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Les albums

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Concertos pour clavier - Paru le 10 mars 2017 | Naxos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
En 2013, Marc Soustrot et l’Orchestre symphonique de Malmö, en Suède, ont décidé d’enregistrer l’intégrale des œuvres orchestrales de Camille Saint-Saëns, ce qui n’est pas une mince affaire ! Entre les symphonies, les concertos pour piano, ceux pour violoncelle et ceux pour violon, sans oublier un bel éventail d’ouverture et de poèmes symphoniques, le tout saupoudré d’une belle brochette de pièces inclassables, Malmö va y passer un temps considérable. Après trois albums consacrés aux symphonies et quelques poèmes symphoniques parmi les plus importants, voici les deux premiers concertos pour piano, avec un pianiste – heureusement – français : Romain Descharmes. Le soliste complète ce volume avec l’Allegro appassionato, Op. 70 pour piano et orchestre (à ne point confondre avec l’œuvre portant le même titre, mais pour violoncelle et orchestre), une version moins souvent donnée que celle pour piano solo, alors qu’elle offre bien des surprises lorsque munie de son accompagnement orchestral – surprises dont un thème initial assez atonal, qui se métamorphose lentement en une mélopée que l’on pourrait imaginer lisztienne et hongroise. Virtuosité garantie, autant pour les deux concertos que pour la pièce caractéristique. © SM/Qobuz« [...] Romain Descharmes, qui compte aujourd'hui parmi les très bons pianistes français, comprend parfaitement le style et trouve le jeu adéquat. Il évite l'esbroufe et lui préfère une virtuosité très déliée et un son toujours très contrôlé mais coloré. En revanche, Marc Soustrot se montre bien placide, notamment dans les mouvements vifs où l'on aimerait plus de vigueur et de flamme. Mais l'on admettra que dans le mouvement lent du Concerto n° 1, il sait utiliser les qualités de l'orchestre, notamment des bois, pour donner une interprétation très poétique.» (Classica, Jacques Bonnaure)
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Classique - Paru le 12 mai 2017 | Naxos

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
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Musique symphonique - Paru le 4 septembre 2015 | Naxos

Livret Distinctions 4 étoiles Classica
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Classique - Paru le 24 septembre 2013 | Naxos

Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
Après le succès de ses précédents enregistrements Saint-Saëns, dont un Diapason d'Or (Concertos pour violon), Fanny Clamagirand poursuit cette série avec le second volume de la musique pour violon et piano, chez Naxos ! L'influence de Bach se fait sentir dans la Suite opus 16, la gracieuse Romance opus 48 et Le Cygne, l'une de ses plus fameuses pièces. La première sonate de jeunesse est inachevée, la seconde est de facture très classique, et la Méditation fait entendre une mélodie douce et intimiste. Emouvant !
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Musique de chambre - Paru le 22 avril 2013 | Indésens

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica - Hi-Res Audio
Camille Saint-Saëns : Sonate pour violon & piano n°1 en ré mineur, op.75 - Gabriel Pierné : Sonate pour violon & piano en ré mineur, op.36 - César Franck : Sonate pour violon & piano en la majeur - Jules Massenet : Méditation de Thaïs
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Classique - Paru le 29 janvier 2016 | Chandos

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - 4 étoiles Classica
Quelque trente ans séparent les deux concertos pour violoncelle de Saint-Saëns, respectivement de 1872 et 1902. Et pourtant, dans tous deux – y compris le Premier, plutôt de la première maturité – le compositeur s’éloigne des modèles habituels et des standards. Le Premier est conçu en un seul mouvement, dans une forme cyclique, même si le langage harmonique et mélodique est du Saint-Saëns de la veine plus lyrique, celle par exemple du Cygne du Carnaval des animaux. Le Deuxième comporte deux mouvements, dans une écriture quasiment rageuse et orageuse, d’une virtuosité ébouriffante qui rendit sans doute l’ouvrage assez incompris lors de sa création en 1905. De nous jours, il reste encore l’un des concertos pour violoncelle les plus diaboliques du répertoire, et il faut la qualité d’un Truls Mørk, qui joue ici les deux ouvrages, pour en maîtriser toutes les subtilités. L’album se poursuit avec le Carnaval des animaux, justement, dans la version pour orchestre – la partition originale faisant plutôt appel à un quintette à cordes que le plein effectif de cordes de l’Orchestre Philharmonique de Bergen, mais la chose est désormais usuelle. L’on notera que l’Aquarium est joué avec l’harmonica de verre, auquel le manuscrit fait appel, plutôt qu’au célesta ou au glockenspiel trop souvent employés. Au piano, les deux stars canadiennes Louis Lortie et Hélène Mercier. Le présent programme s’achève avec deux bonbons, le Caprice-Valse « Wedding Cake » pour piano et cordes – Lortie en soliste – et la fantaisie Africa, effectivement terminée en Afrique où Saint-Saëns aimait à se rendre dès la seconde partie de sa vie, et dans laquelle il insère des accents plus ou moins arabisants tels qu’on pouvait les imaginer en 1891. Lortie encore au piano. © SM/Qobuz« [...] La maîtrise instrumentale de Truls Mørk, déjà remarquable en soi, est au service d'un jeu d'une étonnante souplesse de phrasé, d'un rubato très cadré comme s'il se souvenait de la tradition française des notes inégales. Neeme Järvi, toujours à l'écoute, obtient de ses musiciens qu'ils y répondent, instaurant un dialogue complice [...] L'osmose entre soliste, orchestre et chef ne laisse rien ignorer des subtilités de l'écriture. [...] Outre Le Cygne chaudement stylé de Truls Mørk, la singularité qui brille à chaque page du Carnaval des animaux suffirait à justifier sa présence aux côtés des concertos. Prise au sérieux, donc avec exigence et malice, cette version se classe parmi les meilleures de la discographie. [...] Louis Lortie offre deux pièces de genres : la piquante Caprice-Valse "Wedding-Cake", et la fantaisie Africa dont l'exotisme chromo et sentimental touche ou hérisse. Inutile de résister car, là encore, Nemme Järvi et l'Orchestre de Bergen prouvent que le mieux n'est pas toujours l'ennemi du bien.» (Diapason, mars 2016 / Gérard Condé)
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Musique de chambre - Paru le 2 septembre 2016 | Chandos

Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
« [...] Le Schubert Ensemble (de Londres) a notamment donné une magnifique version des deux quintettes de Fauré (Chandos). Les quatre solistes réalisent un parfait équilibre et sont attentifs à suivre les changements d'éclairage de chaque mouvement tout en offrant une vision d'ensemble solide et cohérente, notamment fondée sur le style vigoureux et très sûr du pianiste William Howard. Une belle réalisation pour deux vrais chefs-d'œuvre.» (Classica, décembre 2016 / Jacques Bonnaure)
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Classique - Paru le 18 septembre 2015 | Masterworks

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
L’Arc de la vie, ou même l’Archet de la vie, voilà ce que le violoncelliste Yo Yo Ma et la pianiste Kathryn Stott entendent tendre tout au long de cet album de courtes pièces, plus ou moins toutes dédiées à la célébration de l’amour sous toutes ses formes – de l’amour parental jusqu’à l’amour céleste de Marie ou de Jésus (Messiaen !), en passant par les amours déçues, la jalousie, les dévorantes flammes de l’amour gitan ou les amours sentimentales-sans-aller-plus-loin de Tchaikovsky… Pour moitié des pièces originales, pour moitié des adaptations ou réécritures (généralement d’après des lieder ou des mélodies), ces petits bijoux représentent le summum de la forme ramassée mais efficace. Yo Yo Ma et Kathryn Stott s’entendent à merveille, le violoncelliste ne cherchant jamais à « faire son soliste » dans soin coin ; rares sont les ententes si parfaites. © SM/Qobuz
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Duos - Paru le 15 septembre 2017 | PentaTone

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
Le célèbre baryton états-unien Thomas Hampson se saisit ici d’une belle poignée d’airs « de salon » français (l’on met « de salon » entre guillemets, car le terme sonne un peu dégradant dans certains esprits, alors que ces mélodies sont tout autre que dégradées ou dégradantes !), de la finesse de Gounod et Bizet aux harmonies irisées de Chausson et Massenet. Oui, ces mélodies étaient conçues pour l’alcôve des salons parisiens, ce qui ne signifie nullement que les personnes qui tenaient salon étaient sourdes ; on y découvre des trésors de sophistication, d’ironie, de joies et de peines, des raffinements d’écriture du meilleur aloi – voire de grand génie. L’ « esprit français » y déroule son tapis, des plaintives beautés de Chausson et Massenet, de la délicieuse Danse macabre de Saint-Saëns, de l’irrésistible Villanelle des petits canards de Chabrier, jusqu’au charme hausmannien de la Sérénade ou de Ô ma belle rebelle de Gounod. Hampson, dont l’élocution française est un véritable délice y compris pour les puristes, est ici accompagné par le pianiste polonais Maciej Pikulski, autant à l’aise dans le répertoire du concerto et de la musique de chambre que dans celui, peut-être plus difficile encore, de l’accompagnement de mélodie. © SM/Qobuz
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Concertos pour clavier - Paru le 3 septembre 2015 | harmonia mundi

Livret Distinctions 4 étoiles Classica
Aaah, voilà qui change de l’archi-rebattu couplage discographique des Concertos de Grieg et Schumann, tous deux en la mineur, l’un étant un le clone de l’autre… Le pianiste ukrainien Vadym Kholodenko, vainqueur du Prix Maria Callas d’Athènes (oui, oui, Callas ; à ne pas confondre avec le Maria Canals de Barcelone) puis, surtout, du prestigieux concours Van Cliburn de 2013, nous offre ici une juxtaposition bien plus intéressante, celle du Concerto de Grieg et du Deuxième de Saint-Saëns, exacts contemporains l’un de l’autre – 1869 et 1868 respectivement – et pourtant si radicalement différents, autant dans le langage que dans l’usage de la virtuosité. Kholodenko fut récemment artiste en résidence au Mariinsky, où Valery Gergiev le nomma « artiste du mois », distinction distinguée s’il en est… La critique était déjà unanime pour Kholodenko depuis bien avant sa Médaille d’or au Concours Van Cliburn, et dès lors, c’est un feu d’artifice de bravos : à l’auditeur de se faire sa propre religion, en particulier sur ce Saint-Saëns enlevé et élégant. © SM/Qobuz« Vadym Kholodenko interprète le Concerto en la mineur de Grieg et le Concerto n° 2 en sol mineur de Saint-Saëns avec un goût stylistique très sûr, sans jamais abuser de ses immenses moyens digitaux mis au service de la musique pure. Bien secondé par l'Orchestre de la Radio norvégienne dirigé par Miguel Harth-Bedoya, il fait preuve d'une aptitude à capter les climats, conjuguant sens de la respiration, fluidité du jeu, vérité des sentiments. D'une expression retenue, son art du clavier dosé jusqu'au refus de l'agressivité percussive retient l'attention dans ces pages pourtant rebattues. Un artiste à suivre.» (Classica, octobre 2016)
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Mélodies (France) - Paru le 7 octobre 2016 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« La poésie de Verlaine aura fécondé l'imagination des compositeurs de la fin du XIXe siècle. [...] On trouvera dans ce passionnant récital des mélodies fort connues, des cycles complets comme les Ariettes oubliées et la première série de Fêtes galantes de Debussy ou La Bonne chanson de Fauré mais aussi des pages beaucoup plus rares de grands compositeurs comme Saint-Saëns, Ravel ou Chausson et l'on découvrira quelques pépites comme les mélodies de Poldowski, alias Régine Wieniawski (1879-1932), la fille du célèbre violoniste, ou ce Clair de lune de Joseph Szulc (1875-1956) surtout connu pour ses opérettes mais qui signe là un petit bijou, et encore Charles Bordes [...] Carolyn Sampson possède une voix assez ample de soprano lyrique avec de belles assises graves. Avec un timbre charnu et agréable et une diction très correcte, elle donne de ces mélodies une interprétation prenante, bien suivie par le piano très présent et nuancé de Joseph Middleton.» (Classica, mai 2017 / Jacques Bonnaure)
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Piano solo - Paru le 5 février 2016 | Grand Piano

Distinctions 4 étoiles Classica
« Goeffrey Burleson poursuit son intégrale Saint-Saëns avec ce volume consacré aux pièces de danses : la gavotte, les trois mazurkas, les cinq valses et l'étrange diptyque Menuet et Valse, accompagnés de quelques échos de voyage tels Une Nuit à Lisbonne, Souvenir d'Italie, Souvenir d'Ismaïlia, cartes postales du plus voyageur des grands compositeurs. [...] Goeffrey Burleson, qui analyse très finement cette musique [voir le texte ci-dessous] l'interprète avec beaucoup d'élégance, une virtuosité déliée et jamais mécanique et surtout une réelle sensualité sonore : que l'on écoute les mystères d'Une nuit à Lisbonne pour s'en persuader. [...] » (Classica, juillet 2016 / Jacques Bonnaure)Figure pionnière de l’histoire de la musique romantique française, Camille Saint-Saëns fut aussi l’un des grands prodiges du clavier des deux derniers siècles. Lorsqu’à dix ans, il donna son premier récital à la Salle Pleyel, il annonça au public qu’en bis, il aurait le plaisir d’interpréter au choix n’importe laquelle des trente-deux sonates de Beethoven. Bien plus tard, Liszt déclara qu’il était le plus grand organiste du monde. En plus de quarante ans, Saint-Saëns écrivit trois séries d’études pour piano ingénieuses et révolutionnaires. Ses Six Études op. 52 initiales datent de 1877, alors qu’il avait déjà plus de quarante ans. Le Prélude n° 1 constitue une introduction appropriée et très efficace, et appartient à la tradition des préludes initiaux en ut majeur, avec sa virtuosité exubérante et effrénée, et sa façon de "tester" tous les registres du clavier. La première section fait alterner des déferlements d’arpèges à la main droite et de rapides suites d’accords passant d’une main à l’autre après une énorme cadence à la dominante, un dessin d’accords chromatiques brisés ascendants assez sinistre atteint un apogée puis redescend soudain dans les registres graves, pour être suivi d’une gamme ascendante par doubles tierces et d’une cadence finale pleine d’assurance. Le n° 2, Pour l’indépendance des doigts, est pensif et lyrique, et crée une mélodie en soulignant des notes constamment changeantes au sein d’accords répétés, le pianiste étant averti par une note plus grosse que les autres qui dessine la mélodie dans chaque accord. Ce type d’écriture ou de notation n’a pas de véritable précédent dans l’histoire de la musique pour piano, même si isidor Philipp, un élève de Saint-Saëns, devait développer cette idée dans ses deux volumes d’exercices pour l’indépendance des doigts, qui furent très influents. Le Prélude n° 3 et Fugue en fa mineur met en valeur l’un des principaux talents de Saint-Saëns, et aussi l’une de ses plus grandes prédilections : écrire de la musique pour clavier dans le style baroque, tout en intégrant quand même des éléments originaux de structure, de contrepoint et parfois des textures plus romantiques. La Fugue, marquée Animato, présente un sujet par séquences très chromatique, suivi d’un épisode qui exploite un sujet différent et complémentaire. Des octaves finissent par intervenir, doublant essentiellement l’une des voix, et culminant sur des octaves parallèles et une cadence finale. Saint-Saëns usait ingénieusement du contrepoint, employant souvent des processus contrapuntiques très complexes quand il écrivait dans ce style. Le Prélude qui précède est un exercice d’une intensité échevelée sur des intervalles et des accords répétés d’une main à l’autre, par triolets très rapides, et allant de passages explosifs à une écriture d’une très grande délicatesse. Le n° 4, Étude de rythme, est une étude très complète qui entrecroise des rythmes binaires et ternaires et constitue une sorte d’épisode lyrique qui n’est pas sans rappeler certaines des pièces de caractère plus brèves de Liszt. Le n° 5, Prélude et Fugue est cette fois en la majeur. Le Prélude présente des sixtes parallèles ondoyantes très difficiles pour chaque main, créant une espèce de texture miroitante, sur laquelle se développe une mélodie en arc. Les mains continuent d’échanger leurs rôles, jusqu’à ce qu’elles finissent par être toutes deux reléguées à des textures de sixtes parallèles désincarnées, qui réclament une grande endurance pour parvenir à projeter une sensation régulière de mystère diffus et donner une impression de facilité. La Fugue est une magnifique création, au caractère intimiste et doucement euphorique, avec une vaste amplitude adaptée à son long sujet. Le recueil culmine dans le Prélude n° 6, En forme de valse, qui est souvent interprété indépendamment de la série. Il déborde de charme, d’humour, de verve et de virtuosité, et constitue une conclusion extrêmement efficace. La seconde série d’études de Saint-Saëns ne devait voir le jour que vingt-deux ans plus tard, en 1899. Son recueil de Six Études, op. 111 débute avec le n° 1, Tierces majeures et mineures, qui prend visiblement l’Étude en sol dièse mineur, op 25 n° 6 de Chopin pour point de départ. Les deux œuvres sont dans la même tonalité, et toutes deux débutent par la même série de notes par tierces ondulant à la main droite. Les comparaisons s’arrêtent là, néanmoins, car l’étude de Saint-Saëns poursuit dans une veine entièrement différente, avec une pensive mélodie au pouce de la main droite qui se développe pendant que les autres doigts de cette main continuent à propulser un tortueux torrent de tierces parallèles, qui par la suite va aussi inclure des quintes et des sixtes. Dans la section centrale, la main gauche reprend les textures de tierces parallèles, puis les deux mains les alternent juste avant un retour au matériau initial. Le n° 2, Traits chromatiques, est une étude rapide rappelant un scherzo, avec d’incessants traits chromatiques à une ou deux mains, et une mélodie plus lente qui progresse sur les deux pouces, et par octaves lors de plusieurs apogées. Le n° 3, Prélude et Fugue en mi bémol mineur, débute par un prélude d’une grandeur et d’une intensité époustouflantes, et de difficiles suites d’accords à chaque main qui comprennent à la fois des tierces mouvantes et une note pédale répétée. La fugue qui suit commence par un sujet chromatique et évoque les fugues des toccatas pour orgue de Bach, s’achevant comme elle le fait par une cadence ; elle est précédée par le sujet avec des octaves à la main gauche, à la manière de pédales d’orgue. L’étude suivante, Les cloches de Las Palmas, est à la fois envoûtante et extrêmement avant-gardiste, annonçant des textures et des effets impressionnistes qui par ailleurs n’apparaissent vraiment dans le répertoire de piano qu’avec les Jeux d’eau de Ravel, publiés deux ans plus tard (même si l’on peut considérer le morceau de Liszt Jeux d’eaux à la Villa d’Este comme le précurseur des deux autres). L’étude débute par un dessin répété à la main droite, bientôt accompagné par de lentes sonorités à la main gauche, projetant un tintinnabulement initial qui rappelle un carillon. Ce passage sert d’introduction au corps principal de la pièce, avec des sextolets rapides et liquides à la main droite (difficiles à jouer car les deux premières notes de chaque dessin sont répétées) contenant les notes de la mélodie au début de chaque sextolet, et de lents et fantomatiques accords, parfois dissonants, à la main gauche. Vient ensuite une variation harmonique plus dissonante de tout le matériau précédent, et une coda mélancolique qui exploite les mêmes textures. L’étude n° 5, Tierces majeures chromatiques, est l’une des plus difficiles de toutes, bref scherzo avec d’incessantes tierces chromatiques à chaque main, et d’épisodiques incursions vers des sixtes mineures (l’inversion d’une tierce majeure). La brillante Toccata finale est essentiellement une transformation pour piano seul du dernier mouvement du Concerto pour piano n° 5 de Saint-Saëns, rondo très difficile qui explore sans relâche de nombreuses techniques et textures virtuoses, allant même jusqu’à inclure des références au ragtime par le biais du thème principal de l’étude. Ce morceau constitue le fantastique couronnement des études précédentes, puisque bon nombre des techniques utilisées dans les cinq premières études sont intégrées à un moment ou un autre de la Toccata. Treize ans plus tard, Saint-Saëns écrivit les Six Études pour la main gauche, op. 135 à l’intention de Mme Caroline de Serres. Celle-ci jouait souvent des pièces pour piano à quatre mains avec le compositeur, et elle lui demanda une série d’études pour la main gauche quand elle se retrouva privée de l’usage de sa main droite. Le caractère, l’esprit et le langage musical de ces pièces diffèrent de ce que l’on a pu entendre dans les précédentes études. Conçues comme une suite quasi-baroque, avec des textures souvent très dépouillées et élémentaires et un langage harmonique plus diatonique, ces études prennent pour modèles les maîtres baroques français Couperin et Rameau, qui ont aussi inspiré à Debussy et Ravel certaines de leurs œuvres les plus marquantes. Alerte et élégant, le Prélude initial fait contraster un motif rapidement arpégé avec du matériau mélodique plus lent, et est suivi d’une habile Fugue dans la même tonalité de sol majeur. L’étude n° 3, Moto perpetuo, suit une seule idée mélodique sur un parcours d’abord délicat qui mène à un radieux apogée. Les premières indications de tempo et de caractère de Saint-Saëns sont très spécifiques et permettent de comprendre l’essence du morceau : Doux et tranquille – sans vitesse et très également. L’étude n° 4, Bourrée, en sol mineur, est la plus longue des pièces de ce recueil néobaroque, avec des mouvements très cinétiques de la main gauche sur tous les registres du piano. La Bourrée contient aussi une remarquable section centrale en sol majeur sur un bourdon constant de sol, marqué pianissimo et avec la pédale forte maintenue pendant 48 mesures complètes, évoquant une scène de danse populaire vue à distance, ou son souvenir remontant à des temps lointains. L’étude n° 5, Élégie, brise en éclats le moule du genre de la suite baroque, et constitue un morceau profondément touchant, écrit dans un langage harmonique romantique étranger aux autres études du recueil, plus néoclassiques. L’Élégie, particulièrement variée et inventive, déborde d’un lyrisme poignant. La Gigue finale est une conclusion très effi cace, s’effaçant de manière spectrale, à la coda, dans les profondeurs des registres graves du piano. Geoffrey Burleson Traduction française de David Ylla-Somers (© Grand Piano)
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Musique concertante - Paru le 23 octobre 2015 | Groupe Analekta, Inc

Hi-Res Distinctions 4 étoiles Classica
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Duos - Paru le 13 octobre 2017 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Quand après la soirée Verdurin, se faisant rejouer la petite phrase, Swann avait cherché à démêler comment à la façon d’un parfum, d’une caresse, elle circonvenait, elle l’enveloppait, il s’était rendu compte que c’était au faible écart entre les cinq notes qui la composaient et au rappel constant de deux d’entre elles qu’était due cette impression de douceur rétractée et frileuse ». C’est l’indication la plus précise que l’on puisse trouver quant à la « Sonate de Vinteuil », immortalisée alors qu’elle n’existe pas même, par Proust en 1913. D’aucuns pensent qu’il pourrait s’agir de la Première Sonate de Saint-Saëns, d’autant que dans une dédicace de Du côté de chez Swann à Jacques de Lacretelle, volontiers citée comme pièce à conviction, Proust confesse s’être inspiré – pour l’une, au moins, des évocations de la « petite phrase » – de « la phrase charmante mais enfin médiocre d’une sonate pour piano et violon de Saint-Saëns ». Autant pour le pauvre Saint-Saëns, et autant aussi pour Reynado Hahn qui, il est vrai, n’avait alors pas encore écrit sa sonate pour violon et piano qui devrait attendre 1927, cinq ans après la disparition de son cher Marcel. Les sœurs Milstein – NOOOON ! aucun lien de parenté avec un célèbre Nathan, le patronyme Milstein est fort répandu tout autour de la planète et tous ne sont pas violonistes, que diable – ont donc choisi, outre l’évidente Sonate en question de Saint-Saëns (qui est loin d’être aussi médiocre, on y trouve d’épatantes choses à la limite de la tonalité, dans une émotion rare), celle de Gabriel Pierné composée en 1900 et dédiée à Jacques Thibaud – une splendeur d’un compositeur dont la brillante carrière de chef d’orchestre et la modestie naturelle ont quelque peu éclipsé ses géniales compositions – puis, candidat peu probable à vinteuillisme, celle de Debussy écrite en 1917. Reynaldo Hahn, quand même, est représenté par deux mélodies transcrites pour violon et piano, le délicieux À Chloris au merveilleux parfum antique, et L’Heure exquise, le summum d’élégance de la mélodie de salon, ces salons dans lesquels Marcel et Reynaldo brillèrent si souvent. © SM/Qobuz« [...] Maria et Nathalia Milstein ont respectivement trente-deux et vingt-deux ans. Avec ce premier enregistrement pour la cadette qui remportait le premier prix au Concours international de piano de Dublin en mai 2015, et troisième pour l'aînée qui mène une belle carrière comme soliste et au sein du Trio van Baerle, les deux sœurs placent d’emblée la barre très haut. [...] la version de la Sonate pour violon et piano n° 1 de Camille Saint-Saëns atteint des sommets. Les sœurs Milstein font preuve d’une virtuosité à toute épreuve sans jamais se montrer tape-à-l’œil. Le deuxième mouvement lumineux, charmant, expressif et gracieux est un diamant taillé avec une précision d’orfèvre. [...] Ce récital mené avec une immense maturité musicale s’écoute d’un bout à l’autre avec délice.» (Classica, novembre 2017 / Aurélie Moreau)
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Musique de chambre - Paru le 6 janvier 2012 | Sony Classical

Livret Distinctions Diapason d'or de l'année - Diapason d'or - 4 étoiles Classica
Joshua Bell, musicien dont la virtuosité brillante (le Finale de la Sonate de Saint-Saëns !) n'égale que la finesse expressive, regroupe trois Sonates pour violon composées en France à la fin du XIXe et au début du XXe. Voici un Saint-Saëns (Sonate No. 1) d'une légèreté et d'un charme fou, ou encore un Franck, où le violoniste américain, exploitant tous les registres de son Stadivarius, d'une plénitude confondante, déploie des teintes plus ombrées, notamment en son "Recitativo", mélange subtil ici de nostalgie résignée et d'espoir. Un opus d'une réelle beauté - à apprivoiser !

Classique - Paru le 3 mars 2014 | Warner Classics International

Livret Distinctions Diapason découverte - 4 étoiles Classica - Hi-Res Audio
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Voilà un premier album sympathique et qui ne se prend pas la tête. Et qui plus est, enregistrer des pièces de genre d'un autre âge est une idée tout à fait malicieuse, car cela permet à Edgar Moreau de montrer son savoir-faire avec ces échantillons de lyrisme ou de virtuosité. Le jeune violoncelliste est volubile à souhait et sait exactement trouver le style de chaque miniature, ne dédaignant pas la sentimentalité quand cela est nécessaire. Au piano, Pierre-Yves Hodique lui donne un soutien aussi discret qu'efficace. Un disque ludique que l'on écoute avec un sourire aux lèvres tout à fait bienfaisant. FH
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Musique concertante - Paru le 28 janvier 2013 | Mirare

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica - Hi-Res Audio
Saint-Saëns et Fauré, deux grands représentants de la fin du romantisme, un maître et un élève liés par le même idéal musical. L’un et l’autre, avec la fougue de la jeunesse ou pendant leur pleine maturité, ont donné des œuvres tendres et lumineuses. Face aux brumes wagnériennes, ils ont éclairci le paysage musical français. A son pupitre de Premier Violon de l’Orchestre de Chambre de Paris ou en soliste, la violoniste Deborah Nemtanu livre sa vision des derniers romantiques français.
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Classique - Paru le 1 avril 2016 | Universal Music Division Decca Records France

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
« Inouï », c’est la seule chose que l’on peut dire : car qui a déjà ouï la Sonate pour deux piano(forte)s K. 448 de Mozart jouée au piano et au marimba ? C’est ce défi insensé qu’ont relevé avec maestria le pianiste Thomas Enhco et la géniale marimbiste bulgare Vassilena Serafimova, une virtuose invraisemblable, dans une transcription qu’ils ont signée conjointement. Gageons que Mozart n’aurait certes rien eu à redire à cette transformation et que s’il avait connu Vassilena Serafimova, il lui aurait consacré des brouettes d’œuvres originales… Le plus étonnant est que Thomas Enhco vient a priori du milieu du jazz, qu’il a découvert par le truchement de son beau-père Didier Lockwood – Enhco est d’ailleurs lui-même violoniste en plus de pianiste – ; une bonne partie du programme de cet album propose des œuvres de sa plume, d’autres sont signées Serafimova, une propose une pièce commune… Un disque parfaitement inclassable dont une partie appartient au domaine classique – Bach, Mozart, Fauré –, une autre au jazz improvisé pur, une troisième au crossover. Nous invitons donc tout autant les auditeurs classiques que ceux du jazz à venir goûter ce fruit jusqu’ici parfaitement inconnu. © SM/Qobuz« Le duo que forment le pianiste Thomas Enhco et la joueuse de marimba Vassilena Serafimova constitue également une surprise. Mozart (Sonate K.448), Bach (Sonate BWV 1001), Saint-Saëns (l’Aquarium du Carnaval des animaux), les Rolling Stones (Bitter Sweet Symphony) et Fauré (Pavane) occupent l’essentiel du programme. Avec cet étonnant duo, les curieux seront comblés par la dignité et la délicatesse du traitement.» (Classica, mai 2016 / Jean-Pierre Jackson)
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Opéra - Paru le 22 septembre 2017 | Warner Classics

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Intégrales d'opéra - Paru le 12 mai 2017 | Ediciones Singulares

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4 étoiles Classica
« Joyau d'une troupe bien rodée, Véronique Gens ressuscite la courtisane italienne du XVI siècle dont Saint-Saëns peignait en 1887 les amours tragiques. La dame se meurt secrètement d'amour pour le jeune Sabatino, qui lui préfère la fraîche et vertueuse Angiola. L'accueil est tiède, la critique reprochant à Saint-Saëns le "symphoniste", le "wagnérien", de donner la prééminence à l'orchestre [...] Si le compositeur fignole le pittoresque de sa toile de fond [...], il entend d'abord "éclairer les dessous du drame". Car Saint-Saëns, loin de négliger les voix, tient au caractère de ses personnages, sa correspondance n'en fait pas mystère. [...] les forces de la Radio de Munich, guidées par Ulf Schirmer, s'en tirent bien. [...] la diction et la tenue générale sont admirables. Et le Chœur de la Radio flamande illumine la scène des pèlerins, joyau de la partition [...] » (Diapason, juillet-août 2017 / François Laurent)« [...] Proserpine eut le malheur d'être créée à l'Opéra-Comique deux mois avant l'incendie qui détruisit la salle en 1887. Tout le matériel et les décors disparurent et l'ouvrage ne fut remonté qu'en 1899 mais ne fit pas carrière. La musique est pourtant extrêmement bien composée, d'un certain modernisme, ce qui la fit taxer de "wagnérisme", ce qui est très abusif. [...] Véronique Gens, comme à son habitude, pratique un chant de grande classe, d'un style toujours châtié jusque dans les scènes les plus violentes. La mezzo-soprano Marie-Adeline Henry est une heureuse découverte en Angiola, un rôle plutôt pâle auquel elle confère une présence certaine. [...] Comme dans Cinq Mars de Gounod, publié l'an dernier par le même éditeur, le travail d'Ulf Schirmer est parfait d'équilibre et de délicatesse.» (Classica, juin 2017 / Cristiana Prerio)