Dans chaque genre, les experts de Qobuz rassemblent tous les indispensables. Ces albums qui ont marqué l’histoire de la musique et constituent des dates majeures.

Avec la Discothèque Idéale, vous (re)découvrez des enregistrements mythiques, tout en construisant votre culture musicale.

Les albums

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Soul/Funk/R&B - Paru le 21 mars 2018 | Epic - Legacy

Hi-Res Livret Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Évidemment, s'il ne fallait en garder qu'un, beaucoup hurleraient en chœur : Thriller ! Michael Jackson fait à nouveau équipe avec Quincy Jones pour ce qui deviendra l'album le plus vendu de tous les temps ! L'ère est à l'apogée de MTV et Bambi rêve aussi bien de toucher les fans de funk que de rock et de pop. Véritable superproduction, le feu d'artifice de groove est total et les compositions tubesques à souhait : Billie Jean, The Girl Is Mine (où il s'offre un duo avec Paul McCartney), Thriller ou Beat It, Michael excelle à dompter ce funk rock emblématique des 80's. À l'assouplir quand il le faut. Ou l'enflammer si nécessaire. Dans tous ses excès, Thriller, qui sort le 30 novembre 1982, touche au génie. © MZ/Qobuz
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Soul/Funk/R&B - Paru le 21 août 2015 | Epic - Legacy

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Reissue
Coffret monumental de 23 disques, le bien nommé The RCA Victor and T-Neck Album Masters (1959-1983) retrace l’évolution musicale du gang Isley. De leurs débuts dans le doo-wop et le gospel dans les années 1950 jusqu’à leurs tubes funky à souhait, ce coffret met en valeur les titres composés (à l’exception des reprises), arrangés, interprétés et produits par le groupe. Une anthologie définitive, masterisée à partir des bandes analogiques originales. La plupart des albums ici réunis contiennent des bonus (plus de 80 titres rares et inédits !). The RCA Victor and T-Neck Album Masters (1959-1983) propose également, pour la première fois dans son intégralité, le célèbre et introuvable album du groupe : Wild In Woodstock: The Isley Brothers Live At Bearsville Sound Studio 1980. Conçu dans un premier temps comme un double live (avec des cris du public ajoutés au mixage final), cette performance récemment restaurée offre un regard immersif et inédit sur un chapitre crucial de l’histoire des Isley Brothers, un moment charnière de la fusion du rock et du funk dans une époque rythmée par le son de leurs chansons. © CM/Qobuz
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Metal - Paru le 7 octobre 2014 | Epic - Legacy

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Lorsqu’en février 1980, Bon Scott, ivre comme jamais, meurt étouffé dans son vomi, personne ne mise un kopek sur une quelconque suite de l’aventure AC/DC. Pourtant, le gang australo-britannique embauche un remplaçant à leur mythique chanteur. Brian Johnson, échappé du groupe Geordie, relève le défi en imposant un style puissant, éloigné de celui de son prédécesseur en se positionnant vocalement nettement plus dans les aigus. Avec sa mythique pochette noire en deuil, ce Back In Black, acte de naissance du nouvel AC/DC, aligne des compositions imparables, moins blues et soul que sur Highway To Hell et plus en phase avec les canons du hard rock qui connait son heure de gloire à l’aube des années 80. Les cloches de Hells Bells en hommage à Bon Scott, le riff et le solo XXL de Back In Black, l’hymne de stade You Shook Me All Night Long, ce disque offre une belle orgie de rock, de sexe, d’alcool et d’électricité. Ce sera surtout le deuxième album le plus vendu de tous les temps, juste derrière un certain Thriller… © CM/Qobuz
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Hard Rock - Paru le 7 octobre 2014 | Epic - Legacy

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Un classique ! Pas de gras, de superflu ou d’enluminures vaines, non. Du blues, du rock, des guitares, une rythmique lourde et une voix gorgée de soul, cette Highway To Hell qui parait en juillet 1979 est un grand moment de rock’n’roll. Le dernier malheureusement que vivra Bon Scott, chanteur écossais d’AC/DC qui meurt sept mois après sa sortie à seulement 33 ans… Le blues a beau être né dans les champs de coton d’Amérique, c’est de l’autre côté de la planète, au pays des kangourous, que son interprétation la plus surpuissante est née, vers 1973. Car même si AC/DC a toujours été étiqueté hard rock ou métal, c’est bien au blues que la formation australienne doit sa naissance. La bande d’Angus Young livre donc ici un rock dignement hérité des grands bluesmen (John Lee Hooker est d’ailleurs l’idole du guitariste en culotte courte) et de celle des pionniers du rock’n’roll (Chuck Berry en tête). Une musique jouissivement binaire, boostée par une rythmique extra-large portée par la basse de Cliff Williams et la batterie de Phil Rudd et des parties de guitares virtuoses et carnassières signées des frères Young, Angus au lead et Malcolm à la rythmique. Au micro, tel un Rod Stewart énervé, Bon Scott joue la carte du rock mâtiné de la soul music comme personne. Un disque essentiel ne serait-ce que pour son single éponyme. © MD/Qobuz
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Funk - Paru le 12 septembre 2014 | Epic - Legacy

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En 1970, face au succès grandissant et à la demande du public, Sly Stone répond par… le silence ! Un silence qui coïncide avec un déménagement de sa Family pour Los Angeles. Les fleurs, l’herbe et la paix font place à la coke, aux flingues et à un esprit caillera d’avant l’heure… Adieu sourires et paillettes ! Bonjour stress et décente aux enfers ! Et bienvenue dans les limbes de There’s A Riot Going On ! Le funk, comme tout l’entertainment de l’époque, ne pouvait évoluer sans la consommation de plus en plus massive de drogues en tous genres. Un chef d’œuvre comme There’s A Riot Going On est l’exemple parfait de l’accouchement dans la douleur... Au printemps 70, Sly Stone jette donc l’encre dans une immense maison de Coldwater Canyon à L.A. et trouve des bureaux à sa Stone Flower Production sur Vine Street. Pour la modique somme de 12.000 dollars par mois, il loue à John Phillips des Mama’s & The Papa’s une immense villa au 783 Bel Air Road. Coke à gogo, concerts annulés à la pelle (26 sur 80 en 1970 et 12 sur 40 en 1971), sa maison de disque, Epic, s’impatiente et attend les improbables bandes d’un nouveau disque. Les fans auront passé 1970 avec un simple Greatest Hits à se mettre sous la dent. Pendant ce temps, Sly le prophète s’enlise. Les rumeurs de voix cassée s’amplifie. Il passerait même ses journées enfermé dans sa nouvelle villa à jouer seul d’interminables lignes de basse. Larry Graham est de plus en plus sur la sellette, lui qui n’a d’ailleurs pas fait le voyage pour Bel Air, préférant rester à Oakland, la banlieue de Sans Francisco. Et puis Sly sombre dans le catalogue des mauvais plans du junk de base, slalomant entre les cadavres de centaines bouteilles d’alcool jonchant le sol de son bunker de Bel Air Road. Un soir, déterminé à toucher les loyers impayés, Phillips débarque avec une escadrille de chicanos armée jusqu’aux dents et une horde de chiens aux crocs luisants ! Dans sa parano grandissante, Sly ne se sépare désormais plus d’un personnage glauque, un certain Hamp « Bubba » Banks, ex-taulard adoubé garde du corps… There’s A Riot Going On est enregistré sur une console 16 pistes installée au premier étage de la maison. Les musiciens défilent. Les groupies (sélectionnées par Bubba) aussi. Sly s’isole. La Family n’a plus de Family que le nom. Leur leader commence d’abord par éloigner Larry, son bassiste cinq étoile, charmeur à la voix de baryton. Celui-ci jouera d’ailleurs toutes ses parties de Riot en overdub sans être présent avec le reste du groupe à Bel Air. Pire, Sly efface des bandes certaines parties de Larry, et joue lui-même la basse comme sur You Caught Me Smilin’. Le batteur Greg Errico subit le même sort : c’est Sly en personne qui contrôle la boite à rythmes Rhythm King de Family Affair. Bref, Errico est le premier à quitter le navire... La folie de Riot est en fait la B.O. d’un Sly qui doute. Un Sly apparemment très minimaliste, baignant dans les overdubs. Avec l’enregistrement de Thank You For Talking To Me Africa, Sly, incapable de chanter, ralentit la bande et s’enregistre marmonnant d’incompréhensibles charabias. Retranché dans son bunker, il accueille entre autres Bobby Womack, témoin de l’apocalypse : une Family blindée à la coke, des filles chargées elles-aussi et prêtes à servir d’amuse-bouche à un Sly Stone en orbite... Comme tous les grands albums maudits, Riot accumule les anecdotes, vraies ou fausses. Des piles et des piles de boites de bandes perdues ou volées, la visite prophétique d’un certain Miles Davis s’amusant aux claviers mais jamais crédité, la villa de Bel Air n’a pas fini de livrer tous ses secrets. La crème de la crème des stars black auraient elles-aussi fait escale au 783 Bel Air Road (Ike Turner, les comiques Richard Pryor et Redd Foxx, etc.). Quelques infos tout de même certifiées : Billy Preston au Fender Rhodes, des boites à rythmes naissantes, Rose et Bobby Womack (qui enregistrera là son génial album solo « Communication »), peu de cuivres et peu de Larry Graham, des guitares martiennes de Freddie et Sly. Mais Epic, voyant sa star partir en vrille, lui coupe les vivres ! La légende veut qu’à l’annonce de la nouvelle, Sly aurait débarqué en pyjama de soie rouge dans un palace de Beverly Hills pour prier Clive Davis, grand timonier d’Epic et de CBS/Columbia, de sortir son chéquier au plus vite… L’entourage de Sly n’en peut plus. Au management, Ken Roberts prend la suite d’un David Kapralik lessivé, et booke le groupe pour trois soirs de septembre 1971 au Madison Square Garden de New York. Un mois plus tard, la bombe There’s A Riot Going On éclate enfin à la face du monde : sombre, drogué, désespéré, le disque impressionne la galerie. Pour le critique Dave Marsh, il s’agit du Festin Nu de Burroughs façon Sly Stone ! Le funk clintonien affublé d’un nez de clown est à des années lumières de la ténébreuse vision proposée ici par Sly. Imaginer qu’un tel ovni aussi paranoïaque a pu naître d’une aventure aussi sombre et décousue est l’un des mystères non résolus de l’histoire du funk. Car c’est bien de funk dont il s’agit ici. De ce funk sale et enfumé, libre comme l’air, indompté comme l’électricité et vénéneux comme l’héro qui tapisse les ghettos américains. Il est amusant de constater qu’à l’autre bout du monde, sur la Côte d’Azur, précisément durant ce même été 71, un autre chef d’œuvre confectionné lui-aussi sous la forte emprise de stupéfiants sortira de l’esprit dérangé du tandem Jagger/Richards : Exile On Main Street. © Le Funk, de James Brown à Prince (Marc Zisman – Librio – Flammarion – 2003)
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Rock - Paru le 2 septembre 2014 | Epic - Legacy

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Publié au cœur de l’été 1976, le premier album de Boston fait véritablement tâche entre la folie disco et le tremblement de terre punk. Au fil des années, ses ventes seront pourtant telles qu’il finira par intégrer le Top 20 des disques les plus vendus aux Etats-Unis de tous les temps ! Emmené par son tubesque single More Than A Feeling, voilà un superbe traité de pur rock FM, avec solos de guitare à rallonge pilotés par Tom Scholz, chant grandiloquent porté par la voix chamanique de Brad Delp, refrains imparables, production bodybuidée et chœurs prêts à être entonnés dans les stades ! Entre hard rock light et classic rock, Boston se fraie un chemin doré qui fleure bon la fin des seventies. © CM/Qobuz

Funk - Paru le 23 août 2013 | Epic - Legacy

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Pitchfork: Best New Reissue
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Avec James Brown et George Clinton, Sly Stone est le troisième membre du triumvirat qui inventa le funk. Totalement azimuté, le musicien texan innovera dans de nombreux domaines à la tête de sa Family, multiraciale avant l’heure. Mélangeant la soul à des éléments pop et rock, les albums de Sly & The Family Stone influenceront toute la planète musicale. Sans Sly Stone, point de Prince ! Ce superbe coffret de 77 titres (dont 18 inédits) présente à la perfection la musique kaléidoscopique d’un génie musical fou et toujours en avance sur son temps. Essentiel. © MD/Qobuz
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Soul - Paru le 12 avril 2013 | Epic - Legacy

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Indispensable JAZZ NEWS - Pitchfork: Best New Reissue
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Blues - Paru le 25 janvier 2013 | Epic - Legacy

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Sorti en 1983, Texas Flood est un véritable monument du blues. A cette époque, ce style était pratiquement oublié et ne suscitait plus l’intérêt du public depuis longtemps. Armé de sa Fender Stratocaster et de son chapeau de cowboy, Stevie Ray Vaughan arrive en sauveur et propulse, grâce à son 1er album, le blues au sommet des charts…du jamais vu ! Il n’a pas fallu plus de 2 jours au célèbre texan pour enregistrer ce bijou sur lequel sa guitare et sa voix puissante se combinent pour former un résultat révolutionnaire. Véritable démonstration de virtuosité et de feeling, Texas Flood reste l’un des disques les plus influents pour les guitaristes du monde entier. Avec la Legacy Edition, l'album devient double et offre des enregistrements inédits ! © LG/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 23 novembre 2012 | Epic - Legacy

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En 1992, la fusion entre scansion rap et sonorités metal est assez inédite. Logique donc que ce premier album éponyme de Rage Against The Machine fasse alors l’effet d’une bombe. Si les Néerlandais d’Urban Dance Squad ou les Californiens des Red Hot Chili Peppers avaient déjà plus ou moins mixé ces deux mondes avec une approche funky et festive, la bande de Zack de la Rocha frappe dans un tout autre domaine. Celui de l’engagement politique total, à coups de textes cinglants et chocs, façon Bad Brains. Les titres des chansons suffisent à cerner le programme électoral du gang californien : Township Rebellion, Killing in the Name, Bullet in the Head, Freedom… Un militantisme furieux porté par les riffs assassins de Tom Morello, virtuose alliant les envolées lyriques d’un Jimmy Page aux expérimentations rigides d’Andy Gill de Gang Of Four. Une vraie baffe pour le corps et l’esprit, bien résumée dans la dernière phrase de l’hymne Killing in the Name : « Fuck you, I won't do what you tell me ! » © Max Dembo/Qobuz
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Soul/Funk/R&B - Paru le 14 septembre 2012 | Epic - Legacy

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
En 1987, la problématique est simple pour Michael Jackson : comment faire mieux que Thriller ? Et si le pari était sans doute impossible, le tandem Michael/Quincy réussit à poursuivre et même développer ses expériences de fusion entre soul, funk, pop et rock. Le Bad d'ouverture, survitaminé, rappelle au public qui est le patron avant que des ballades sensuelles, des pop songs emballées dans de l'electro-funk classieux ou des orgies de synthés 100% eighties viennent faire de ce disque la suite quasi sans faute de Thriller. Au point que certains fans hardcore de Bambi préfèreront, avec le temps, cet album à son mythique prédécesseur… Cette version 25e anniversaire propose un second CD d'inédits et de remixes. © MZ/Qobuz
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Soul/Funk/R&B - Paru le 14 septembre 2012 | Epic - Legacy

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
En 1987, la problématique est simple pour Michael Jackson : comment faire mieux que Thriller ? Et si le pari était sans doute impossible, le tandem Michael/Quincy réussit à poursuivre et même développer ses expériences de fusion entre soul, funk, pop et rock. Le Bad d'ouverture, survitaminé, rappelle au public qui est le patron avant que des ballades sensuelles, des pop songs emballées dans de l'electro-funk classieux ou des orgies de synthés 100% eighties viennent faire de ce disque la suite quasi sans faute de Thriller. Au point que certains fans hardcore de Bambi préfèreront, avec le temps, cet album à son mythique prédécesseur… © MZ/Qobuz
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Jazz fusion & Jazz rock - Paru le 22 mai 2012 | Epic - Legacy

Hi-Res Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Hi-Res Audio
Avec trois albums au compteur, Stanley Clarke est déjà célébré comme LE grand bassiste électrique des seventies lorsque parait School Days en 1976. Mais c’est tout de même ce disque que ses aficionados chérissent le plus. Véritable traité de quatre-cordes, le virtuose originaire de Philadelphie offre ici tout l’éventail de sa technique. Le groove est évidemment au cœur des débats et même lorsqu’il déballe son impressionnante pyrotechnie, la musicalité et l’inspiration restent toujours de mise. John McLaughlin, David Sancious, George Duke, Steve Gadd et Billy Cobham notamment comptent parmi les monstres qui ont fait déplacement pour épauler Stanley Clarke dans ce trip de jazz fusion renversant et furibard. Un classique du genre. © CM/Qobuz
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Soul/Funk/R&B - Paru le 8 février 2008 | Epic - Legacy

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Évidemment, s'il ne fallait en garder qu'un, beaucoup hurleraient en chœur : Thriller ! Michael Jackson fait à nouveau équipe avec Quincy Jones pour ce qui deviendra l'album le plus vendu de tous les temps ! L'ère est à l'apogée de MTV et Bambi rêve aussi bien de toucher les fans de funk que de rock et de pop. Véritable superproduction, le feu d'artifice de groove est total et les compositions tubesques à souhait : Billie Jean, The Girl Is Mine (où il s'offre un duo avec Paul McCartney), Thriller ou Beat It, Michael excelle à dompter ce funk rock emblématique des 80's. À l'assouplir quand il le faut. Ou l'enflammer si nécessaire. Dans tous ses excès, Thriller, qui sort le 30 novembre 1982, touche au génie. © MZ/Qobuz
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Soul/Funk/R&B - Paru le 23 octobre 2007 | Epic - Legacy

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Country - Paru le 3 juillet 2007 | Epic - Legacy

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Country - Paru le 3 juillet 2007 | Epic - Legacy

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Pop/Rock - Paru le 15 mai 2007 | Epic - Legacy

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Funk - Paru le 16 janvier 2007 | Epic - Legacy

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En 1970, face au succès grandissant et à la demande du public, Sly Stone répond par… le silence ! Un silence qui coïncide avec un déménagement de sa Family pour Los Angeles. Les fleurs, l’herbe et la paix font place à la coke, aux flingues et à un esprit caillera d’avant l’heure… Adieu sourires et paillettes ! Bonjour stress et décente aux enfers ! Et bienvenue dans les limbes de There’s A Riot Going On ! Le funk, comme tout l’entertainment de l’époque, ne pouvait évoluer sans la consommation de plus en plus massive de drogues en tous genres. Un chef d’œuvre comme There’s A Riot Going On est l’exemple parfait de l’accouchement dans la douleur... Au printemps 70, Sly Stone jette donc l’encre dans une immense maison de Coldwater Canyon à L.A. et trouve des bureaux à sa Stone Flower Production sur Vine Street. Pour la modique somme de 12.000 dollars par mois, il loue à John Phillips des Mama’s & The Papa’s une immense villa au 783 Bel Air Road. Coke à gogo, concerts annulés à la pelle (26 sur 80 en 1970 et 12 sur 40 en 1971), sa maison de disque, Epic, s’impatiente et attend les improbables bandes d’un nouveau disque. Les fans auront passé 1970 avec un simple Greatest Hits à se mettre sous la dent. Pendant ce temps, Sly le prophète s’enlise. Les rumeurs de voix cassée s’amplifie. Il passerait même ses journées enfermé dans sa nouvelle villa à jouer seul d’interminables lignes de basse. Larry Graham est de plus en plus sur la sellette, lui qui n’a d’ailleurs pas fait le voyage pour Bel Air, préférant rester à Oakland, la banlieue de Sans Francisco. Et puis Sly sombre dans le catalogue des mauvais plans du junk de base, slalomant entre les cadavres de centaines bouteilles d’alcool jonchant le sol de son bunker de Bel Air Road. Un soir, déterminé à toucher les loyers impayés, Phillips débarque avec une escadrille de chicanos armée jusqu’aux dents et une horde de chiens aux crocs luisants ! Dans sa parano grandissante, Sly ne se sépare désormais plus d’un personnage glauque, un certain Hamp « Bubba » Banks, ex-taulard adoubé garde du corps… There’s A Riot Going On est enregistré sur une console 16 pistes installée au premier étage de la maison. Les musiciens défilent. Les groupies (sélectionnées par Bubba) aussi. Sly s’isole. La Family n’a plus de Family que le nom. Leur leader commence d’abord par éloigner Larry, son bassiste cinq étoile, charmeur à la voix de baryton. Celui-ci jouera d’ailleurs toutes ses parties de Riot en overdub sans être présent avec le reste du groupe à Bel Air. Pire, Sly efface des bandes certaines parties de Larry, et joue lui-même la basse comme sur You Caught Me Smilin’. Le batteur Greg Errico subit le même sort : c’est Sly en personne qui contrôle la boite à rythmes Rhythm King de Family Affair. Bref, Errico est le premier à quitter le navire... La folie de Riot est en fait la B.O. d’un Sly qui doute. Un Sly apparemment très minimaliste, baignant dans les overdubs. Avec l’enregistrement de Thank You For Talking To Me Africa, Sly, incapable de chanter, ralentit la bande et s’enregistre marmonnant d’incompréhensibles charabias. Retranché dans son bunker, il accueille entre autres Bobby Womack, témoin de l’apocalypse : une Family blindée à la coke, des filles chargées elles-aussi et prêtes à servir d’amuse-bouche à un Sly Stone en orbite... Comme tous les grands albums maudits, Riot accumule les anecdotes, vraies ou fausses. Des piles et des piles de boites de bandes perdues ou volées, la visite prophétique d’un certain Miles Davis s’amusant aux claviers mais jamais crédité, la villa de Bel Air n’a pas fini de livrer tous ses secrets. La crème de la crème des stars black auraient elles-aussi fait escale au 783 Bel Air Road (Ike Turner, les comiques Richard Pryor et Redd Foxx, etc.). Quelques infos tout de même certifiées : Billy Preston au Fender Rhodes, des boites à rythmes naissantes, Rose et Bobby Womack (qui enregistrera là son génial album solo « Communication »), peu de cuivres et peu de Larry Graham, des guitares martiennes de Freddie et Sly. Mais Epic, voyant sa star partir en vrille, lui coupe les vivres ! La légende veut qu’à l’annonce de la nouvelle, Sly aurait débarqué en pyjama de soie rouge dans un palace de Beverly Hills pour prier Clive Davis, grand timonier d’Epic et de CBS/Columbia, de sortir son chéquier au plus vite… L’entourage de Sly n’en peut plus. Au management, Ken Roberts prend la suite d’un David Kapralik lessivé, et booke le groupe pour trois soirs de septembre 1971 au Madison Square Garden de New York. Un mois plus tard, la bombe There’s A Riot Going On éclate enfin à la face du monde : sombre, drogué, désespéré, le disque impressionne la galerie. Pour le critique Dave Marsh, il s’agit du Festin Nu de Burroughs façon Sly Stone ! Le funk clintonien affublé d’un nez de clown est à des années lumières de la ténébreuse vision proposée ici par Sly. Imaginer qu’un tel ovni aussi paranoïaque a pu naître d’une aventure aussi sombre et décousue est l’un des mystères non résolus de l’histoire du funk. Car c’est bien de funk dont il s’agit ici. De ce funk sale et enfumé, libre comme l’air, indompté comme l’électricité et vénéneux comme l’héro qui tapisse les ghettos américains. Il est amusant de constater qu’à l’autre bout du monde, sur la Côte d’Azur, précisément durant ce même été 71, un autre chef d’œuvre confectionné lui-aussi sous la forte emprise de stupéfiants sortira de l’esprit dérangé du tandem Jagger/Richards : Exile On Main Street. © Le Funk, de James Brown à Prince (Marc Zisman – Librio – Flammarion – 2003)
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Soul/Funk/R&B - Paru le 16 janvier 2007 | Epic - Legacy

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