanteuse Sophie Lindinger sont complices depuis leur petite enfance et forment depuis 2014 un duo qui, en live, se transforme en quatuor. Leur style empreint de sonorités électroniques s’est développé pour ce deuxième opus, Sauna. Les sons de synthés de Marco se sont transformés en rêveries mélodiques de pop contemporaine. Des rêveries mises en valeur par la voix légère et fraîche de Sophie qui rappelle parfois celle de Feist. L’écriture des chansons s’est faite en 2017 durant leur tournée européenne, sans précipitation, car Marco et Sophie sont de vrais bricoleurs du son qui prennent le temps de la réflexion, une caractéristique qui ne concerne d’ailleurs pas que Sauna. L’artisanat de Leyya est proche de celui d’un peintre du son avec une tenue précise et perfectionniste du pinceau. Lieu de sueur et de rencontre, Sauna laisse couler les beats goutte à goutte (Oh Wow), stimule la chaleur (Heat, Drumsolo) et laisse même entendre des gargouillements (Candy). Après cette expérience sudorifère, difficile de ne pas vouloir glisser de l’arc-en-ciel. Leyya transforme l’hiver en été et colorie le brouillard. Un album qobuzissime qui sort pile au bon moment ! © SD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 janvier 2018 | Dead Oceans

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Tendu comme un string XS sur un séant XL, Shame n’est pas là pour plaisanter. Et le concentré de post-punk qui est au cœur du premier album de ce quintet londonien impressionne par son charisme, sa violence et son originalité. Songs Of Praise sonne même comme la vraie fausse B.O. d’une Angleterre bien grise, passablement frustrée et carrément sur le qui-vive. Il y a beaucoup de The Fall, de Gang Of Four et de Killing Joke dans cette boule de nerfs sonore sans pour autant que l’affaire ne sonne rétro voire passéiste. Comme Fat White Family, Ought ou bien encore Vietnam, Shame vit bien en 2018 et cela s’entend ! En direct de Brixton, le chanteur Charlie Steen, les guitaristes Sean Coyle-Smith et Eddie Green, le batteur Charlie Forbes et le bassiste Josh Finerty produisent et encagent leur énervement qui semble viscéral dans des chansons bien évidemment coup de poing (Dust On Trial) parfois vénéneuses et lancinantes (The Lick) mais aussi plus avenantes (One Rizla). Sans honte et sans additif, Shame fait du rock sans concession. Une simple écoute de Songs Of Praise meurtrit le corps et pourtant on en redemande encore. © MZ/Qobuz
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Rap - Paru le 1 décembre 2017 | Pineale Prod - Grand Musique Management

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Les roues d’un skate griffant le bitume, un son synthétique étrange, un beat lancinant et ce flow mélancolique : FLIP décolle en moins de quarante secondes ! Cinq ans après avoir pointé le bout de son mic pour la première fois sur Le Singe fume sa cigarette en 2012 avec Hologram Lo’ et Caballero, Lomepal entre dans la cour des grands avec un premier album là pour chahuter le rap français. Est-ce d’ailleurs du rap ? Oui ; et non… Sur ses quatre premiers EP, le MC skateur parisien avait déjà conjugué à tous les temps la singularité de sa plume et de ses rimes. Très introspectif ou très azimuté, dans l’abstrait ou dans le concret, Lomepal confirme ici un style à 360° dont il a confié la mise en son à Superpoze, Stwo, Jean Jass, The Shoes et VM The Don. Et c’est cette association entre ses puissants mots décalés – souvent bien barrés – et leurs belles productions épurées qui fait des étincelles. Parfois, Lomepal chante plus qu’il ne rappe (Ray Liotta, Avion et Bécane), prouvant ainsi la porosité entre les genres. Dans ce no man’s land difficilement étiquetable, il ne ressemble à aucun de ses contemporains. En cela Lomepal est spécial, original et impérial. Cette Deluxe Edition propose douze titres bonus dont le single Club. © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 10 novembre 2017 | La Castanya

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
La pop psychée, la surf music, le shoegaze et autre dream pop ne se conçoivent pas exclusivement qu’aux Amériques ou en Grande-Bretagne, non. Même à Barcelone, on maîtrise les codes de cet alliage électrique et rêveur. Là, au cœur de la capitale catalane, quatre (deux Chiliens et deux Espagnols) experts en mélodies sucrées juste vêtues de guitares oniriques et de réverbération ont accouché d’un superbe disque gorgé de soleil. Le bien nommé Secret Place est un petit îlot d’hédonisme pop où les six-cordes cristallines et les voix chloroformées font la loi. Un traité raffiné qui brasse des tas d’influences contemporaines (DIIV, Beach House, Black Lips, Wild Nothing, Real Estate, Beach Fossils) en conservant un ton très personnel. Le Qobuzissime chaud et ensoleillé plus que parfait pour se protéger de l’hiver qui pointe au loin le bout de son nez glacé… © MZ/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 3 novembre 2017 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Editor's Choice - Qobuzissime - 5 étoiles de Classica
Outre le fascinant et indispensable Falstaff d’Elgar composé en 1913, une « Étude symphonique » selon la partition, en réalité un poème symphonique dans la grande tradition de Strauss – auquel Elgar a sans nul doute pensé alors qu’il écrivait son chef-d’œuvre, et le violoncelle solo assez présent ne peut pas ne pas faire penser au Don Quichotte de Strauss, composé seize ans plus tôt – l’album se singularise par quelques mélodies avec orchestre du même Elgar, un répertoire hélas bien trop négligé et pourtant d’une beauté saisissante (on entend, à la rigueur, les Sea Pictures données de temps à autre). Et lorsque l’on sait que c’est le désormais très célèbre baryton Roderick Williams qui officie, on ne peut que se féliciter de l’initiative d’Andrew Davis et le BBC Philharmonic de remettre ces splendeurs en avant. Elgar nous prouve ici que, loin d’être seulement un grand maître des grandes fresques vocales-symphoniques sous forme d’oratorio (on pense bien sûr à The Dream of Gerontius, à The Apostles ou The Music Makers), il manie la miniature avec génie. Roderick Williams, l’une des plus belles voix de la scène britannique d’aujourd’hui, se saisit de ces raretés avec un bonheur non moins rare. L’album se referme sur un hilarant clin d’œil, la Smoking Cantata, une cantate à l’orchestration énormissime mais d’une durée de… quarante-neuf secondes, et dont le texte se borne à : « Kindly, Kindly, kindly do not smoke in the hall or staircase », autrement dit : « S’il vous plaît, s’il vous plaît, s’il vous plaît, veuillez ne pas fumer dans la salle ni dans l’escalier ». The best British humor ! © SM/Qobuz Commentaire technique de Qobuz sur la prise de son Une prise de son raffinée pour une orchestration imposante et une retranscription des rapports de niveaux et de distances entre les pupitres très justement rendue par ce mixage aéré donnent une lisibilité exceptionnelle des lignes. La réverbération, claire et enveloppante, ne masque jamais le discours et il en résulte une homogénéité rare entre les différentes familles de l’orchestre. Les tutti ne manquent certainement pas de verve grâce à la dynamique remarquablement assumée, et lorsque les percussions se mettent en branle, on découvre une salle de belle dimension qui laisse tout le loisir au son de se développer sans contrainte. On ne tombe pas ici dans le piège de l’ultra-proximité, très (trop ?) en vogue aujourd’hui et, puisque l’acoustique le permet, Chandos signe un mixage très respectueux de la partition, de l’interprétation, de la scène sonore… On respire !
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Alternatif et Indé - Paru le 6 octobre 2017 | Abbey Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
L’Angleterre possède une capacité unique à réinventer la roue rock’n’roll. Alors que tout semble avoir été dit et redit, elle enfante régulièrement de jeunes groupes apportant leur pierre unique à un édifice déjà solidement construit. Et même si les influences peuvent paraître évidentes d’entrée de jeu, la touche personnelle joue des coudes et prend le contrôle des hostilités. Pale Seas est de la race de ces combos qui explosent en bouche dès le premier album. Au bord de la mer, à Southampton, face à l’île de Wight, le chanteur Jacob Scott, le guitariste Graham Poole, le bassiste Matthew Bishop et le batteur Andrew Richardson ont puisé dans les premiers albums de Radiohead ou de Suede pour établir leur propre loi rock’n’roll. Mais si ce goût prononcé pour le rock anglais des 90’s saute aux oreilles tout au long de Stargazing For Beginners, la capacité que ce quartet anglais a à tisser de solides toiles guitaristiques rend son premier album réellement original. Essentiellement enregistré la nuit dans une ancienne abbaye, voilà un disque Qobuzissime qui titille l’instinct animal des fans de groupes à guitares. Une vraie révélation. © CM/Qobuz