Qobuzissime ? C’est la distinction décernée par Qobuz pour un premier ou second album.

Pop ou reggae, metal ou classique, jazz ou blues, aucun genre n’est mis de côté.

Artiste découverte, le plus souvent. Confirmé parfois, mais pour un disque ovni, un projet crossover ou décalé dans une discographie.

Seuls comptent la singularité, la sincérité et la qualité. Celle de l’enregistrement, du projet musical et de son identité.





Les albums

9,99 €

Jazz contemporain - Paru le 2 février 2012 | Laborie Jazz

Livret Distinctions TSF - Choc de Classica - Elu par Citizen Jazz - Découverte JAZZ NEWS - Qobuzissime - Qobuz Référence
A 19 ans, Shai Maestro accompagnait déjà Avishai Cohen aux quatre coins du monde. Six ans plus tard, l’heure de l’indépendance a sonné pour le jeune homme. Avec ce magnifique premier album, le pianiste israélien impose ses envoûtantes créations et une esthétique totalement personnelle, portée haut par un trio virtuose et bluffant. Nourri de culture traditionnelle, classique et jazz, Maestro y affirme son jeu et son riche talent de compositeur. Avec Ziv Ravitz à la batterie (Lee Konitz, Esperanza Spalding…) et Jorge Roeder à la contrebasse (Roy Haynes, Gary Burton…), il offre son profil le plus lyrique comme le plus fiévreux. Un vrai choc, une vraie révélation, un vrai Qobuzissime, quoi !
17,49 €
12,49 €

Musique concertante - Paru le 1 janvier 2012 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Record of the Month - Diapason d'or / Arte - Qobuzissime - Hi-Res Audio
Parcours discographique exemplaire que celui d'Isabelle Faust qui, après ses enregistrements consacrés à Brahms, Beethoven et... André Jolivet, nous offre un couplage excitant, et le compagnonnage d'un chef - généreux - déjà légendaire, Claudio Abbado, ici à la tête de son Mozart Orchestra ! Tout, dans cet album que Qobuz est fier de présenter, en partenariat avec Harmonia Mundi, en qualité Studio Masters 24 bits, est exceptionnel. La beauté de la sonorité d'Isabelle Faust, le tapis orchestral somptueux que lui tisse Abbado - et bien sûr cette confrontation plutôt rare de deux oeuvres qui sont des pierres de touche pour tous les grands violonistes, nous ont enthousiasmé. Qobuzissime !
14,99 €
9,99 €

Electro - Paru le 22 octobre 2012 | Warp Records

Hi-Res Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime - Hi-Res Audio - Sélection JAZZ NEWS
Évidemment, Flying Lotus est un sobriquet un brin plus exotique que Steven Ellison… Exotique, c’est sans doute la saveur de l’electro que ce génial producteur expérimental et DJ azimuté californien distille depuis le milieu des années 2000. Des architectures osées, jonglant entre liberté et improvisation et méandres mélodiques. Avec son nouvel album, Until The Quiet Comes, le petit neveu d’Alice Coltrane (veuve du mythique John) a épuré son art ou, du moins, fait le tri dans son cerveau continuellement en ébullition. Certes, le ton reste assez expérimental mais Flying Lotus articule chacune de ses constructions autour d’un puissant noyau soul. Et comme toujours avec lui, le lâcher-prise reste une fois de plus le meilleur moyen d’appréhender sa musique. Envoûtant.
17,49 €
12,49 €

Jazz vocal - Paru le 5 mars 2012 | Jazz Village

Hi-Res Livret Distinctions Sélection Les Inrocks - Qobuzissime - Hi-Res Audio - Sélection JAZZ NEWS
L’esprit est jazz, l’énergie plutôt rock, le feeling assez pop et le groove définitivement imparable. Un alliage qui pourrait paraître forcé ou contre-nature mais ne l’est jamais sur ce nouvel album de Sandra Nkaké. Un disque porté par la liberté d’une voix qui s’immisce dans chaque recoin de mélodies soul savamment travaillées. Une voix souvent rageuse, dans les mots qu’elle lâche, dans les cambrures suaves qu’elle offre. En cela, et comme tous les grands disques, Nothing For Granted se savoure sur la durée."
10,49 €
6,99 €

Flamenco - Paru le 27 juin 2011 | InFiné

Hi-Res Livrets Distinctions Sélection Les Inrocks - Qobuzissime - Discothèque Insolite Qobuz - Hi-Res Audio
Une guitare flamenca et un violoncelle. Un père et son fils. Barlande est pourtant tout, sauf un traité de pathos de seconde zone. De la lave musicale, plutôt. Le feu du flamenco de Pedro Soler embarqué dans les quatre cordes tendues de Gaspar Claus, loin des clichés, loin des idées reçues. La discussion entre les deux hommes est colorée, puissante, posée ou furieuse. Un duo atypique pour un disque hypnotique. © MZ/Qobuz
29,98 €
19,98 €

Jazz - Paru le 11 mai 2015 | Brainfeeder

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Music - Indispensable JAZZ NEWS - Qobuzissime
Près de trois heures de musique ! C’est ce que renferme le bien nommé The Epic que vient de publier Kamasi Washington. Kamakikoi?!?! Seuls certains junky de jazz en stade terminal connaissent et suivent les pérégrinations de cet incroyable saxophoniste californien de 34 ans qui a, pour la petite histoire, participé au dernier chef d’œuvre de Kendrick Lamar, To Pimp A Butterfly. Washington a en fait enquillé un bon nombre de faits d'arme, croisant le fer avec des pointures nommées McCoy Tyner, Freddie Hubbard, Kenny Burrell, George Duke mais aussi Snoop Dogg, Lauryn Hill, Mos Def et Quincy Jones. Mais avec The Epic, l’affaire est toute autre. Une gargantuesque orgie de jazz orchestral venu d’une autre planète. Publié sur Brainfeeder Records, l’excellent label de Flying Lotus plus habitué à l’abstract hip hop et à l’électro décalée qu’au jazz, ce premier vrai album de Kamasi Washington en tant que leader est impressionnant. Livrée par un groupe comprenant notamment deux batteurs, deux bassistes (dont le frappadingue Thundercat), une section cordes de 32 violonistes et un chœur d’une vingtaine de chanteurs, cette immense suite expérimentale traverse évidemment des contrées lorgnant aussi bien vers l’héritage de John Coltrane que celui de Pharoah Sanders, Albert Ayler, du Pan-Afrikan Peoples Arkestra d’Horace Tapscott ou de Weather Report. On se laisse porter par ces vagues soufflées, ces thèmes brillamment composés (sublime Askim) et ces arrangements qui tirent dans toutes les directions. Kamasi Washington n'a évidemment pas grandi qu'au son du jazz et d'autres influences, qu'elles soient soul, funk, rock ou rap, traversent aussi The Epic qui nécessite évidemment de nombreuses écoutes pour en apprécier toute la densité. Mais le jeu en vaut la chandelle. Un choc ? Un vrai choc ! © Marc Zisman/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 16 avril 2012 | Tricatel

Hi-Res Livret Distinctions Album du mois Trax - 5/6 de Magic - Qobuzissime - Hi-Res Audio
Oubliez durant quinze secondes toute cette batterie d’adjectifs et d’étiquettes régulièrement collés aux mocassins de Bertrand Burgalat : rétro, kitch, dandy, décalé… Car l’homme est plus que ça. Il est déjà musicien. Et chanteur. Passionné, cultivé, raffiné et surtout doué. Dans la chanson pure et dure, la partition pour le grand écran, la production ou les arrangements, Burgalat orchestre ses fantasmes pop, ses passions à tiroirs et ses constructions osées ou épurées, au choix. Pour Toutes directions, ce nouvel album à lui tout seul (le quatrième), qui parait sur son label à lui tout seul (Tricatel), il épure un peu plus son art et opte pour le tout pop. Sur des textes que lui ont écrits notamment Elisabeth Barillé, Barbara Carlotti, Laurent Chalumeau, Matthias Debureaux, Hélène Pince et quelques autres, Burgalat saute d’atmosphères en univers, de mini symphonies chiadées en vignettes sucrées.
14,99 €
9,99 €

Electro - Paru le 7 avril 2014 | Olsen Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime - Hi-Res Audio
Terje Olsen que tout le monde s’arrache publie enfin ce premier album logiquement intitulé It’s Album Time. Une affaire sérieuse donc mais surtout d’un hédonisme et d’une jouissance incommensurables. On connaissait le travail du Norvégien moustachu pour ses productions et ses remix pour notamment Franz Ferdinand, Robbie Williams, Bryan Ferry, Joakim, Hot Chip, Jose Gonzalez ou bien encore son compatriote Lindstrøm. Mais pour sa première escapade en solitaire, Terje a renversé sur la table toute sa culture et son éducation musicale, ses lubies, ses envies, ses marottes, bref tout ce qui lui passait par la tête et les doigts. Dans les oreilles, le zapping est bluffant mais, surtout, toujours très cohérent. Techno, easy listening, disco, funk, latino, pop, jazz fusion, house, il ose tout ! Même de revisiter Johnny & Mary de Robert Palmer avec en invité Bryan Ferry ! Côté sonorités, le vintage côtoie le contemporain et le synthétique fricote avec l’organique. La connexion Daft Punk/Kavinsky/Giorgio Moroder/Breakbot pointe parfois le bout de son nez mais l’esprit bon enfant, sans calcul ni stratégie, reste toujours dans la ligne de mire de Todd Terje. Une vraie claque ! - © MZ/Qobuz
14,99 €
10,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 30 septembre 2013 | Play It Again Sam

Hi-Res Livret + Vidéo Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime - Hi-Res Audio
Avec Aventine, Agnes Obel étoffe un peu plus l’univers intimiste, climatique et on ne peut plus onirique qui suintait de son premier album, le grandiose Philharmonics. Derrière un piano épuré emprunté à Erik Satie, la Danoise installée à Berlin étire ses miniatures vers davantage de grandeur. Comme d’immenses espaces sonores que sa voix réverbérée vient magnifier. On se laisse donc flotter dans cette sublime matière sonore. Dans ce rêve éveillé encore plus subtil que sur son prédécesseur. Moucheté par quelques violons ici. Ou par un violoncelle là. Un disque qui confirme le talent d’une musicienne hors du temps. © MD/Qobuz
11,99 €
7,99 €

Electro - Paru le 6 avril 2015 | Combien Mille Records

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz - Qobuzissime
Son premier album était aussi attendu que son contenu surprendra. Après plusieurs EP aux beats soutenus et affirmés, Gabriel Legeleux alias Superpoze entre dans l’arène avec un disque planant et on ne peut plus onirique. A seulement 23 ans, le bidouilleur caennais fait ici preuve d’une maturité bluffante en superposant (sans mauvais jeu de mots) les nappes climatiques, sources d’invitation au voyage. On se retrouve comme lost in translation, nageant dans une mélancolie urbaine où la mélodie comme les harmonies sont hautement respectées. Superpoze impressionne car malgré certaines influences cernables (Jon Hopkins, Brian Eno…), il impose un son, une identité rythmique bien à lui. © MZ/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Classique - Paru le 6 octobre 2014 | ARTALINNA

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4 étoiles de Classica - Qobuzissime
C'est un voyage aux multiples ramifications que nous propose ce premier Volume de Meeting Ginastera. C'est aussi une rencontre entre un artiste inspiré, le pianiste cubain Gabriel Urgell Reyes, la sculptrice japonaise Ayano Ohmi qui explore la spiritualité de l'argile et un jeune producteur passionné, Pierre-Yves Lascar, fondateur du label Artalinna, dont l'ambition clairement annoncée est de dessiner de nouvelles lignes éditoriales "permettant une conquête plus large des supports de diffusion et de médiation correspondant au monde d'aujourd'hui". Ce premier opus, mêlant la musique tonique et bigarrée de Ginastera aux rythmes cubains de Carlos Fariñas, est déjà totalement convaincant, grâce à la plasticité et à l'imagination d'un jeu pianistique fascinant. Il faut aussi porter au crédit de ce superbe album une prise de son superlative qui semble bien être la marque de ce nouveau label à suivre. © FH/Qobuz
13,49 €
8,99 €

Variété francophone - Paru le 26 mars 2012 | Naive

Hi-Res Livret Distinctions Sélection Les Inrocks - Qobuzissime - Hi-Res Audio
De l’Or noir dans la gorge d’Arthur H… Pour son nouvel album, le chanteur se fait le porte-voix des grands poètes de la négritude. Avec Nicolas Repac, Arthur H a trouvé l’ossature harmonique, rythmique et mélodique parfaite pour faire vivre cette fascinante poésie noire d’Aimé Césaire à Édouard Glissant jusqu'à Dany Laferrière, du Sénégal à Haïti. Comme il le dit lui-même : « J'ai essayé de trouver le son et le rythme de ces mots et de m'effacer derrière leur musique. » Un album à part, intense et dense dans ses mots, épuré et sensuel dans les cambrures de sa forme.
14,99 €
9,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 30 avril 2012 | Warp Records

Hi-Res Distinctions 5/6 de Magic - Qobuzissime - Hi-Res Audio
En 2000, Nick Talbot décide à la suite du crash de son groupe Assembly Communications de quitter l'univers noisy de ses débuts pour se tourner vers un folk lyrique, bourré d'émotions. Ainsi nait Gravenhurst à Bristol trois ans plus tard. Le Britannique y est à la fois auteur, chanteur et guitariste. La musique de Gravenhurst s'apparente un peu au rock atmosphérique, influencée par My Bloody Valentine, Joy Division, les Smiths... Les premiers albums étaient acoustiques, proches du folk ; leur pénultième, Fires In Distant Buildings flirtait avec le rock psychédélique et le post-rock. Une musique qui fait voyager : écriture aboutie, mélodies raffinés, ses guitares virtuoses, son chanteur touchant... Ce sont des ballades acoustiques, des morceaux joués au mellotron, sur orgues optigan, sur synthétiseurs anciens... Qobuzissime, The Ghost In Daylight ? Oui, vraiment Qobuzissime!
17,49 €
12,49 €

Alternatif et Indé - Paru le 19 octobre 2018 | Communion Group Ltd

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Dommage de réduire Tamino-Amir Moharam Fouad à un simple héritier de Jeff Buckley entouré du Radiohead des débuts. Surtout que le songwriter belge âgé de seulement 21 ans offre plus que cela sur son premier album ; et ce même si Colin Greenwood, bassiste du groupe britannique, participe au disque… Tamino, natif d’Anvers fasciné par John Lennon, a toujours gardé dans un coin de sa tête, sous sa crinière noire de jais, ses origines égyptiennes. Et la musique arabe que sa mère passait à la maison avait même encore plus d’intensité lorsqu’elle était l’œuvre de Muharram Fouad, son grand-père chanteur-acteur, star dans Le Caire des sixties… Cet éclectisme est au cœur de la musique de Tamino qui doit tant au folk de Buckley, qu’à la pop des Beatles voire à la mélancolie nonchalante de Leonard Cohen, une autre de ses idoles. Mais pour souder ces influences disparates, le jeune ténébreux possède une arme fatale : sa voix. Un organe lui aussi pluriel, capable de s’étirer dans la lenteur comme de se transformer en falsetto renversant, technique impressionnante dont il n’abuse d’ailleurs jamais. C’est ce chant qui transforme Amir en un long roman poignant. Un récit d’apprentissage alternant entre le rêveur (le folk épuré de Verses) et le lyrique comme sur So It Goes, Each Time et Intervals conçus autour d’une section de cordes arabisantes. Un disque Qobuzissime qui, au fil des écoutes, impose sa poésie originale et touchante. © Marc Zisman/Qobuz
16,49 €
11,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 22 mars 2019 | ATO Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music - Qobuzissime
Grosse claque ! Une toute jeune Londonienne qui dit avoir appris à gratouiller en rejouant les plans des Libertines. A la maison résonnaient le folklore turc qu’écoutait papa et la musique classique, Simon & Garfunkel et Cat Stevens que passait maman. On murmure enfin que sa sainte trinité personnelle réunirait Nina Simone, Amy Winehouse et les Pixies. Décor planté ! Seule certitude, le rock, la soul et l’énergie, pour ne pas dire la gouaille, la musique de Nilüfer Yanya les magnifie tous ! Miss Universe, son premier album, est surtout l’impeccable digestion de ces références, ces disques et ces époques. Sa construction est même parfaite avec tubes nerveux aux refrains imparables (In Your Head), ballades sensibles mais pas mièvres (Monsters Under the Bed), pop décalée (Paradise), R&B minimaliste (Safety Net) et mille autres délices. Il y a surtout chez Nilüfer Yanya une fraîcheur qui ne court pas les rues de la pop et du rock actuels. Autant de charisme musical, de couleurs vocales et de maturité de plume à seulement 23 ans valaient bien un Qobuzissime ! © Marc Zisman/Qobuz
16,49 €
11,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 31 août 2018 | Jazz Village

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Mourir aujourd’hui. En créole, mo jodi. Tout est dit dans le titre du premier album de Delgres, impeccable trio qu’on pourrait vite réduire à des Black Keys ayant jeté l’ancre aux Antilles… Delgres pour Louis Delgrès, colonel d’infanterie abolitionniste né à Saint-Pierre, célèbre pour sa proclamation antiesclavagiste, haut fait de la résistance de la Guadeloupe aux troupes napoléoniennes qui voulaient rétablir la traite des Noirs. Ce Delgrès et ses 300 hommes se voyant perdus face aux soldats de Bonaparte préfèrera se suicider à l'explosif en vertu de la devise révolutionnaire “vivre libre ou mourir”… Ce nom chargé d’histoire n’enferme pourtant jamais Pascal Danaë, Baptiste Brondy et Rafgee dans le pesant trip du groupe « à message ». Delgres brandit fièrement son blase et les idéaux qui vont avec, mais fait avant tout du rock aux contours garage, biberonné au blues primitif, à la soul crue et aux sonorités venues de La Nouvelle-Orléans. En associant guitare dobro, batterie et surtout sousaphone, ce tuba atypique croisé dans les fanfares de carnavals aux Antilles ou à La Nouvelle-Orléans justement, le trio impose son originalité. Dans sa plume aussi, Danaë alterne, avec beaucoup de naturel, entre créole et anglais, histoire de brouiller davantage les frontières entre ses influences qu’il a toujours traitées avec goût dans son parcours de vieux routier (Rivière Noire, meilleur album de Musiques du monde aux Victoires de la Musique 2015, c’était lui notamment). Un kaléidoscope stylistique à l’image de la ballade Séré Mwen Pli Fo, chanté en duo avec Skye Edwards de Morcheeba. Dans ses instants nerveux comme ses séquences nostalgiques et touchantes, Mo Jodi parle d’histoire mais aussi d’espoir, tend des ponts entre les continents et les siècles et s’avère un périple jouissif de rock’n’blues’n’soul aux effluves de rhum arrangé qui prend aux tripes. © Marc Zisman/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 18 mai 2018 | Marathon Artists

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Le deuxième album studio de Courtney Barnett est aussi génial que simple. Pas simpliste, non. Simple. Le rock’n’roll conçu par la jeune Australienne est même d’une pureté et d’une limpidité presque désarmantes. Pour la bonne raison qu’il y a ici de grandes chansons. Des chansons oui. Cette « chose » qui fait qu’un disque sera bon ; ou pas… Comme sur la compilation de ses deux premiers EP (A Sea of Split Peas), sur son premier album (Sometimes I Sit and Think, and Sometimes I Just Sit) et son disque en duo avec Kurt Vile (Lotta Sea Lice), ce Tell Me How You Really Feel aligne dix trips agençant, à la perfection, humour grinçant et confession sincère. Surtout, Courtney Barnett s’avère bien plus introspective que par le passé. Et comme tout roule pour elle, à la scène (un succès international public et critique impressionnant) comme à la ville (sa love story qui dure avec sa consœur Jen Cloher), on sent que l’Australienne a pris le temps de fignoler chacune de ces dix compositions. D’autant plus impressionnant qu’elle brasse ici d’éternelles thématiques éculées (ses amours, ses angoisses, ses frustrations, ses opinions) sans jamais tomber dans le cliché. Comme à son habitude, Courtney Barnett habille sa prose d’un impeccable indie rock à guitares, jamais surproduit, influencé par ses marottes habituelles (Lou Reed, Kurt Cobain, Neil Young, Jonathan Richman…) et pour lequel elle a invité, sur deux titres, les sœurs Deal, Kim et Kelley des Breeders. Comment Neil Young disait déjà sur son fameux Hey Hey, My My ? Rock’n’roll can never die ? © Marc Zisman/Qobuz
13,49 €
8,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 12 janvier 2018 | Dead Oceans

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Tendu comme un string XS sur un séant XL, Shame n’est pas là pour plaisanter. Et le concentré de post-punk qui est au cœur du premier album de ce quintet londonien impressionne par son charisme, sa violence et son originalité. Songs Of Praise sonne même comme la vraie fausse B.O. d’une Angleterre bien grise, passablement frustrée et carrément sur le qui-vive. Il y a beaucoup de The Fall, de Gang Of Four et de Killing Joke dans cette boule de nerfs sonore sans pour autant que l’affaire ne sonne rétro voire passéiste. Comme Fat White Family, Ought ou bien encore Vietnam, Shame vit bien en 2018 et cela s’entend ! En direct de Brixton, le chanteur Charlie Steen, les guitaristes Sean Coyle-Smith et Eddie Green, le batteur Charlie Forbes et le bassiste Josh Finerty produisent et encagent leur énervement qui semble viscéral dans des chansons bien évidemment coup de poing (Dust On Trial) parfois vénéneuses et lancinantes (The Lick) mais aussi plus avenantes (One Rizla). Sans honte et sans additif, Shame fait du rock sans concession. Une simple écoute de Songs Of Praise meurtrit le corps et pourtant on en redemande encore. © Marc Zisman/Qobuz
13,49 €
8,99 €

Jazz - Paru le 9 février 2018 | Brownswood Recordings

Hi-Res Livret Distinctions Indispensable JAZZ NEWS - Qobuzissime
Et c’est reparti : London Calling ! Mais cette fois l’appel ne vient pas des entrailles affamées du rock’n’roll mais plutôt de celles du jazz. Un jazz aux basques duquel on ne peut que coller un S tant la jeune scène londonienne compilée sur ce We Out Here s’est construite sur des influences bigarrées, aussi bien soul qu’afrobeat, fusion ou électro. Pour zoomer sur cette nouvelle génération, Brownswood Recordings, le label de Gilles Peterson, a confié la direction artistique de l’album au plus médiatisé d’entre eux : le saxophoniste Shabaka Hutchings. Enregistrés sur trois jours, les musiciens et les groupes sélectionnés offrent un esprit jazz plus qu’une forme jazz. Ainsi, le batteur Jake Long et sa formation Maisha jouent aux maîtres vaudou à la manière d’un Pharoah Sanders. L’afrobeat de Fela sert de terreau à l’Ezra Collective du batteur Femi Koleoso mais aussi au collectif Kokoroko. Tandis qu’un autre as des baguettes, le charismatique Moses Boyd, emmitoufle sa rythmique dans une boucle électro savamment hypnotique avant de revenir sur les sentiers d’un jazz libertaire vivifiant. Ce Qobuzissime coloré comme jamais, c’est aussi Theon Cross, impressionnant marathonien du tuba (et par ailleurs complice de Shabaka Hutchings au sein des Sons Of Kemet), Nubya Garcia, une saxophoniste habitée par le lyrisme de Charles Lloyd, ou bien encore Joe Armon-Jones, un savant fou des claviers qui connaît son Herbie Hancock sur le bout des doigts… Avec We Out Here, la nouvelle scène jazz londonienne signe un manifeste aussi dynamique qu’éclectique. © Marc Zisman/Qobuz
11,99 €
7,99 €

Maghreb - Paru le 15 juin 2018 | Glitterbeat Records

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Echappé du collectif Bargou 08, le musicien électro tunisien Sofyann Ben Youssef enfile le pseudonyme Ammar 808 et sort un premier album décoiffant. Comme autrefois pour 808 State, pionniers anglais du mouvement acid de Manchester, le nom est une référence à la boîte à rythme de légende TR-808, qui trônait au centre de l’arsenal de tout producteur électro ou hip-hop à la fin des 80's-début des 90's. Si celle-ci s’acoquine à une belle palette d’instruments traditionnels maghrébins (luth gumbri, flûte gasba ou cornemuse zukra), elle n’impose pas pour autant une dominante passéiste à cet album. Le fûté producteur a aussi convié quelques voix parmi les plus remarquables de la jeune scène d’Afrique du Nord, son compatriote Cheb Hassen Tej (Ichki Lel Bey, El Bidha Wessamra) le Marocain Mehdi Nassouli (Boganga & Sandia, Layli), découvert par ici aux côtés de Titi Robin, ou encore l’Algérien Sofiane Saïdi (Zine Ezzine), avec lequel Ammar 808 poursuit un fertile dialogue entamé en compagnie de Mazalda sur le très convaincant album El Ndjoum. Ammar 808 aligne les reprises de morceaux traditionnels mais les habille de combinaisons futuristes. Déjà bien excités par les bonnes surprises du mouvement électro-chaâbi ou celles du collectif Acid Arab, avec ce Maghreb United, les clubbeurs post-printemps arabes n’ont pas fini de danser. © Benjamin MiNiMuM/Qobuz