Le choix d'un Qobuzissime est réalisé par l'équipe de Qobuz à l'unanimité. Le plus souvent un Qobuzissime est "crossover" au meilleur sens du terme, c'est-à-dire qu'il doit pouvoir s'adresser à tous les publics de Qobuz.


En décernant un Qobuzissime, les disquaires de Qobuz veulent attirer l'attention sur des albums magnifiques, dans les genres les plus variés. Un Qobuzissime idéal vous parlera du premier album d'un artiste inconnu sur un répertoire improbable... mais cette pureté conceptuelle connaitra des exceptions ! Dans tous les cas, Qobuz soutiendra l'album à fond. Nous collaborons en amont avec le producteur afin de lui donner la meilleure exposition possible sur Qobuz et hors-Qobuz.


Notre plus grande satisfaction sera de permettre aux utilisateurs de Qobuz de partir à la découverte d'enregistrements qui ne seraient pas tous dans le champ premier de leurs préférences musicales.

Les albums

133 albums triés par Date : du plus récent au moins récent
21,49 €
14,99 €

Extraits d'opéra - À paraître le 2 mars 2018 | Decca

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
De nos jours, il peut sembler assez étrange de qualifier un compositeur de “maître de chant”, mais au cours du XVIIIe siècle, cela n’avait rien d’étonnant. En Italie, presque chaque compositeur digne de ce nom écrivait des opere serie (Porpora en composa au moins quarante-cinq) : l’opéra “sérieux” était le genre musical dominant, glorifiant la voix humaine par-dessus tout. Il faisait et défaisait les réputations, et ses plus grands interprètes furent les premières superstars du chant. Ainsi, les compositeurs, même s’ils étaient généralement éclipsés par la popularité de leurs prime donne et primi uomini, avaient besoin de comprendre la voix humaine et toutes ses remarquables capacités, tant techniques que théâtrales, pour mieux exploiter les possibilités de la forme opéra à une époque où les castrats, ces “machines à chanter”, avaient hissé l’art vocal à des sommets de perfection jamais atteints auparavant et jamais rejoints depuis. Si cet enregistrement attire à nouveau l’attention du public sur le nom de Porpora à l’occasion du deux cent cinquantième anniversaire de sa mort, sa notoriété de professeur de chant a sans doute éclipsé, jusqu’à une date récente, ses remarquables qualités de compositeur, tout simplement parce que deux des castrats les plus célèbres figuraient parmi ses nombreux élèves, à savoir Gaetano Majorano, dénommé Caffarelli, dont Porpora dit un jour qu’il était “le meilleur chanteur d’Europe”, également fameux pour ses frasques amoureuses et son arrogance à la scène et à la ville, et Carlo Broschi, son confrère encore plus fêté que lui qui, sous le nom de scène Farinelli, stupéfia ses auditeurs et fit palpiter les cœurs pendant quinze ans à travers toute l’Europe avant d’être appelé en Espagne pour rendre à un roi sa raison égarée par le pouvoir de sa voix. Comme le fait observer Max Cencic : « Je crois que Porpora était un professeur très strict, avec des exigences presque sadiques — il fallait maîtriser le souffle, le cerveau et la voix à cent vingt pour cent ». Selon la légende, il fit travailler à Caffarelli une seule page d’exercices et rien de plus pendant six ans. L’alternance formelle d’airs et de récitatifs qui caractérise l’opera seria recèle un large éventail d’expression émotionnelle, cette varietas dont on sait qu’Érasme disait qu’elle était : « si puissante dans chaque sphère qu’il n’existe absolument rien, quel que soit son éclat, qui ne se ternit pas sans être glorifié par la variété ». Dans des formes comme l’aria di bravura, avec toutes ses ornementations, ou la lyrique aria di sostenuto, l’imagination du compositeur ne fournissait qu’un cadre au chanteur pour lui permettre de broder : les capacités d’ornementation de l’interprète et d’autres procédés émotionnels étaient essentiels. Selon Max Cencic, les nombreuses années d’expérience de Porpora en matière d’enseignement et de composition firent de lui « l’un des dix plus grands compositeurs d’opéra baroque italien. J’ai choisi les airs de cet enregistrement presque instinctivement, me fiant à ce qui me semblait le plus approprié. Il est impossible de synthétiser un compositeur d’une telle qualité en un seul album, et chaque morceau est un trésor à part entière. Même si le déploiement technique est omniprésent — sauts d’intervalle, gammes rapides, trilles, longues phrases —, le talent de mélodiste exceptionnel et absolument captivant de Porpora illumine constamment ces pages ». Les airs sont extraits d’ouvrages composés alors que la renommée de Porpora était à son comble, d’Ezio (Venise, 1728 ; « Se tu la reggi al volo » est un spectaculaire déferlement de doubles croches) à Filandro (Dresde, 1747, avec la ravissante sicilienne de « Ove l’erbetta tenera, e molle »), y compris trois des opéras qu’il composa pour Londres dans les années 1730, en directe compétition avec Haendel (Arianna in Nasso, 1733, (Enea nel Lazio, 1734 — pour de véritables feux d’artifice dans « Chi vuol salva » — et I genia in Aulide, 1735). Le Teatro San Carlo de Naples, sans doute le théâtre lyrique le plus célèbre à l’époque, vit la création d’Il trionfo di Camilla en 1740, et les deux airs enregistrés ici nous montrent Porpora à son meilleur : la musique de « Va per le vene il sangue » concorde de façon très évocatrice avec son texte sombrement suggestif, tandis que « Torcere il corso all’onde » allie des coloratures de vif-argent à une ligne d’une grande élégance. Dans les trois airs de Carlo il Calvo (Teatro delle Dame, Rome, 1738), le chanteur est également appelé à mesurer la varietas de Porpora à la sienne, des fulgurantes fioriture< de « So che tiranno io sono » aux phrases haut perchées de « Se rea ti vuole il cielo », en passant par le sostenuto au charme hypnotique de « Quando s’oscura il cielo ». L’écriture orchestrale de Porpora est elle aussi remarquablement variée, d’autant plus qu’en général, il n’utilise que des cordes; on en trouve la meilleure illustration dans les lignes sophistiquées de « Torbido intorno al core », extrait de Meride e Selinunte (Venise, 1726), où la voix et les violons s’entrelacent en une tapisserie de divisions raffinée et pleine de suggestivité émotionnelle. Néanmoins, il lui arrive aussi de lâcher la bride à tout son arsenal sonore, comme dans le martial « Destrier, che all’armi usato » pour lequel, lors de la création au Teatro Regio de Turin en 1731, trompettes et cors rivalisaient avec l’incomparable puissance de la voix de Farinelli. Comme l’a déclaré Max Cencic : « Il est très difficile de cerner la manière d’émuler les grands castrats, mais quoi qu’il en soit, ces voix étaient l’âme même de la musique de Porpora ». Nicholas Clapton © 2018 – Decca Group Limited Traduction française : David Ylla-Somers
8,99 €11,99 €
7,99 €

Alternatif et Indé - À paraître le 2 mars 2018 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Brouillage de pistes garanti ! Ils sont Australiens, Japonais, Néo-Zélandais, Anglais, Coréens et ont jeté l’ancre dans la capitale britannique. Aiment autant la pop d’hier que celle d’aujourd’hui. Et font du collage musical comme d’autres respirent. Et si Superorganism était LE groupe encapsulant le mieux l’ère du temps ? Ce jeune collectif de musiciens internationaux qui se sont rencontrés via YouTube, tous accros à la culture pop, a composé, enregistré et produit son premier album dans un studio de l’Est londonien, là même où ils vivent ensemble ! Et là même où est né leur disque solaire, arc-en-ciel d’indie pop minimaliste, synthétique et sautillante, aussi extravagante que kaléidoscopique et qui a séduit Frank Ocean et Ezra Koenig de Vampire Weekend. Certains penseront vite à des cousins éloignés de The Avalanches, The Go ! Team ou de I’m From Barcelona mais il y a chez Superorganism un lâcher-prise et une sensation onirique et apaisante qui leur sont propres et qui transforment ce premier album en Qobuzissime qui fait du bien. © Marc Zisman/Qobuz
8,99 €13,49 €
8,99 €

Jazz - Paru le 9 février 2018 | Brownswood Recordings

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Et c’est reparti : London Calling ! Mais cette fois l’appel ne vient pas des entrailles affamées du rock’n’roll mais plutôt de celles du jazz. Un jazz aux basques duquel on ne peut que coller un S tant la jeune scène londonienne compilée sur ce We Out Here s’est construite sur des influences bigarrées, aussi bien soul qu’afrobeat, fusion ou électro. Pour zoomer sur cette nouvelle génération, Brownswood Recordings, le label de Gilles Peterson, a confié la direction artistique de l’album au plus médiatisé d’entre eux : le saxophoniste Shabaka Hutchings. Enregistrés sur trois jours, les musiciens et les groupes sélectionnés offrent un esprit jazz plus qu’une forme jazz. Ainsi, le batteur Jake Long et sa formation Maisha jouent aux maîtres vaudou à la manière d’un Pharoah Sanders. L’afrobeat de Fela sert de terreau à l’Ezra Collective du batteur Femi Koleoso mais aussi au collectif Kokoroko. Tandis qu’un autre as des baguettes, le charismatique Moses Boyd, emmitoufle sa rythmique dans une boucle électro savamment hypnotique avant de revenir sur les sentiers d’un jazz libertaire vivifiant. Ce Qobuzissime coloré comme jamais, c’est aussi Theon Cross, impressionnant marathonien du tuba (et par ailleurs complice de Shabaka Hutchings au sein des Sons Of Kemet), Nubya Garcia, une saxophoniste habitée par le lyrisme de Charles Lloyd, ou bien encore Joe Armon-Jones, un savant fou des claviers qui connaît son Herbie Hancock sur le bout des doigts… Avec We Out Here, la nouvelle scène jazz londonienne signe un manifeste aussi dynamique qu’éclectique. © Marc Zisman/Qobuz
21,49 €
14,99 €

Variété francophone - Paru le 2 février 2018 | Barclay

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Avec son premier EP Cavalier seul, Juliette Armanet s’imposait comme la révélation inattendue du printemps 2016. Le ton était donné d’entrée de jeu,, entre chanson française vintage assumée (Véronique Sanson, William Sheller,Michel Berger, Yves Simon, Isabelle Adjani) et pop moderne, luxueuse et arrangée (Sébastien Tellier). La force de son premier album qui parait un an plus tard, Petite amie, est de continuer à s’amuser avec l’inconscient de l’auditeur et ses plaisirs coupables un brin kitsch (le saxo de La Carte postale et surtout le clip de Manque d’amour), tout en conservant une réelle exigence dans la plume comme dans les mélodies. Sur la pointe des pieds, Armanet entre dans un no man’s land que l’on croit connaître et qui demeure pourtant nouveau et frais au possible. Un no man’s land troublant où il est souvent question d’Amour avec un grand A (L'Amour en Solitaire, Manque d'Amour, A la Guerre comme à l'Amour), thème éternel qu’elle aborde, comme ses aînées, avec sérieux ou de biais, un sourire au bord des lèvres. Un écart assez grand pour combler à la fois le grand public comme les officines de la hype… Et puis derrière son piano, Juliette Armanet c’est aussi cette voix d’une clarté renversante, limpide et touchante. Aucun doute : a star is vraiment born ! © MZ/Qobuz
8,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 26 janvier 2018 | LasVegas Records

Distinctions Qobuzissime
Depuis la sortie de leur premier album Spanish Disco en 2015, la musique de Leyya tourne en boucle sur les radios autrichiennes. Les deux jeunes Viennois d’adoption, Marco Kleebauer, producteur et compositeur, et la chanteuse Sophie Lindinger sont complices depuis leur petite enfance et forment depuis 2014 un duo qui, en live, se transforme en quatuor. Leur style empreint de sonorités électroniques s’est développé pour ce deuxième opus, Sauna. Les sons de synthés de Marco se sont transformés en rêveries mélodiques de pop contemporaine. Des rêveries mises en valeur par la voix légère et fraîche de Sophie qui rappelle parfois celle de Feist. L’écriture des chansons s’est faite en 2017 durant leur tournée européenne, sans précipitation, car Marco et Sophie sont de vrais bricoleurs du son qui prennent le temps de la réflexion, une caractéristique qui ne concerne d’ailleurs pas que Sauna. L’artisanat de Leyya est proche de celui d’un peintre du son avec une tenue précise et perfectionniste du pinceau. Lieu de sueur et de rencontre, Sauna laisse couler les beats goutte à goutte (Oh Wow), stimule la chaleur (Heat, Drumsolo) et laisse même entendre des gargouillements (Candy). Après cette expérience sudorifère, difficile de ne pas vouloir glisser de l’arc-en-ciel. Leyya transforme l’hiver en été et colorie le brouillard. Un album qobuzissime qui sort pile au bon moment ! © SD/Qobuz
13,49 €
8,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 12 janvier 2018 | Dead Oceans

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Tendu comme un string XS sur un séant XL, Shame n’est pas là pour plaisanter. Et le concentré de post-punk qui est au cœur du premier album de ce quintet londonien impressionne par son charisme, sa violence et son originalité. Songs Of Praise sonne même comme la vraie fausse B.O. d’une Angleterre bien grise, passablement frustrée et carrément sur le qui-vive. Il y a beaucoup de The Fall, de Gang Of Four et de Killing Joke dans cette boule de nerfs sonore sans pour autant que l’affaire ne sonne rétro voire passéiste. Comme Fat White Family, Ought ou bien encore Vietnam, Shame vit bien en 2018 et cela s’entend ! En direct de Brixton, le chanteur Charlie Steen, les guitaristes Sean Coyle-Smith et Eddie Green, le batteur Charlie Forbes et le bassiste Josh Finerty produisent et encagent leur énervement qui semble viscéral dans des chansons bien évidemment coup de poing (Dust On Trial) parfois vénéneuses et lancinantes (The Lick) mais aussi plus avenantes (One Rizla). Sans honte et sans additif, Shame fait du rock sans concession. Une simple écoute de Songs Of Praise meurtrit le corps et pourtant on en redemande encore. © MZ/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Rap - Paru le 1 décembre 2017 | Pineale Prod - Grand Musique Management

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Les roues d’un skate griffant le bitume, un son synthétique étrange, un beat lancinant et ce flow mélancolique : FLIP décolle en moins de quarante secondes ! Cinq ans après avoir pointé le bout de son mic pour la première fois sur Le Singe fume sa cigarette en 2012 avec Hologram Lo’ et Caballero, Lomepal entre dans la cour des grands avec un premier album là pour chahuter le rap français. Est-ce d’ailleurs du rap ? Oui ; et non… Sur ses quatre premiers EP, le MC skateur parisien avait déjà conjugué à tous les temps la singularité de sa plume et de ses rimes. Très introspectif ou très azimuté, dans l’abstrait ou dans le concret, Lomepal confirme ici un style à 360° dont il a confié la mise en son à Superpoze, Stwo, Jean Jass, The Shoes et VM The Don. Et c’est cette association entre ses puissants mots décalés – souvent bien barrés – et leurs belles productions épurées qui fait des étincelles. Parfois, Lomepal chante plus qu’il ne rappe (Ray Liotta, Avion et Bécane), prouvant ainsi la porosité entre les genres. Dans ce no man’s land difficilement étiquetable, il ne ressemble à aucun de ses contemporains. En cela Lomepal est spécial, original et impérial. Cette Deluxe Edition propose douze titres bonus dont le single Club. © MZ/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 10 novembre 2017 | La Castanya

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
La pop psychée, la surf music, le shoegaze et autre dream pop ne se conçoivent pas exclusivement qu’aux Amériques ou en Grande-Bretagne, non. Même à Barcelone, on maîtrise les codes de cet alliage électrique et rêveur. Là, au cœur de la capitale catalane, quatre (deux Chiliens et deux Espagnols) experts en mélodies sucrées juste vêtues de guitares oniriques et de réverbération ont accouché d’un superbe disque gorgé de soleil. Le bien nommé Secret Place est un petit îlot d’hédonisme pop où les six-cordes cristallines et les voix chloroformées font la loi. Un traité raffiné qui brasse des tas d’influences contemporaines (DIIV, Beach House, Black Lips, Wild Nothing, Real Estate, Beach Fossils) en conservant un ton très personnel. Le Qobuzissime chaud et ensoleillé plus que parfait pour se protéger de l’hiver qui pointe au loin le bout de son nez glacé… © MZ/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Classique - Paru le 3 novembre 2017 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - Qobuzissime
Outre le fascinant et indispensable Falstaff d’Elgar composé en 1913, une « Étude symphonique » selon la partition, en réalité un poème symphonique dans la grande tradition de Strauss – auquel Elgar a sans nul doute pensé alors qu’il écrivait son chef-d’œuvre, et le violoncelle solo assez présent ne peut pas ne pas faire penser au Don Quichotte de Strauss, composé seize ans plus tôt – l’album se singularise par quelques mélodies avec orchestre du même Elgar, un répertoire hélas bien trop négligé et pourtant d’une beauté saisissante (on entend, à la rigueur, les Sea Pictures données de temps à autre). Et lorsque l’on sait que c’est le désormais très célèbre baryton Roderick Williams qui officie, on ne peut que se féliciter de l’initiative d’Andrew Davis et le BBC Philharmonic de remettre ces splendeurs en avant. Elgar nous prouve ici que, loin d’être seulement un grand maître des grandes fresques vocales-symphoniques sous forme d’oratorio (on pense bien sûr à The Dream of Gerontius, à The Apostles ou The Music Makers), il manie la miniature avec génie. Roderick Williams, l’une des plus belles voix de la scène britannique d’aujourd’hui, se saisit de ces raretés avec un bonheur non moins rare. L’album se referme sur un hilarant clin d’œil, la Smoking Cantata, une cantate à l’orchestration énormissime mais d’une durée de… quarante-neuf secondes, et dont le texte se borne à : « Kindly, Kindly, kindly do not smoke in the hall or staircase », autrement dit : « S’il vous plaît, s’il vous plaît, s’il vous plaît, veuillez ne pas fumer dans la salle ni dans l’escalier ». The best British humor ! © SM/Qobuz Commentaire technique de Qobuz sur la prise de son Une prise de son raffinée pour une orchestration imposante et une retranscription des rapports de niveaux et de distances entre les pupitres très justement rendue par ce mixage aéré donnent une lisibilité exceptionnelle des lignes. La réverbération, claire et enveloppante, ne masque jamais le discours et il en résulte une homogénéité rare entre les différentes familles de l’orchestre. Les tutti ne manquent certainement pas de verve grâce à la dynamique remarquablement assumée, et lorsque les percussions se mettent en branle, on découvre une salle de belle dimension qui laisse tout le loisir au son de se développer sans contrainte. On ne tombe pas ici dans le piège de l’ultra-proximité, très (trop ?) en vogue aujourd’hui et, puisque l’acoustique le permet, Chandos signe un mixage très respectueux de la partition, de l’interprétation, de la scène sonore… On respire !
21,49 €
14,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 13 octobre 2017 | Universal Music

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Dans la série « du hypster, en veux-tu, en voilà », Lawrence Rothman semble faire figure de champion du monde. Un visage (et une voix) androgyne pour les pages en papier glacé de magazines de mode, une passion pour le transformisme digne de la photographe Cindy Sherman (Rothman change de tête à chaque clip !) et tout plein d’amis triés sur le volet pour lui prêter main forte (Kim Gordon de Sonic Youth, Angel Olsen, Marissa Nadler, Duff McKagan de Guns N’Roses, Stella Mozgawa de Warpaint, Tom Krell alias How To Dress Well, le bassiste Pino Palladino, Kristin Kontrol des Dum Dum Girls…), rien ne manque à l’appel ! Dans les oreilles, Rothman joue au dandy soul/R&B échappé des années 80. On pense à Talk Talk souvent, à David Bowie, Depeche Mode ou Prince parfois et, plus près de nous, à Ariel Pink et How To Dress Well. Mais sous ce vernis clinquant qui fleure bon l’éphémère, son album – le premier – renferme des chansons aux mélodies renversantes. Des compositions portées par une plume cathartique avec laquelle Rothman évoque sa quête personnelle d’une identité qu’il définit comme non-binaire (genderqueer). Ce Californien né à Los Angeles il y a 35 ans et qui dit aimer autant Charles Bukowski que R. Kelly, Tupac Shakur que Leonard Cohen, a signé avec The Book Of Law l’un des disques les plus émouvants de 2017. Un Qobuzissime hautement raffiné. © MZ/Qobuz
11,99 €

Quatuors - Paru le 13 octobre 2017 | BMC Records

Livret Distinctions Qobuzissime
Homère, Joyce et Kafka, voilà les auteurs des textes que met en musique Peter Eötvös dans The Sirens Cycle de 2016. Il s’agit d’un quatuor à cordes avec soprano colorature, dans une certaine lignée conceptuelle – l’adjonction de la voix – du Second Quatuor de Schönberg, de la Suite lyrique d’Alban Berg (dans sa variante chantée ou, du moins, chantable) ou des Sonnets pour Elisabeth Barrett-Browning d’Egon Wellesz. Eötvös fait appel à trois versions littéraires de l’Ulysse mythologique et de sa rencontre avec les sirènes. Il confie chacune d’elles à la voix de la soprano, chaque partie dans la langue originale – grec, anglais et allemand. La première partie, Joyce, avec ses sept mouvements, est la plus longue de la pièce, et puise dans la trame souple du roman Ulysses, écrit dans la technique « monologue intérieur ». Dans l’Odyssée d’Homère, au contraire, il prend appui sur l’intégralité d’un épisode, et il en va de même dans le Silence des sirènes de Kafka. Sur le plan musical, Eötvös confère à la partie joycienne un caractère d’arioso expressif, Homère est traité sous une forme de lied, tandis que Kafka fait l’objet d’un récitatif. « Chaque langue, par son rythme et ses consonnes propres, par ses accents toniques et ses tournures de phrases implique un caractère musical singulier », rappelle le compositeur. Quant au premier quatuor d’Eötvös, Korrespondenz de 1992, une sorte de « mini-opéra » sans chant, il prend appui sur la correspondance de Mozart et de son père pendant l’année 1778. Dans les trois « scènes », l’alto représente Wolfgang, le violoncelle Leopold ; le compositeur assigne un intervalle précis à chaque voyelle, avec des glissandos pour les diphtongues, et des techniques spécifiques pour nombre de consonnes : une sorte de cahier des charges personnel digne de Perec, avec la richesse inhérente aux limites qu’il impose. Les trois scènes représentent respectivement Leopold en train de dissuader son fils d’épouser Aloysia Weber, Wolfgang se plaignant du peu de cas que les Parisiens font de sa musique, et le même Wolfgang annonçant à son père la mort de son épouse – la mère de Mozart, qui l’avait accompagné à Paris où elle rendit son dernier souffle. Si la partition elle-même comporte le texte des lettres, l’auditeur ne l’entend ni le voit. La musique d’Eötvös, en quelque sorte, se lit entre les lignes… Un fascinant compositeur et deux fascinants ouvrages, joués à la perfection par le Quatuor Calder et la soprano Audrey Luna pour le premier d’entre eux. © SM/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Alternatif et Indé - Paru le 6 octobre 2017 | Abbey Records

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
L’Angleterre possède une capacité unique à réinventer la roue rock’n’roll. Alors que tout semble avoir été dit et redit, elle enfante régulièrement de jeunes groupes apportant leur pierre unique à un édifice déjà solidement construit. Et même si les influences peuvent paraître évidentes d’entrée de jeu, la touche personnelle joue des coudes et prend le contrôle des hostilités. Pale Seas est de la race de ces combos qui explosent en bouche dès le premier album. Au bord de la mer, à Southampton, face à l’île de Wight, le chanteur Jacob Scott, le guitariste Graham Poole, le bassiste Matthew Bishop et le batteur Andrew Richardson ont puisé dans les premiers albums de Radiohead ou de Suede pour établir leur propre loi rock’n’roll. Mais si ce goût prononcé pour le rock anglais des 90’s saute aux oreilles tout au long de Stargazing For Beginners, la capacité que ce quartet anglais a à tisser de solides toiles guitaristiques rend son premier album réellement original. Essentiellement enregistré la nuit dans une ancienne abbaye, voilà un disque Qobuzissime qui titille l’instinct animal des fans de groupes à guitares. Une vraie révélation. © CM/Qobuz
15,99 €
13,49 €

Classique - Paru le 29 septembre 2017 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica - Qobuzissime - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Pour son tout premier enregistrement, le Quatuor Arod a choisi Mendelssohn, l’un des piliers de l’art du quatuor, en particulier avec son grand chef-d’œuvre qu’est le Quatrième Quatuor en mi mineur de juin 1837 – plus mozartien que beethovenien dans l’architecture et le développement, sans doute, même si de la première à la dernière note on y reconnaît la plume de Mendelssohn. Si l’on cherche l’influence du génial sourd, c’est du côté du Deuxième Quatuor Op. 13 de 1827 qu’il faut regarder, une œuvre écrite peu après la mort de Beethoven dont Mendelssohn découvrait alors l’étendue des innovations, pour le moins. Le Quatuor Arod poursuit son album avec les Quatre Pièces, assemblées de manière posthume sous le numéro d’Op. 81 par le successeur de Mendelssohn au Gewandhaus, Julius Rietz, à partir de quatre morceaux disparates datant de diverses époques. Enfin, l’album se referme avec une réécriture de la main des Arod d’un lied, ici chanté par Marianne Crebassa, et dont la thématique reprend note pour note plusieurs passages de Beethoven, véritable hommage du jeune compositeur à son illustre aîné. Pour mémoire, le Quatuor Arod, fondé en 2013 seulement, s’est météoritiquement taillé une place de choix dans la sphère mondiale, puisqu’il s’est déjà produit à la Philharmonie de Paris, à l’Auditorium du Louvre, au Théâtre des Bouffes du Nord, à l’Arsenal de Metz, et à l’étranger au Mozarteum de Salzbourg, au Konzerthaus de Vienne, au Concertgebouw d’Amsterdam, à la Tonhalle de Zurich, au Wigmore Hall de Londres, à Tokyo, en Finlande, en Suisse, et la liste est encore longue. © SM/Qobuz
11,99 €
7,99 €

Electro - Paru le 21 septembre 2017 | Houndstooth

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
A première vue, le post-rock et la techno ne sont pas destinés à vivre ensemble. Pas pour Guy Andrews. C’est en fusionnant ses deux passions, deux influences majeures de sa musique, que le jeune producteur britannique a enfanté son second album, Tåke, brouillard en norvégien. Un périple atmosphérique viscéralement lié à la nature. Pour le single Fjell, Andrews dit clairement avoir été inspiré par une ballade au Cadair Idris, une montagne du Pays de Galles. Par les étapes de l’escalade. Le challenge de l’ascension. Et la fierté d’atteindre chaque palier… Une autre escapade, en Norvège cette fois, a servi également de carburant à son disque. Tout cela est une force, un souffle qui a influencé cette œuvre envoûtante dans sa globalité. Guy Andrews jongle avec les climats (ses premiers œuvres étaient très ancrées dans l’ambient) et alterne entre l’aurore boréale et l’ouragan violent. Chaque composition de Tåke est en fait une sorte de mini-documentaire sonore inspiré par les nombreuses randonnées de son auteur. Ici, encore plus que sur son premier album Our Spaces paru en 2016, Andrews se fait peintre. Il sculpte une électro faite de textures variées aux effets hypnotiques. Guère étonnant que l’art du Londonien ait été salué par des pointures comme Massive Attack, Scuba, Bonobo, Max Cooper et quelques autres. Il faut écouter Tåke comme on regarde une vaste tenture sonore, mouchetée par les rythmes et irradiée par les couleurs proposées. Rarement brouillard n’aura été aussi salvateur. © MD/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Afrique - Paru le 8 septembre 2017 | Bonsound Records

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Abolition des frontières, métissage musical total, éclectisme à gogo : pas de doute, Pierre Kwenders est un créateur de son temps. Avec Makanda At The End Of Space, The Beginning Of Time, le multi-instrumentiste canadien d’origine congolaise – il est né à Kinshasa en 1985 et vit au Québec depuis 2001 – dépasse le simple coup de crayon tracé entre la rumba de sa terre natale, la pop et l’éléctro. Même de sa bouche sortent des multitudes de langues. Lingala, français, anglais et tshiluba, Kwenders conçoit une entêtante symphonie pan-africaine qu’on serait tenté, par paresse, d’étiqueter « world music », un terme qui lui donne évidemment des boutons… Produit par Tendai Maraire de Shabazz Palaces (fascinant groupe de rap ovni composé également de Ishmael Butler alias Palaceer Lazaro qui chante ici sur un titre), Makanda At The End Of Space, The Beginning Of Time s’appréhende en lâchant prise. En se laissant simplement porter par ses rythmiques hybrides et ses mélodies changeantes qui embarquent la rumba congolaise sur des sentiers vierges de sonorités contemporaines. Une légèreté furieusement groovy qui ne doit pas masquer la force du propos. Pour Pierre Kwenders, ce disque est avant tout un hommage aux femmes importantes de sa vie. Quatre êtres forts : sa mère, sa grand-mère, sa tante et sa petite sœur. Force, telle est justement la traduction de ce mot tshiluba qu’est Makanda. Un kaléidoscope humain et sensoriel pour un album qui ne ressemble à aucun autre. © MD/Qobuz